Et un jour, ou plutôt à J-90, j’ai commencé à réaliser que nous allions nous marier !

En écrivant ma chronique sur mes défis-surprise-pré-EVJF, j’étais persuadée que j’allais t’en raconter la suite cette semaine.

Mais il se fait qu’aujourd’hui, au moment de t’écrire, nous sommes à pile 90 jours de notre mariage et que j’ai envie de t’en parler. Alors j’enfile le costume de la chroniqueuse égoïste et je vais plutôt te parler de ce décompte-là, en espérant que ce que je vais te raconter t’intéresse, t’interpelle ou fasse écho à ce que tu as pu ressentir.

90 jours, pourquoi pas J-100 ?

Bhe oui 90 jours, c’est un drôle d’arrêt sur image. Le « J-100 jours » paraît déjà beaucoup plus symbolique comme déclencheur de minuterie !

D’ailleurs, ce « J-100 jours », je l’ai personnellement beaucoup attendu ! Ce qui est étrange parce que je ne suis pas très portée « chiffres ronds ». Je ne mettrai jamais mon réveil à 6h20 ou 30, mais plutôt à 23 ou 31 (jamais 18 ou 29, faut pas déconner).

Pourtant, j’ai tout de suite trouvé que le J-100 jours, c’était trop de la balle. Après, on passe dans les « dizaines », les nombres à deux chiffres et ça ce n’est pas rien. 100 jours, c’était pour moi le signal d’alarme du « il va falloir sérieusement vous y mettre maintenant Mlle Peps ! », le jour à partir duquel les détails devaient commencer à pointer leur nez dans nos conversations. Du coup, dès réception des pages de mon agenda 2015 (oui oui, je suis fidèle à la version papier pour ma vie privée), je me suis empressée de faire une grosse marque rose sur ce fameux jour, histoire de ne pas le louper.

Et je t’assure que je n’ai pas failli à ma prévision ! Ce jour-là, je pense que la terre entière a été au courant du cap que nous étions en train de passer ! Moi qui suis d’ordinaire vraiment discrète sur les réseaux sociaux (discrète, ça ne veut pas du tout dire que je ne sois pas bavarde en conversations privées, ça veut juste dire que je maîtrise fortement mes publications sur ma page perso), j’ai affiché un énorme décompte aux couleurs de notre logo.

Décompte du mariage : J-100 pour Mlle Peps !

Crédits photo : Image personnelle

Ce fameux « Jour-100 », je me suis mise en mode « pile électrique » dès la sonnerie du réveil (ce qui est plutôt rare en semaine, la souffrance matinale est plutôt notre quotidien). Ni une, ni deux, j’ai sauté sur Monsieur Monchéri dans un élan d’hystérie complet histoire de m’assurer que s’il avait loupé l’information répétée 100 fois la veille, il soit bien au courant de l’importance de cette journée.

Et pourtant, à leur terme, rien de spécial ne s’était passé durant ces 24 heures concernant notre mariage (à part dans mon monde à moi), ni même les jours avant.

Par contre, aujourd’hui, à J-90, j’ai réellement le sentiment d’avoir fait un pas de géant dans la concrétisation de ce joli jour que nous attendons depuis plus d’un an. Aujourd’hui, et depuis vendredi, je commence à comprendre qu’il arrive. Je le savais intuitivement mais, maintenant, je le réalise petit à petit, par les petites choses que nous avons pu faire ces derniers jours et qui donnent des contours tangibles à cet événement de nos vies. Ça va avoir lieu ! « Pour de vrai » comme diraient les enfants, et pas seulement dans notre imagination.

Que s’est-il passé ?

Événement 1 : les faire-part

Et bien, tout d’abord, nous avons reçu nos faire-part la semaine dernière. Comme je te l’ai dit, les faire-part sont pour moi le feu vert de la réjouissance pour nos invités. Le fait de communiquer notre bonheur aux autres en leur demandant de faire partie de la fête et de venir célébrer notre engagement est d’ores et déjà constitutif de la joie qui sera partagée le jour J. Avoir en main le support de diffusion de notre annonce, c’était donc déjà « quelque chose » dans ma tête enguimauvée par le mariage. Et puis, comme Madame Gezillig, je trouve que la préparation est importante en soi, comme moment de partage et de réjouissance avec nos proches. Notre petit atelier faire-part du jeudi soir m’a donc enchantée et menée un peu plus sur la route de notre mariage, en plus d’avoir véritablement ravie ma petite famille nucléaire qui n’attendait qu’une chose : que je leur donne le top-départ pour pouvoir nous aider.

Du coup, avant de commencer, nous avions pu leur donner leurs faire-part à tous les trois. Et puis ce weekend, nous avons pu jouer le facteur et donner leur invitation à un couple d’amis très proches auquel nous avons rendu visite (Suisse, je t’aime !). Je sais, comme ma Belle-Maman me l’a rappelé, que la tradition veut que les faire-part soient envoyés par La Poste et imposerait une certaine impolitesse au don de la main à la main. Mais, pour moi, il est plus important et symbolique de donner, justement. Le don, ce petit moteur des relations sociales. On ne donne pas pour avoir, on donne pour exister, dixit Marcel Mauss en d’autres mots (et je m’arrêterai là pour les références anthropologiques, mea culpa). Donner l’invitation c’est à nouveau, pour moi, faire exister cet événement majeur de l’avenir que nous construisons chaque jour.

Et un jour, ou plutôt à J-90, j'ai commencé à réaliser que nous allions nous marier!

Crédits photo (creative commons) : Reem Photography

Cela dit, même lorsque le don revêt une valeur particulière, il est pratiquement impossible d’éviter l’envoi postal.

Premièrement, nous envoyons nos faire-part au début des vacances d’été… Ce n’est déjà pas terrible pour favoriser le don avec les nombreux départs ! Mon plus gros regret ? Avoir dû renoncer à donner le sien à Miss Kathy… Bhe oui, les faire-part prêts, on ne se voyait plus avant la mi-août ! Du coup, boîte aux lettres bonjour !

nsuite, lorsque tu as beaucoup d’invités, il faut être honnête… Toutes les personnes conviées n’ont pas cette petite étoile au-dessus de la tête qui les rend vraiment particuliers à nos yeux. Les collègues de nos parents, leurs amis croisés une fois dans ma vie, certains membres de nos familles dont nous sommes moins proches bon bhe… Je serais très heureuse qu’ils s’amusent à la fête et qu’ils enjolivent la journée de leurs sourires et de leur bonne humeur, mais je ne ressens pas le besoin de leur remettre le graal en mains propres. Et puis mêmes-nous, nous invitons beaucoup de potes pour la soirée, alors il n’était ni imaginable ni indispensable de donner nos faire-part à toute cette petite (sic) bande…

Enfin bon, là où je voulais en venir, c’est que ce matin j’ai posté une cinquantaine d’enveloppes, et ça aussi ça a provoqué une petite bulle d’excitation au moment de les lâcher dans la boîte aux lettres (et un petit stress du style « pourvu que je ne me sois pas plantée dans les cartons d’invitation ! » aussi) !

Événement 2 : nos passeports

Cap sur le voyage de noces ! Ah, je ne t’en ai pas encore parlé de celui-là hein ? Ça ne saurait tarder, mais il est vrai qu’il y a tellement de choses que j’ai envie de te dire sur la préparation de notre joli jour que je ne sais pas tout écrire de front. Mais promis, ça arrive ! Et, en mode de teasing, tu sais maintenant déjà que nous avons besoin d’un passeport. Nous nous envolerons donc au-delà des frontières de l’Europe ! Gniiiiiiiiii ça va être trop bien !

Et du coup vendredi, nous avions tous les deux pris congés pour nous rendre à la commune et commander nos passeports. Les payer aussi, gloups ! Ça coûte un pont ces petites choses-là ! Enfin voilà, sans qu’il n’y ait besoin de tergiverser mille ans, c’était une croix de plus dans notre liste des choses à faire, alors que ça faisait des semaines que nos avancements se limitaient à fabriquer des confettis et collecter des images d’inspiration pour ma coiffure et mon bouquet !

Événement 3 : notre promesse de mariage

Et puis surtout, si nous avions pris congés vendredi, c’est parce que nous avions été convoqués par l’État civil de notre commune pour déposer notre déclaration et signer notre promesse de mariage. Le passeport (et ma carte d’identité à renouveler, comme ça tu sais tout), c’était surtout pour faire d’une pierre deux coups (même si le voyage à venir m’emballe autant que le mariage !) !

Nous nous sommes donc présentés, pour la première fois, avec le statut de futurs époux à notre maison communale et nous nous sommes retrouvés côte-à-côte dans le petit bureau de l’État civil. Assez spécial comme service tout de même. L’homme qui en est sorti juste avant nous venait déclarer un décès et nous, nous arrivions le cœur battant pour nous unir devant les Hommes et la loi. Je me suis demandée comment l’agente ne devenait pas schizophrène à devoir affronter des états émotionnels à ce point antinomiques ou, en tous cas, des sentiments exacerbés. Naissance, mariage, divorce, décès. Des étapes qui, à coup sûr, ne laissent pas leurs acteurs indifférents. Ni les protagonistes ni les écrits, à en croire le nombre de registres enclavés dans la grande bibliothèque murale datant de l’ère pré-informatique. À l’idée que les plus vieux registres affichés contiennent les tranches de vie de personnes ayant vécu au début du 18e siècle, je ne sais pas toi, mais moi ça m’a impressionnée.

En tous cas, c’est avec un immense sourire que l’agente nous a accueilli et sa bienveillance, tout au long de l’entrevue, n’a fait qu’augmenter notre plaisir de nous marier dans la commune que nous avons choisie pour construire notre vie. Et puis, savoir que l’agent qui assistera l’Officier de l’État civil est une femme tout à fait charmante, souriante et rassurante, bhe nous on adore !

Toujours est-il que nous étions là pour entreprendre une étape importante de notre préparation au mariage mais dont on ne parle jamais sur les blogs, ou en tous cas très rarement. Je ne l’ai, pour ma part, lu nulle part, alors qu’elle a été importante pour moi.

Déposer notre déclaration de mariage en soi, c’est fastoche. Elle reprend des informations sur les futurs époux, leurs parents et leurs témoins, et elle spécifie certains points. Échange d’alliances ou non, contrat de mariage ou non, autorisation de publier le mariage dans le bulletin communal ou non. Une petite signature de la part des postulants au mariage sur le coin de la table de la cuisine avant de partir et, hop, le tour est joué !

Toutefois, après avoir remis notre déclaration à l’agente, elle a entrepris l’encodage de notre « dossier de mariage » non pas devant nous, mais avec nous. Elle avait bien évidemment préparé le terrain et demandé aux communes concernées les actes de naissance de nos parents ainsi que les nôtres. J’ai cru comprendre que ce n’était pas le cas en France mais en Belgique, ou en tous cas dans ma commune, c’est la classe absolue, tu ne dois te tracasser de rien puisque l’administration rassemble elle-même les documents nécessaires ! Youpi ! Enfin bref, nous les avons passés en revue et elle a attiré notre attention sur certains points.

Par exemple, à la fin des années 50’, la mode était aux majuscules. De ce fait, le nom de famille de ma Belle-Maman a perdu son accent, de même que le second prénom de ma Maman. Or, comme ils ne figurent pas sur leurs actes de naissance, elle ne peut pas les inscrire sur notre acte de mariage (et là tu réalises la facilité avec laquelle les noms de famille évoluent avec le temps), bien qu’elles les utilisent toutes les deux dans la vie courante, ces accents. J’ai également appris que c’était une sage-femme qui avait déclaré la naissance de ma Maman, et non mon grand-père. Elle a donc pris une petite liberté et elle a inscrit Elizabeth en troisième prénom. Joli prénom vas-tu peut-être me dire, mais sans aucun rapport avec notre famille et que je n’aurais pas soupçonné ! Parce que ma Maman me dit que son 3e prénom est Élisa. Le prénom de mon arrière-grand-mère. Mais un tout petit événement a voulu lui ajouter un –zabeth incongru !

Photo de mariage des arrière grands parents de Mlle Peps

Crédits photo : Photo personnelle

Mes arrières-grands-parents (pas Elisa, une autre !), juin 1927. Bouquet déstructuré, robe courte, un voile-coiffe. Comme tu vois, on n’a rien inventé !

Bref, tout ça pour te dire quoi ? Eh bien que le simple dépôt de notre déclaration m’a transportée dans l’Histoire. Par l’histoire des noms de nos Mamans, j’ai pensé à celles de nos familles. Elle a replacé l’acte que nous nous apprêtons à poser dans l’histoire du temps, l’a ancré dans le sol, dans nos racines.

Par les « Oui » que nous prononcerons, nous reproduirons ce que nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents ont fait à leur tour avant d’élargir et d’ensuite construire leurs familles. Plus qu’au besoin, presque universel, d’union entre deux êtres qui souhaitent partager leurs destins et qui s’est ritualisé au travers d’innombrables cultures par des gestes ancestraux et évolutifs qui leurs sont propres à chacune, c’est à nos familles que j’ai pensé. Pas à l’universalité qui, même si elle doit être vérifiée, mérite une réflexion ou au moins une introspection, mais à la particularité. La nôtre. Le grand arbre de nos vies, tu vois ! La généalogie. Quels ont été les mariages de nos parents, de nos grands-parents, de nos arrière-grands-parents ? Il s’agit de l’intime de leurs vies, et nous ne le saurons jamais.

Ce que je peux dire, c’est qu’à un moment donné ils ont cru. Cru qu’ils pourraient affronter toute une vie avec la personne qu’ils avaient choisie*, sans lui promettre que ce serait facile mais, au contraire, de l’épauler même dans l’adversité ou la maladie. Dans le pire de ce qu’ils auraient à vivre. Et tous ces couples qui nous précèdent l’ont fait jusqu’au bout. Je suis pratiquement certaine que ça n’a été un long fleuve tranquille pour aucun d’eux, mais ils ont rendu ce qu’ils ont cru possible.

Je suis toujours émue lorsque je parle avec ma Mamy qui, à 97 ans, ne se rappelle pas des quelques années très difficiles vécues avec mon Grand-Père lorsque mon père était enfant. Ce dont elle me parle elle, aujourd’hui, ce sont des 50 autres années et de leur affection plus forte encore qu’aux premiers jours dans les dernières années de leur vie commune. Ils ont regagné cet amour parce qu’ils ont lutté. Et ils ont lutté parce qu’ils ont cru. Et moi, à cet instant d’engagement envers Monsieur Monchéri, je me suis replacée dans la lignée de ma famille avec une conviction. Moi aussi, je crois (et je vais pleurer de l’écrire).

Tu vois donc dans quel état d’esprit l’agente communale nous a soumis notre promesse de mariage. Celle que nous devons signer pour valider notre inscription pour notre joli jour, et qui nous engage textuellement à épouser l’autre, précisément nommé et relié à ses racines familiales. Par cette promesse, elle nous dit que nous serons « provisoirement mariés », ou « en instance de mariage », ce qui nous fait sourire. Mais nous sommes tous les deux émus, même si Monsieur Monchéri le cache mieux que moi. Nous nous prenons la main pour l’écouter, et ne la lâchons qu’au moment de signer. L’agente nous laisse à deux, et je dégaine le stylo. Je suis tellement émue que je ne sais plus tout à fait comment je signe, au juste.

Puis je regarde Monsieur Monchéri nous sortir sa mini-signature-qui-me-fait-toujours-rire, et je l’aime plus que tout. Je pense à ce que je viens de t’expliquer et aussi au fait que, ça y est, c’est vrai, cet homme fabuleux va devenir mon mari. Je vais l’épouser, bon sang ! Je viens de le promettre par écrit ! Et j’en suis tellement fière ! Tellement que ça devient de trop pour mon cœur, et que ça déborde un peu par mes yeux. Le temps de revenir à une situation oculaire plus ou moins normale, l’agente est de retour pour terminer l’entretien et nous souhaiter de bons préparatifs. Nous sortons du bureau, et mon futur mari (gniiiiii) ne cesse de m’entourer de son regard bienveillant mais qui me dit quand même « Alalah, Mlle Peps, ça promet pour septembre ! ».

Pas faux Monsieur Monchéri !

* Je ne m’engage pas au-delà des arrière-grands-parents, me doutant qu’à un moment, le choix du conjoint a dû être compromis par l’un ou l’autre impératif, ou incité. Je n’entre pas non plus dans le débat de la liberté de divorcer avant notre époque, là n’est pas du tout le point d’ancrage de ma réflexion.

Et toi, as-tu vécu votre déclaration et promesse de mariage comme un acte important dans votre engagement, ou comme une formalité administrative ? Ont-elles provoqué chez toi une réaction insoupçonnée ? Aucune réponse n’est mauvaise, alors raconte-moi !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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31 commentaires sur “Et un jour, ou plutôt à J-90, j’ai commencé à réaliser que nous allions nous marier !”

  • Nous n’avons pas encore déposé notre dossier, ça ne serait tarder…
    Par contre cette émotion du passé, ce lien avec nos ancêtre, nous l’avons déjà vécu, par deux fois…
    La première fois lorsque j’ai récupéré les livres qui seront un des éléments de nos centres de tables. Ces livres étaient initialement dans l’école où mon arrière grand mère était institutrice… Premier coup. Et en les ouvrant, un vieux billet de train (1850) dans l’un, un bulletin de vote dans l’autre… et dans un autre un prix de récitation… Ce livre là appartenait à mon trisaïeul… on a réalisé ce lien dont tu parles à cet instant…
    Seconde anecdote, plus concrète, quand nous avons demandé les photos de mariages de tous nos proches et ancêtre… Les voir, les compiler, les copier pour faire notre tableau du souvenir, une seconde claque, où nous avons réalisé aussi cette histoire…
    Je ne sais pas ce que nous fera le dépôt du dossier, mais ces événements ont compté…
    Et moi ma date fatidique ça été J-80 (hier lol), en me disant oulàààà proche… mais en même temps on peut encore faire le tour du monde en ballon (hasard ou pas, le fameux prix de récitation était un Jules Verne !)

    • Un tour du monde en ballon! Quelle belle façon de décompter le temps 🙂 C’est super que vous ayez pu récupérer de vieux livres. Vous aurez des clins d’oeil à chaque table, et surprendrez vos invités. Nous récupérons également les photos de mes parents/grands-parents pour leur offrir une place d’honneur dans notre salle et qu’ils soient de cette façon avec nous pour ce grand jour de nos vies! Je suis contente, en tous cas, de lire que ce que j’ai pu raconter fait écho à ce que tu vis 🙂

  • Ta chronique est extrêmement touchante. Et je comprends tout à fait cet attachement aux valeurs et à la famille.
    C’est émouvant tout ça !!!!

    • Merci Mme Fleur! Effectivement, c’est un peu plus émouvant que la réception de mes culottes-surprises^^ (y compris pour moi)
      Et dis-moi, encore une nouvelle photo canon! 😀

  • Je suis aussi une référence anthropologique ? 😉
    (n’empêche deux articles aujourd’hui, deux fois citée, je vais prendre la grosse tête 😉 )

    Sinon, moi, j’avais trouvé le moment de dépôt de dossier à la mairie (qui s’appelle ondertrouw en néerlandais – mot pour mot « sous mariage » lol) assez émouvant aussi alors que je m’y attendais pas du tout… mais on l’avait fait 17 jours avant le mariage (sachant qu’il faut le faire au moins 15 jours avant lol)
    Bonne dernière ligne droite <3

    • Ahah la dernière minute est toujours savoureuse hein 😀 Et merci, la dernière ligne droite se passe bien! Pour l’instant, je suis étonnamment zen! (ce que je n’étais pas il y a un mois)

  • Oui moi aussi j’ai ressenti ça !!! Ca a commencé pour nous par le retrait de nos extraits de naissance … La réceptionniste nous a demandé qui était concerné par ce papier, on a pu lui répondre : Nous deux ! (Nous sommes nés dans la même ville.) Suivi des premières félicitations venant d’une personne non-proche que nous ayons reçus pour notre mariage ! C’était très touchant. Puis vint le moment de dépôt du dossier en mairie. Quelle fierté en ressortant de la mairie de notre ville ! J’avais l’impression qu’un ouragan de bonheur entrait en moi. Ca y est, on avait officiellement décidé de se marier !!
    J’ai cependant moins ressenti cet effet familiale que toi. L’amour est très … pudique disons dans ma famille. Du coup je regrette un peu cet effet (sur les pas de nos parents et grand-parents). Mais ce n’est pas grave, je repense aux mariages d’amis proches et je suis envahie de joie. Finalement ça contre balance mon stress durant les préparatifs !
    Je tenais à te dire que j’ai adoré ton article, il est très beau.

    • Merci beaucoup Babet! J’avais besoin de l’écrire, mais j’espérais beaucoup qu’il puisse vous plaire 🙂 Et de fait, tu as raison! Je n’en ai pas parlé, mais le fait que les agents communaux se passent le mot (entre le dépôt du dossier, ma carte d’identité et nos passeports) nous a permis d’être félicités par des inconnus, et c’était très étrange et délicieux à la fois^^ Nous pouvons être fières, c’est sûr!
      Et les amis, c’est la famille qu’on se choisit <3

  • Qu’il est beau et profond ton article Melle Peps, c’est un très joli partage que tu nous offres ! Personnellement, il y a beaucoup de non dits dans l’histoire familiale de mon côté, ce qui explique que je ne me place pas tout a fait dans une lignée. Par contre, lorsque nous avons été choisir notre date et déposer notre dossier à la mairie, cela s’est fait avec douceur et bienveillance, ç’était un très chouette moment. Et je reconnais ce petit stress au moment du « lâcher de faire parts » dans la boîte, mmmmmmm c’était trop bon 🙂 Ceci dit Melle Peps, maintenant, on bave en attendant la suite des tes box stories ……

    • Merci Cash Cat! Aaaah oui le frisson du lâché de faire-parts! Cela dit, a priori, je ne me suis pas plantée! Ma maman vient de m’annoncer par contre qu’elle s’est trompée pour un couple d’amis à eux (invités au repas au lieu d’à la soirée) mais ouf, elle a rectifié le tir sans encombres! 😀

      • Et pour la suite de mes envois… Je ne peux malheureusement pas vous le raconter tout de suite! Elles m’ont privée de support visuel donc je pourrais vous raconter mais rien vous montrer! Autant attendre un peu du coup, non…? 🙂

  • Très belle article … je suis vraiment ému de le lire.
    Je me marie dans 17 jours et je travaille en Mairie ou je vois des jeunes couples faire le passeport pour la lune de miel, préparer le mariage , les décès etc et c’est tellement touchant !! ton article est superbe.

    Beaucoup de bonheur dans tes derniers préparatifs

    • Merci Sophie! Quel joli message! Et bons préparatifs à toi surtout alors! Vous êtes (presque) prêts là du coup, vu le délai? Je te souhaite un merveilleux mariage 🙂

      • Oui on est dans les temps 🙂 on organise un petit mariage de 35 personnes nos amis les plus chères et nos famille la plus proche.
        On ressent aucune pression, juste beaucoup d’amour et on a hâte. une seul ombre au tableau ma mamie qui ne supporte pas ce si petit mariage mais bon nous on est heureux et on a hâte 🙂

        • Au final, je suis persuadée qu’elle sera heureuse de vous voir heureux d’avoir le mariage qui VOUS ressemble! Un gros shoot d’amour t’attend, c’est sûr!

  • Haaaaaaaaaan mais non quoi, j’en ai eu la larme à l’oeil tellement ton article m’a touché. En plus, maintenant, j’ai envie de courir à la commune faire notre déclaration (bon le fait que Monsieur ne soit pas encore rentré m’en empêche… pas du tout le fait de courir évidemment !). Au fait, chez nous aussi, c’est la commune qui fait tout. C’est donc typiquement belge à mon avis.

    Bien que mes propres parents aient divorcés, j’aime me réjouir en pensant à tous ces gens qui y ont cru avant nous et qui continuent à y croire aujourd’hui. J’ai l’impression d’appartenir à un grand tout qui croit encore en l’engagement.

    • Vous appartenez à un grand tout, et en même temps juste à vous 🙂 Et foooooooooonce Mlle Plumetis, prend ton chéri sous le bras et foooooooonce!

  • Pour moi, la date fatidique où le stress a commencé à monter, outre le passage à la nouvelle année, ça a été aussi à J-90, trois mois pile avant la date !
    Quant au dépôt du dossier que j’ai dû effectuer seule, ça a été assez touchant, mais pas vraiment émouvant. Ça m’a aussi permis de visiter l’étage de la mairie, avec la salle des mariages, que je ne connaissais pas.
    Et j’ai aussi profité de notre mariage pour ressortir les photos de mariages de nos proches, mais je n’ai pas eu le temps ni le courage d’en faire un élément de décoration comme je LR voulais au départ… Car si nous croyons autant au mariage, c’est aussi grâce à tous ces couples autour de nous qui sont mariés et qui nous ont montré ou nous montrent encore tout l’amour qu’ils se portent.

    • Oui, c’est la force de l’être social ça, nous sommes portés par ce et ceux qui nous entourent 🙂 Et ton chéri n’a pas dû être là pour signer le dossier? Pour nous, c’était obligatoire d’être à deux.
      Et après le J-90, le stress est-il monté ou s’est-il stabilisé, voire réduit pour toi? :-p

      • La mairie n’a pas posé de problème pour que j’aille déposer seule le dossier, car j’ai expliqué à la gentille dame que nous étions loin, que la mairie étant fermée le samedi matin il nous était difficile de venir à deux, sachant que Chéri-Chéri ne pouvait pas poser de demi journée facilement pour que nous soyons ensemble. Ils ont été conciliants car c’est une petite mairie : nous sommes mariés depuis un mois et notre acte de mariage porte le numéro 5… Mais je sais que dans certaines communes le dossier est refusé si les deux futurs époux ne sont pas présents.
        Concernant le stress ça a été assez stable le troisième mois, pour empirer les deux derniers mois, mais à cause d’évènements extérieurs au mariage qui se sont ajoutés à notre décompte initial !

  • Très belle chronique, très inspirée et inspirante. Elle fait réfléchir, permet de se « poser » un moment parmi les licornes à paillettes et réfléchir à l’engagement.
    Je me garde le lien en favori, je sens que je la relirai avec plaisir dans quelques temps.

  • Oh c’est vraiment très beau ce que tu écris …. J’aime la façon dont tu vois et décrit tout ça !

    La dépose des faire parts dans la boite aux lettre a été un énorme moment de stress pour moi … Surtout que j’ai fini de les monter à 3h du matin la veille et que du coup le jour de les poster je ne me souvenais plus de ce que j’avais fait … Et le pire c’est quand quelques heures après avoir mis les 50 faire part dans la boite aux lettre tu trouves un timbre par terre dans ta voiture … A ce jour je ne sais toujours pas qui a reçu une invit sans timbre !

    Et pour le décompte des 100 jours aux passages à la dizaine c’était pareil pour moi ! Et là je me demande dans quel état je vais être demain matin quand je rentrerais dans le décompte a l’unité …

    • Merci Mlle D 🙂 Et clairement, le « lâché de faire-parts », c’est stressant!

      Alors, comment te sens-tu maintenant que vous êtes passés à l’unité? 😀

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