Et, ensuite, vint l’annonce de cette grande nouvelle

Si tu te souviens bien, ma bague était trop petite lorsque Monsieur Plumechon m’a fait sa demande. Il faut savoir que je porte portais (hiiiiiiiii ! *pailettes encore*) rarement de bague. Je n’en ai d’ailleurs qu’une que j’aime beaucoup. Mais c’est le genre de modèle qui sait se resserrer/desserrer. Je la portais généralement à l’annulaire gauche (si tu veux tout savoir, depuis je l’ai retournée pour la porter à l’annulaire droit). Mais, surtout, j’ai tendance à la resserrer après l’avoir enlevée. Bref, tout ça pour te dire que Monsieur Plumechon n’a pas eu de chance en la prenant comme standard pour déterminer la taille de ma bague de fiançailles.

Toujours est-il qu’une interminable semaine après la demande, l’occasion se présentait de retourner chez le bijoutier. Une heure et une chouette promenade plus tard, l’histoire était réglée. Ma bague mise à taille, je pouvais (enfin !) la porter fièrement amoureusement. Ah quoi que, non en fait ! Nous voulions que nos proches, familles et amis, soient les premiers au courant. Or certains de mes collègues, mais aussi certains de nos amis qu’on voyait le jour même de la mise à taille sont de vrais radars à bonne nouvelle. Tu vois, ce genre de personne qui repère en 5 secondes que tu as une nouvelle bague au doigt ou que tu as été malade deux fois la semaine passée et que tu sembles avoir pris quelques kilos… (Bref, tout l’inverse de moi en somme !)

Conclusion : pendant plusieurs très très longues semaines, j’ai dû confier ma bague à son joli écrin une bonne partie du temps pour ne la porter qu’une fois seuls à la maison (ne rigole pas, je suis persuadée que tu aurais fait pareil !) ! Heureusement, j’avais le droit d’en parler autant que je voulais à Miss LittleSister.

Ma bague de fiançailles

Crédits photo : Photo personnelle

Je ne résiste pas à te remettre la photo de ma précieuse dans son joli écrin.
(Moi ! Amoureuse de ma bague ? Jamaaaaaaaaaaais.)

Une annonce, oui… mais comment ?

Aaaah, en voilà une question qu’elle est bonne !

Nous avions deux éléments principaux à prendre en compte :

  • Nos familles ne viennent pas exactement de la même région. Du genre à l’opposé l’une de l’autre ! (Je te l’accorde, à l’échelle de notre petite Wallonie. Aucune comparaison possible avec le territoire de la France.) Or nous souhaitions les prévenir en même temps (ou le plus possible) de la nouvelle.
  • Mes parents sont divorcés. Nous voulions éviter autant se peut tout commentaire du style : « Non, mais pourquoi PapaPlumetis a t-il été mis au courant une semaine avant MamanPlumetis ? ». (Bon, j’avoue, je ne suis pas persuadée qu’ils l’auraient fait ! Mais parfois, mieux vaut prévenir que guérir…)

Et là, tu te dis : facile, il suffit d’inviter tout ce petit monde à souper/goûter/prendre l’apéro et l’affaire est réglée.

Oui, mais non ! Nos parents ne se sont pas encore rencontrés et ils n’en avaient pas réellement évoqué l’idée à l’époque. Du coup, nous trouvions que ça n’était pas hyper discret comme plan. Et j’avoue que je stresse un peu de mettre mes parents à la même table. Ce n’est plus arrivé depuis leur divorce (en tout cas, pas que je me souvienne…) et, même s’ils sont cordiaux l’un envers l’autre, je ne voulais pas tester ce genre de situation en y ajoutant en prime les parents de Monsieur Plumechon.

Bref, il a fallu trouver autre chose. Et, comme tu le constates, faire simple ne fait pas partie de nos habitudes ! Quelques réflexions plus tard, l’idée est née. J’ai nommé : le faire-part d’annonce de fiançailles ! (Bah quoi, c’est super clair comme nom, non ? Pas très glamour, mais clair.)

Par un faire-part d’annonce de fiançailles pardi !

Un kewa ? Comme un faire-part d’invitation, mais pour annoncer que Monsieur Plumechon m’avait demandé en mariage et que j’avais répondu positivement. L’énorme avantage de la formule : l’envoi simultané à toutes les personnes concernées.

Et ensuite ? C’est bien beau d’avoir l’idée mais, comme tu t’en doutes, il faut la mettre en œuvre.

Étape 1 : On y met quoi dans ce faire-part ? Et sous quelle forme ?

Très vite, nous nous sommes mis d’accord ! Nous voulions des Petits-Nous mis en scène. Ils raconteraient la demande en 4 dessins. Je pensais à une BD en format carte postale. Monsieur Plumechon pensait lui à une succession de cartons de format carré reliés en éventail.

Quelques recherches sur la toile plus tard, nous avions aussi défini le style d’illustrations que nous aimions et souhaitions.

Étape 2 : Qui va nous le concevoir ce faire-part ?

Parce que bon, soyons franc, le dessin ne fait pas partie de nos innombrables talents naturels ! Qui plus est, le rendu du style que nous avions choisi me semblait, comment dire…, comme fini par ordinateur. (Oui, bon, je ne suis pas plus graphiste qu’illustratrice. Tu n’as jamais eu cette sensation de ne pas trouver les mots pour exprimer ton ressenti ou ta pensée ?) Bref, il nous fallait trouver quelqu’un possédant ce talent.

Fort heureusement, Monsieur Plumechon est plein de ressources. Il avait dans ses connaissances une graphiste-illustratrice ! Une rencontre plus tard, elle avait notre projet en main. Et devine quoi… comme nous n’avions pas réussi à nous décider entre la BD et l’éventail, elle a proposé de nous réaliser les deux versions pour que nous puissions choisir d’imprimer celle que nous voulions.

Étape 3 : Work in progress…

Attente, premier jet reçu de la graphiste-illustratrice, petites modifications demandées de notre côté, attente, version finale. Tadam ! Nous sommes alors quelques jours avant la mi-novembre 2014.

Étape 4 : BD ou éventail ?

Dur de choisir. Les deux versions nous plaisent. Conclusion : on part sur les deux ! Pour la famille proche (parents, frères, sœur et grand-mère), la version éventail. Pour quelques amis proches, dont les futurs témoins, la version BD.

Étape 5 : Impression et mise en forme

Nous avons trouvé un imprimeur dans la petite ville proche de chez nous. La dame qui y travaille était très sympa. Elle nous a montré plusieurs types de papier. Nous avons choisi ce que nous voulions. Comme elle finissait une autre commande, nous sommes allés faire quelques courses et, en repassant en fin d’après-midi, nos impressions étaient prêtes.

Ensuite, nous avons choisi nos supports et nos enveloppes dans un magasin de loisirs créatifs bien connu. Quelques petites choses pour personnaliser l’ensemble se sont également ajoutées à nos achats. (Il faut quand même que je te dise que ma grande fierté est d’avoir trouvé de supers stickers dans un magasin de jouets. Destinés aux enfants, ils ont parfaitement fait l’affaire pour ajouter une touche de poésie sur la version BD.)

Finalement, nous n’avons plus eu qu’à assembler le tout et y ajouter le petit mot dédié à chacun.

Et voici ce que ça donnait :

L'annonce de nos fiançailles, version BD

Crédits photo : Photo personnelle

Résultat version BD (plus poétique)…

L'annonce de nos fiançailles, version éventail

Crédits photo : Photo personnelle

… et version éventail (plus sobre) !

Oui, nous nous sommes fait notre propre version ! Après tout, nous pouvions bien nous garder un souvenir. (Après, on n’a pas été jusqu’à s’auto-écrire un petit mot. Faut pas pousser bobonne dans les orties (oups, je m’égare à nouveau) non plus !)

Étape 6 : Envoi !

L’idée était assez simple : envoyer tous les faire-part le même jour et donc compter qu’ils arrivent chez les différents destinataires le même jour également. Le tout avant la fin novembre, où nous avions sur les deux derniers weekends deux soirées où nous pouvions prévenir une majorité de nos amis. (Et puis, j’étais trop impatiente de pouvoir porter ma jolie bague non-stop ! Quoi ? Tu t’en doutais ?)

Mais ça, c’était en théorie… Un évènement imprévu est venu bousculer nos plans juste avant l’étape 5 ! Il te faudra attendre la prochaine chronique pour en savoir plus…

Et toi, as-tu aussi dû attendre trop longtemps à ton goût pour annoncer la grande nouvelle au monde entier ? Ou, au contraire, as-tu apprécié de garder ce secret bien au chaud quelque temps avec ton Homme ? L’annonce a t-elle été faite de manière classique ou plus originale ? Dans un ordre précis ou au hasard des rencontres ? Raconte-moi !

Salut les Dentelle-addicts, Mademoiselle Plumetis et Monsieur Plumechon, c'est... nous ! Monsieur Plumechon m'a fait sa demande un beau dimanche de septembre 2014 et, pas à pas, nous avons créé nos deux journées de mariage. Cellui-ci a donc eu lieu en deux temps en février 2016 : - une cérémonie civile début du mois, en "petit" comité, suivie d'une soirée en mode fait maison et participatif ; - une cérémonie religieuse fin du mois, suivie d'une journée plutôt traditionnelle mais à notre image donc conviviale et colorée, le tout pour un nombre conséquent d'invités. Joli challenge que je me réjouis d'avoir partagé avec vous au travers de mes chroniques ! Si tu as la moindre question, n'hésite pas à me contacter en m'envoyant un mail à j.plumetis@gmail.com.

Commentaires

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    Véronique
    Répondre
    20 décembre 2015

    Chouettes idées que ce faire-part de fiançailles !
    Présentation originale.
    Mais que s’est-il passé avant l’étape 5 ?
    Rien de grave j’espère.

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    Mlle Naturelle
    Répondre
    20 décembre 2015

    J’adore l’idée de la BD avec vos mini-vous! Mon Homme et moi avons également opté pour le faire-part annonce de fiançailles qui ont rencontré un franc super et une vague d’émotions positives. Vivement de connaître la suite !

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    Lili
    Répondre
    20 décembre 2015

    J’adore de A a Z, et ça change des faire-part plus  »tradi »

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    Madame D
    Répondre
    21 décembre 2015

    C’est super joli et original !!

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    Mademoiselle Saxo
    Répondre
    21 décembre 2015

    C’est plutôt original comme annonce pour des fiançailles ! Je vois bien que Mlle Plumetis ne peut pas faire comme tout le monde 😉
    J’ai hâte de découvrir comment vos proches ont prit cette nouvelle.

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