Ma robe, cet ascenseur émotionnel

Aujourd’hui, j’aimerais te raconter l’histoire de ma robe… Non, que dis-je ? L’histoire de LA robe !

Comment j'ai perdu ma robe de mariée

Crédits photo (creative commons) : vargazs

Le coup de cœur

Je suis toute petite riquiqui de rien du tout, et du haut de mon mètre 52, j’étais persuadée que je ne pouvais pas me permettre tout et n’importe quoi comme robe pour le jour J ! Je partais donc dans l’idée de porter une jolie robe courte, avec ce qu’il faut de dentelle pour qu’on ne me confonde pas avec l’invitée qui pensait qu’elle avait le droit de porter du blanc ce jour-là tant que ce n’était pas du long.

C’est donc les bras chargés de jolies photos de robes courtes qu’un samedi de juin 2016, je me suis rendue vaillamment dans une boutique de mariage pour essayer des robes, le tout sous les yeux attentifs de mes deux témoins et de ma maman.

Crédits photo : Madouce

La robe de mes rêves avant l’essayage

Mais dès que je suis arrivée, mon argument de petite taille a été (gentiment) démoli. Je me trouvais face à une vendeuse adorable, souriante, et aux rondeurs réconfortantes, qui me laissait penser que ma bouée de sécurité hivernale et moi on avait mis les pieds au bon endroit. Elle allait me faire essayer absolument tous les styles pour voir ce qui m’allait le mieux. J’avais juste une certitude inébranlable : pas de bustier !

Ni une ni deux, je me suis retrouvée perchée sur des talons de 12cm, en soutien-gorge couleur chair et culotte à sequins (qui a fait l’unanimité dans la boutique : elle était canon !). Bref, je me sentais plus proche de la nudiste que de Zézette dans Le Père Noël est une ordure, mais j’avais été mise à l’aise par la vendeuse et j’étais prête à passer un super moment.

J’ai tout essayé : du long, du court, de la soie, du tulle, des froufrous, des dos nus, des cache-cœur, des manches longues, et même un bustier… mais j’avais alors vraiment l’air d’un T-Rex en robe de bal, et sur ce point, la demoiselle qui me faisait enfiler tout ça était d’accord avec moi.

Après une douzaine de robes essayées dans différents styles et matières, une robe a fait l’unanimité : une robe simple avec un boléro, une robe… longue ! J’étais tombée sous le charme de quelque chose qui me semblait impossible, inenvisageable, et pourtant la Sainte Trinité qui m’accompagnait était unanime : c’était la bonne ! Et ça n’a pas raté, elles ont pleuré, j’ai pleuré, j’ai payé et j’ai quitté la boutique en me disant que je la reverrais dans un an à peu près.

La dégringolade

On avançait dans l’année, les préparatifs allaient bon train, on était en mars 2017, et il nous restait encore quelques mois devant nous. J’ai donc commencé tout doucement à me dire que j’allais pouvoir réceptionner ma robe, la faire retoucher et la mettre dans un coin jusqu’à la big fiesta. Tout ça se concrétisait, et surtout se rapprochait. On nageait dans le bonheur…

Jusqu’à ce fameux soir de mars, où un coup de téléphone est venu faire éclater la belle bulle fragile dans laquelle j’évoluais depuis plusieurs mois : la boutique où j’avais commandé et payé ma robe de mariée avait fait faillite. Je ne vais pas te cacher que ça a été la dégringolade.

L’huissière en charge de la liquidation n’avait aucune trace de ma commande et donc je devais me trouver une autre robe… MA robe, ma si parfaite robe, mon seul coup de cœur était en train de s’éloigner doucement de moi, et avec elle ma motivation à organiser ce qui devait être une journée magique.

Toucher le fond pour mieux remonter

J’ai pleuré pendant douze heures, je n’ai pas dormi et je me suis trituré les méninges pour savoir comment j’allais retomber sur mes pattes, le tout avec un Monsieur Homard qui se sentait impuissant, et qui un peu maladroitement me proposait des solutions de rechange complètement inenvisageables.

Après ces douze heures de manifestations de désespoir dignes de Carrie Bradshaw, la joueuse de roller derby au caractère bien trempé a refait surface : j’étais tombée amoureuse de cette robe, et c’était dans celle-là que je me marierais !

J’ai décroché mon téléphone et appelé les meilleures témoins du monde pour que l’équipe de choc qu’elles constituent retrouve pour moi la marque et le modèle de la robe convoitée. Parce que oui, pour ne rien arranger, je ne retrouvais ni le bon de commande, ni le tiroir dans lequel mon cerveau avait rangé l’information-clé : la marque de ma précieuse robe. Grâce à la mémoire de dingue de l’une d’elles, j’ai pu retrouver la marque et le modèle de ma beauté, qui venait donc de Lambert Création.

J’ai immédiatement commencé à réagir, en appliquant à la lettre les conseils militaires de Monsieur Homard : organisation et maîtrise de soi ! J’ai envoyé à la marque comme une bouteille à la mer un mail plein d’émotion en leur exposant mon drame (oui ben sur le coup, j’étais complètement nombriliste !). Et l’après-midi même, la directrice de Lambert Création me téléphonait : ils avaient mes mensurations, que la boutique leur avait quand même fait parvenir, et si je le souhaitais, ils pouvaient lancer la création de ma robe tout de suite. J’ai été tellement soulagée !

Crédits photo : Lambert Créations

Ce n’est pas cette robe, mais c’est le boléro sur lequel j’ai craqué…

Le feu d’artifice

Cette semaine, une grosse boîte à mon nom est arrivée : elle transportait ma robe, qui depuis dort sagement dans l’armoire en attendant les dernières retouches. Je n’ai pas pu m’empêcher de l’enfiler dès qu’elle est arrivée. Et devine quoi ? Elle est encore plus belle que dans mes souvenirs.

Cet épisode est derrière moi maintenant, et il m’a permis de relativiser par la suite pas mal des petits grains de sable qui sont venus se prendre dans les rouages de mon organisation. Ça a été le plus gros drame et finalement, à deux, on a su gérer tout ça. Je n’en rigole pas encore, peut-être dans quelques semaines, mais je suis en tout cas sûre d’une chose, c’est que ce jour-là, je porterai la plus belle des robes du monde entier au moins, et je me réjouis de pouvoir bientôt te la montrer !

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J’aimerais tellement pouvoir en faire autant !

Et toi ? Quel a été ton plus gros moment de stress durant tes préparatifs ? Tu as su reprendre le dessus ? J’ai hâte de lire ton expérience…

Hello! Me voici, Mademoiselle Paillettes! Je me marie en septembre 2017, dans la plus jolie fermette du royaume de Belgique. A 27 ans je vais épouser celui que j'ai décidé d'appeler Monsieur Homard (en vérité je l'appelle Momard, il trouve que ce n'est pas très viril mais personnellement, je le vis très bien). Les paillettes c'est une grande passion chez moi, un peu moins chez Monsieur qui préfère faire un tour en Jeep dans la boue. Les compromis, ça nous connait, mais je t'expliquerai ça très prochainement! A très bientôt!

Commentaires

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    Anabelle
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    29 août 2017

    Bonjour,
    Je suis obligée de réagir car je me suis aussi mariée dans la plus belle robe du monde 😉 une Lambert Créations.
    J’ai déménagé entre temps et traversé la France d’Est en Ouest avec ma précieuse sous le bras et à l’arrivée, même en ayant fait attention, celle-ci comportait quelques « plis ». Habitant non loin de l’atelier (que du Made in France) je les ai contactés et ils m’ont dit de passer, qu’ils la repasseraient !
    Ils sont adorables et j’ai même eu droit à des explications sur le parcours d’une robe !
    Vraiment Top, je recommande.

    Belle journée !

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    Mademoiselle Biche
    Répondre
    29 août 2017

    Mais quel ascenceur émotionnel, j’y ai aussi eu le droit alors j’imagine plutôt bien le désespoir qui t’a envahie en découvrant la faillite de la boutique… et la joie quand tu as enfin réceptionné la robe !! Mais ça reste quand même fou cette histoire et on met du temps à s’en remettre complètement !
    J’ai hâte de découvrir quelle robe de chez Lambert tu as choisie, car c’est aussi sur une Lambert que j’avais flashé en premier 😉

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    Banane
    Répondre
    29 août 2017

    Effectivement, on n’imagine pas devoir vivre ça quand on se lance dans les préparatifs ! Vous avez bien géré.
    Je suis quand même super curieuse de détails logistiques : comment l’huissière avait ton numéro de téléphone mais pas le bon de commande? Tu as été remboursée de la première ou tu en as payé 2b

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    Mademoiselle Néfertiti
    Répondre
    29 août 2017

    Olala quelle histoire, heureusement qui finit bien. Bravo pour avoir aussi bien géré et réussir à commander la même. Même question que Banane du coup tu l’a payée 2 fois ta robe? C’était ma plus grande hantise la faillite de la boutique de robe de mariée…

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    Madame Peach
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    29 août 2017

    Je crois que j’aurais mis plus de temps que toi pour rebondir si ça m’était arrivé… Je n’imagine même pas l’ascenseur émotionnel que tu as traversé ! Heureusement, la marque a été réactive et tout se finit bien. Mais c’est sûr qu’après un coup comme celui-là tu as du relativiser pas mal de choses !

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    Julie
    Répondre
    29 août 2017

    Aaaah cette petite veste en dentelle Lambert Création, je l’ai essayée aussi 🙂
    tant mieux que tu aies pu porter la robe de tes rêves. Mais tu n’as pas perdu d’accompte dans l’histoire?

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    Madame Gypsophile
    Répondre
    29 août 2017

    Olololo quelle histoire que je ne souhaite à personne ! Bravo pour ton self control et bravo à ta témouine pour avoir retrouvé la marque. Et enfin bravo à Lambert Créations pour leur réaction et réactivité !!

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    Mademoiselle Piglou
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    30 août 2017

    Wow j’admire ta maîtrise de la situation! En tout cas j’adore tes choix et j’ai hâte de voir ta précieuse

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