Trouver la robe – Partie 4 : Une robe, un coup de cœur… Et si on m’avait forcé à l’achat ?

Après avoir essayé des modèles très variés, puis hésité entre romantisme et modernité lors de mon dernier essayage, l’heure est venue de refaire le point sur mes critères de recherche :

  • Adieu les robes près du corps, je n’assume pas assez
  • Une belle matière confortable, c’est in-dis-pen-sable
  • Une touche de romantisme, pourquoi pas ?
  • … et le plus proche du budget, s’il vous plait !

Le prêt-à-porter, une voie sans issue ?

Je t’épargne les mois qui ont suivi, infructueux : San Patrick, Rosa Clara, Rembo Styling… toutes les marques connues (ou presque) y passent. Trop classique, trop bohème, trop inconfortable, trop cher… Plus les mois défilent, plus je deviens exigeante. Bref, ce n’est pas gagné et je commence tout doucement à me résigner.

Mes essayages de robes : O'Scarlett - Robe Zélia, San Patrick

Crédits photo : O'Scarlett - Robe Zélia, San Patrick

L’exemple parfait d’une robe m’ayant produit une fausse joie à l’essayage

Et si le sur-mesure était la solution ?

J’ai bien en tête une créatrice basque, mais il faudra attendre les fêtes de fin d’année pour lui rendre visite. Trop impatiente, je décide de décrocher mon téléphone pour me faire déjà une idée du budget. Le couperet tombe : “Pour le type de modèle que vous me décrivez, Mademoiselle, il faudra compter 1 600€ minimum”. “Euh… à vrai dire, 1600€, c’est plutôt mon maximum”. Elle conclue : “réfléchissez et revenez vers moi rapidement, l’agenda se remplit vite”.

C’est tout vu : j’ai encore le temps de trouver, je ne passerais pas par elle.

Quand soudain, je me souviens d’une chronique de Mme Origan : de belles matières à prix accessible et une fabrication française, qui plus est ? Mais ouiiiii, à l’évidence, c’est ce qu’il me faut !

Chaque modèle est créé à la commande, en demi-mesure, ce qui signifie que je pourrais adapter les détails d’une robe qui me plait : ajouter des manches, raccourcir la traîne, changer la dentelle, etc.

Sur le site de la marque, je repère trois modèles de forme A-line (un de la collection 2017, les deux autres de la collection 2018). À présent, je le sais, ça m’ira et surtout, je serais à mon aise !

Inspiration pour mes essayages de robes

Crédits photo : Montage personnel

Des modèles hyper confort, tout en fluidité, avec une once de romantisme : de quoi rêver !

Alors, l’un de ces modèles m’aurait t-il tapé dans l’œil… avec ou sans ajustements ?!

Sache-le, je garderais le mystère intact jusqu’au mariage. Je saaaaaais… frustration maximale ! Entendons-nous bien : pour moi aussi. Cela dit, aurais-tu envie que tes invités tombent par hasard sur une photo de toi dans ta précieuse AVANT le grand jour ? Hum hum…

Toujours est-il que, tu vas voir, tout ne s’est pas passé comme prévu…

Un dernier essayage… entre demi-teinte

C’était un samedi matin de septembre. Ce n’est pas le premier modèle qui m’avait tapé dans l’œil sur Internet, et pourtant… À mes yeux, il alliait romantisme et modernité à la perfection. Lorsque je me suis vue dans le miroir, je me suis instantanément imaginée entrer dans l’église au bras de mon papa, rejoindre M. Golf au bout de l’allée. Ça y est, pour la première fois, je m’y voyais, je me projetais, je me sentais “moi” dans cette robe, pour de vrai. J’ai fondu en larmes. Pas des larmes de joie, non. Un joyeux mélange :

  • L’effet de surprise (je n’avais pas prévu d’acheter ma robe ce jour-là, nous avions prévu des essayages à Bordeaux un mois plus tard avec Maman Saphir)
  • Du soulagement, après tant de tentatives infructueuses
  • De la tristesse que les essayages soient surement (déjà ?) terminés
  • Et peut-être aussi… un certain malaise, la sensation que le commerçant cherchait à se servir de mes émotions pour me faire signer un bon de commande sur le champ.

Il n’était pas à l’écoute, répétait que je ne “trouverais pas de modèles aussi personnalisables ailleurs”. J’étais noyé sous un flot de paroles continu, il m’était impossible d’analyser la situation. J’ai eu l’impression que le prix de ma robe avait été fixé “à la tête du client” (les revendeurs de la marque appliquent les prix qu’ils souhaitent…), d’avoir à donner un acompte sans que l’on me laisse un temps de réflexion suffisant.

Il n’a pas attendu que j’enlève la robe pour sortir l’appareil à carte bancaire et le tendre à ma belle-sœur, à qui j’avais proposé de m’accompagner pour partager un moment privilégié et commencer à bâtir une relation de proximité (tu la sens, la future mariée, qui se plante sur toute la ligne ?).

Evidemment, la prise de photos était conditionnée au versement préalable d’arrhes. Pas le temps de réfléchir. Non. Trop de risque que je ne revienne pas. Mlle Actu a fait un rapide calcul : “entre les allers et retours en train à Bordeaux pour les retouches, ça ne vaut pas la peine de la prendre loin de chez toi”. Il n’en fallait pas tant pour toucher à ma rationalité.

Voilà, j’avais signé le bon de commande.

Je suis sortie de là complètement retournée, bien loin de l’état euphorique (“j’ai trouvé ma robeeeeeeeuuuh !”) auquel je m’étais préparé. À tel point que j’en suis venue à me dire que l’on m’avait forcé la main. J’oscillais entre la culpabilité d’avoir cédé et un sentiment d’injustice qui, à l’évidence, ternissait le choix de cette robe dans laquelle je m’étais pourtant sentie si bien.

Quelques recherches juridiques (merci les cours de droit de la fac !) me l’ont confirmé : tout concordait à dire que j’avais subi des pratiques commerciales agressives… Et j’étais bien décidée à ne pas laisser passer. Une robe de mariée, on n’en choisi a priori qu’une seule dans sa vie. Je ne tenais pas que ce moment soit associé des émotions négatives, encore moins d’avoir à en subir de nouvelles en remettant le pied dans cette boutique. Je te passe les tentatives de négociation avec le commerçant (même M. Golf s’y est collé, d’homme à homme, qui sait…), les détails des conversations à n’en plus finir avec mon assistance juridique… Nous ne sommes pas passés loin d’une assignation en justice, avant de finir par trouver un terrain d’entente, “à l’amiable” dirait un juriste : je poursuivrais avec la boutique, qui consentait à s’aligner sur mon budget maximum (c’est-à-dire à réduire le prix initial de -25%) tout en me garantissant de futurs essayages sereins, dans les meilleures conditions. Une histoire de confiance, en somme… alors qu’elle était brisée.

Je ne te cache pas que la situation a été difficile à accepter, mais c’était ça ou perdre 700€ et repartir pour de nouvelles recherches, alors que j’avais trouvé THE ONE.

Lorsque j’ai appris que Mlle Actu avait envoyé les photos à sa maman (ma future belle-maman, donc) pour connaitre son avis, sans m’en toucher mots (alors que je tenais à ce que Maman Saphir soit la première à la découvrir), je n’étais pas ravie, tu l’imagines… Vu le contexte, je me serais aisément passé de ce petit couac.

Un mois plus tard, j’ai fini par me rendre à des essayages à Bordeaux avec Maman Saphir. Non pas pour trouver une autre robe, mais pour être en paix avec la mienne. J’ai pris le risque d’expliquer la situation aux vendeuses, qui ont tout de suite très bien compris (elles connaissaient même le “personnage”, c’est dire…) et ont tout mis en oeuvre pour que je me réconcilie avec ma robe de mariée. À présent, j’en étais certaine, j’avais fait le bon choix (si tu habites en région bordelaise, je te recommande les yeux fermés une visite aux trois bonnes fées de la boutique Croque Lune !)

[Tu l’auras sans doute remarqué, j’ai tourné cette partie de mon récit au passé, et pour cause… Cette histoire est vraiment derrière moi désormais. J’ai d’ailleurs longtemps tergiversé à t’en parler. Et puis, je me suis dis que ma mésaventure pourrait peut-être te servir, à toi.

Toi qui idéalise peut-être un peu (beaucoup) ce moment. Toi qui hésite à franchir le pas de cette boutique dont les avis sont loin d’être dithyrambiques. Ou encore, toi qui doute sur le choix de tes accompagnatrices. À toi, j’ai envie de dire une évidence : écoute ton instinct ! Au premier coup de fil, j’ai senti que ça n’irait pas avec ce Mireille au masculin, et pourtant, j’ai foncé tête baissée (pas Bélier pour rien…)

Quant au choix des accompagnatrices, privilégie de préférence une ou des femmes qui sont déjà passées par là. Elle ne se projetteront pas pour elles-mêmes, porteront un regard bienveillant sur tes essayages et ne seront pas impressionnées par un contexte nouveau, celui d’un essayage pas comme les autres, stressant pour toi comme pour le commerçant qui fait son chiffre de l’année en quelques mois… Et enfin, mon dernier conseil : briefe tes accompagnatrices (“non, tu ne souhaites pas acheter aujourd’hui”, “oui, tu souhaites garder les photos pour toi”…) et viens sans moyen de paiement. Il est toujours préférable de prendre une heure pour réfléchir dans le café d’à côté et de revenir ensuite pour signer.]

Et aujourd’hui, à M-1 ?

À l’heure où je t’écris, nous sommes à un mois du mariage. C’est dans une mélange d’excitation et d’inquiétude (un peu la boule au ventre, il faut le dire…) que je me suis rendue hier à l’avant dernier essayage de MA robe, celle dans laquelle je me suis imaginée en mariée en un regard, celle que je porterais très bientôt ! C’était un moment important, car nous avons validé tous les détails : les boutons, la largeur des manches, la longueur de l’ourlet, etc.

Cette fois-ci, j’y suis allée accompagner d’une très bonne amie de ma maman qui n’a pas la langue dans sa poche, qui s’est mariée récemment et qui a l’œil affûté pour les détails. Elle a fait régner un climat à la fois cordial et minutieux, attentive aux moindres détails (les faux plis de la doublure, l’harmonie du voile sur la robe, le tombé de la jupe…) Je crois sincèrement que ça ne pouvait pas mieux se passer. J’ai hâte de la récupérer entièrement retouchée dans quelques jours !!

Pour me faire pardonner, et te faire patienter jusqu’à mon récit, allez… soyons fous ! Je te révèle la dentelle que j’ai choisi : un motif rétro à petites feuilles, qui rappellera en subtilité notre saison de prédilection, l’automne.

La dentelle de ma robe de mariée

Crédits photo : Photo personnelle

La prochaine fois, je marque une pause dans le récit de mes préparatifs et je viens te raconter comment s’est déroulé notre journée de mariage civil, en juillet dernier – à commencer par un J-1 mouvementé…

À très vite !

Et toi, as-tu rencontré un Mireille au masculin, au point de devoir t’appuyer sur le Droit de la Consommation ? As-tu rencontré quelques difficultés avec tes accompagnatrices ? T’es-tu réconciliée tardivement avec ta robe ? As-tu hâte de la porter ?! Partage ton témoignage, à ton tour…


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les “Petits Tattoos” ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



10 commentaires sur “Trouver la robe – Partie 4 : Une robe, un coup de cœur… Et si on m’avait forcé à l’achat ?”

  • Vraiment pas correct de la part de ce type. C’est dingue de se comporter comme ça quand on travaille dans l’univers du mariage où on nous vends des paillettes et de la joie. La boutique lui appartient ? Parce que si c’est pas le cas les patrons devraient lui remettre les pendules a l’heure. Mais je suis quand meme contente que finallement tu ai pu trouver ta robe et meme te réconcilier avec elle. Moi une de mes robes attends patiemment dans l’armoire les retouches de Décembre et oui j’ai tres hâte de la porter !

    • Hélas oui, la boutique lui appartenait… Sur le moment, je ne croyais pas que les choses s’arrangeraient. Heureusement que M. Golf a été d’un grand soutien. Maintenant, avec le recul, je sais que mon courrier s’appuyant sur le droit de la Consommation a eu son effet : près d’un an plus tard, mes 2 derniers rendez-vous se sont très bien passés. Je peux le dire aujourd’hui : j’ai bien fais de m’accrocher pour cette robe 😀

    • Comme tu dis… Je me suis résignée à garder la robe, à faire confiance (même si c’était difficile…) et je ne regrette pas du tout aujourd’hui !

  • Comme je suis triste de lire de telles mésaventures Mlle Saphir, moi qui me faisais une joie de découvrir la fin du récit de ta recherche de Précieuse… 🙁
    Le positif de toute cette histoire : tu as trouvé THE ONE et c’est le plus important sans doute !

    Bon certes on reste sur notre faim mais je te comprends à 100% malgré tout 🙂 Et puis du suspens jusqu’au bout, c’est sympa aussi.

    J’avoue que pour ma part, j’ai un peu peur de “craquer” pour une robe qui me plaira mais pas dans une boutique coup de cœur – alors que le relationnel est très important à mes yeux. J’ai tendance à écouter mon instinct dans pas mal de circonstances et comme toi je suis sûre que je serai très exigeante le moment venu…
    En tout cas tu ne dois pas culpabiliser pour cette sensation d’avoir peut-être cédé un peu trop vite aux techniques de vente agressives/poussives de cette Mireille au masculin. On préfère parfois se laisser convaincre lorsque nous sommes sûres d’avoir trouvé (enfin !) cette robe qui saura nous sublimer le grand jour et faire de nous la femme nouvelle que l’on devient à ce moment-là 🙂

    • C’est tout à fait ça, je me suis laissée convaincre parce que dans le fond, je savais que j’avais (enfin !) trouvé celle qui pourrait, à peu de choses près, devenir ma robe. A l’origine, j’avais prévu de faire mon essayage dans la boutique bordelaise où, dès la prise de rendez-vous par téléphone, je savais que le relationnel serait là. Par praticité (et impatience, aussi :p ), j’ai choisi d’essayer les modèles repérés chez le revendeur le plus proche de chez moi. A présent, la culpabilité est passée. La robe est récupérée. Le mariage arrive bientôt !!

      Je suis sûre que tu réussiras à reconnaître la robe qui te fait craquer, et à renoncer à l’acheter si tu peux la trouver ailleurs (il faut se dire que 99% des modèles sont vendus dans au moins 2 points de vente 🙂 )

      A nouveau, navrée pour cette légère frustration… Petit indice : il s’agit bien de l’une des trois présentées en photos, légèrement adaptée 😉 Tu découvriras donc ma robe de mariage civil avant celle-ci (dans 2 chroniques, me semble t-il).

  • Merci mademoiselle Saphir d’avoir eu le courage de partager cette expérience désagréable avec nous ! Est aussi super important je pense pour les lectrices de voir que ce n’est pas toujours roses et ça leur permettra de ne pas se faire avoir.
    Et puis en plus tout termine bien et la dentelle est canon ! Alors trop hâte de te voir dans ta belle robe le jour J, qui je suis sure sera parfaite !! Oulalala ça approoooooche !! Excitation ! Et profite en imprimant dans ta tête chaque petit instant, même anodin ! 🙂

    • Merci MADAME Chaton (oui, je peux dire Madame maintenant, gniiiii :D)
      Ouiii, ça approche à grands pas ! J’ai hâte et en même temps, je sais que ça va arriver très (trop) vite. Merci pour le “tips” 😉

  • Quel stress tout au long de la lecture de ta chronique ! Heureusement que tout se finit bien ! J’ai hâte de voir le résultat 🙂
    Vivement vivement 🙂

  • Merci de ce témoignage.
    La recherche de la robe de mariée, c’est très éprouvant. De quoi se faire des nœuds dans le ventre, dans la tête et tout ce qui s’en suit. Malheureusement, beaucoup en profite. (pas que pour les robes d’ailleurs, à croire que le mot mariage fait croire qu’on peut tout gober, même des prix injustifiés).
    Mais le principal est qu’aujourd’hui tu sois ravie de ta robe, que ça soit la bonne, à ton image. J’ai hâte de la voir 😉

    Ma recherche de robe a été difficile aussi. Après avoir signer, je n’ai fait que douter…. et je crois que la vendeuse m’a un peu forcé la main en me disant que c’était la dernière (alors qu’elle est encore en boutique 5 mois après !). Heureusement, j’ai des bonnes copines pour me rassurer, et qui seront présentes pour vérifier que toutes les retouches et modifications soient exactement comme attendues … et des filles qui ne mâchent pas leurs mots 🙂

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