Le 28 juillet 2010 - Par

Tu soufflerais dans un ballon en sortant d’un mariage ?

Certes, j’abandonne certains projets*. Oui, je suis un peu stressée. Mais ce n’est pas pour autant que tout est noir, non non ! C’est d’ailleurs justement dans ces conditions que j’abats un maximum de boulot. Je coupe, je colle, j’imprime, je cloue. C’est la fête du fait-main chez les Dentelle.

Tu veux voir le dernier projet en date à être terminé ?

Avant de te montrer, je t’explique. Au départ, on voulait copier l’idée qu’a eu notre couple d’amis fraîchement mariés : pendant toute la soirée, un minibus et son chauffeur ont fait des aller-retour pour ramener les invités éméchés depuis le lieu de la réception jusqu’à leur hotel (tous les invités étaient dans le même hotel à 3 mn de route). Le lendemain matin, le chauffeur et son minibus étaient là à nouveau pour ramener les gens de leur hôtel au lieu de la réception, devenu lieu du brunch. C’était génial pour les invités qui n’avaient pas besoin de s’inquiéter de leur taux d’alcoolémie, et sécurisant pour les mariés qui ne voulaient pas de drame le jour de leur mariage.

Sauf que dans notre cas, ça ne collait pas vraiment. Déjà, le lieu de la réception est à plus de 20 minutes du plus proche hôtel et les invités sont éparpillés sur une zone d’au moins 50 km de diamètre, ce qui ferait que les invités attendraient au moins une heure entre chaque navette. En plus, le lieu de la réception n’étant pas le même que celui du brunch, il leur faudrait en plus faire faire un détour de plus de 20 mn, un lendemain de fête, pour aller chercher leur voiture.

Bref, pas très pratique. Exit donc l’idée de la navette anti-conduite-bourrée.

Nous nous sommes donc rabattus sur la distribution d’alcootests et de numéros de taxi, avec une spéciale dédicace pour le grand-tonton Jean-Marie (« mais non ch’ai pas trop bu quoi che marche pas droit mais si mais voui t’inquiètes pas elle est où ma voiture déchà mince je crois que j’ai perdu mes clefs »), la cousine Agnès (« hihi hihi hihi je crois que je suis bourrée hihi ») et l’ami Charlie (« ch’te l’ai jamais dit mais tu sais vraiment tu sais ch’t'adore t’es trop cool vraiment ch’t'adore tu sais. Vraiment pour de vrai tu sais. »).

Après avoir appelé en vain des centaines de gendarmeries et de pharmacies**, j’avais presque abandonné. C’est Belle-Maman Dentelle qui a fini par trouver un lot de 50 éthylotests à 50 centimes pièce. Banco.

Et vu que l’emballage ne faisait pas très mariage, j’ai conçu un suremballage***, certes pas très écolo, mais (un peu) utile puisque j’y ai ajouté les numéros de 3 taxis du coin****.

Le tout dans un joli panier récupéré qu’on postera à la sortie de la salle, en espérant qu’il ne passe pas trop inaperçu.

Sinon, comme dit M. Dentelle, ça peut toujours servir d’avoir un éthylotest à portée de main dans la voiture.

Ou cinquante…

Si ça t’intéresse, tu peux télécharger le fichier PDF de l’emballage de l’alcootest (sans les numéros de taxi, que tu peux rajouter à la main, pourquoi pas…).

* Quoique. De bonnes fées se sont penchées récemment sur mon bar à bonbon pour le ressusciter… A suivre.

** Enfin, en l’occurrence, c’est ma wedding planner qui a fait le gros du boulot. Ce qui me permet de dire en passant que c’est trop génial d’avoir une wedding planner.

*** Oui, j’ai honte. Moi qui traque les suremballages quand je fais mes courses. Oups. Au moins c’est du papier recyclé…

**** Bien sûr, je les ai appelés avant pour être sûrs qu’ils seraient ok qu’on les réveille à 3 heures du matin… Et figure-toi que oui. Je pensais qu’ils allaient m’envoyer balader, mais pas du tout. Au contraire, ils avaient l’air ravis.