Le 15 octobre 2010 - Par

Le jour J : Où j’enfile enfin ma robe de mariée !

Le récit

A un moment, je me suis rendue compte que mine de rien, nous avions 20 minutes de retard sur le planning.

Oups.

Le temps de rassembler 2 de mes témouïnes et la photographe, il était presque 11h30 quand nous nous sommes retrouvées dans ma chambre pour m’habiller. Pas grave… j’étais tellement haut sur mon petit nuage que je m’en fichais complètement.

Témouïne I, qui était venue à tous mes essayages, dirigeait les opérations à l’aide de Témouïne S, récemment mariée. Toutes les deux tenaient le jupon dans la robe, pendant que je me tenais en équilibre sur un pied pour essayer de grimper dans les multiples épaisseurs de tulle et de dentelle. Puis, j’ai remonté le jupon pendant qu’elles remontaient la robe. Enfin, elles m’ont aidée à retirer mon petit bustier puisque j’avais oublié de l’enlever avant pour éviter d’abîmer ma coiffure.

(Bon ok, je l’avoue : je ne l’avais pas vraiment oublié. Je l’avais gardé exprès pour éviter de me retrouver complètement à poil devant beaucoup trop de monde. Pas un bon calcul vu les acrobaties qu’il m’a fallu faire pour le retirer…)

Ouf.

Enfin… on avait fait 10% du boulot. Car après, il fallait la fermer cette robe.

Un premier bustier intérieur à agrafer, puis le soutien gorge à passer dans des petits passants quasi-invisibles. Puis une fermeture éclair et le moment de vérité : est-ce que ça allait passer ? Est-ce que je n’avais pas pris de poids ?

Non. C’était parfait.

Et c’était parti pour les boutons.

Armée de leur pince à épiler, elles se sont attaquées à la ligne interminable de minuscules petits passants à attacher sur de minuscules petits boutons glissants.

Sans exagérer, à deux, elles ont mis plus de 20 minutes.

C’est là qu’on comprend pourquoi miss Marie-Antoinette avait des foultitudes de servantes… Ce genre de tenue, ça ne s’enfile pas toute seule…

Ah… Que se passe-t-il ? Stupeur collective : si je bouge très très beaucoup tout en levant les bras très très haut, on aperçoit mon soutien-gorge ! L’horreur totale.

« Il faudrait peut-être coudre le bustier au soutien-gorge pour éviter ça, non ? »

Et c’était parti pour un peu de couture, sous l’oeil quelque peu inquiet de mon fils cadet, venu admirer ma robe de princesse.

Au bout de 20 minutes, on s’est rendu compte que ça n’allait pas du tout. La bustier de la robe baillait maintenant qu’il était attaché et ce n’était pas mon soutien gorge qu’on apercevait mais carrément ma poitrine… et sans même que je ne bouge.

Alors bin… on a tout décousu.

On s’est bien marrées. Sauf peut-être Témouïne I, hypra-concentrée sur son rôle d’habilleuse en chef. C’est d’ailleurs encore elle qui s’est retrouvée à genoux pour démêler et lisser les 11 épaisseurs diverses et variées qui composaient ma jupe.

Puis c’était le moment de finaliser la tenue en chaussant mon voile.

Ah ! Mon voile…

Après de longues tergiversations, j’avais fini par craquer sur un voile de 3 mètres de long avec des appliques de dentelle. Et je crois que c’est ce que je préfèrerais dans toute ma tenue. Il était tout simplement majestueux, magnifique, splendide, somptueux, superbe… Bref, autant j’aimais ma robe, autant j’adooorais mon voile.

La coiffeuse est revenue pour m’aider à l’insérer dans ma coiffure.

Et j’étais prête !

Et en seulement 1h !!

Et toi, t’as prévu combien de temps pour t’habiller ? Tu prévois le kit de couture pour les petits « au cas où » ?

Crédits photos : Rebecca Young (rebeccainspace@gmail.com).

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