À la recherche de ma robe – Partie 1

Aaaaaaaaaaaahhhhh la robe de mariée… Tout un sujet ! Et oui, quel enjeu incroyable, LE symbole de la mariée. Pour beaucoup de fiancées, c’est un rêve de toujours et beaucoup d’autres ont déjà une idée bien claire de leur robe idéale…

Il faut te dire que j’ai mis de longs mois à me décider à simplement chercher ma robe.

Pour plein de raisons :

  • D’abord parce que la robe ne me concernant que moi, j’ai naturellement fait passer ce sujet après tous les autres (salle, traiteur, faire-part, etc.). Oui parce que comme je suis un peu nunuche sur les bords, dès qu’il s’agit de me consacrer du temps, je pense que c’est un caprice et je me sens coupable (névrose inside).
  • Ensuite parce que, tu as dû t’en rendre compte, on est toutes parasitées par des idées préconçues sur le mariage (justifiées ou pas), sur ce qui doit être ou pas, etc. Dans ma tête, le choix de la robe de mariée c’est un truc qu’on fait avec sa mère. Or ce sujet est assez compliqué pour moi, tu le sais peut-être déjà.
  • Enfin parce que justement, je savais que ce sujet de la robe serait gourmand d’un point de vue émotionnel. Que j’aurais du mal à rester objective et distante et glacée comme je peux l’être à la lecture d’un devis de prestataire. Et comme j’aurais plutôt tendance à être une serpillère sous une armure en acier, j’ai bien sûr horreur d’être ainsi affaiblie et je fuis méthodiquement toutes les situations qui me révèlent si fragile.

Oui oui, je suis sponsorisée par la Fédération de Psychologie de Paris. Des générations entières de praticiens se sont offerts des 4×4 grâce à moi.

Toujours est-il qu’à 6 mois du mariage je n’avais rien, nada, pas le début d’une micro piste.

Des recherches sur Internet ?

Oh j’avais bien regardé sur Internet, je ne peux même pas dire que rien ne me plaisait, non, au contraire, beaucoup de modèles, de styles me plaisaient, en gros j’étais presque sûre de ne pas vouloir une robe marron à carreaux jaunes. En revanche pour le reste…

Et cette histoire d’Internet était vite devenue une excuse pour ne pas me lancer, d’éviter le sujet à tout prix (ben oui comme ça j’évitais même d’en PARLER avec une vendeuse !). Parce que les jours et les semaines passant, le sujet avait fini par devenir tabou et je ne voulais même plus entendre ce mot « robe » qui pourtant revenait sans cesse. À croire qu’ils s’étaient concertés : « Et t’as trouvé ta rooooooobe ? ». J’ai eu plus d’une réaction de colère à cette innocente question, sous les visages décomposés de mes pauvres interlocuteurs qui réalisaient trop tard qu’ils avaient touché un sujet (trop) sensible.

Et puis, un soir, je ne me méfiais pas et je me suis laissé entraîner sur cette question avec Mlle Paris-Paris, qui m’a mis un bon gros coup de pied aux fesses qui a attiré mon attention sur le fait que ça allait commencer à urger.

C’est donc toute timide que, quelques jours plus tard, entre midi et deux, je tente une visite dans une boutique du quartier de mon boulot. Les robes sont sous des housses, on ne peut rien voir, rien toucher, la vendeuse est odieuse et moi sans doute très désagréable aussi, oui mais moi je suis une future mariée morte de trouille, j’ai une excuse non mais ?! Entre deux de ses questions qui feraient passer un interrogatoire de Jack Bauer pour un thé entre mamies, la vendeuse aura même cette élégance de carrément me rire au nez en m’expliquant que je ne trouverais jamais dans les délais.

Inutile de te dire que ça n’allait pas du tout.

À l’époque, si j’avais osé, j’aurais demandé à Claire, mais si, tu sais, l’Habilleuse. Claire c’est un peu l’ange-gardien des futures mariées. Et puis je ne sais pas, toujours cette peur de déranger, ce truc de ne rien demander à personne (‘tain mais c’est si difficile de demander de l’aide ???)… bref, je ne l’ai pas fait.

Et toute névrosée que je suis, ça ne m’aide pas pour autant à accepter l’idée de me marier en petite culotte…

À J-6 mois donc, même mon adorable petite sœur (qui devrait pourtant bénéficier de l’incommensurable insouciance inhérente à sa jeunesse) commence à s’en mêler et me bombarde de photos de robes pendant mes journées de boulot…

Je réalise que le sujet est sérieux et appelle des mesures sérieuses : je pose donc une journée et je demande à ma petite sœur de m’accompagner dans une boutique, vendredi nous y allons ! Lets do it ! Lets suit wedding-dress up !

(Enfin) un 1er rendez-vous !

Vendredi matin, nous nous donnons rendez-vous dans cette rue qui part des Grands Boulevards, juste devant la boutique en question. Ma petite sœur arrive avec deux cappuccinos et je prends une dernière cigarette avant d’y aller. Comment te décrire mon état ce matin-là ? Disons qu’à côté de ça la perspective de me faire extraire ma dernière dent de sagesse me mettait en joie.

En réalité, il y a bien une chose qui m’a mise en joie ce matin-là, c’est la présence de ma petite sœur. Sans te raconter toute ma vie – parce que t’aimerais bien savoir ce que j’ai choisi comme f*§ %&! robe hein ? – ma petite sœur et moi avons 13 ans d’écart et nous n’avons pas grandi ensemble, ce qui fait que notre relation se construit davantage a posteriori qu’avec des souvenirs d’enfance communs. C’est moi la grande sœur et, ce matin-là, c’est elle qui me rassure et tout doucement démonte mes peurs les unes après les autres.

Nous entrons dans la boutique et sommes accueillies par Sandrine, jeune, ravissante et authentiquement souriante. Comme il est tôt dans la journée et que c’est vendredi, la boutique est vide et ça c’est un vrai confort. Sandrine me pose quelques questions pratiques comme la date du mariage, le budget de ma robe etc., avec une voix posée et douce car, en vendeuse expérimentée et attentive, elle a vu au premier coup d’œil que je suis morte de trouille.

Elle nous emmène dans un petit salon fermé par des rideaux, dans lequel il y a une petite table et des chaises, des miroirs et une cabine d’essayage attenante. L’endroit est cosy, à l’abri des regards. Sandrine nous invite à consulter le catalogue sur une tablette, à sélectionner quelques robes qui nous plaisent, pour qu’elle puisse voir mes gouts et nous ferons des essayages.

Nous sélectionnons quelques modèles, tous plus ou moins du même style (princesse) parce que :

  • M. frette avait assez clairement signifié son désir de me prendre pour épouse dans une robe traditionnelle.
  • J’ai moi aussi peu de goût pour les fantaisies vestimentaires.
  • Je voulais éviter les formes « Sirène » car, ayant eu deux chiards adorables petits garçons, je n’ai plus la ligne de mes 18 ans.

Sandrine nous rejoint, demande si nous avons terminé, nous acquiesçons, ça y est on va s’y mettre, je vais essayer ma première robe de mariée !

Je dois le dire, mon souvenir le plus intense de cette matinée reste le regard de ma sœur, émue par réaction à mon émotion, d’avoir passé LA robe qui d’un coup a matérialisé ce choix dingue de m’offrir une deuxième vie aux côtés de M. Frette. D’un coup, tout ça est devenu « réel ». LA robe, qui a aussi opéré ce miracle des robes de mariées, de rendre belle. Oui, je me suis sentie belle dans cette robe et j’ai vu, dans les yeux de ma sœur, la confirmation que cette robe était celle que je devais choisir.

Enfin, « passer » pour décrire de l’essayage d’une robe de mariée est, pour tout dire, un scandaleux abus de langage. Car on est plus près d’un accouchement aux forceps que d’un « passage » dans la précieuse étoffe !

Bien entendu, pour être sûre, j’en ai essayé d’autres. Mais mon choix se reportait inlassablement sur la première robe (comme d’ailleurs Sandrine nous l’expliquera, il existe une statistique tout à fait éloquente sur la part de femmes qui se marient dans la première robe qu’elles essayent (mais ce n’est pas l’objet de ce billet, ou alors je vais ENCORE dévier…).

Tu l’auras compris, c’est le cœur léger et avec un immense soulagement que je passe au paiement de la moitié du prix de la robe, pour valider sa commande. Le cœur léger et le compte en banque aussi, parce que même en restant dans le budget, ça me fait quand même tout drôle de dépenser une somme pareille dans un vêtement (mais c’est un autre débat…) !

Ne reste plus qu’à patienter jusqu’à la fin de l’été pour la livraison et les retouches…

Et ENCORE une victoire de canard !

Pardon ? Comment ? Première partie ? Ah, je vois qu’il y en a qui suivent au fond ! En effet, l’aventure ne s’arrête pas là… Rendez-vous dans un prochain billet pour la suite de l’histoire !

Et toi, comment as-tu vécu ton premier essayage de robe ? Qui t’a accompagnée ? As-tu aussi hésité pendant longtemps avant de passer la porte d’une boutique de robes ?

À propos de Studio Gaillard

Benjamin & Aurore sont photographes de mariage basés sur Perpignan. Ils vous rejoignent avec plaisir quelque soit le lieu de votre mariage pour immortaliser les bons moments et vous offrir les photos dont vous rêvez ! Séance d’engagement et partage de moments privilégiés ensemble, accompagnement personnalisé et reportage de la journée, livres professionnels d’exception pour vos souvenirs, une séance day after à l’étranger, un coin studio pendant le vin d’honneur… dites-leur ce dont vous rêvez, ils vous proposeront une formule sur-mesure !

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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6 commentaires sur “À la recherche de ma robe – Partie 1”

  • C’est amusant, chaque future mariée a sa petite anecdote sur LA robe. Il y a celles qui savent exactement ce qu’elles veulent et les autres… Les indécises. Pour des milliers de raisons d’ailleurs. Ma robe je la voyais simple, sans chichis, élégante mais un peu bohème…Non pardon, je ne la voyais pas vraiment parce que je fais partie des “rebelles” qui n’ont jamais rêvé de robe de mariée et encore moins d’entrer dans ces boutiques.Il m’a donc fallut faire des cours de rattrapage sur internet et ses milliers de photos. Et puis il y a eu les essayages. Motivés par ma troupe de groupies, sinon ça n’aurais pas encore eu lieu… Je me suis contentée d’une fois, d’une boutique (parce que comme déjà pour choisir UN seul t-shirt je peux prendre 3h, allez imaginer le résultat avec une robe de mariée). J’ai essayé différents modèles. Classiques, sirènes, bohème, princesse… Avant de trouver une robe qui combinait mes espérances (également financières) et qui me fait me sentir belle. Tout simplement. Plus qu’un modèle c’est le fait de me sentir bien qui a primé. Je suis heureuse que l’on m’ait poussée dans le temple de la robe, mais je n’ai pas su apprécier ces moments d’essayage, par gêne principalement, ce que je regrette un peu…

  • Ha les statistiques à deux balles… Contrairement à toi, j’ai fait 6 boutiques, essayé plein plein de robes, avec mes copines, seule, avec ma mère…Pour finalement acheter la toute première que j’avais essayé… NO COMMENT.

  • Pour ma part, après 6 boutiques, j’ai fini par hésiter entre la toute première et la toute dernière essayée. Et au moment d’appeler pour passer les 2 le même jour – histoire de les voir presque “côte à côte” -, j’apprends que la première vient d’être vendue quelques jours plus tôt…! Le destin a donc choisi pour moi !

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