Des dragées en tube à essai ! Facilité ou grosse galère ?

J’avais déjà évoqué avec toi mon stress lié à mes bonbonnières. Et puis je m’étais calmée en décidant que ce serait un tube à essai rempli de dragées bleues et blanches. On était en janvier, soit six mois avant le mariage.

J’avais opté pour cette idée notamment pour sa simplicité, moi qui ne suis pas hyper douée de mes mains, et aussi parce que je ne voulais pas avoir le traditionnel petit sachet de tulle que l’on voit si souvent dans les mariages grecs. Simplicité ? Ça me fait bien rire aujourd’hui car finalement, ça aura été tout sauf simple à réaliser !

Quand ta future belle-sœur est une pro !

La suite de l’histoire, la voilà : en mars, je commande tous les composants : dragées (elles périment deux ans après, donc pas de souci à les acheter si tôt… enfin, c’est ce que je croyais), deux cents tubes à essai en verre, différents rubans bleus et blancs pour faire des essais, et le tulle blanc qui permettra de « caler » les dragées dans le tube (indispensable !!).

Soulagée d’avoir tout chez moi, je me dis que j’ai un peu de temps devant moi. En mai, je décide de partager l’idée avec ma future belle-sœur. Elle est confectionneuse de bijoux, donc elle s’y connaît très bien en matière « artistique ». Je lui montre mes rubans et lui décris comment je vois la chose. Je lui montre notamment cette photo :

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photos personnelles

J’avais vu cet exemple dans un magasin de DIY. Je me disais que j’allais partir sur ce style-là…

À l’époque, je m’imaginais un simple nœud et j’avais l’intention d’y attacher une petite carte. Sauf que là, gros dilemme : qu’écrire sur la carte ? Nos initiales et la date ? Trop cliché. Un petit proverbe ? Monsieur Cook trouve ça kitch. Un simple « merci » ? Bof…

Ce soir-là, ma belle-sœur commence à faire différents essais avec les rubans : des nœuds, des tresses, etc. Elle me montre plusieurs possibilités.

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photos personnelles

Les différents essais réalisés par ma belle-sœur : on est finalement parties sur l’idée de la tresse (photo du milieu en bas).

J’accroche sur l’idée de la tresse car j’aurai aussi une tresse dans mes cheveux et une sur mes chaussures. Monsieur Cook et moi validons sans hésiter : c’est original et beau.

Je lui dis que ça a quand même l’air un peu compliqué, mais elle m’assure qu’elle va m’aider. OK, c’est décidé, on fera ça. Et du coup, pas besoin de petite carte en plus ! Le tube sera bien assez décoré.

Oui mais…

Oui mais, ce modèle était en fait très compliqué à réaliser, et surtout très chronophage ! Et ça, je m’en suis rendu compte trop tard.

Oui mais, le verre, ça casse et ça aussi, je ne l’avais pas tellement réalisé avant !

Oui mais, le verre, c’est transparent (ah bon ?), et le hic, c’est que le moindre défaut sur tes dragées se voit ! Et malheureusement, certaines de mes dragées se sont abîmées, car entre mars et juin, nous avons déménagé, donc il a fallu les transporter, et aussi parce que l’été, certaines n’ont pas apprécié les grosses chaleurs et se sont craquelées (merci à la petite canicule au mois de juin deux semaines avant le mariage !). J’ai mis de côté les dragées les plus abîmées (heureusement, j’en avais prévu davantage), mais certaines qui avaient des mini défauts, je les ai quand même mises, en espérant que personne ne les remarquerait.

Oui mais, le verre, ça prend aussi les traces des doigts… J’ai dû passer les tubes un à un à l’alcool pour limiter les traces qu’on avait faites en les manipulant !

Du coup, moi qui tenais absolument à faire mes bonbonnières moi-même, j’en ai bavé ! Et presque regretté de m’être lancée dans cette histoire.

Chronophage ? Ah bon ?

Ah… moi qui rêvais depuis toute petite de me marier en Grèce, je ne peux m’empêcher de te rappeler l’ethymologie de ce joli petit mot : du grec « chronos », le temps, et « phage », qui veut dire manger, chronophage signifie donc littéralement « QUI MANGE LE TEMPS ». Et moi, je peux te dire que j’en ai mangé, du temps, avec mes dragées !!!

Il fallait d’abord coller le ruban bleu sur les deux cents tubes, opération réalisée pendant de looooongues soirées (ah oui, au fait, je ne t’ai pas dit : je ne suis absolument pas réputée pour ma patience !).

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photo personnelle

Mission collage de rubans sur mon balcon !!!

Puis il fallait faire DEUX CENTS tresses. Et pour faire les deux cents tresses, il fallait être deux car l’une devait tenir les cordons et l’autre faire la tresse. On a donc occupé plusieurs samedis avec ma belle-sœur à tresser (nos hommes ne nous ont absolument pas aidées !).

Et une fois que les tresses ont été faites, il a fallu les fixer sur les tubes : ça, c’est ma belle-sœur qui s’en est chargée (ouf !). Mais pendant qu’elle faisait ça, je ne chômais pas pour autant : je nettoyais les tubes à l’alcool pour éliminer les traces et les rangeais bien consciencieusement dans du papier bulle.

Enfin, la dernière étape était de remplir les bonbonnières avec les dragées. Facile ! Enfin quelque chose que je pouvais faire seule ! Mais pas tant que ça, en fait, car ce n’était pas si évident de faire rentrer les dragées toutes obliques dans le tube.

J’avais choisi des dragées de différents goûts (chocolat, vanille, etc.) et je me suis rendu compte qu’elles n’avaient pas toutes la même taille ! Or la taille de chaque dragée était importante pour qu’elles « s’alignent » toutes bien dans le tube. Mes dragées bleues étaient toutes fines, les blanches étaient plus grosses. Elles avaient donc tendance à se placer n’importe comment dans le tube. Grrrr…

Et puis, il a aussi fallu faire le remplissage à la dernière minute, c’est-à-dire le weekend avant le mariage pour éviter que les dragées ne s’abîment dans le tube (craquelage, couleur bleue qui colle aux parois… j’avais fait un « crash test » pour voir). Pas cool le samedi avant le mariage de devoir s’occuper de ça. J’avais mille choses en tête ce weekend-là, et aucune envie de passer autant de temps à remplir des tubes de dragées !

Conclusion

Toute cette procédure a été longue, très longue ! Et il y a aussi eu des petits couacs. Le verre, ce n’est pas pratique : ça casse ! Il a fallu emballer les bonbonnières presque une à une dans du papier bulle pour les transporter jusqu’au lieu du mariage… ça aussi, ça prend du temps, mine de rien !

Certains tubes avaient des petits défauts, des rayures, des accrocs : dans certains cas, j’ai carrément dû les jeter, dans d’autres cas, j’ai essayé de « camoufler » ça.

Mais hormis l’esthétique imparfait, il y avait aussi le risque que quelqu’un se blesse ! Par conséquent, nous n’avons pas distribué les dragées à l’église comme ça se fait souvent, mais nous les avions placées à côté de chaque assiette à table. Ça ajoutait un élément de déco bleu et blanc, et le risque de casse était moins important.

Le jour J, il y a quand même eu un tube cassé sous mes yeux ! L’un des invités qui rentrait chez lui l’a laissé tomber par inadvertance devant moi avant de me saluer ! Mais bon, à cette heure avancée de la soirée, je n’en avais plus rien à faire, je dois avouer !

En cours de route, je me suis vraiment découragée et ça a ajouté du stress aux préparatifs, que j’aurais préféré éviter. À un moment donné, j’ai véritablement regretté de ne pas avoir commandé quelque chose de « tout prêt ». Je m’en voulais de m’être compliqué autant la vie alors que le but de départ était d’avoir quelque chose de simple à réaliser, tout en étant plus économique.

Au final, je ne sais même pas combien chaque tube nous a coûté. Peut-être 1,30€. Et à ce prix-là, on trouve des choses toutes prêtes tout à fait correctes (on est en Grèce, souviens-toi, donc les prix ne sont pas exactement comparables avec la France). Et puis, j’étais un peu frustrée de dépenser autant d’énergie à une chose à laquelle les invités n’accorderaient qu’une attention passagère.

Mais heureusement, le résultat a été à la hauteur du temps consacré : très joli et on a reçu plein de compliments ! Donc aujourd’hui, je ne regrette pas. Et ça a aussi été l’occasion de partager plein de bons moments avec ma future belle-sœur, ce qui nous a beaucoup rapprochées. On a passé plusieurs weekends et soirées ensemble à tresser, coller, fixer (et manger des dragées !). L’occasion de grandes discussions !

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photo personnelle

Moi (à gauche) et ma belle-sœur en pleine séance DIY : j’emballe dans du papier bulle pendant qu’elle fixe la tresse sur le tube !

Résultat en image

Et voilà le résultat :

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photo personnelle

Et le jour du mariage, sur la table :

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photo personnelle

Petit bilan

Donc petit bilan pour toi, si tu penses à une idée similaire. Je te le répète : le verre, ce n’est pas si pratique que ça en a l’air ! Ça casse et ça a plein de défauts.  Et quand on passe autant de temps à confectionner quelque chose de ses mains, ce n’est pas cool d’avoir des tubes imparfaits à distribuer à ses invités en espérant qu’ils ne remarqueront pas la petite rayure ou les traces de doigt !

Et si comme moi, tu n’es pas particulièrement « manuelle », à mon avis, ne te lance pas dans cette aventure si tu n’as pas quelqu’un pour t’aider. Moi je m’en suis sortie grâce à ma belle-sœur : elle m’a prêté plein d’outils pour mieux couper les rubans, m’a montré des techniques pour les coller de la plus belle façon qui soit. Et elle a vraiment été « fidèle » au poste plusieurs weekends de suite. Sans son aide si précieuse, le résultat aurait été une cata.

Mais si tu te lances quand même dans cette opération, tu seras alors certainement récompensée. Récompensée de voir tes invités te complimenter sur tes bonbonnières. Récompensée lorsque plusieurs invités te demanderont si tu peux leur en donner quelques unes de plus en souvenir. Récompensée lorsque certains d’entre eux t’enverront une photo de ce qu’ils ont fait de leur tube après le mariage. L’une de mes amies les a remplis de sable et de petits cailloux blancs de Grèce avant de les ramener chez elle en France. Et ça, ça fait super plaisir !

La galère de mes dragées en tube à essai DIY

Crédits photo : Photo personnelle

Mes tubes à essai relookés par l’une de mes meilleures amies après le mariage

Et puis, tu vois, je suis allée à un mariage le weekend dernier. Le cadeau invité était le classique et basique petit sachet de tulle blanc avec un petit nœud. Le truc qu’on voit à presque tous les mariages ici en Grèce (et en plus, ce n’était pas du DIY !). Eh bien moi, j’ai repensé à mon tube à essai et à mes dragées bleues et blanches, et je peux te dire que finalement, je ne regrette pas du tout !

J’y ai peut-être passé du temps, j’ai souvent été découragée, mais aujourd’hui, un mois et demi après le mariage, je suis sacrément fière de moi et du résultat ! Gniiiiii !

Et toi ? T’es-tu aussi parfois sentie découragée par un projet DIY ? Qu’as-tu choisi comme cadeau invité ? Raconte-moi !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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6 commentaires sur “Des dragées en tube à essai ! Facilité ou grosse galère ?”

  • Bonjour et bravo pour ces très belles réalisations, et aussi ta patience, ton courage et ta persévérance ! Les tubes sont effectivement splendides. J’aime beaucoup la belle idée de « recyclage » de ton amie, beau « double » souvenir (votre mariage + la Grèce). Personnellement, j’avais aussi envisagé d’offrir des tubes à essais DIY pour notre mariage. J’en ai été dissuadée par une de mes cousines, heureusement pour moi (et ma patience légendaire 😉 !). Elle avait eu cette envie pour le baptême de ses filles, et son mari et elle ont passé de looongues heures à les préparer… pour se rendre compte qu’ils auraient pu avoir un résultat quasiment identique auprès de leur chocolatier et ce, pour seulement 6 ou 7 centimes d’euros par tube de plus que ce qu’ils ont dépensé en argent (soit moins de 15 € au total). Ce conseil, c’est le fruit de l’expérience 😉 Pour toi, je suis ravie que cela t’ait permis de bien échanger avec ta belle-sœur : ces moments sont également de bons souvenirs de votre union 🙂

    • Merci Nina pour ton message! Tu as eu de la chance d’avoir été prévenue par ta cousine! Si je m’étais mieux renseignée, je ne me serai pas non plus lancée dans cette aventure, même si au final, le résultat était très joli!

  • C’est carrément canon ! Quel boulot… Mais heureuse que ça ait pu te permettre de te rapprocher de ta belle-soeur 🙂

    J’adore l’idée de ton amie, c’est super sympa !

  • Ils sont trop beaux !!! et j’avoue le noeud est hyper original !! J’adooore ! un grand bravo pour votre créativité et votre patience, et si en plus ça vous a créé de jolis souvenirs et une complicité avec ta belle soeur c’est vraiment chouette !

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