Celle qui ne voulait pas de wedding-team

Il faut savoir que cette chronique me chatouille les doigts depuis quelques temps… J’y vais… Je n’y vais pas ? Bon allez… Je la commence (mais ne la finis pas)… Et puis j’ai réalisé que la lecture d’un article dans ce sens m’aurait très certainement beaucoup réconforté durant mes préparatifs, alors pour toi lectrice au profil de loup solitaire quelque peu effacé en société, je me mets (un peu) à nu aujourd’hui.

Une wedding-team ? Non merci !

Si tu as un peu suivi mes différentes chroniques tu auras peut-être remarqué que j’ai beaucoup plus de facilités à écrire des tutoriels de DIY qu’à parler de moi directement… C’est surement parce qu’en société, je suis généralement discrète, réservée et plutôt maladroite en terme de communication (il arrive souvent que mes paroles soient mal interprétées). De plus, ayant grandi au milieu de garçons (un frère et une flopée de cousins), j’ai toujours eu plus de facilités à m’intégrer dans des milieux masculins plutôt que féminins et surtout, j’ai toujours eu beaucoup de mal à me confier et à parler de « trucs de filles » avec des filles. J’ai tout de même des amies qui me sont très chères, mais ces filles dont je suis proche aujourd’hui me ressemblent sur ces points et lorsque nous passons du temps ensemble, nos maris (ça me fait encore tout drôle d’appeler mon Grognon ainsi !) sont bien souvents présents, exit donc les sujets totalement girly.

De nombreux témoignages sur les blogs montrent que souvent, après ses fiançailles, bride s’en va prévenir ses amies/sœurs/cousines (rayer mention inutile) de la grande nouvelle en leur offrant d’être témoin et/ou demoiselle d’honneur de ce grand évènement, le tout entrecoupé de torrents de larmes et de cris de joies. Elle attendra bien entendu un soutien et une implication sans faille de son équipe tout au long des préparatifs.

Une wedding-team ? Non merci !

Crédits photo (creative commons) : timothyhorrigan

Mais lorsque je me suis fiancée je n’ai ressentie aucune envie ni besoin profond de m’entourer d’une horde de demoiselles d’honneur. J’ai uniquement et naturellement demandé à mon frère d’être mon témoin, car je n’imaginais personne d’autre pour tenir ce rôle si important, et je me suis arrêtée là. Mais à force de lire tous ces articles racontant le bonheur partagé d’annonces originales et pleines de complicité entre filles, une sorte de malaise est né en moi.

Était-ce normal de ne pas vouloir m’entourer de mes amies et de ne pas vouloir partager avec elles cette année de préparatifs ?

Était-ce normal de ne pas rêver de photos, entourée de mes jolies demoiselles d’honneur aux robes assorties ?

Est-ce que celles que je pensais considérer comme mes plus proches amies l’étaient vraiment ?

Etc., etc., jusqu’à me sentir plus seule que jamais et complètement déprimée. Non pas seule parce que rejetée des autres, mais seule parce que j’avais le sentiment de rejeter les autres sans savoir pourquoi. Et d’habiter à 500 km de nos proches n’aidait pas forcément. Bref…

Donc après un petit moment à pleurer sur mon sort, j’ai repris le contrôle et j’ai tenté d’analyser mon malaise.

Pourquoi choisir de préparer son mariage seule ?

Je crois que les raisons principales étaient la peur d’être déçue et celle de briser une amitié. Comme dit plus haut, je suis très maladroite lorsqu’il s’agit de communiquer et comme je pense qu’il n’est pas politiquement correct de refuser d’être demoiselle d’honneur, comment savoir si elles en avaient vraiment envie ? De plus, je suis également très exigeante, à commencer par moi-même, mais malheureusement aussi beaucoup avec mon entourage (demandez-donc un peu au Grognon ce qu’il en pense…) alors comment faire si la tâche accomplie n’avait pas été à la hauteur de mes exigences ?

Et puis il y a aussi de nombreux témoignages d’amitiés brisées et je ne tenais pas à y rajouter le mien.

En creusant je me suis rendue compte qu’en fait c’était le contraire, je tenais trop à mes amies et à mes proches pour risquer de les embêter et de les perdre ensuite. Bien sûr ceci n’engage que moi, et ma façon de gérer mes relations. Je pense que chacun(e) est libre d’exprimer ses sentiments de la manière qui lui semble la meilleure. Donc je comprenais parfaitement que l’histoire et le ressenti personnels de chacune à l’instant « t » pouvait les mener à ne pas vouloir s’impliquer pour différentes raisons connues, telles que la préparation d’un concours ou d’un examen, l’arrivée d’un bébé, des soucis de santé… ou totalement inconnue, alors non, non et non ! Je ne voulais pas imposer à qui que ce soit d’avoir à s’impliquer dans mes préparatifs. J’ai donc abordé mes préparatifs en solitaire, avec pour seule (et meilleure) arme, un Grognon paré à affronter le meilleur comme le pire (et bien sur nos parents prêts à nous épauler en cas de besoins).

Comme le dirait si bien Madame Afro « Ma décoration : ma bataille !» « Notre mariage : notre bataille ! »

Une wedding-team ? Non merci !

Crédits photo (creative commons) : Valeria Boltneva

Mais ne te méprends pas, notre mariage n’était de loin pas un sujet tabou lorsque nous passions du temps avec nos proches, mais ce n’était juste pas forcément le sujet principal de nos discussions entre amis, j’aimais au moins autant prendre de leur nouvelles et écouter les aventures de leurs marmots. Nous avons beaucoup partagé, mais avons tenté de nous arrêter lorsque nous sentions que le seuil de tolérance « mariage » était dépassé (c’est du moins ce que j’ai ressenti).

Un loup solitaire pas si seul que ça

Si j’ai une seule leçon à tirer de cette période de préparatifs, c’est que malgré la distance géographique et malgré mon caractère je suis nous sommes entourés de personnes qui tiennent beaucoup, vraiment beaucoup, à nous. Et bien plus que ce que nous pensions.

Alors que je n’en ressentais pas le besoin au départ, une wedding-team bien réelle s’est formée tout naturellement, une wedding-team de volontaires qui nous ont, l’un après l’autre, proposé leur aide pour que notre journée soit unique et inoubliable. Au final, avec toutes ces contributions, je crois qu’on peut presque parler d’un mariage participatif.

Pour ne citer qu’un exemple (pour l’instant), j’ai découvert la passion pour les fleurs de la toute jeune petite amie de mon cousin (qui n’est pas fleuriste) lorsqu’elle m’a proposée de faire mon bouquet, puis toute la décoration florale du mariage (alors qu’elle n’a que 18 ans !). Ça avait l’air de lui faire tellement plaisir de pouvoir participer, que la control freak qui est en moi s’est naturellement tue pour lui donner carte blanche, sans avoir douté une seule petite seconde du résultat. Je l’ai tout de même orientée un peu en partageant rapidement un tableau Pinterest et en lui précisant que nous aurions une ambiance champêtre et que les fleurs devaient apporter de la couleur à la déco plutôt sobre. Et elle s’est même arrangée pour placer tous les bouquets en mon absence de manière, à garder la surprise pour notre arrivée au début du vin d’honneur. C’était magnifique, plein de couleurs, gai, champêtre… simplement parfait.

Une wedding-team ? Non merci !

Crédits photo : Valentine Poulain Photographie à gauche + photo personnelle à droite

Je lui avais aussi « soufflé » mon amour des tournesols

Je pense finalement que le plus important pour moi (pour nous) était de laisser le choix à nos proches de s’impliquer dans nos préparatifs, ou non, selon leur envie et leur disponibilité sans imposer quoi que ce soit. Et je n’ai pas regretté cette décision car nous avons eu de très nombreuses belles surprises (et moi j’adore les belles surprises).

De plus, ne pas avoir désigné de demoiselles d’honneur ne m’a pas empêché de partager des moments forts avec mes amies les plus proches durant cette journée fantastique. Des tonnes de sourires, de larmes, d’éclats de joie et d’embrassades… Bien assez pour me faire oublier mes délires mélodramatique de solitude. Alors, en effet je n’aurais pas de photos de jolies demoiselles toutes habillées de la même robe à te montrer, mais est-ce vraiment important ?

Alors si toi aussi pour une raison ou pour une autre tu n’as pas ressenti le besoin de te munir d’une équipe de bridesmaids (et que tu en as pas grand chose à faire de leur tenue du moment qu’elles sont fraîchement douchées), sache que de un tu n’es plus seule, ni anormale et de deux que ça ne t’empêchera pas d’avoir une journée pleine de complicité, d’amour et de paillettes (et des jolies photos quand même) !

La prochaine fois, je reviens avec une chronique plutôt originale pour te montrer l’une des contributions de notre wedding-team, un superbe cadeau « artisanal »…  As-tu une idée de ce que ça peut-être ?

Et toi ? As-tu directement ressenti le besoin de mettre en place une wedding-team ? Ou as-tu préféré te lancer dans tes préparatifs en solitaire de peur de forcer tes proches à s’impliquer ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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12 commentaires sur “Celle qui ne voulait pas de wedding-team”

  • J’avais comme toi choisi mon frère comme témoin. Mes amies étant loin, pas de wedding team ici non plus et je n’ai pas du tout regretté ! Je vois que toi aussi tu avais des tournesols dans ton bouquet de mariée 🙂 le mien était moins coloré ceci dit. Septembre c’est la bonne saison pour les tournesols !

    • Les seules fleurs que j’aime plus que les tournesols ce sont les tulipes. Mais si j’avais voulu un bouquet de tulipe un mariage au printemps aurait été plus judicieux.
      Quoi qu’il en soit j’adore mon bouquet, même si les tournesols c’est quand même super lourd.
      Je suis sure que ton bouquet était magnifique 🙂

  • Wow ! Ton article est touchant de vérité, et j’aurais aimé lire ça pendant mes propres préparatifs, parce que je m’y reconnais aussi par touches. Mes deux meilleures amies étaient mes témoins, mais je n’ai pas éprouvé le besoin d’avoir des demoiselles d’honneur, de faire des photos avec des filles aux robes toutes assorties, ni de m’entourer de toute une ribambelle de gens pendant les préparatifs. Mais en retour, comme toi, les gens sont naturellement venus à moi, m’ont proposé leurs multiples talents, parlaient presque plus mariage que moi qui n’osait pas les saouler avec ça… Et toutes ces preuves d’amour et d’amitié, c’est tellement extra !!
    Merci Mme Myrtille pour ce très bel article <3

    • Merci Mme Peach 🙂
      Les preuves d’amour et d’amitié pendant les préparatifs, chacun à sa manière c’est aussi ce que j’ai adoré. Et c’est vrai que c’est beaucoup plus plaisant d’avoir de bonnes surprises dans ce sens que d’être déçue

  • J’ai fait exactement les mêmes choix … mes deux petites soeurs étaient mes témoins à la mairie, ma meilleure amie a officié lors de notre cérémonie, et voilà … je n’avais pas envie de solliciter trop de monde, je considérais que notre mariage, c’était notre affaire, notre boulot … même si ma maman et une de mes sœurs m’ont beaucoup aidée.

    • Tu as tout as fait raison, organiser un mariage c’est vraiment une affaire personnelle et si trop de monde s’en mêle ça peut vite devenir un casse-tête sans nom. Et puis à solliciter trop de monde on perd aussi l’effet surprise a l’arrivée…

  • J’ai l’impression que j’aurai presque pu écrire cette chronique. Même caractère, et en plus j’ai toujours eu plus de facilité à tisser des liens avec des gens d’âge différent du mien donc peu d’ami/e/s de mon âge.
    Merci donc de me dire que je suis « normale » d’avoir envie de faire nous même « notre » mariage. Même si quand on regarde bien, y’a déjà une mini weading team de très proche.

    • Je ne sais pas si nous sommes « normales » mais au moins nous ne sommes pas seules 😉
      Je te souhaite une belle période de préparatifs avec ta « mini » wedding-team ! Profites-en car ça passe tellement vite !

  • Tu n’imagines pas à quel point te lire me fait du bien. Je suis de ce genre, nous avons pris le partie du pas dérangé que je camoufle sauvagement sous du control freak… Si je fais tout moi-même, pas de risque de déranger. n’est-ce pas?Je parle mariage si on m’en parle, mais excepté avec ma mère, j’en parle pas de moi-même. Au point, que si l’homme ne disais pas « elle gère tout ça très bien », on pourrait presque croire que je ne m’investis pas.
    Merci beaucoup!

    • Si tu te sens mieux comme ça, je dis : fonce ! C’est vrai qu’on a plus l’impression de contrôle en faisant tout soit-même. Et puis c’est chouette de pouvoir surprendre les invités et de recevoir ensuite plein de beaux compliments.

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