Ces moments où j’ai failli virer « Bridezilla »

Si tu penses être la seule à te prendre la tête sur la couleur de tes pompons, l’hébergement de Tata Gertrude ou ton amoureux qui ne comprend pas le principe d’une unité dans les polices choisies pour ta papeterie et tes flèches de direction, rassure-toi tout de suite : tu n’es PAS seule !

Bien souvent, il n’est pas facile de trouver une épaule sur laquelle déverser tes coups de gueule ou tes ras le bol : bien sûr, il y a ton futur mari, mais on a parfois besoin de quelqu’un d’extérieur. Et soyons honnête, la personne extérieure, mariée depuis plus de 10 ans, ou pas encore mariée ne comprend PAS en quoi il est dramatique que ta deuxième commande de pompons ne soit pas exactement de la même couleur que la première.

Alors voilà, aujourd’hui, pour que tu te sentes moins seule, je te partage les moments où j’ai (failli) viré(r) Bridezilla.

Tout d’abord, pour te donner le contexte, je suis quelqu’un de très très zen au quotidien. Paraît que ça peut même en agacer. Alors lors des préparatifs de mon mariage, je n’ai vraiment pas été stressée. Du tout. Disons que jusqu’aux trois derniers jours (mais je t’en reparlerai), il n’y avait pas de stress à déclarer. Zéro. Nada.

Mais voilà, il y a quand même eu deux-trois moments où je me serais bien offert un punching-ball…

Crédit photo (creative commons) : Farmgirlmiriam

Ma belle-famille

Ma belle-famille est adorable, qu’on se le dise tout de suite. Je n’ai rien à leur reprocher sauf… leur recherche de logement. Etant irlandais, ils souhaitaient profiter de notre mariage pour venir passer leurs vacances en France, et trouver une graaaande maison pour y loger tous ensemble. L’idée était chouette, et j’ai tout de suite proposé de les aider à trouver le gîte en question, parce que j’imaginais bien que ça pouvait être difficile sans parler français.

Notons qu’il fallait donc un gîte pour 26 personnes (et oui, les familles irlandaises sont des familles nombreuses !) et une piscine. Je leur ai donc envoyé toute une sélection, avec les tarifs, les traductions des descriptions, l’emplacement sur une carte, avec le lieu du mariage… J’y ai passé un temps fou, je le leur ai envoyé et… je n’ai jamais eu de remerciement. Non non. Finalement, ils ont trouvé « autre chose ». Bon. Très bien.

(Spoiler alert : le gîte qu’ils ont trouvé était très chouette, mais super loin du lieu du mariage, et surtout, complètement paumé, avec obligation de prendre la voiture pour aller à la boulangerie ou faire une petite course. Lorsqu’ils en reparlent, ils disent toujours que c’était vraiment l’aspect négatif de leurs vacances. Autant te dire que je tourne ma langue plus de 7 fois dans ma bouche dans ces moments-là !).

Ces invités « assistés »

Prise dans mon élan, puisque j’avais déjà écumé tous les gîtes de Charente-Maritime, j’ai également fait une fiche proposant plein d’hébergements, de gîtes, d’hôtels, de campings et de chambres d’hôte, dans un rayon de 20km autour de notre salle, pour tous les budgets et toutes les capacités, que j’ai envoyé aux invités français (personne n’était de la région, et tout le monde devait donc trouver à se loger) et traduit en anglais pour tous les invités irlandais. Malgré ça, à quelques semaines du mariage, on m’a régulièrement prise pour Booking.com. « Madame Claddagh, je n’ai toujours pas de logement, y a plus beaucoup de choix dans mon budget, tu connaîtrais pas quelqu’un qui veut partager le sien / un autre logement dispo / un endroit où planter une tente ». (Raye la mention inutile)

Réponse imaginée : « Tu prends tes 10 petits doigts, tu tapotes sur ton ami Google, et tu fais tes petites recherches et tu me laisses finir mes photophores en paix, y en a qui ont des choses plus importantes à faire ! »

Réponse donnée : « Ah mince… c’est pour ça que j’avais envoyé une liste super complète au mois de janvier… En juin, trouver un truc pour août en Charente, ça ne va pas être simple… Je vais demander à Bernadette s’ils ont pas un lit de plus dans leur gîte et je te redis. »

Crédit photo (creative commons) : JESHOOTS-com

Dans le même registre, on a aussi cru que j’étais Blablacar. Alors bon, au début, gentille bride-to-be que je suis (j’étais), j’ai fait l’intermédiaire entre Josette et Gilbert. Et puis au bout d’un moment, je t’avouerais que j’ai envoyé les coordonnées des personnes susceptibles d’avoir une place dans leur voiture, et je les ai tous laissés se débrouiller entre eux. Après tout, mon panneau de bienvenue attendait.

Le ferry annulé

Hein ? Quoi ? Un ferry annulé ? Mais quelle horreur, te dis-tu ! Tu ne crois pas si bien dire…

Il était prévu depuis fort longtemps que je prendrais l’avion pour La Rochelle mi-juillet, puisque je terminais mon année scolaire la dernière semaine de juin. Je devais donc rejoindre mes parents pour finir les derniers préparatifs sur place (et donc avoir moins de choses à amener d’Irlande), en profiter pour revoir certains de nos prestataires, choisir les fleurs avec notre fleuriste, etc. Monsieur Claddagh quant à lui avait pris 3 semaines de congés. Il devait donc prendre le ferry, pour pouvoir emmener toute la déco que nous avions chez nous, en Irlande, et arriver le 5 août (pour notre mariage ayant lieu le 11 août). Sa famille venant aussi en ferry, ils faisaient le voyage tous ensemble.

Lors des réservations du ferry, il y avait le choix : le ferry « habituel » que nous avons souvent pris, et qui part du sud de l’Irlande (à 3 heures de route, du coup), ou le tout nouveau ferry, qui était actuellement en construction, et mis à l’eau en juin, et qui partait de Dublin (à moins d’une heure de chez nous, donc). J’ai tout de suite dit à Monsieur Claddagh : « Réservez l’ancien ferry, il est peut-être moins moderne, mais au moins, on est sûr qu’il flotte ! » (tu sens la bride-to-be traumatisée par Titanic). Mais que nenni. La belle-famille a trouvé que c’était inutile, et qu’il fallait mieux réserver le ferry tout neuf. La bride-to-be s’est tue, mais n’en pensait pas moins.

Au mois de mai, nous avons appris que les traversées de juin étaient annulées : il y avait du retard sur le chantier et le ferry n’était pas prêt. J’ai émis la suggestion de modifier les réservations (tu sens la diplomatie, n’est-ce pas), mais non non, d’ici le 4 août, ça irait ! Notons également que les ferries partent tous les 4/5 jours environ, il n’y en a donc pas TOUS les jours.

Plus tard, toutes les traversées de juillet ont été annulées (et toutes ces personnes étaient donc transférées sur les ferries d’août). Et puis le 12 juin, j’ai reçu cet email :

Crédit photo : capture d’écran personnelle

Comme tu peux l’imaginer, les « Je te l’avais dit » ont fusé, mais j’en ai surtout beaucoup voulu à ma belle-famille qui avait tant insisté pour ce ferry.

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Monsieur Claddagh travaillait lorsque j’ai reçu l’email, et n’avait pas accès à son portable. Dans ma tête, je me suis dit : il faut répondre super vite pour espérer avoir une place sur l’autre ferry. (En général l’été, ils sont complets sur toutes les traversées, et avec les autres annulations, je n’avais vraiment pas beaucoup d’espoir. Je me demandais déjà comment nous amènerions notre déco jusqu’en France, si Monsieur Claddagh devrait prendre l’avion…)

J’ai finalement réussi à prévenir Monsieur Claddagh, et nous avons chacun de notre côté téléphoné : c’était à qui aurait quelqu’un au bout du fil le plus vite, mais l’attente était trèèès longue (si longue que ça finissait par couper, et qu’il fallait rappeler). Finalement Monsieur Claddagh a eu un agent, et après avoir bien expliqué qu’il prenait le ferry pour son mariage, il a eu… la dernière cabine disponible sur le ferry du 2 août.

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Ah je te jure, faut pas être cardiaque quand tu organises un mariage !

Tu te demandes peut-être si sa famille a pu changer aussi (moi sur le coup, je te le dis honnêtement, ce n’était pas ma priorité ahah ! Je ne voulais juste pas me retrouver toute seule à l’église !) : oui, tout le monde a pu changer, ou prendre un vol à la place du ferry ! Tout est bien qui finit bien !

Alors mon conseil, chère bride-to-be : délègue, lorsque tu le peux, laisse les invités se débrouiller un peu : s’ils veulent vraiment être présents à ton mariage, crois-moi, ils sauront trouver leur logement et leur moyen de transport ! Et respire un bon coup… tant que ton futur mari, toi et vos témoins êtes présents le jour J, c’est (presque) tout ce qui compte finalement !

Et toi ? Est-ce que tu es plutôt zen ou stressée lors de tes préparatifs ? Tu as eu des moments « crise de nerf » aussi ? Raconte !



3 commentaires sur “Ces moments où j’ai failli virer « Bridezilla »”

  • Je comprends l’énervement. Certaines de tes anecdotes me parlent beaucoup, comme cette histoire de logement pour la famille étrangère du fiancé.
    Mais ceux qui m’ont vraiment pris le choux c’est mes beaux-parents et ma belle-soeur. Dans le genre relous ils se posaient là. Surtout ma bs qui a monopolisé sa mere a une semaine du mariage… ben oui il lui fallait ma bm pour l’aider à ce trouver une tenue. Tenue qu’elle voulait blanche ou rosevpale au début ( j’en ai eu des sueurs). Et puis descendre de Belgique un jour plus tôt pour pouvoir nous aider c’était pas possible non plus… et mon bp qui a préféré boire des bières au pub la veille du mariage que de nous aider… et cerise sur le gateau le matin du mariage ils nous ont harcelés au téléphone et n’étaient pas contents qu’on ne reponde pas, car il fallait venir récupérer la robe de ma nièce ( encore une fois boire c’était plus important)… comment dire que le matin du mariage je n’avais qu’une envie s’était de m’en servir de punching-balls…

  • Ahahah tu m’as bien fait rire !! Et je m’y retrouve tellement. Les invités sont tellement à l’ouest ! Ils ne se rendent pas compte ! Et quel instinct mme Claddagh !! Je te demanderai conseil pour la prochaine fois que je joue au loto !! 😉

    • Ahah je ne sais pas si c’est de l’instinct (en tout cas, ca n’a malheureusement jamais marché pour le loto ahah!) mais franchement, tout le monde sait que les chantiers ne sont pas finis à la date prévue !!

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