Les péripéties de ma robe de mariée – Partie 1

Comme tu le sais, j’ai fait appel aux doigts de fées d’une couturière (appelons la J) pour la réalisation de ma robe de mariée.

Cette couturière est spécialisée dans la reconstitution historique. On peut donc dire que j’aurai des vêtements d’époque.

J’ai déniché ses coordonnées au hasard de mes recherches sur le net. Après une première prise de contact par mail, pour savoir si le projet de ma robe était réalisable pour elle, nous avons pris un rendez-vous dans la vraie vie à la fin du mois de juillet 2013.

Définir mes envies et commander la robe

Nous nous sommes rendus avec Chéri dans son petit atelier. À ce moment là, je n’avais pas encore d’idée précise de la robe que je voulais, je lui avais envoyé par mail plusieurs visuels de robes qui me plaisaient. Nous avons discuté des différents modèles, ce qui me plaisait sur chacun d’eux et nous nous sommes mises d’accord sur le choix définitif de ma future toilette.

Elle m’a fait essayer une chainse pour que je me rende compte de ce que ça pouvait donner porté. Comme il était tôt dans les préparatifs, elle m’a conseillé d’attendre la fin de l’année, voire le début de l’année suivante, pour le premier rendez-vous. Et qu’elle m’enverrait un devis courant de l’été pour la confection des tenues.

Comme je la questionnais sur l’achat du tissu, elle nous a parlé du marché historique de Pontoise qui se tient 2 fois par an (en avril et en novembre). En nous expliquant qu’elle y serait pour l’édition de novembre et qu’elle achetait son tissu sur place en règle générale, ainsi que divers éléments de mercerie.

Chéri n’avait pas encore choisi sa tenue au moment du rendez-vous, mais il s’y est vite mis pour pouvoir envoyer un visuel à J pour l’établissement du devis.

Comme prévu, J nous a transmis son devis dans le courant du mois d’août. Ses tarifs nous convenant nous avons accepté le devis. Comme nous avions programmé le marché de Pontoise dans notre agenda de novembre, nous avions convenu d’acheter le tissu, les galons et les petits boutons sur place pour pouvoir les laisser à J qui devrait, en plus, prendre nos mesures sur son stand.

Arrive novembre et le moment de nous plonger dans l’histoire : nous retrouvons J sur son stand afin qu’elle prenne nos mesures entre 2 renseignements à des clients. Cette étape était le préalable à l’achat du tissu, puisque le métrage dépendait de nos mesures.

Les péripéties de ma robe de mariée

Acheter le tissu et le galon…

Armés des précieuses quantités de tissu et de galon à acheter, nous arpentons le salon en direction du marchand de tissu. Pour la petite histoire, ce marchand est anglais… ce détail insignifiant aura son importance plus tard.

Nous trouvons le tissu dans les couleurs que nous souhaitons.

Nous nous dirigeons maintenant vers l’achat du galon. C’est là que ça commence à se gâter un peu. Nous trouvons un très joli galon dont les teintes se marient parfaitement avec celles de nos tissus, il est juste PAR-FAIT ! Mais, il y a toujours un « mais », les vendeurs ne l’ont pas en quantité suffisante pour nos 2 tenues.

Nous sommes en novembre, nous n’en n’auront besoin que bien plus tard, nous avons donc du temps… La vendeuse propose de prendre nos coordonnées et de nous donner les siennes : elle va se renseigner auprès de son fournisseur pour savoir s’il est possible de l’avoir à nouveau.

Nous sommes un peu dépités, mais ce n’est qu’un petit contretemps. Sauf que le petit contretemps s’est transformé en arrachage de cheveux !

En février, nous avons recontacté la vendeuse et elle n’avait pas encore reçu le nouveau catalogue de son fournisseur. Mais après plusieurs échanges, il s’est avéré que son fournisseur ne faisait plus le modèle qui nous plaisait ou à des prix exorbitants. Adieu donc joli galon, retour à la case départ au mois d’avril… (oui on n’est pas des rapides non plus faut dire).

… et les petits boutons de ma robe

Revenons maintenant au mois de novembre et à ses instants de félicité et d’excitation dans les allées bondées de Pontoise.

Je vais avoir besoin de plusieurs boutons pour ma robe. J a déjà travaillé avec des petits boutons en étain réalisés par un artisan qui est justement lui aussi sur le marché médiéval. Nous faisons un tour, 2 et puis 3 pas moyen de trouver son échoppe… Las, il commence à se faire tard, nous sommes fatigués de notre journée, nous avons les bras chargés d’équipement (pas du tissu car nous le laissons à J). L’artisan a un site Internet, j’irai y faire un tour en rentrant chez nous. Nous sommes en novembre, nous avons le temps…

De retour à nos pénates, je cherche l’artisan en question sur le net. Je trouve facilement son site, son catalogue et les boutons dont m’a parlé J. Pourquoi je n’ai pas passé la commande tout de suite ? Je me le demande encore… Et comme je sais si bien le faire, j’attends et je me réveille en février. Je suis encore laaaaarge puisque nous n’avons même pas commencé les essayages. Je m’attelle donc à la commande. Il n’est pas possible de commander directement sur le site de l’artisan. Je remplis donc un bon de commande et, confiante, je fais le chèque et l’envoi.

Au bout de 3 semaines (quand même !), je m’inquiète. Pas de nouvelles bonnes nouvelles de l’artisan. Je lui envoie plusieurs mails, sans réponses. Je l’appelle, sur son fixe, sur son portable et je laisse à chaque fois un message. Pas de réponses.

Bon, à ce stade là, je n’ai pas beaucoup de solutions. Prendre contact avec lui ne fonctionne pas, il ne me reste plus qu’à faire opposition au chèque et à chercher des boutons ailleurs…

Et tu sais quoi… j’ai effectivement cherché les boutons mais je n’ai pas fait opposition au chèque (qui n’est ni perdu, ni volé donc il n’est pas possible d’y faire opposition). J’ai commandé sur Internet des boutons qui semblaient convenir. Magie de l’écran, lorsqu’ils sont arrivés, je les ai trouvé trop long et surtout trop lourd. Retour à la case recherche.

Mes errements nous ont amené tout doucement au mois d’avril et à la seconde édition du marché historique. Nous n’avions pas prévu initialement de nous y rendre. Mais on est des enragés et on s’est dit que peut-être il nous manquait 2-3 trucs… Du galon et des boutons entre autres.

Comme nous nous étions bien équipés en novembre, nous avons été nettement plus raisonnables cette fois-ci.

Pour le galon, nous avons une nouvelle fois fait chou blanc. Mais, j’ai eu l’occasion de croiser l’artisan créateur de boutons. J’ai pris mon courage à 2 mains (il faut que tu saches que dans la vraie vie je suis très timide) et je suis allée me présenter. Il m’a bien « reconnue » avec mes 10 millions de mails et d’appels. Il s’est excusé en m’expliquant qu’il avait eu des problèmes de santé en fin et début d’année. Mais, il m’a assuré que les boutons seraient réalisés et envoyés sous quinzaine car malheureusement il n’en avait pas assez sur place.

C’est donc rassurée que je suis rentrée chez moi, il ne restait que la question des galons.

J’étais d’autant plus joyeuse que, le weekend suivant, nous avions rendez-vous chez la couturière pour les premiers essais (fin avril donc).

Et comme j’aime le suspens, je te laisse patienter un petit peu pour connaître le dénouement de mes aventures robesque !

Et toi, fais-tu faire ta robe par une couturière ? S’est-elle occupée des fournitures ou as-tu dû les acheter par toi même ? As-tu eu aussi des contretemps dans l’achat de tes fournitures ? Raconte…


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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4 commentaires sur “Les péripéties de ma robe de mariée – Partie 1”

  • Hello Ino !! Je reconnais bien les problèmes de galons car je fait aussi une robe de mariée médiévale ! (enfin…. d’inspiration médiévale). Mais comme je n’ai pas trouvé exactement ce que je voulais à Pontoise et sur internet, et bien je les fait faire sur commande et sur mesure chez Borglinde (j’adore le galon en laine). J’ai hâte de voir la suite, et surtout de voir ta robe !

    • Aaaah les galons fait avec les cartes sont magnifiques c’est vrai. J’y avais pensé, j’ai trouvé des modèle chez des blogueuses superbe, mais vu la quantité nécessaire c’était hors budget…

  • j’ai hâte de voir ta robe, j’en ai vu quelques unes à la Fête médévial de Dourdan il y quelques semaines elles sont en effet magnifiques et je sens poindre un petit souci entre les pouces or Inch et les centimètres n’est-il pas vrai ???

    • Pelisse tu as raison, les conversions inch/pouces et cm nous ont donné un peu de fil à retordre. Mais j’ai trouvé un site où il y a un tableau de conversion bien fait et maintenant il est dans mes favoris. Je n’ai pas fait Dourdan, mais j’en ai eu des échos par une amie que nous avons retrouvée aux médiévales de Provins. Un régal pour les yeux aussi cette fête 🙂 .

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