Deux faire-part différents pour mon mariage ? (Hélas) ce n’était pas un caprice de future mariée !

À un mois de mon mariage, et après t’avoir parlé de ma robe, aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet un peu différent : mes collègues. « Tes collègues ? » me diras-tu. « Mais ton titre parle de faire-part ! » Oui, mais je ne pouvais pas te parler de mon histoire de faire-part sans te parler de mes collègues d’abord ! Et plus généralement de toutes ces personnes autour de moi, de toi, de nous toutes, futures mariées que nous sommes !

Eh oui, à moins que tu ne te maries en mode « femme des cavernes », et au cas où tu ne t’en serais pas encore totalement rendu compte, tous ces préparatifs constituent, entre autres, une aventure humaine. Il y a des gens qui t’étonnent en bien, d’autres en moins bien. Il y a ceux qui te prouvent leur amour à leur façon alors que tu ne t’y attendais pas.

Si je devais retenir une chose de tous ces préparatifs, ce serait sans doute ça. Le mariage est une occasion de créer des liens, d’en renforcer certains, mais aussi, hélas, il m’a amenée dans certains cas à prendre de la distance avec certaines personnes. Et à faire (beaucoup) plus attention à l’avenir à qui je demande de l’aide ou pas.

Alors voilà, aujourd’hui ma chronique parle de faire-part, de collègues, de déception, et aussi de soulagement quand toute cette histoire de faire-part a été enfin terminée !

Ah… les collègues !

Il y a ceux que tu ne connais pas si bien que ça, à qui tu as juste mentionné « je me marie » au détour d’une phrase, et qui te font aller de surprise en surprise ! J’ai eu cette chance : une collègue, la cinquantaine, mariée l’an dernier, à qui je n’avais rien demandé du tout et qui était plus enthousiaste à l’idée de m’aider que n’importe qui d’autre autour de moi ! Un vrai rayon de soleil au travail. Je te parlerai d’elle dans une prochaine chronique !

Et puis, il y a ceux dont tu te crois assez proche pour oser leur demander de te rendre un service, mais qui te font t’en mordre les doigts par la suite…

Et c’est là que mon histoire de faire-part commence…

J’ai un collègue graphiste avec qui je m’entendais assez bien, ou du moins je le pensais, pour oser lui demander de l’aide, et qui m’a complètement, mais alors complètement, fait regretter mon choix. On mangeait parfois ensemble le midi et il m’avait même confié ses histoires de cœur ! Tout ça pour te dire que ce n’était pas un inconnu ! Et comme j’appréciais beaucoup son travail, j’avais vraiment envie que ce soit lui qui conçoive mon faire-part !

J’avais une idée bien précise de ce que je voulais : une illustration d’une plage avec deux silhouettes qui jouent aux raquettes de plage devant le coucher du soleil. Alors OK, c’était peut-être un peu farfelu, mais c’est comme ça qu’on s’est rencontrés avec Monsieur Cook !

Donc après que mon collègue avait accepté de m’aider, c’est-à-dire fin février, je m’étais empressée de lui envoyer un brief détaillé de ce que je voulais. J’avais aussi évoqué une autre idée, celle d’un bateau type origami. On était à plus de quatre mois du mariage, et pour ne pas trop lui mettre la pression, je lui avais laissé entendre qu’on avait le temps. Je voulais le mettre à l’aise, pas être la bride to be relou hyper pressée d’avoir tout ce qu’elle veut, tout de suite.

Je pensais à l’époque que faire appel à lui me permettrait d’avoir un résultat plus personnalisé et plus original, et c’est pour ça que je voulais tant qu’il m’aide ! Je précise que j’avais même proposé de le payer car je savais qu’il faisait ce genre de travaux en extra, les weekends, ce qu’il s’était empressé de refuser.

Deux mois, c’est long !

Après que je lui ai envoyé mon brief très détaillé et mes textes, les jours ont passé, puis les semaines… Et puis à Pâques, deux mois et demi s’étaient écoulés et il ne m’avait toujours rien envoyé.

Je le vois tous les jours au travail, donc de temps en temps, j’évoquais le sujet pour le « relancer » gentiment et une fois, je lui ai même carrément dit que si pour une raison quelconque, il ne pouvait ou ne voulait plus le faire, il n’y avait aucun souci et que je comprenais parfaitement.

Mais à chaque fois, c’était la même chose : il répondait qu’il n’avait pas eu le temps, qu’il allait m’envoyer une proposition les jours suivants et que ça lui faisait plaisir de m’aider… Mais rien ne venait…

Et puis j’ai perdu patience…

… et Monsieur Cook aussi. Il ne comprenait pas pourquoi j’avais fait appel à lui et en rajoutait une couche en disant que je gérais mal la situation.

Et donc un jour, énervée et commençant à me dire que c’était carrément un manque de respect de sa part de me faire autant poireauter, j’ai pris contact avec un créateur de faire-part : Artbeat.gr. J’avais repéré un modèle qui pouvait coller au thème du mariage et j’ai demandé quelques modifications dans l’esprit initial de ce que je voulais. La gérante a tout de suite compris mes désirs et m’a envoyé dès le lendemain une magnifique proposition qui me correspondait tout à fait…

Je te laisse deviner la suite : le même jour, mon collègue a débarqué au bureau avec, oh miracle, sa proposition ! Plus de deux mois après, alors que je n’y croyais plus et comptais justement ce même jour lui dire que je laissais tomber, il s’était enfin réveillé !

L’idée de mon collègue était la suivante : un bateau en origami avec nos prénoms et la date du mariage, fixé sur le faire-part, avec au dos le texte. L’idée du bateau me plaisait (surtout le fait que le bateau soit détachable), mais le design général un peu moins car trop enfantin à mon goût. Mais d’un autre côté, je ne pouvais pas me permettre de lui demander beaucoup de modifications, ni lui dire que je ne voulais plus du sien… On se voit tous les jours au bureau, il y avait quand même passé du temps et j’avais peur de le vexer et que ça ait un retentissement dans nos « relations » (qui s’étaient complètement raréfiées, au passage). Je me sentais coincée et dégoûtée que tout ça soit devenu si compliqué !

Et c’est là que ma super collègue (dont je te parlerai une prochaine fois) a eu une très bonne idée. Comme le faire-part devait être à l’origine bilingue, en français et grec, elle m’a suggéré de faire appel à Artbeat pour le faire-part le plus pressé et que je demande à mon collègue (en mode « tranquillou ») de faire l’autre version, moins urgente.

Mes amis et ma famille française avaient déjà reçu un save the date par email, avec toutes les infos utiles pour qu’ils réservent leurs billets d’avion en avance. Du coup, même s’ils recevaient le faire-part tard, ce n’était pas si grave. Alors qu’en Grèce, on était dans l’urgence : Monsieur Cook n’avait pas encore parlé à tous ses amis du mariage, et certaines personnes n’étaient toujours pas au courant ! (Tu noteras au passage que Monsieur Cook était aussi en mode tranquillou !) En plus, comme je préférais légèrement le faire-part d’Artbeat, ça m’arrangeait qu’il aille au plus grand nombre d’invités, c’est-à-dire aux invités grecs !

Mes faire-part réalisés par Artbeat

Crédits photo : Photo personnelle

Un petit aperçu de mon faire-part grec : nos prénoms sont écrits tout en haut du faire-part, puis de nouveau dans chaque raquette. Et la balle est comme le lien qui nous unit, j’aime beaucoup !

Je te passe les détails, mais le résultat avec Artbeat est super joli. Tout à fait dans mon style, simple avec une touche d’originalité. Après avoir passé la commande, j’ai reçu les faire-part moins d’une semaine plus tard, avec une très belle qualité de papier « aquarelle » et une enveloppe assortie couleur sable.

Ce que j’ai apprécié avec eux, c’est vraiment le fait qu’ils aient saisi du premier coup ce que je voulais, et leur service client très efficace et rapide ! On a donc commencé à les distribuer. On était mi-mai, soit deux mois avant le jour J.

Patience et longueur de temps…

Et puis, pour le faire-part français, il a encore fallu attendre… Après avoir envoyé mes corrections, mon collègue a insisté pour parler lui-même à l’imprimeur et chaque jour, je me demandais où ça en était ! Avait-il parlé à l’imprimeur ? Avait-il demandé un devis ? Et les enveloppes ?

Là aussi, je te passe les détails mais un beau jour, sans nouvelles, j’ai contacté moi-même l’imprimeur pour lui dire que ma commande était pressée ! Et là, alors que mon collègue m’avait assuré qu’il attendait le devis de l’imprimeur, ce dernier m’a répondu qu’il n’était au courant de rien !

De nouveau, j’ai presque « pété un plomb », et je me suis retrouvée à deux doigts de tout annuler ! Et comme la fois précédente, au moment où je me suis retrouvée prête à sauter le pas pour lui dire « stop », il s’est pointé tranquillou dans mon bureau… Je ne saurai jamais ce qu’il s’est passé avec l’imprimeur, mais tout s’est enfin débloqué et quelques jours plus tard, j’avais mes faire-part (sans enveloppe) pour un prix très attractif.

Le résultat est joli, original, donc ça va. Mais les enveloppes, j’ai fini par les acheter moi-même à la libraire du coin (des enveloppes blanches toutes simples) car même si (soit-disant) mon collègue attendait de jolies enveloppes d’un autre fournisseur, j’ai compris que si je ne cherchais pas moi-même, je n’en finirais jamais !

Donc j’ai fait au plus simple et au plus rapide : une enveloppe standard, un peu trop grande pour le faire-part mais bon, je n’en pouvais tellement plus de cette histoire que j’ai rangé ma casquette de perfectionniste dans le tiroir ! Je me suis souvenue qu’en tant qu’invitée à des mariages, je n’avais jamais prêté une attention particulière à l’enveloppe du faire-part, et je me suis convaincue que mes chers invités français m’aimeraient quand même et feraient quand même le déplacement, même si l’enveloppe n’était pas pile-poil comme il fallait !

On était fin mai… Et mes amis français ont reçu leur faire-part environ un mois avant le mariage…

Crédits photo : Photo personnelle

Et le faire-part français recto-verso, dans lequel j’ai quand même réussi à intégrer deux raquettes de plage, mon idée initiale !  L’idée du bateau me plaît aussi beaucoup, car elle illustre bien le fait que désormais, un nouveau voyage commence, à deux ! Et puis il y a aussi l’expression « être dans le même bateau » : c’est un peu ça, le mariage, non ?

Mes faire-part réalisés par un collègue

Crédits photo : Photo personnelle

Le bateau origami est collé sur le faire-part avec de la patafix et se détache facilement

Bilan

Voila, si je te raconte cette histoire, c’est pour te dire de faire bien attention à qui tu demandes de l’aide. Dans le cadre du travail, ça peut super bien fonctionner, mais ça peut aussi te « piéger ». Car si tu n’es pas d’accord ou que tu n’aimes pas trop ce qui est fait, il est très délicat de le dire à des gens que tu côtoies tous les jours.

Et puis maintenant, je me suis complètement éloignée de ce collègue. Au tout début, enthousiaste, je m’étais dit que je lui ferais un cadeau pour le remercier. Mais là, je t’avoue que je n’en ai pas du tout envie ! Le remercier de quoi ? Qu’il m’ait stressée avec cette histoire de faire-part ? Qu’il m’ait autant fait attendre ? Qu’il n’ait pas pris cette histoire au sérieux comme il aurait dû ? Qu’il m’ait fait poireauter aussi pour les enveloppes, m’obligeant à trouver quelque chose à la dernière minute ?

Alors voilà, bien sûr, je me suis sentie obligée de l’inviter au mariage (et il m’a confirmé sa présence !), mais franchement, alors qu’à l’époque on se parlait souvent, qu’on allait souvent manger ensemble le midi, depuis on ne se parle que pour le minimum. Je ne comprends toujours pas pourquoi il ne m’a pas dit qu’il ne voulait pas m’aider ou qu’il n’avait pas le temps. S’est-il senti obligé justement parce qu’on était collègues ? En tout cas, je me mords les doigts de cette histoire, je m’en veux d’avoir demandé de l’aide à quelqu’un que je connaissais au final pas tant que ça.

Seul point positif : ma maman préfère le faire-part français et mes amies de France m’ont fait des compliments sur mon faire-part, qu’elles ont trouvé original, ce qui a un peu atténué la frustration engendrée !

Et toi, as-tu aussi eu des expériences difficiles avec des proches autour de toi ? As-tu impliqué tes collègues dans ton mariage ? Comment ont-ils réagi ? Raconte ?


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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9 commentaires sur “Deux faire-part différents pour mon mariage ? (Hélas) ce n’était pas un caprice de future mariée !”

  • Euh… j’ai cru que j’avais mal compris sur le coup, mais j’ai relu : demander de l’aide pour le faire-part à moins de 5 mois du mariage, je trouve que c’est franchement tard. Tu lui as laissé entendre que vous aviez le temps,alors que c’était tout le contraire ! Il a dû se dire : bon, les invités sont tous déjà informés vu la date, et le faire-part sera là « pour le plaisir » que les gens reçoivent une jolie invitation, pas parce qu’il faut les informer. Bon,d’accord, il aurait pu s’y mettre plus vite (faire attendre quelques semaines, mais pas 2 mois et demi), mais je te trouve bien dure avec lui. Par contre, le coup de l’imprimeur, c’est moche de sa part. En tout cas, sa création est vraiment chouette ! J’avoue que je la préfère cent fois à l’invitation toute simple pour les invités grecs. Super pour ta collègue enthousiaste !

    • Bonjour Véronique, je te remercie de ton commentaire. Je n’ai vraiment pas eu cette impression, de faire ma demande trop tard. En Grèce on a peut-être une notion du temps un peu différente ? En tout cas merci de me le faire remarquer, je n’y avais pas pensé jusque là ! En tout cas, la plupart des gens avaient effectivement été mis au courant de la date bien avant (en tout cas de mon côté à moi !). Mais tu as raison sur le fait que j’ai été très dure avec lui. Le temps a passé depuis que j’ai écrit cette chronique et aujourd’hui je me rends compte de cette « dureté ». Je crois que je m’en suis surtout voulue à moi-même de ne pas réussir à gérer correctement la situation et c’est ressorti de cette manière.

  • Bonjour Madame Sirtaki,
    Je comprends que la situation t’ait stressée et que tu aies fait appel à quelqu’un d’autre.
    Mais ce que tu racontes là, c’est un peu le piège du « prestami » non ?

    Je me permets de te donner mon point de vue en tant que dessinatrice régulièrement sollicitée pour des faire-parts (même si ce n’est pas là mon activité principale) par des proches. En tant qu’amie j’ai évidemment envie de bien faire, je me sens souvent inspirée d’autant plus que je connais bien la personne, j’ai envie de lui faire plaisir et donc je suis souvent tentée de dire oui. Mais ce genre de demande est finalement très ambigu et souvent inconfortable pour tout le monde. Une création de faire-part, ce n’est pas un coup de main vite fait qui va prendre une heure ou deux, c’est une commande personnalisée pour laquelle la personne a beaucoup d’attentes. Or dans ce type de relation, le cadre est généralement complètement flou. Moi, j’ai du mal à établir un vrai cahier des charges : c’est « un petit service pour un ami ». L’ami a du mal à demander exactement ce qu’il veut (un motif qu’il sait compliqué, un délai serré) parce qu’il ne veut pas me mettre la pression/en demander trop. Mais en fait il sait bien ce qu’il veut et ça ressort tôt ou tard. Parfois, il n’est pas très clair au fond de lui : demande-t-il un prix d’ami voire un cadeau, ou est-il un client normal qui va rémunérer un service normalement ? Attend-il une maquette, un fichier, ou les faire-part finalisés et imprimés? Me choisit-il parce que ma patte est dans l’esprit qu’il recherche ou simplement par facilité ? Un « bien sûr on peut te payer » est souvent lancé, mais quand je donne un prix pourtant adapté, cela paraît toujours démesuré et je m’aperçois qu’en fait c’est plutôt un cadeau qui était attendu, souvent inconsciemment.

    J’ai plusieurs fois tenté quand-même, parce que j’avais envie de faire plaisir, que c’est agréable aussi d’imaginer une création pour quelqu’un qu’on aime bien. Mais je sous-estimais généralement le temps que ça va me prendre. Ou j’occultais le fait qu’on ne peut souvent pas s’occuper en priorité d’une commande gratuite, parce qu’il y a d’autres commandes rémunérées qui tombent, parce que la vie vient mettre une autre priorité imprévue sur le chemin…Et puis les faire-part ce n’est pas (encore) mon rayon. Et donc ça me prend plus du temps qu’à un spécialiste pour le concevoir, mettre mes idées en forme, chercher un imprimeur. Sans parler du fait que les amis pensant que ça va super vite se permettent au bout d’un moment de demander des modifs par-ci, des modifs par là…ou tiennent un double discours en mode « on te fait confiance, tu as carte blanche » mais « on n’écoute pas du tout tes conseils et on change d’avis mille fois ».
    Les gens étaient toujours ravis du résultat à la fin, mais ça m’est arrivé d’être fort en retard sur le délai prévu et une fois de laisser tomber suite à un décès dans ma famille. J’étais horriblement gênée et j’ai eu beaucoup de mal à l’annoncer à mes amis. Bref, dessiner pour mes amis, j’en suis revenue ! Je sais que je le gère mal, que je ne me sens pas confortable dans ce type de cadre, que ce n’est pas bénéfique à mon activité, qu’un bon ami n’est pas synonyme d’un bon client et qu’au final ça peut devenir stressant et/ou gênant pour tout le monde. J’ai appris mes limites et je les pose clairement désormais.
    Ce que tu ne réalises peut-être pas non plus, c’est à quel point les graphistes et dessinateurs sont sollicités régulièrement par leur entourage pour ce genre de tâche. C’est fou comme on apprécie notre talent 😀 N’avais-tu pas beaucoup d’attentes envers ton collègue dans ce projet ? Qu’as-tu appris de cette expérience ?

    Tout cela pour dire que ton collègue n’a certes pas été professionnel avec toi, mais le cadre de la commande ne l’étant pas, c’est quelque part logique. Bien sûr que tu as eu un service plus professionnel et efficace en t’adressant à un créateur spécialisé et en payant, sans compter que cette deuxième commande demande visiblement moins de travail puisqu’il s’agit d’adapter un modèle déjà existant et assez sobre.

    Par ailleurs ce n’est pas dit que ton collègue a traité ta demande à la légère, il n’a peut-être juste pas osé dire non, mal anticipé ou mal communiqué sur ses difficultés. Peut-être est-ce une leçon pour tous les deux ?
    Au final, tu as deux beaux faire part, un payé en argent et l’autre en sueurs froides 😉 J’avoue que celui fait par ton collègue me plaît aussi beaucoup plus ! Les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais il me semble que tu l’as obtenu, ton résultat personnalisé et original, et conforme à ton brief 😉
    Je vous souhaite de pouvoir débloquer la situation, peut-être avez-vous juste besoin de tirer l’épisode au clair ensemble et de pouvoir exprimer vos frustrations respectives 😉 Tu écris que tu ne comprends pas sa réaction, lui as-tu demandé son point de vue ?

    • Merci infiniment Flor, d’avoir pris le temps de m’écrire ! Je crois que tu as raison sur toute la ligne, tout simplement. Il y a énormément de choses que je n’ai pas réalisé en lui faisant cette demande, et le cadre était tout sauf clair. J’ai eu beaucoup de mal ensuite à me sortir de la situation. C’était la première fois que je demandais quelque chose de la sorte à un ami, et je n’avais pas pensé à quel point cela pourrait le mettre en difficultés. Là où je lui en veux un peu, c’est que chaque fois où je lui ai tendu la perche pour annuler, qu’il ne l’ait pas saisie pour nous sortir tous deux de la situation ! En tout cas ton message me touche beaucoup, merci d’avoir pris le temps d’expliquer ce qu’il a pu ressentir. Car non, nous n’en avons jamais reparlé depuis. Depuis, il est venu avec ses enfants à mon mariage et ça s’est très bien passé. Il m’en reparle souvent car ses enfants se sont vraiment amusés ce jour là. 3 mois ont passé depuis cette histoire de faire-part et je crois qu’aujourd’hui, nous ne gardons aucun ressentiment de cet épisode. Mais en tous cas oui c’est une vraie leçon pour moi : j’ai souvent du mal à communiquer à mon entourage, et je dois vraiment m’améliorer sur ce point ! Et oui son faire part à lui est sans aucun doute celui le plus conforme à mon brief initial !

  • La plupart des graphistes que je connais ont un mal fou à travailler autrement qu’au dernier moment (voir après…). Donc de la part du collègue, vu qu’en plus ce n’était pas une commande « pro » mais un travail d’ami, il a du procrastiner à mort sans se rendre compte du souci… Ce qui ne l’excuse pas.

    Pour ce genre de demande, il est généralement très important de donner une date limite : « j’ai besoin de ta première proposition tel jour ». Et une fois le jour arrivé, demander des nouvelles si on n’en a pas eu et être assez ferme sur le fait que la date limite étant dépassé, on va trouver une autre solution. Ça a l’air un peu rude comme ça, mais finalement ça assainit bien les demandes et ça évite même le ressenti mutuel par la suite.

    Ces deux faire-parts sont quand même très beaux, on ne voit pas le stress qui les a entouré 😉

    J’espère que ta relation avec ton collègue redeviendra sereine, bon courage.

    • Merci Maria également pour ton message! Je n’avais pas osé donner une date limite vu que je ne payais pas la prestation. Mais tu as raison, c’est certainement beaucoup plus clair si la personne pose un cadre clair. J’avoue que je ne sais pas si je retenterai l’expérience « prestamis » dans d’autres circonstances. Je crois que si les amis veulent aider de façon volontaire, c’est super. Et j’ai eu beaucoup de personnes dans mon entourage qui l’ont fait ! (je le raconte dans mes prochaines chroniques). Mais après cette expérience je comprends à quel point cela peut mettre l’autre en difficultés donc je n’oserai pas retenter.

  • En effet, contrairement à ce qu’on pense souvent, la contrainte est un très bon moteur créatif. Et plus tout le monde est clair et transparent sur ses attentes et limites, mieux ça fonctionne.
    Je reviens quand-même sur le fait qu’il est illusoire d’espérer un respect absolu du cahier des charges en faisant appel à un « gratuiste » et qu’il faut aussi se questionner là-dessus…

  • J ai eu le même soucis. Mon mari voulait à tout prix demander à son frère graphiste . Il avait peur de le vexer si on passait par quelque un d autre.
    Mon beau frère etait super ému qu on lui demande mais les jours passent et rien ne vient. Finalement il nous a avoué que ça lui mettait trop la pression une mission aussi importante.
    Je tiens à préciser que le texte lui avait été fourni et qu on voulait juste quelque chose dans notre theme: des étoiles. On mettait pas du tout de pression. Peut être que ton collègue s est mis aussi la pression tout seul ?
    J ai fait le faire-part moi même finalement sur Carteland, à l arrache et juste à temps. J aime bien le résultat.

    • Merci Madeleine, moi aussi j’avais fourni le texte et je n’ai pas fait beaucoup de modifications à la fin. Je crois que ton beau frère a bien fait de vous dire ce qu’il ressentait et de clarifier la situation plutot que de vous générer du stress inutile. J’avoue que j’aurais préféré tout annuler moi aussi, même si j’aime le résultat final et que mes invités français ont beaucoup aimé!

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