Le mariage en rouge et blanc de Madame Jakarta, un hommage à l’Indonésie !

Aujourd’hui, c’est Madame Jakarta qui vient te raconter son mariage en rouge et blanc, aux couleurs de l’Indonésie. Des danseuses balinaises, une mariée radieuse dans sa robe de princesse, un bouquet en clair-obscur et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup d’émotions !

Place aux images…

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Toutes photos : Syspeo

Quelques mots de la jolie mariée : 

Je m’appelle Madame Jakarta, lui Monsieur Talence et nous nous sommes dit oui le 5 octobre 2013.

Nous nous sommes rencontrés il y a plus de 6 ans à Antibes, par internet, et nous sommes ensemble depuis 5 ans. Il m’a demandé ma main il y a 10 mois, nous avons préparé le mariage en 8 mois.

Quelques exigences pour le jour J : un thème en rouge et blanc – couleurs de l’amour et aussi du drapeau de mon pays natal, l’Indonésie – et faire venir une danseuse balinaise. En effet, j’ai été adoptée pratiquement à ma naissance par un couple de Français et je tenais, depuis toute petite, à faire partager une petite partie de ma culture avec mon entourage pour mon mariage.

Mon mariage

Après 8 mois de préparation presque sans encombre, nous voilà au matin du jour J.

Un peu stressée parce que nous avions dû changer 3 fois d’endroit de réception à 2 mois du mariage, je souffrais le martyre à cause d’un début de symptôme du canal carpien. Nous avions travaillé tard la veille, pour décorer et aménager le lieu de réception…

Ma mise en beauté

Il a fallu 1 heure pour dompter ma tignasse, reformer des boucles dignes de ce nom, puis tout attacher sur le haut de ma tête et placer une jolie grappe de fleurs d’orchidée blanche.

Sous un magnifique ciel bleu, nous fonçons ensuite avec ma témoin pour me faire maquiller.

Je commence à avoir la pression, mais mon esthéticienne est tellement adorable qu’elle arrive à me détendre… Jusqu’à ce que ma témoin lui fasse un caprice pour se faire maquiller. Evidemment, je l’avais prévenue que ce serait difficile à faire, car il y avait d’autres clients après moi. Mon esthéticienne accepte. Contrariée, je décide de la payer pour ce service  imprévu et… je me trompe 3 fois de code de carte bancaire, bloquant le précieux sésame. Ma témoin prend donc le relais.

L’habillage et la découverte… en mode Bridezilla !

Un peu énervée par l’attitude de ma témoin, je rentre à la maison, vérifie avec mon cher et tendre que tout est en ordre et prépare ma valise pour la nuit à l’hôtel.

Je m’empiffre ensuite de 3 parts de pissaladière et d’1 part de pizza, avant de réaliser que ça fait beaucoup et que je ne vais peut être pas pouvoir rentrer dans ma robe… Pendant ce temps, ma témoin commence à se préparer seule dans ma chambre. Elle prend tellement de temps que je finis par l’interrompre, en lui demandant de m’habiller en priorité. C’est moi qui suis la mariée, aujourd’hui !

Bizarrement, je suis habillée en 5 minutes. Je ressors de la chambre pour la laisser finir, et là, les premières larmes arrivent.

Monsieur Talence me découvre dans le salon, lui aussi prêt et beau dans son costume gris et sa chemise parme – qui ne respectent pas du tout mon code couleurs. Une vingtaine de minutes après, nous décidons de quitter notre appartement avec nos 3 témoins. Sauf… que ma témoin n’est toujours pas prête.

Je commence sérieusement à m’énerver tout en gardant le sourire, car je ne veux pas qu’elle me plante à la Mairie. Ok, elle est en pleine dépression depuis 1 mois, mais ce n’est pas une raison pour qu’elle nous gâche notre journée ! Le ciel se couvre entre-temps.

Ma cérémonie civile dans un torrent de larmes

Nous arrivons devant la Mairie sous un ciel gris.

Les invités nous accueillent les yeux remplis d’amour devant les marches, des badauds nous prennent en photo et mes parents arrivent. Quand ma mère me prend dans ses bras, je me remets à fondre en larmes. Dur de m’arrêter !

Vient le moment de réunir tout le monde avant de prendre les escaliers jusqu’à la salle de cérémonie. Un agent de mairie organise le cortège et nous fait monter. Mon cœur bat à toute vitesse et nous nous installons. L’adjoint au Maire entame la célébration dans la joie et la bonne humeur, et au moment de dire mon oui, nouveau torrent de larmes, au point d’avoir du mal à le sortir, ce oui !

En 20 minutes, nous sommes déclarés mari et femme.

En sortant, pas de lancer de confettis ou de pétales de roses. Oups… Nous décidons donc vite de rassembler tous les invités qui le souhaitent pour une séance photos devant les remparts de la ville. Monsieur Talence me fait d’ailleurs bien rire, parce qu’il a du mal à comprendre qu’il est LE marié du jour. Nous libérons ensuite les invités pour qu’ils puissent se préparer pour la soirée, et nous posons pour les traditionnelles photos à deux.

Un cocktail tout en douceur

Nous accueillons nos 72 invités et les 9 enfants.

Seules 2 personnes ne pourront se joindre à nous pour le dîner. Là, entrent en scène les 2 nounous que nous avons engagées. Nous leur avons préparé une annexe à la salle de réception, pour que le groupe d’enfants et elles-mêmes puissent manger tranquillement, s’amuser et se reposer. Plein de surprises et de jeux amusants les attendent.

Nous prenons finalement l’apéritif dehors, car malgré le ciel menaçant, aucune goutte d’eau ne pointe son nez. Punch maison, divers alcools, multiples verrines et délicieuses bouchées, un atelier culinaire et de la bonne musique : c’est un moment très agréable, où enfin la pression peut retomber. Nous passons voir chacun de nos invités et prendre des photos.

Un dîner riche en émotions

Nous invitons tout le monde à rejoindre la salle de réception et préparons notre entrée.

Là, gros souci avec ma traîne, qui ne veut pas se remonter. Comme aucun point d’attache n’est prévu, nous devons, avec ma témoin, mettre au point un système D avec des épingles à couture, beaucoup d’épingles, pour tenir ladite traîne ! Pendant ce temps, nos invités découvrent la salle et la décoration de table entièrement faite maison.

Après avoir bataillé, nous faisons notre entrée “en dansant”, sous les applaudissements.

Eh oui, Monsieur mon Époux n’ayant pas du tout le sens du rythme, je tente de le guider tant bien que mal ! Les invités se joignent ensuite à nous, dépensant leurs calories pendant un quart d’heure avant le repas.

Au milieu du service arrive la danseuse balinaise, pour rappeler mes origines. J’en ai des frissons et quelques larmes. Elle s’exécute avec grâce et nous rêvons tous de contrées lointaines… Nous passons ensuite entre deux plats une vidéo mélangeant des photos de nous bébé/nous ensemble quelques années plus tard et un extrait de mon film d’adoption, montrant mes parents recevant une lettre de l’orphelinat et leurs premiers contacts avec moi, âgée d’à peine 3 semaines.

Nouveaux frissons et nouvelles larmes, avant de faire notre ouverture de bal.

Un grand moment mêlé d’émotion et de rire, car Monsieur Talence est désespérant de maladresse. Sans compter cette satanée traîne, qui tient absolument à vivre sa vie de serpillière.. ! Nous dansons ensuite jusqu’à 3 heures du matin avec nos derniers invités, les autres récupérant au fur et à mesure leurs bambins amoureux de leurs nounous.

Nous remercions ensuite le personnel du traiteur, que nous reverrons le lendemain pour le brunch. Nous nous couchons exténués, mais heureux de l’avoir fait.

Maintenant, tous les week-end, j’ai le droit à un joyeux “Weeky-versaire”. Un mot inventé par l’homme de ma vie, pour témoigner de son bonheur d’être marié !

Si c’était à refaire…

Ce que je referais

  • La danseuse balinaise : Ayu. Si tu habites en région PACA, elle vit à Marseille et se déplace par ses propres moyens.
  • Le DIY : pompons en papier crépon pour décorer la salle, faire soi-même la décoration florale et mon bouquet, créer les cadeaux pour les invités, fabriquer un livret d’or composé de papiers carré colorés, le tout relié par un ruban et l’urne en boîte à chaussures.
  • Les 2 nounous : indispensables ! Les parents ont d’ailleurs été ravis de ne pas voir leurs enfants de la soirée !
  • Faire confiance au traiteur pour le jour J : service au top, repas au top et ils ont même apporté quelques modifications – dans le bon sens ! – à notre décoration.
  • Préparer des plans pour les invités, tout le planning et les contacts du week-end.
  • Les photos : moi qui déteste être prise en photo, super expérience !
  • Danser avec mon mari : sa maladresse, c’est ce qui fait son charme…
  • Ma robe : une vraie princesse – et pourtant, je ne m’étais jamais imaginée en robe de mariée !

Ce que je ne referais pas

  • Avoir plusieurs projets en même temps et faire tout, tous les 2 : préparation du mariage, rechercher et acheter une nouvelle voiture et un appartement, gérer une activité extra-professionnelle…
  • Ma témoin en pleine dépression : certes, on ne peut prévoir que ça lui tombe dessus, mais c’est quand même difficile à vivre, le jour J !
  • Prendre ma santé à la légère.
  • Faire complètement confiance à mon traiteur : c’est lui qui s’est occupé de nous proposer des lieux de réception. Le premier n’était toujours pas fini à 2 mois du mariage. Nous l’avons découvert par hasard, en voulant y jeter un coup d’œil. Le deuxième, le propriétaire nous a refusés 15 jours après que le traiteur nous l’ait proposé en deuxième solution. Le troisième a été le bon, mais nous avons eu chaud, compte tenu du délai qui nous restait ! Forcément, il a fallu prévenir à nouveau les invités, réadapter la déco au lieu etc…
  • Ne pas prévoir d’épingle à nourrice suffisamment grosse pour tenir ma traîne.
  • Oublier mes chaussures de rechange pour danser. Ben oui, j’ai fini par danser pied nus !
  • Faire un soin de beauté quelques jours avant le mariage.

Mes bonnes adresses

  • Mon esthéticienne. Elle travaille en solo et elle adorable !
  • Ayu, la danseuse balinaise
  • Le photographe et le DJ : de très bonnes connaissances, mais ils ont fait une exception car ils font très rarement les mariages.
  • Le traiteur : malgré quelques frayeurs, ils ont quand même assuré, le jour J !
  • Les nounous : sur les conseils du traiteur. Ne pas hésiter à leur demander, si tu n’as personne dans ton entourage.

Pour résumer, c’était un mariage réussi avec son lot de petites frayeurs, de beaux souvenirs et pas de wedding-blues avec tous nos projets en cours !

Et toi ? Tu prépares un mariage en hommage à tes origines ? Tu as un témoin gênant ? Ton lieu de réception, tu es sûre de le garder jusqu’au mariage ou bien tu as dû en changer plusieurs fois toi aussi ? Raconte !

 



4 commentaires sur “Le mariage en rouge et blanc de Madame Jakarta, un hommage à l’Indonésie !”

  • Superbe mariage ! Une mariée radieuse et un récit émouvant … et oui, il y a souvent des petits couacs le jour J, mais c’est les moments qu’on racontera encore en riant dans 20 ans … Toutes mes félicitation et mes voeux de bonheur !

  • Merci pour cette expérience.
    Moi je me marie avec un indonésien et je cherchais comment mettre un peu de rouge et blanc dans notre mariage en France et un peu de bleu blanc rouge dans notre mariage en Indonésie.
    Je retiens l’idée de la danseuse !

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