Une solution pour gérer les coups de panique et de stress pendant tes préparatifs

C’est bon, mon titre t’a appâté ?

Mais, je dois te dire que je n’ai pas la solution miracle !

Mais nooooon, ne t’en vas pas ! Je te promets que ce que j’ai à dire peut quand même t’intéresser ! Tu es peut-être en train d’essayer de te prendre avec ta guirlande de fanions (ou ton masking-tape… ou ta robe… ou les brouillons de ton plan de table… ou les prototypes de ton faire-part… ou avec n’importe lequel de ces trucs qui te fait penser « Pourquoi on n’a pas fait ça vite fait à Las Vegas ??? ») !

Gérer le stress des préparatifs

Crédits photo (creative commons) : Sara Kelly

Je vais te faire une confidence… Derrière mon côté « je ne suis pas stressée, je suis optimiste, tout va bien se passer, pas de pression, je suis bien organisée, mon mariage va être parfaitement imparfait, etc. », il y a une part de tentative d’auto-persuasion.

Et il y a aussi une petite voix à l’intérieur qui crie « AAAAAAaaaah, mais je ne vais pas y arriver, mais on est fou, mais ce n’est pas possible, mais ça me streeeeesssseeee ! »

Et cette petite voix là, à un mois du mariage civil et deux mois du mariage religieux, elle a des moments de grave panique.

Elle me crie « tu es à la bourre Mlle Gezillig ! Tu crois sérieusement que tu vas arriver à faire tout ça ? Tu ne veux pas appeler un traiteur ? Et un wedding-planner ? Et toutes tes brillantes idées de décoration et cie, là, que tu avais au début, elles sont où ? »

La petite voix peut donc être une garce.

Tu l’entends toi aussi cette petite voix ?

Elle a l’air d’avoir un peu la voix de la raison :

  • « Non, mais tu as vu ta to-do list ? »
  • « Tu as trop procrastiné ! »
  • « Et ton budget, regarde comme il grimpe ! »
  • « Mais tu n’as toujours pas trouvé de serviettes ! Comment vas-tu faire ? »
  • Et surtout : « Mais comment peux-tu croire que tu peux gérer tout ça ? »

Elle a du pouvoir cette petite voix parce qu’elle dit des choses vraies…

Oui, je travaille au moins 50 heures par semaine en ce moment (avec mes vrais boulots et non pas pour préparer le mariage malheureusement). Je cherche aussi un autre travail pour septembre et ça ira sans doute de pair avec (encore) une (autre) expatriation. Alors, quel temps me reste-t-il pour organiser ce mariage en deux temps, trois langues et sans traiteur ?

Le gros problème de ma vie, c’est d’être obligée de devoir dormir…

Ça te parle tout ça ? Tu te maries aussi cet été et tu te demandes comment tu vas t’en sortir ?

Au début, je disais que je n’avais pas de solution miracle… Mes moments d’angoisse vont, sans aucun doute, revenir dans les dernières semaines avant cet évènement important… Mais j’ai tout de même une façon de faire face à la petite voix et de ne pas la laisser prendre le contrôle. Parce que paniquer et se dire « je n’y arriverai jamais, ça va être nul », ce n’est pas productif, non, non…

C’est plutôt facile en théorie et je vais te dire une drôle de vérité : a priori, il n’y a PAS de problème. NON. AUCUN PROBLÈME !

« Il n’y a pas de problèmes ; il n’y a que des solutions. L’esprit de l’homme invente ensuite le problème. Il voit des problèmes partout. » (André Gide)

  • Ta belle-mère, ta mère, ton père, ta grand-mère, ton oncle, ton neveu, la coiffeuse de ta voisine par alliance (entoure la mention qui te convient) te sort par les yeux avec ses réflexions qui te blessent et tu as peur de son comportement lors du mariage ?
  • Tu n’as toujours pas de pâtissier à quelques semaines de ton mariage ?
  • Tes faire-parts ne sont pas encore envoyés et tu te prends la tête avec des idées compliquées ?
  • Tu as peur de te marier pieds-nus parce qu’aucune paire de chaussures ne te va ?
  • Tu as l’impression que le stress te fait prendre des kilos et que tu ne rentreras plus dans ta robe ?

Ce ne sont pas, a priori, des problèmes. Ce sont des faits.

Les problèmes, ça n’existe pas en temps que tels dans la vie. Dans la vie, il n’y a que des faits. Des choses qui se passent et que ta perception classe comme positives, neutres, négatives ou carrément néfastes. Le problème : ce n’est qu’une étiquette sur un mot…

Oui, je sais, tu soupires, moi et mes jeux sur les mots, ça ne t’avance pas beaucoup…

Mais ce que je veux te dire c’est que et si, pendant un instant, on prenait les choses comme ce qu’elles sont avant tout : des faits ?

Je ne te dis pas de te mettre à te foutre de tout ou à te forcer à dire « wouhou, c’est trop génial, personne ne semble s’intéresser à mon mariage / je vais devoir acheter une nouvelle robe / faut que je me remette à la recherche de chaussures / d’un pâtissier / d’un photographe… ». Non, je sais que ce n’est pas possible quand ça nous tient autant à cœur et, en plus, je ne crois pas que ce serait vraiment productif (oui, parce que c’est ce qu’on cherche vraiment en ce moment, la productivité… On va la bouffer cette to do list, non mais !)

Non, je voudrais juste te dire de ne pas trop te focaliser sur le fait qu’il y a un problème, que quelque chose te stoppe dans ton avancement. Parce que le risque c’est de se dire « Oui mais… »

  • « Oui mais je voudrais tellement que tout le monde soit content pour moi et s’amuse »
  • « Oui mais je voudrais tellement avoir de jolies photos et que tout le monde soit assorti »
  • « Oui mais mettre autant d’argent là-dedans et avoir des regrets parce qu’on n’a pas eu le temps de tout faire, c’est vraiment triste »
  • « Oui mais si je ne pouvais pas profiter le jour J à cause de ça… »

Le souci avec ces « Oui mais… » c’est que tu tombes dans le registre du conditionnel, qui est celui du regret et d’un monde imaginaire… Et que ça risque grandement de ne rien changer au monde actuel !

Tu sais, je suis aussi passée par un grand moment de « Oui mais… » à cause d’une sombre histoire de papiers (promis, je te parle bientôt de « comment se marier avec un étranger et/ou à l’étranger et toute la paperasserie qui va avec ») et de la tête en l’air de l’Amoureux, qui n’avait pas refait son passeport périmé et qui n’a pas de carte d’identité ! On a eu peur pendant un moment d’avoir à reporter le mariage !

J’ai dit / pensé :

  • « Oui mais tu ne pouvais pas t’en rendre compte avant ! »
  • « Oui mais comment on va faire si on doit tout changer ! »
  • « Oui mais tout le monde a réservé cette date ! »

Bref, râler, me désoler et passer au conditionnel, ça ne m’a pas aidé.

Appeler la dame du consulat et lui expliquer le problème, oui !
Rassure-toi, on peut donc finalement bien se marier à la date prévue, ouf. Et le côté tête en l’air de l’Amoureux, ça fait aussi son charme, hein…

Prendre la distance nécessaire et trouver des solutions !

Le truc, c’est donc de passer le plus vite possible à la phase « Oui et… » (être pro-du-ctif, je te dis…). Oui, ce fait est un fait et qu’est-ce que je peux faire maintenant en le prenant en compte ?

  • Est-ce que je peux m’organiser pour avoir du temps pour faire le maximum de ce que je voulais faire pour mon mariage, tout en sachant mettre de côté ce qui n’est pas si nécessaire parce que c’est important aussi de ne pas crouler sous la fatigue à la fin ?
  • Est-ce que je peux essayer de ne pas trop me focaliser sur la réaction de certaines personnes et faire confiance au temps qui tasse les choses et à la magie du jour J qui souvent met de côté les différents ?
  • Est-ce que je peux discuter avec mon Amoureux pour qu’on trouve des compromis à deux et que je ne rumine pas toute seule dans mon coin ?
  • Qu’est-ce qui et qui est-ce qui va pouvoir m’aider ?

Et prendre la distance nécessaire pour se dire que les petits aléas, ce n’est pas toujours si grave et que, si on arrive à les prendre avec détachements, ils peuvent finir aussi dans l’album des souvenirs. C’est ce que disait Madame Tango

C’est aussi ce que j’ai vu, il y a quelques jours, au mariage d’une amie dont j’étais la témoin : les mariés avaient planifié un très joli mariage mais se sont retrouvés un peu dans un tourbillon sur la fin et tout ne fut pas exactement comme prévu.

Une anecdote que j’aime beaucoup :

Mon amie avait une robe magnifique avec une grande traîne. Mais l’accroche-traîne n’a pas tenu la soirée et vers 2 heures du matin, la mariée avait envie de continuer à danser, sauter, faire la fête… Elle aurait pu passer en mode « oui mais… c’est tellement dommage de ne pas porter cette robe d’un jour jusqu’au bout de la nuit », mais elle a préféré se changer pour vraiment profiter de sa fête. Mais le sac prévu, avec les affaires pour la nuit et du lendemain, était resté malencontreusement chez ses parents… Alors le marié a demandé si quelqu’un avait une robe à prêter. J’avais mis une robe élégante la veille pour son mariage civil et elle était là, à attendre sagement à l’étage. Et elle allait parfaitement à la mariée. Et ça allait tellement bien avec ses chaussures, son collier et sa coiffure qu’on lui a fait des compliments ! Et nous avons fait la fête jusqu’au bout de la nuit… Et le lendemain, on riait encore de cette histoire de robes !

Oui, je crois que ces faits problématiques peuvent créer des souvenirs et/ou une complicité avec des proches ou moins proches.

Gérer le stress des préparatifs

Crédits photo (creative commons) : Corey Balazowich

Tu sais, mes ballerines de mariée sont finalement un peu trop petites mais j’ai décidé d’arrêter de chercher partout…. Je tente de les agrandir un peu (tiens, un autre article à écrire) et, sinon, je me dis que ce sera suffisant pour l’église et va pour la mariée aux pieds nus ! Surtout quand une personne que je n’ai jamais rencontrée en vrai me fait des nu-pieds en crochet (le mariage participatif me donne tellement à croire au partage et à l’humanité… ça aussi faudra que je t’en reparle…) !

Autres histoires : celles de famille qui m’ont coûté quelques larmes, beaucoup de questions et de remises en cause, le mariage servant souvent de révélateur de ce qui est enfoui… Mais aujourd’hui, je me dis que ce fut une façon de dire des sentiments qu’on gardait un peu ensevelis, de mettre certaines choses à plat…

Et finalement, nous parlerons sans doute encore de toutes les péripéties, grandes ou petites, de ce mariage fait maison pendant des années et je pense que ce sera avec beaucoup de tendresse.

Alors, la petite voix va rester petite. Il y a plus grave que quelques contretemps, quelques imprévus. Surtout que, souvent, une solution s’impose si on prend la peine de penser « Oui et… ».

Donc on va faire de notre mieux pour que ce mariage soit le plus conforme à notre idée, à ce qui nous tient à cœur. Si tout ne fonctionne pas comme on le voudrait, on va tenter de ne pas y attacher d’importance, de prendre comme ça vient, de ne pas croire que ça va tout ruiner…

Mais dis-moi, ce que je dis pour les noces, ça ne serait pas un joli secret pour la vie en générale (les noces qui préparent au mariage, à ses compromis, ses aléas, ses faits inattendus qui se pointent sur la route…) ?

Je sais, dans tous les cas, que c’est plus facile à dire qu’à faire… Mais ça vaut le coup d’essayer, non ?

Alors, toi aussi, tu as des coups de stress ? As-tu l’impression de rencontrer pas mal de problèmes ? Tu relativises ? Qu’est-ce que tu penses de ma théorie ?

Envie de rencontrer des futures mariées pour papoter mariage, échanger sur vos préparatifs et déstresser un peu, le tout juste à côté de chez toi ?
Viens participer à une Soirée Dentelle, c’est gratuit ! 🙂

 


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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14 commentaires sur “Une solution pour gérer les coups de panique et de stress pendant tes préparatifs”

  • Rhooo … mais on a le même modèle on dirait !! sans carte d’identité depuis 10 ans (perdue, jamais pris le temps d’en refaire une) et avec un passeport périmé. J’ai cru aussi qu’on aurait jamais le nouveau passeport à temps pour la publication des bans, et puis finalement c’est passé de justesse. On avait fini par envisager sérieusement de ne pas se marier à la mairie ce jour-là (et du coup d’organiser fissa une cérémonie laïque pour « qu’il se passe quand même quelque chose »). Bref … oui, a posteriori, ça fait leur charme …. a posteriori …

  • De notre coté, le mariage est préparé depuis 18 mois, nous avons terminés les préparatifs il y à quelques jours et le mariage est à la fin du mois. Nous n’avons donc aucun stress, d’où l’importance de s’y prendre à l’avance.

    • Quelle organisation !
      Nous aussi, on prépare depuis 18 mois (bon pas en continu, pas sans procrastination non plus) mais on sait qu’on aura plein de choses à faire jusqu’au bout… En même temps, on a choisi de se passer de traiteur 😉
      Mais c’est super si vous pouvez être relax pour la dernière ligne droite !

  • Merciiiii pour cet article ! Je retiens le « oui et… » et j’en fais mon credo pour les 2 semaines et demi qu’il reste avant le D Day ! Parce que je suis vraiment du genre stressée et perfectionniste et que le jour J approche (un peu trop vite !).

    • C’est difficile de lâcher du lest mais courage… Le plus important, c’est que le jour J, tu te te focalises sur ton bonheur de te marier et d’avoir auprès de toi, ceux qui t’aiment…
      Bon courage pour les dernières semaines !

  • Vive le « Oui et… » Effectivement pas facile de ne pas écouter ou anticiper les éventuels reproches des autres mais malgré tout l’important c’est que les mariés apprécient leur D-Day. C’est quasi impossible de satisfaire tout le monde même avec la plus grande organisation possible et du temps 🙂

    • Oui, le plus important c’est de se sentir bien 🙂
      Je pense que si tu es serein et heureux ce jour là, les gens le sentent et la plupart des critiques s’envolent 🙂

    • Le tout c’est d’essayer de ne pas l’oublier. Ça fait du bien de râler et de se lamenter de temps en temps mais faut qu’on continue à avancer (parce que le temps lui avance aaaah… – bon, je retourne à mes prépa moi !)

  • Mariage prévu mi août et je suis en plein concours! Autrement dit je n’ai pas trop la tête au mariage mais il faut quand même penser aux tenues des enfants d’honneur, acheter les dragées faire les contenants et j’en passe!
    J’avais prévu de tas de choses et je suis assez perfectionniste mais comme tu dis un mariage nous fait prendre conscience de bcp de choses, être patient et optimiste c’est de rigueur sinon on s’écroule! La belle famille qui n’aide pas forcément et un emploi du temps qui nous laissera pas le temps de faire tout ce que nous avions prévu… mais au final je me suis dit une seule chose: cette journée est pour nous et tant pis si quelques parties de la deco que nous avions pensé ne sont pas la le jour J. Au fond seuls les mariés savent ce qu’ils ont envisagé donc pas de panique l’essentiel c’est que les stars du jour soient présents et heureux!!! Vivement cette journée je commence à languir!

  • En effet, plein de raisons qui font paniquer, se chamailler avec son groom et pleurer (oui je pleure tout le temps!!^^)
    en tout cas, ca me rassure de voir que je ne suis pas la seule, que mon couple n’est pas le seul a traverser une periode plus compliquée…. et je vais tenter d’appliquer les conseils!
    Merci!

    • Je trouve que c’est une bonne préparation à tous les petits couacs, les problèmes, les tensions qu’on peut avoir en tant que couple par le futur…
      Savoir faire des compromis, passer au delà des frustrations, accepter que tout ne soit pas comme prévu…
      Maintenant que tout ce temps est fini pour moi, je me rends compte que ça a été une façon de se lier encore plus avec l’amoureux 🙂
      Bon courage et comme dit l’autre « relaaaaax take it eaaaaasyyyyyy » 😉

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