La quête de ma robe de mariée – première partie

Dans un précédent billet, je te parlais de mon TOC et de ma crainte de ne pas trouver la robe de mes rêves.

L’annonce de notre mariage a été le déclencheur : je pouvais enfin entamer mes recherches de manière concrète. L’avantage, c’est qu’ayant épluché toutes les collections en cours, je pouvais d’ores et déjà écarter les modèles qui ne me plaisaient pas (soit 95% de ce que j’ai pu voir, sans exagérer) et me focaliser sur ma (très) short-list de pistes intéressantes (et surtout dans mes moyens, avec une fourchette de 750/800 euros maxi).

Le temps de m’y mettre vraiment, on est déjà fin juin 2012. Je prends mon courage à deux mains, rentre dans le premier magasin que je trouve et tache de ne pas trop bredouiller quand je demande à essayer des modèles… Sauf que… « Trop tard pour les collections 2012 et bien trop tôt pour les celles de 2013 », me dit-on. Je vais devoir patienter jusqu’à la fin septembre au moins. Joie !

Heureusement, les vacances arrivent. Dans ma valise, j’embarque quelques magazines spécialisés mariage, et au détour d’une de mes lectures, je tombe sur ça :

robe Opium, Elsa Gary

Crédits photo : Elsa Gary - robe Opium, collection Les Jolies Filles

Bien évidemment, je connais la marque Elsa Gary. Mais je ne m’étais jamais attardée sur ses modèles, trop colorés à mon goût. Pourtant, cette autre collection « les jolies filles » colle plus à mes attentes : c’est simple, fluide, élégant, avec des détails discrets très travaillés. Je n’ai aucune idée du prix, mais en furetant sur le net, je peux lire que la gamme est plus abordable que les autres créations Elsa Gary.

Banco, je passe aux repérages intensifs quand je rentre ! De mémoire, il y’a même une boutique dans ma ville.

Enfin… Il y’avait… la boutique a fermé depuis près d’un an ! Deuxième rebondissement, me voilà contrainte de chercher en catastrophe une autre boutique, la plus proche se trouvant à 2h de route !

Mais la chance semble me sourire à nouveau : une créatrice de robes, près de chez moi, est dépositaire de la marque. Ni une ni deux, je lui passe un coup de fil en pour fixer un rendez-vous. Comme ça ne m’engage à rien, je décide d’y aller seule.

Ce matin-là, j’arrive complètement speed à la boutique, avec 40 minutes de retard (merci mon GPS pourri !). J’ai la boule au ventre à l’idée de tomber sur une « Mireille » (tu sais, ces vendeuses acariâtres, avares en sourires, mais jamais en vacheries), qui me fera payer cher mon absence de ponctualité.

Mais contre toutes attentes, ça démarre plutôt bien. Je suis reçue par la créatrice en personne, une sorte de petite fée tout droit d’un dessin animé, qui me met immédiatement à l’aise, en m’expliquant le concept de son atelier.

Cendrillon et marraine la bonne fée

Ici, point d’essayage à la chaîne, pas de catalogues. Les clientes viennent majoritairement pour concrétiser leur rêve de robe (les quelques modèles exposés sont d’ailleurs très beaux !). La créatrice a choisi d’être aussi dépositaire Elsa Gary, car elles partagent le même goût des belles matières et la même philosophie.

Quand on aborde la question du type de robe, je m’apprête à énoncer sous apnée ma liste de critères longue comme le bras (« pas-de-meringue-pas-de-strass-pas-de-bustier-pas-de-dos-nu-pas-de-décolleté-trop-décolleté-pas-de-couleur-pas-de… »). Mais elle me devance, en me confiant qu’elle me verrait plutôt dans un modèle sans volume, épuré, facile à porter. Wow, je rêve ou elle lit dans mes pensées ?

Par contre, il y a un hic : elle n’a pas encore reçu la robe qui m’intéresse. Elle me propose tout de même d’essayer certains modèles disponibles pour me faire une idée. Zoup, je saute dans un jupon « chaussette » (qui n’a qu’un seul cerceau en bas), et c’est parti !

Je passe une première robe, couleur ivoire, de coupe similaire à celle qui me plaisait bien. Avec une belle taille empire et aucune fioriture, à part une petite vague de tissu sur le décolleté. Sur le cintre, elle correspond à toutes mes attentes. Par contre, devant le miroir, ça ne fait pas du tout robe de mariée. L’absence de détails rend le modèle tristounet.

La créatrice me précise qu’il s’agit en réalité d’une robe de cocktail. Elle voulait me montrer qu’une pièce trop simple peut très vite tomber dans le « passe-partout ». Ce n’est pas forcément l’effet recherché quand on veut être la vedette de son joli jour. Je commence à gamberger : je risque fort d’avoir la même déconvenue avec la robe « coup de cœur ». Mais bon, continuons les essayages.

Deuxième robe : une création maison, courte, en dentelle et petites plumes, esprit baby doll. Très jolie à regarder, très agréable à porter. Mais soyons honnête : ce n’est pas du tout mon style. Next !

Troisième essai. « Bon, ce n’est pas une robe… »

On me tend un ensemble top-jupe-ceinture. Original ! Je me dis d’emblée que je pourrai facilement reporter le top et la ceinture pour une autre occasion. Bon point ! L’idée de la superposition toute en transparence me séduit bien. Bon point ! Ce n’est pas prise de tête à enfiler, je me sens aussi à l’aise que dans un jean. Très bon point !

Au-delà des considérations pratiques, quand je me regarde dans le miroir, c’est pas mal… Même franchement bien… En fait, plus je m’observe sous toutes les coutures, plus je me trouve belle dedans (ce que j’ai beaucoup de mal à admettre en temps normal, pourtant !). J’en ai presque les larmes aux yeux d’émotion. Aurions-nous une gagnante ?!

Toute euphorique, je demande le prix de cette merveille.

Et là, c’est le drame !

Roy Lichtenstein

Je suis hors budget de près de 600 euros. Même si la boutique m’offre les retouches si je passe commande avant le salon du mariage, la descente est rude. Certes, la somme n’est pas astronomique, vu ce que j’ai pu lire sur des blogs. Mais je n’assume pas de mettre autant dans ma tenue.

Et puis, comment être sûre du sentiment qui a déclenché mon émotion ? Était-ce juste le fait de me voir une robe de mariée, ou bien s’agit-il du modèle qu’il me faut ? Après tout, je n’ai fait que 4 essais. (Le dernier était une variante de l’ensemble avec un autre top, qui me plaisait moins.)

Alors, coup de tête ou coup de cœur ? Impossible de trancher, je suis perdue. J’accepte toutefois un deuxième rendez-vous, 15 jours plus tard. Mais d’ici-là, vais-je réussir à y voir plus clair ? Rendez-vous au prochain épisode !

Et toi ? Comment a démarré la quête de ta robe ? Est-ce que tu avais déjà fait au préalable une sélection de modèles, ou y es-tu allée « au feeling » ? Est-ce que le critère budget était prépondérant dans le choix de ta robe ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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19 commentaires sur “La quête de ma robe de mariée – première partie”

  • J’ai pas osé aller dans cette boutique, même si à la visite du stand au salon du mariage j’ai trouvé les modèle très beaux. Trop cher pour mon budget, malheureusement. Tu nous montreras une photo de l’élue en cachette à la prochaine soirée dentelle !?

    • Coucou Charlotte! Pour tout te dire j’ai connu la boutique à la base parce qu’elle était depositaire. Sans ça je pense que je n’aurais pas essaué de creuser la piste également pour des questions de budget. Mais j’ai eu l’occasion d’essayer 2-3 créations pour le fun et c’est vrai que c’est très beau… tellement que ça m’a même un peu perturbée mais chut… c’est pour ma prochaine chronique! 😉 et bien sur je vous montrerai l’elue discretos à la prochaine soirée! ^^

  • Moi aussi je suis allée essayer les robes d’Elsa Gary dans la boutique à Paris, c’est même elle qui m’a conseillée. Elle était absolument adorable, c’est d’ailleurs la seule qui se soit comportée « normalement » pendant tous mes essayages. Je n’ai pas eu mon coup de coeur dans sa boutique malheureusement, mais les robes de la collection « Les Jolies Filles » sont super…

    • Wow tu as rencontré Elsa Gary Herself Melle Dorée!!!! Elle a l’air super en effet! Moi aussi j’ai apprécié la façon dont s’est passé cet essayage on m’a donné du temps, des conseils… c’est bon de se sentir écoutée! Au fait tu as essayé quels modèles?

  • ah bah je suis pas la seule a n’aimais que 5% de tout les catalogues et a établir une liste longue jusqu’en australie de ce que je n’aime pas..
    hate de lire la suite

  • Elsa Gary m’avait aussi conseillée par une collègue qui s’est mariée il y a 2 ans. Et c’est en voulant me donner l’adresse qu’on s’est rendu compte qu’il n’y avait plus de boutique… Hâte d’être à la prochaine soirée Dentelle pour en savoir un peu plus et comme dis Charlotte, on aura peut-être droit à un petit aperçu ??? 😉

  • Haa c’est terrible, j’ai envie de connaître la suite ! Moi je suis comme toi, un peu à la recherche du sobre et de l’épuré, et la crainte que ce soit too much, et en essayant je me suis rendue compte que les modèles très très sobres pouvaient parfois sombrer dans le tristoune s’ils n’ont pas de petits détails pour les réhausser.

    • Melle Zelda j’ai été surprise comme toi : trop de sobriété peut nuir à la robe! Après il ya toujours les accessoires mais dans le cas de celle que j’ai pu essayer en premier il fallait vraiment mettre le paquet pour que ça fasse enfin weeding dress! 😉

  • J’avoue qu’il y a des trucs pas mal chez Elsa Gary ! Je ne suis pas fan de sa collection colorée, mais il y a d’autres modèles que je trouve sympathiques… Et que j’imaginerais bien volontiers en couleur, bien sûr. 😛

    • Madame Lutine je te confirme que la collection globale de cette année est très chouette. J’ai vu sur le site une robe dans des teintes feuille d’automne elle est sublime! Elsa Gary utilise pas mal la fibre de banane et le sisal c’est hyper original!

  • oh le suspense pour savoir la suite pire que la fin d’un épisode de plus belle la vie! 🙂
    vite vite tu l’as trouvé cette robe et comment est-elle? …

    • Hey Mademoiselle… Mais plus pour longtemps! Vraiment désolée pour ces « Cliffangher » insoutenables d’ailleurs je vais demander à Mme Dentelle si elle peut mettre un petit jingle dramatique à la fin de la chronique  » tatatiiiiiiin! » 😉 bon allez j’avoue! Vi elle est trouvée mais que de péripéties… je vous raconte tout ça très vite!!!!

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