Deux journées, un fil conducteur visuel

Si je ne t’en ai pas encore parlé jusque maintenant, c’est pour une bonne et simple raison : nous n’avons pas de thème pour notre mariage. Ni pour l’un, ni pour l’autre. Ce n’est pas nous, ça ne nous ressemble pas est le meilleur argument qu’on puisse donner à qui s’en étonnerait. (Si tant est qu’il faille un argument. Il n’est gravé nulle part qu’un mariage doit forcément avoir un thème identifiable.) Par contre, je tenais beaucoup à avoir une certaine harmonie visuelle. Pas une couleur bien déterminée, mais plutôt un camaïeu. Des couleurs ! Là, c’est nous. Oui, mais dans quels tons ? 

Notre salle est louée avec des chaises. “Euh… oui, c’est super ça Mademoiselle Plumetis, mais quel rapport ?” Non, je ne m’égare pas… parce que ces chaises, en plus d’être confortables (point non négligeable) sont vertes, bleues, oranges ou roses ! Je t’avoue que ça avait participé à notre coup de cœur pour ce lieu. Si tu reprends la visite virtuelle des différents espaces (0 et 1), tu constateras la dominance du béton et des gris, ainsi que le côté industriel marqué du bâtiment. Tu remarqueras peut-être aussi la couleur du mur de la cage d’escalier. Ça y est. Tu vois où je veux en venir ? Nous avons notre camaïeu initial : des tons d’orange, et par extension de pêche et de corail. 

Crédit photo : Dphotography

Notre espace pour le repas… et ces fameuses chaises colorées ! 

En point de départ, un save-the-date 

Pour annoncer notre mariage à nos très proches, nous avions opté pour un faire-part d’annonce de fiançailles. Mi-juillet 2015, nous recontactons la graphiste-illustratrice pour notre save-the-date (ou plus exactement, nos save-the-date). Nous avons une idée précise de ce que nous voulons. Elle nous répond et propose qu’on se voit rapidement. Super ! On se réjouit et on lui propose en retour une date de rendez-vous. Sauf que… nous n’avons plus jamais eu de nouvelles ! Ni par mail, ni par téléphone : elle semble s’être volatilisée. (Je te rassure, elle va bien. Mais sur le coup, nous voilà bien embêtés. Surtout qu’on comptait aussi sur ses talents pour notre faire-part.

Qu’à ne cela ne tienne, début septembre, je prends le taureau par les cornes et profite de vacances de Monsieur Plumechon pour créer moi-même nos save-the-date. Il est plus que temps qu’ils partent ! 

  • Je pars de notre idée : un format carte postale, avec à l’avant plan nos deux têtes vues de dos, et en second plan un plan/une carte/un grand élément papier qu’on semble regarder. Sur cet élément, la date et un indice sur le lieu. De là, partiraient différentes flèches vers des illustrations représentant les différents moments de la journée : la cérémonie religieuse (l’église), le vin d’honneur (deux coupes), le repas (couverts) et la soirée (le spot et la note de musique). Il y aurait plusieurs versions selon ce à quoi nos invités sont conviés. 

Crédits photo : Photo personnelle

D’une idée crayonnée sur un coin de feuille après un chouette brainstorming….

  • En chemin, j’intègre le mariage civil. J’adapte également l’idée à mes compétences. Je crée des éléments colorés et graphiques. Je récupère des illustrations du faire-part d’annonce de fiançailles. 
  • Et j’arrive à ce résultat (dont je ne suis pas peu fière, encore aujourd’hui) : 

Crédits photo : Photo personnelle

… à un ensemble compréhensible, plutôt harmonieux et coloré !

Trois outils seulement pour ce résultat : 

  • Des cliparts, achetés sur Etsy : ce sont des éléments sur fond transparent que tu peux utiliser comme tu le souhaites tant que tu respectes les conditions définies par celui qui les a créés. Généralement, l’usage privé et la diffusion dans un cercle restreint en font partie. Ici, j’ai choisi des bandes de pois de deux gammes de couleurs que j’ai assemblé en décalage pour créer la bordure supérieure. Et de simples planches de pictogrammes que j’ai grisé. (Je ne sais plus trop comment d’ailleurs… avec notre vieil ami Paint ?
  • Powerpoint ! La bordure de chevrons et les éléments « goutte » et « cercle » ont été imaginés et créés par moi-même durant de longues heures. Ce qui est chouette avec Ppt de son petit nom, c’est que tu peux lier des éléments et facilement sauver en images. Ensuite, tu peux les réutiliser pour faire ce dont tu as envie, ton save-the-date par exemple. C’est juste légèrement fastidieux quand on se lance dans un projet comme le mien… (Je te laisse m’imaginer en train de créer mes chevrons lignes par lignes… puis grouper des blocs de lignes et les assembler… et ainsi de suite…) Mais je trouve que le jeu en valait la chandelle !     
  • De jolies polices de caractère, trouvée sur DaFont, et de chouettes couleurs avec un code RVB, d’après ce site dans mon cas, pour m’y retrouver facilement. 

Crédits photo : Photo personnelle

Zoom sur les versions « journée » et « soirée » du mariage religieux. 

Mi-septembre, après approbation par Monsieur Plumechon (légèrement impressionné sur le coup… héhé !), nos save-the-date sont finalement envoyés par mail. Ce qu’il y a de bien avec le mail, c’est qu’on en profite pour demander les adresses postales en date pour le jour où nous enverrons les invitations en tant que telles. D’une pierre deux coups. 

Par la suite, un faire-part 

Armé de retours positifs sur notre save-the-date, de nos éléments divers, de notre charte graphique et de nos idées, nous contactons début octobre une nouvelle graphiste-illustratrice. (Merci pour le tuyau Madame FaitLaGueule.) Elle semble emballée par notre projet. C’est parti ! Je te passe les nombreux échanges et les multiples petites adaptations pour te montrer directement le résultat ? 

Crédits photo : Photo personnelle

Un carton à plis pour le religieux, un carton simple pour le civil. 

Un vrai et chouette travail d’équipe ! Nous avions défini un format simple et standard. (Je te rappelle qu’on va devoir les mettre sous enveloppe et les envoyer donc autant limiter le temps passé et le budget…) Nous avions imaginé exactement la place de chaque élément, ainsi que chaque formulation de texte. Nous y avions ajouté une pointe d’originalité pour éviter la multiplication de cartons ou de versions : les stickers, créés par bibi sur un grand site de papeterie. L. a magnifié l’ensemble avec ses merveilleuses illustrations. (Je crois que je l’aime toujours autant d’amour après tout ce temps. Il est tellement nous.

Juste après Noël, nous avons donc nos faire-part imprimés (merci encore à notre imprimeur pour sa flexibilité), nos stickers, nos enveloppes et notre cachet personnalisé pour le dos des courriers. Il n’y a plus qu’à s’y mettre pour pouvoir distribuer les premiers lors du repas de nouvel an de ma famille maternelle, et ensuite enchaîner avec les envois postaux. 

Crédits photo : Photo personnelle

Au travail ! 

Finalement, une multitude de petites touches 

Tu l’auras compris, histoire de créer ce fil conducteur visuel, nous avons distillé nos éléments phares et notre charte graphique un peu partout dans la décoration de nos deux journées. 

Pour le civil, tu as déjà pu apercevoir que notre menu correspondait aux codes de nos save-the-date et faire-part. Il en a été de même pour la carte des boissons ou les affiches présentant les diverses bières que nous proposions, ainsi que pour notre présentation du blind-test et les feuilles réponses de chaque groupe. 

Crédits photo : Photo personnelle

Un aperçu de la “papeterie” du civil. 

Pour le religieux, nous avons également utilisé nos codes un peu partout où nous le pouvions : sur les livrets de messe, les affichettes du plan de table, les étiquettes des bouteilles nommant les tables, les étiquettes des marque-places, les fiches « sommelier/sommelière », la couverture de notre dico d’or, l’urne et l’affiche expliquant notre voyage de noce, les badges de nos barmans du soir. Même notre ensemble de panneaux directionnels a eu droit à la charte graphique. 

Crédits photo : Photo personnelle

Un aperçu de la “papeterie” du religieux… 

Crédit photo : Dphotography

… en situation le jour J. 

Et toi ? As-tu choisi un thème ? Comment ? S’est-il imposé à vous ? Ou au contraire, n’y as-tu pas pensé ? Ou n’en n’as-tu pas voulu ? Quelle ambiance as-tu voulu créer ? Comment t’y es-tu pris ? Quel a été ton point de départ ? 



6 commentaires sur “Deux journées, un fil conducteur visuel”

  • Très bonne idée les gommettes autocollantes pour éviter d’avoir plusieurs versions du faire-part. Et belle harmonie dans votre papeterie.

    • Franchement, c’était LA solution idéale pour nous. Je voulais absolument partager notre astuce. J’adore les couleurs de notre papeterie, je ne m’en lasse pas.

  • Haaaaa je reconnais cette salle, c’est magnifique, c’est à 300m de chez moi. Bravo pour tout ce boulot, c’est super d’avoir pu tout coordonner

    • Mais ouiiiiiii ! Elle est vraiment géniale cette salle. Ça reste un des points marquants de notre mariage. Tout le monde s’en souvient. 🙂

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