À la recherche de la salle parfaite – Partie 1

Comme tu l’as peut-être constaté si tu as l’œil, Mademoiselle Claddagh est devenue Madame Claddagh. Et ouiiiiii !! Mais avant de te raconter tout ça en détails, il me reste bien des choses à te conter au sujet des préparatifs de notre grand jour…

Je reprends donc là où nous nous en étions arrêtées, toi et moi (et Monsieur Claddagh, cela va de soi) : nous nous marierons en France, le 18 août 2018, d’accord, mais où ?

Du choix de la commune

Si Monsieur Claddagh n’accordait que peu d’importance à la ville de notre mariage (il aurait joyeusement choisi la ville en fonction d’un coup de cœur pour une salle, par exemple), de mon côté, je ne pouvais me résigner à l’idée de me marier dans une ville qui ne voulait rien “dire” pour moi. Et puis en plus, comme tu le sais, il y a les dures lois de la jungle françaises, qui veulent que le mariage civil ait lieu dans la commune où résident les mariés, ou leurs parents.

Forcément, puisque nous vivons en Irlande, ainsi que les parents de Monsieur Claddagh, il ne restait que mes parents. Oui, mais me marier en région parisienne ne m’inspirait pas plus que ça. Non non, moi, je voulais me marier dans la petite ville charentaise dans laquelle mes parents ont une maison de vacances, et où j’ai passé de nombreux étés, et quelques séjours avec Monsieur Claddagh.

En plus, l’église est très très jolie ! Et ça, c’est un argument de choc pour Monsieur Claddagh (qui de toutes façons a bien compris qu’il n’avait pas trop son mot à dire dans cette histoire : je voulais me marier dans une ville qui me tenait à cœur, et puis c’est tout).

Choisir la ville où nous allons nous marier

Crédits photo : Photo personnelle

“Oui mais Madame Claddagh, tu es bien mignonne, mais techniquement, tes parents ne résident pas dans cette ville à temps plein ?”

Élémentaire, ma chère Dentelle. En novembre, un peu plus de deux mois après nos fiançailles, donc, j’ai contacté la mairie en leur expliquant pourquoi nous souhaitions nous marier dans cette commune, et en indiquant que mes parents y avaient une résidence secondaire.

La réponse ne s’est pas faite attendre :

“Nous vous informons qu’il sera possible de vous marier sur la commune de Fouras étant donné que vos parents possèdent une résidence secondaire qu’ils pourront justifier par une facture d’eau ou électricité ou tout autre papier. Il faudra vous mettre en relation avec le service état-civil afin de déterminer la date et l’heure du mariage.  Il faudrait aussi que nous nous rencontrions pour que vous puissiez récupérer le guide des futurs époux pour la constitution du dossier de mariage (attestation et justificatif de domicile, attestation des témoins à faire remplir, copie des cartes d’identité, demande de votre acte de naissance de moins de 3 mois au moment du mariage, pour votre futur acte original de naissance + original de la traduction visé par le consulat, certificat de célibat, certificat de coutume toujours par le consulat, etc. de moins de 6 mois au moment du mariage).” Blablablabla… (oui, prépare-toi si ton lovely fiancé est étranger, la liste est LONGUE !)

Voilà une bonne chose de faite… Il ne nous restait donc “plus qu’à” trouver une salle ! Note l’utilisation de guillemets dans cette phrase. Tu apprendras que le moindre “plus qu’à” lors des préparatifs d’un mariage peut rapidement se transformer en échange d’une vingtaine de mails, soirées engueulades débats avec le fiancé et plusieurs verres de whiskey

L’étude comparative

Monsieur Claddagh ne parlant pas vraiment français, c’est donc tout naturellement que j’ai commencé les recherches de salles de mon côté, non sans avoir mis au point un tableau Excel de la mort qui tue (et qui sera dupliqué, avec quelques changements, pour la recherche de traiteur, de photographe, de wedding-planner… enfin pour tout, quoi).

Choisir la ville et la salle où nous allons nous marier

Crédits photo : Capture d'écran personnelle

Bon, tu me pardonneras, il est en anglais, mais le but était de résumer les atouts de chaque salle, pour qu’ensuite Monsieur Claddagh puisse faire son choix en toute connaissance de cause. Oui, j’y reviendrai dans une chronique toute particulière, mais j’ai la chance d’avoir un fiancé (on me dit dans l’oreillette que je peux maintenant l’appeler “mari”) très très impliqué dans les préparatifs du mariage, et dans (presque) toutes les décisions que nous avons prises. La barrière de la langue m’a amenée à faire beaucoup de recherches moi-même (sans parler des échanges d’emails ou des coups de téléphone – ooooh joie -), mais je présentais ensuite systématiquement mes trouvailles à Monsieur Claddagh, pour choisir ensemble.

Dans notre tableau : les détails principaux de la salle (adresse, distance de l’église, capacité, chambres sur place, piscine, pièce pour les enfants, accès handicapé, divers, et prix), et quelques-uns de nos critères (par exemple : feux d’artifice autorisés ou non, car c’est quelque chose qui ferait vraiment plaisir à Mr Claddagh).

Me voilà donc à égrainer le moindre site répertoire de salles avec pour critères :

  • Une salle de caractère : un joli domaine, un château, un manoir, un vieux corps de ferme rénové… Un endroit avec du charme, si possible des poutres et de vieilles pierres (critère de la bride-to-be). En tout cas, tout sauf une salle des fêtes, c’est certain.
  • À 1 heure de route maximum de l’église
  • Pouvant accueillir 150 invités, dans une seule salle, et non pas plusieurs salles en enfilade par exemple
  • Avec si possible des chambres sur place
  • Sans traiteur ou DJ imposé
  • Heure de fin de soirée : pas avant 5 heures (sinon, autant se marier en Irlande, hein !) 

Comme tu peux le voir, nous n’avions pas de critère de prix, pour la bonne raison qu’à ce moment-là de nos préparatifs, nous n’avions aucune idée des tarifs pratiqués : c’est donc au fur et à mesure des recherches que nous avons pu affiner une fourchette de prix. La salle et le traiteur étaient également les deux postes sur lesquels nous ne voulions pas nous priver, donc comme dirait Monsieur Claddagh “Price doesn’t matter”. Oui, comme ça, on pourrait croire que nous sommes millionnaires, mais non, je te rassure, comme toi, nous avions un budget, ce que Monsieur Claddagh préférait (parfois) oublier.

Plusieurs heures de recherches plus tard, mon joli tableau était rempli de 20 salles : certaines qui me plaisaient beaucoup, d’autres un peu moins, mais je ne voulais pas faire une sélection drastique avant de la soumettre à Monsieur Claddagh.

Le top 5… ou 6

Un soir, une pinte de Guinness à la main, nous avons donc parcouru le dit-tableau ensemble, site Internet de la salle et photos à l’appui. Nous en avons éliminé trois d’office, en mode “Vous êtes le maillon faible, au revoir” : une parce que les photos ne plaisaient pas du tout à Monsieur Claddagh (et pas particulièrement à moi), et deux parce qu’en plus de ne pas être des coups de cœur, un traiteur était imposé. Et rappelle-toi, par chez nous, la bouffe, c’est la vie : on veut du choix !

Nous décidons de visiter cinq salles, lors d’un prochain séjour en Charente Maritime, au mois d’avril (ben oui, il n’y a pas de vols de Dublin avant fin mars ! Sinon, nous y serions allés plus tôt, de peur qu’une salle nous passe sous le nez !) : ni trop peu, ni trop non plus, pour ne pas finir complètement perdus. Monsieur Claddagh fait donc son top 5, et moi mon top 6 (ben quoi, c’était trop dur d’en choisir 5 !), puis nous comparons les résultats…

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Roulements de tambour…

Nous avons trois salles que nous aimons tous les deux, pas dans le même ordre, mais tout de même, dans un top 5 sur 20, c’est un assez bon résultat ! Je convaincs Monsieur Claddagh de visiter ma salle coup de cœur, qu’il n’avait pas choisi dans son top 5, il me convainc de visiter une salle que je n’avais pas choisie non plus, et nous voilà donc avec 5 salles à découvrir… Je les contacte par email, et organise les rendez-vous sur 3 jours, au mois d’avril, en croisant les doigts et les orteils pour qu’elles soient toujours disponibles d’ici là…

Allez, promis, cette fois-ci, je reviens te raconter tout ça très vite !

Et vous, comment avez-vous choisi la commune de votre mariage ? Et la salle ? Ton fiancé et toi étiez-vous d’accord ? Raconte !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les “Petits Tattoos” ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



7 commentaires sur “À la recherche de la salle parfaite – Partie 1”

  • Quelle organisation Mme Claddagh 😉 ! C’est super que vous ayez eu les mêmes choix, j’ai vraiment hâte de voir le résultat de vos visites 🙂

    • La suite arrive bientôt 🙂 Oui, quand on s’est rendu compte qu’on avait 3 salles en commun, j’ai du lacher un grand soupir de soulagement : ca commençait plutôt bien cette histoire, si on était sur la même longueur d’ondes !

  • Félicitations Madame !
    La liste de paperasse à fournir me rappelle des (cauchemars) souvenirs… Oooooh, les longues heures de queue chez les différentes administrations à expliquer que oui, il me faut une traduction, ET une apostille, et NON, pas juste l’un des deux…
    Sinon, copines d’Excel-mania ! Si j’avais dû chercher une salle, nul doute que j’aurais fait pareil ! 😉 Hâte de découvrir votre top-5 !

    • Ahah pour les traductions et apostille, c’était du côté de Mr Claddagh, moi j’étais tranquille (enfin c’était moins compliqué quoi) donc il s’est (à peu près) débrouillé tout seul (enfin j’ai du chercher ce dont il avait besoin et où / comment les réclamer quand même, histoire d’accélérer le truc :p ). J’imagine qu’en dehors de l’UE, il y a surement de la paperasse en plus !
      Le top 5 arrive très vite 🙂

  • Quel organisation ! Ca doit pas être pratique de tout organiser alors qu’on ne vit pas dans le même pays ! C’est franchement sympa de la part de la mairie d’accepter ! J’ai vraiment hâte de voir le top 5 ! Et sinon je ne peux qu’approuver par rapport à la masse de paperasse qu’on demande aux étrangers pour se marier en France. En plus je ne sais pas pour les Irlandais mais pour les Anglais on a du débourser environ 200 euros entre les actes de naissances, les traductions, le certificat de coutume et le pire c’est qu’avec la mairie qui refuse de nous enregistrer avant Novembre on va peut-être devoir refaire certaines démarches administratives ! Bref je m’égare . J’ai hâte de lire la suite de ton récit !

    • Merci pour ton commentaire Melle Crapate ! Non ce n’était pas simple d’organiser à distance (une chronique arrive bientot sur nos astuces !), mais on a quand même la chance d’être à 1h30 d’avion, pas comme Mme Fantail qui est en Nouvelle Zelande ! Je n’ai pas vraiment fait le calcul des dépenses pour la paperasse, mais je pense que ça a du effectivement tourner autour des 200€ (mais bon en Irlande, il faut payer pour un mariage civil, donc au final, ca revenait au même !). Pourquoi la mairie ne veut pas vous enregistrer avant novembre ?? J’espère que ca va aller au niveau des délais… Nous avions attendu la date limite (la mairie nous avait dit qu’il leur fallait le dossier complet 1 mois avant la date du mariage, donc nous l’avons envoyé 1 mois et demi avant… et Mr Claddagh s’y était pris un peu tard pour le certificat de coutume – ou plutot il n’avait pas lu que ca prenait 6 semaines… donc il a du les harceler un peu et l’a reçu à temps !) Bon courage en tout cas, ce n’est pas la partie la plus fun !!

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