Le rétroplanning émotionnel de la future mariée

[Ça y est, notre belle journée d’automne est derrière nous : à la fois, “enfin !” et “déjà…”. En attendant de recevoir les images de nos photographes Sara et Guille pour pouvoir te raconter, j’avais envie de te revenir avec toi sur une année qui n’a pas été de tout repos sur le plan émotionnel…]

À toi, qui prépare ton mariage dans un subtil mélange d’excitation et d’inquiétude,

À toi, qui rêve d’une jolie journée, tant du point de vue de l’esthétique (des centres de tables canon) que de l’émotion (des paillettes dans les yeux de ton amoureux lorsqu’il te découvrira),

À toi qui, inévitablement, aura de bonnes comme de moins bonnes surprises ces prochains mois,

J’ai envie de te dédier cette chronique.

Le rétroplanning émotionnel de la future mariée

Crédits photo (creative commons) : Andrik Langfield

Lorsque j’ai plongé pleine d’optimisme dans la préparation de notre mariage, j’étais convaincue – en vrac :

  • Que les invités pénibles qui se plaignent ou mettent mille ans à répondre à ce f***** faire-part, ce ne serait pas chez nous. Nos invités seraient TOP (forcément, on les choisi avec amoooooour).
  • Que l’essayage de la robe serait un moment magique *cœur dans les yeux* (tu sais désormais que ça n’a pas été franchement le cas)
  • Que mes copines (toutes non mariées) me suivraient assurément dans mes délires créatifs de bride-to-be, qu’elles seraient hyper enthousiastes à vivre ces moments-là.
  • Que je ne rencontrerais aucune difficulté à trouver mes prestataires (« Miss Défi, c’est moi. Non mais oh. »)

Ahem… non. Oh NON. Tout ne s’est pas passé comme dans mes rêves. Il y a eu du bon… et du moins bon. Il y a surtout eu une nuée d’émotions contradictoires.

Je me sentais dans la tête de Riley, tu sais, la jeune héroïne du dessin animé Pixar « Vice-Versa » dont les souvenirs sont représentés par des boules colorées (si tu ne connais pas, fonce sous un plaid le visionner, par un dimanche pluvieux !).

via Giphy

Au Quartier cérébral de Riley, on retrouve notamment Mme Dégoût, M. Colère et M. Peur

Rétrospective d’une année… haute en couleurs !

M-20 : l’excitation

Gniiiii ! M. Golf m’a fait sa demande. Nous rentrons tout bronzés de Cuba, près à aller choisir la gemme de ma vie. Après quelques semaines à garder ce secret rien que pour nous, ça y est, j’ai envie de crier sur tous les toits du moooooooooonde.

via Giphy

WOUHHH ON VA SE MARIEEEEEEERRR !!

On signe le premier contrat d’une longue série : celui pour notre lieu de réception, coup de cœur “repêché”. Ça devient concret, tout à coup !

Je découvre les joies des DIY, à commencer par les tote-bags personnalisés et le livret du Super Témoin. Je pousse la porte d’une boutique de robes de mariée pour découvrir ce qui me va. Bref, la machine est lancée.

M-18 : l’envie

Je passe mes journées soirées à scroller sur les annuaires de prestataires, les sites des photographes, les blogs mariage. Je découvre la folie de l’épinglage sur Pinterest.

Et puis, je réalise que les robes sur mesure de créatrices qui me font tant rêver coûtent au bas mot le prix d’une cuisine en kit chez notre ami suédois. Je réalise que les ateliers “découpe de foie gras mi-cuit” et “gambas à la plancha” sont présentés dans les plaquettes des traiteurs, dans le seul et unique but de me faire craquer (c’est MAL, Monsieur… Vraiment.). Je réalise que M. Golf n’est pas très chaud pour alourdir le budget avec un vidéaste…

Bref, je redeviens cette gamine de 6 ans qui n’a pas envie de renoncer. Pas tout de suite.

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M-16 : la concentration

Ce n’est pas tout de rêver, mais il va falloir s’y coller pour de bon. Il ne va pas s’organiser tout seul, ce mariage.

Nous sommes au mois de mai. Si je souhaite solliciter de potentiels prestataires avant qu’ils ne croulent sous le boulot de la haute saison, c’est maintenant ou jamais. S’agirait pas non plus de se faire “doubler” par les autres futurs mariés. Non mais.

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Alors je commence à faire des listes, plein de listes. La liste des traiteurs réputés de la région (toi aussi, tu te dis là maintenant, tout de suite, que dit comme ça, ça sent la facture salée…?), la liste des magasins de robes où prendre rendez-vous ASAP, la liste des photographes “qui font des photos canon, regarde chéri !”. Lui : “OK. C’est combien ?” (tu remarqueras au passage le côté très terre à terre de mon chéri).

Il y a les petites satisfactions (“un traiteur qui ne se déplace pas si loin m’a recommandé un artisan qui se lance tout juste !”) et les grandes désillusions (“sur 14 traiteurs contactés, tu trouves ça normal que 9 d’entre eux nous envoient juste leur plaquette tarifaire, sans un mot ??“), mais je ne perds pas espoir de passer bientôt à la dégustation test. Hé hé.

M-12 : la motivation

Il est temps de se lancer dans mon dada… Tadaaaam : la décoration ! Un an avant ? Oui, oui, chère bride. Une fois que l’on a défini le style, les couleurs, on ne s’y prends jamais trop à l’avance, lorsque l’on souhaite préparer plein de choses de ses douces mains. Se marier à plusieurs centaines de kilomètres demande d’adopter une organisation bien rodée. Je liste donc tous les DIY envisagés (photophores à paillettes, vases cuivrés, urne globe, panneaux directionnels…). Pour m’y retrouver, j’ajoute un statut (en cours, en attente, terminé…) et je l’affiche dans un lieu incontournable… nos WC ! (Je t’accorde le droit de penser “elle est dingue” !)

 Le rétroplanning émotionnel de la future mariée

L’indispensable tableau de mes ambitions DIY

La liste des réalisations est longue. Réussira t-on à tout descendre au Pays Basque, en quatre aller-retour par les airs cette année ? On y croit !

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J’en profite aussi pour me renseigner sur le calendrier des fleurs. Et si je réalisais la décoration florale moi-même ? On y croit aussi ! (On en reparle bientôt).

Partagée entre excitation et inquiétude, je fixe “pour de vrai” les rendez-vous essayages de robe. Il parait que les plannings des boutiques se remplissent très vite pour les mois de septembre à décembre. Pas très envie de louper le coche….

M-10 : la colère

L’essayage de ma robe ne se déroule pas du tout dans le climat de confiance espéré… Rien que de repenser à cette étape désagréable, la moutarde me monte au nez.

Je ne supporte plus ce business du mariage, qui use (et abuse) du caractère exceptionnel de la situation pour justifier une attitude commerciale opportuniste et court-termiste.

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Comme si ça ne suffisait pas, je peine à trouver des prestataires beauté qui se déplacent à domicile. Je me décide à faire un essai avec une maquilleuse, qui grimace quand je demande un maquillage naturel (comme 90% des futures mariées, ce n’est peut être pas un hasard ?) : “pff.. encore du nude”. Il a suffit qu’elle me confie qu’elle rêve de travailler un jour au Liban pour réaliser des maquillages magnifiques (comprendre : très prononcés) pour que je saisisse : on n’est pas faite pour nous entendre, elle et moi… C’est décidé, je me maquillerais seule.

M-6 : la tristesse

Ma témoin Mlle Love-is-in-the-air s’apprête à lancer les hostilités pour l’organisation de mon EVJF. L’une des filles répond positivement, avant de se désengager auprès de moi car “ça va être compliqué [pour elle] début février”. Rapide calcul : nous descendons au Pays Basque le deuxième weekend de février. J’en déduis en un éclair la date de mon weekend “surprise”. Voilà qui est fait…

Cette même (ex)copine m’écrira peu de temps après pour m’annoncer qu’elle ne participera pas au mariage “car nous n’avons plus rien à partager”. Après plusieurs années d’amitié, soyons honnêtes, la pilule a du mal à passer.

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Comme un malheur n’arrive jamais seul, ma demoiselle d’honneur me promet une animation de mariage du tonnerre… qui ne verra jamais le jour. Elle achète délibérément une robe bleu ciel sur Asos, alors que je n’avais demandé qu’une seule petite chose : qu’elle soit bleu MARINE. No comment.

Plus tard, j’apprendrais qu’elle a influencé à sa convenance le choix de destination de mon EVJF – Lille, au lieu de Bruxelles – alors qu’elle savait que je revenais de 6 mois de mission professionnelle dans la capitale ch’tie.

BoOUHouhH… Qu’ai-je fais pour mériter ça ?

* Larmichettes sur l’épaule de M. Golf * On inspire, on expire, on insp…

L’amitié, ses hauts, ses bas… Après une sérieuse et courageuse discussion avec ma demoiselle d’honneur à une semaine du mariage, tout est rentré dans l’ordre. J’étais heureuse qu’elle soit à mes côtés le jour J. Vraiment.

M-4 : la feignardise

via Giphy

L’été approche. Après avoir vécu le yo-yo des émotions, ça y est, je capitule. M’en fiches, on a encore laaaargement le temps ! Nous avons bien avancé de toute manière, non ? NON ?! Il y aurait encore pas mal à faire pour avoir l’esprit tranquille ?

Peu importe, je n’ai plus envie. J’ai juste besoin de partir en vacances, quitter notre chez-nous, qui s’est transformé en atelier d’imprimerie géant… Autre part que sur le lieu du mariage, si ce n’est pas trop demandé. Et sans email du traiteur qui me demande si j’ai déjà une idée du nombre de convives.

M-1 : le craquage nerveux

Avant, lorsque j’entendais une future mariée s’exclamer « m’en fous, viens, on arrête tout et on va se marier à Vegas », je le prenais avec humour : « nan mais elle n’est pas sérieuse haha, trop drôle, hihi !». Eh bien, scoop : il y avait peut-être un léger fond de vérité dans cette phrase lancée pour la rigolade.

via Giphy

Lorsque je me suis effondrée dans les bras de M. Golf à M-1, j’ai compris. J’ai compris qu’on pouvait en avoir ras-le-bol de ces invités qui râlent parce que mettre un chèque pour un voyage de noces en guise de cadeau de mariage « ce n’est pas très discret, quand même », parce qu’il faut louer une voiture « Arf… on ne peut pas aller de l’église au lieu de réception à pied » (sans blague… ?!), parce que « les billets de train sont très chers… » (ce carton nommé faire-part qui trône sur ton radiateur / étagère / tiroir fourre-tout depuis plus 6 mois – oui, celui-làààààà, tu vois très bien de quoi je paaaaaaarle – n’est pas destiné à collecter la poussière, mais à te signaler que les ventes TGV ouvrent très, très, TRÈS bientôt. À bon entendeur.)

Puissance maximale sur l’échelle de l’agacitude.

* Aparté de la future mariée contrariée *

[Les proches peinent parfois à comprendre notre enthousiasme, notre perfectionnisme, nos exigences. Alors on tente de se retenir de parler mariage à tout bout de champ… mais la notre réalité nous rattrape, c’est plus fort que nous !!

On a beau se promettre “rah non, je ferais vraiment tout pour ne pas virer bridezilla”, on reste humaine. Après tout, cette occasion d’organiser un événement unique, entourés de tous nos proches, ne se reproduira sans doute pas de si tôt. On l’a parfois pensé, rêvé, imaginé des dizaines de fois avant qu’un beau jour, ça soit NOTRE tour, NOTRE jour. On y investit (beaucoup) d’énergie, et accessoirement quelques milliers d’euros. Alors, comment ne pas espérer une journée (presque) parfaite ? Franchement ?]

Ce jour-là, j’ai réellement voulu tout envoyer balader : un weekend de rêve âprement préparé depuis des mois, des heures carrés passées sur le découpage de ma papeterie, et surtout, surtout… 18 000€, pfiouttt : POUBELLE !

RAS. LE. BOL.

Et puis… la réalité m’a rattrapé. Ma grand-mère, chez qui j’ai habité pendant une partie de mes études, a eu un grave accident à quelques semaines du mariage. J’ai pris une grande claque dans la figure. M. Golf m’a beaucoup soutenu pendant ces dernières semaines. Je me mettais au lit à 21 heures en rentrant du bureau, j’étais stone. Tout le reste n’avait plus d’importance. Mes préparatifs n’avaient soudain plus aucune saveur.

Mon plan de table n’était pas terminé. Et alors ? La manche du top de ma robe n’était pas parfaitement ajustée. Et alors ? J’ai appris à relativiser. Instantanément.

La vie peut être si surprenante… C’est bête à dire, mais c’est véritablement à cet instant que j’ai pris conscience de ce qui m’importait avant tout ce jour-là : être entourés de nos proches. Rien de plus.

Et après ?

Comme tu peux t’en douter, la temporalité des émotions par lesquelles je suis passée cette année-là n’a pas été aussi linéaire. Bien souvent, une petite joie précédait une grande déception, la colère succédait à l’excitation, et ainsi de suite.

En tant que future mariée, on est susceptible de passer par tant d’états émotionnels qu’il y a de quoi devenir dingo, tu ne trouves pas ? Il faut avouer qu’on y est rarement préparé.

Je te rassure ! Si je suis encore là à te raconter mes péripéties, c’est que cette journée de mariage n°2 a bien eu lieu. Les jours précédents ont été intenses… mais ça, on en parlera une autre fois !

 

Et toi, vis-tu une foule d’émotions contradictoires en ce moment ? Te sens-tu prête à affronter cette tornade ? Viens me raconter !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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9 commentaires sur “Le rétroplanning émotionnel de la future mariée”

  • Ouf! Ça me rappelle à quel point les préparatifs sont loin d’être de tout repos! Si tu te rappelles, moi aussi je me mariais à l’extérieur (200 km de chez nous), et oui nous avons aussi vécu aussi des remarques du genre “c’est loin”, “faut louer une voiture”, “oh mais moi je ne dors pas sur place, tu sais, me lever le matin et déjeuner avec des inconnus”… bref. Et ces commentaires venaient principalement de ma famille et de mes amis déjà au Québec, qui n’avaient “que” de 1 à 2 heures de route à faire! Donc sur les 60 invités, 29 étaient présents; j’avoue que ça m’a passablement déçue (même ma propre soeur n’est pas venue 🙁 )

    En contrepartie, aucune remarque du genre pour nos amis et famille de France, et Suède (+ 2 aux USA), et alors que nous en attendions 4 ou 5 sur les 40 que nous avions invités, ils étaient 27 à avoir fait le voyage en avion! 😮 Ce fut l’un des plus beaux moments de notre mariage, de pouvoir passer plusieurs jours avec eux! Malgré la distance – et les coûts pour eux! – ils sont quand même venus et ça, c’est le plus beau cadeau dont nous aurions pu rêver (et ça a effacé tous les petits désagréments – ou presque – survenus dans les mois et semaines précédents.

    Ah si, j’ai éclaté en sanglots la veille du mariage! j’étais allée me réfugier dans un coin de l’auberge pour pleurer à chaudes larmes car tous nos amis français déjà sur place voulaient nous aider avec la préparation de la salle, le repas du soir, les décos… et c’est un truc que je n’avais pas planifié (d’avoir de l’aide), du coup ça m’a toute déboussolée dans mon planning! Comme quoi on a vraiment les nerfs à fleur de peau 😛

  • Merci ! Merci vraiment pour cette chronique, pour ce sujet qui permet de dédramatiser, et de se rendre compte que les préparatifs ne sont pas que beaux moments remplis de licornes et de petits cœurs roses. On a tous notre lot d’invités qui râlent avant même d’avoir les informations sur le mariage , la copine qui est moins présente qu’on espérait, la famille qui parfois nous semble un peu “défaillante” car ils ne comprennent pas pourquoi on fait on fait pas ça comme eux ont fait (“à notre époque on faisait plus simple quand même”)… Et forcément, dans nos petits cœurs de bride-to-be folle-excitée et hyper-stressée et fatiguée, ça résonne encore plus mal. Et on craque.
    Merci de nous rappeler qu’on a le droit de se transformer en bridezilla et que parfois, on a le droit d’en avoir marre des préparatifs 🙂

    • Ajout du 7/12/ 18 : j’ai pensé à toi hier soir (enfin à 00h30 car une future mariée ne compte pas les heures de sommeil). J’ai du renoncer à l’atelier “Gambas à la Plancha” au VDH car, après avoir fait les comptes on a vu que le budget avait augmenté de façon considérable au cours de préparatifs… Moment de tristesse car j’y tenais vraiment et il y a 6 mois Monsieur triton m’avait presque promis que je n’aurais pas à le sacrifié car le budget irait.. je me sens comme une gamine capricieuse à qui on a dit qu’elle n’aura pas de cadeau à noël.

  • Très chouette article, drôle et touchant. J’ai compatis pour tes différentes déceptions, on a envie d’étriper ta copine lâcheuse, d’engueuler ta demoiselle d’honneur et on ne parle pas du vendeur de robes. Cela dit, j’espère que tu as magnifiquement profité du jour J !

  • Merci pour ce très chouette article Mme Saphir ! Je pense que tu as résumé bien ce que pensent beaucoup de bride-to-be !
    J’espère que tu as pu profiter dignement du jour J quand même, c’est le plus important 🙂

  • Tout ce que tu dis est tellement vrai ! Quand on se lance dans les préparatifs (surtout en avide lectrice de blog de mariage ^^) on pense que tout n’est que paillette et licorne et on peut parfois déchanter assez rapidement (la magnifique ferme où tu rêves de te marier qui t’annonce 8000€ pour le weekend par exemple) et surtout que tous ces petits détails qui nous semble vitals sont au final très surfaits et que pas grand monde va y faire attention…

  • Je me retrouve tellement dans ce que tu écris ! A part la phase envie qui ne m’a pas trop touchée je suis passée par tout ces stades, pas forcément dans cet ordre, mais c’est tellement vrai ! Moi ce qui me fait aussi faire les montagnes russes c’est l’argent… A J-32 je suis étonnement calme, mais il y a encore trois semaines je n’arrêtais pas de dire : “j’ai tellement envie que ce soit fini pour qu’on parte en voyage de Noce et bye bye les préparatifs”. Je suis sure que je vais repasser par des phases de stress avec ma mère qui arrive Samedi et qui reste presque un mois chez moi ( elle a le don pour me faire stresser). C’est une année vraiment éprouvante que celle du mariage !

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