Celle qui part à la quête de sa robe : en route pour les essayages ! – Partie 1

Nous sommes en mars 2019, ça fait moins de deux mois que j’ai accouché de mon Petit Chat. Autant te dire que je ne suis pas la plus à l’aise dans mon corps à cette période, mais il faut bien commencer les essayages de robes de mariée un jour !

Les essayages de ma robe de mariée après mon accouchement

Crédits photo (creative commons) : Nawonil

Je tiens tout de suite à m’excuser mais tu ne verras pas de photos de moi dans cet article (ni dans les suivants). Mes chroniques de robes seront publiées avant notre fête d’amoureux, je ne prends aucun risque que l’un de nos proches – ou pire, Mister Simba – découvre par hasard mon Évidence en lisant Mademoiselle Dentelle. Je ne te dévoilerai donc que les clichés « officiels » des modèles essayés et tu ne sauras pas avant le jour J lequel a finalement su gagner mon cœur. Mais patience petit scarabée, le temps sera bientôt venu de publier les photos de notre joli jour. 😉

Bonjour, je m’appelle Mireille…

J’appelle une boutique à mi-chemin entre mon domicile et celui de mon témoin, Miss LaCuite. La vendeuse que j’ai en ligne me confirme que les rendez-vous ne sont pas nécessaires, même un samedi. Je reste sceptique, mais pourquoi pas ?

Un froid samedi matin de mars, nous prenons donc la route avec Miss LaCuite et Monsieur Mikado qui nous accompagnera. Nous arrivons à la boutique vers 11 heures, le cœur léger… et là, c’est la douche froide ! La conseillère est seule ce jour-là et c’est une affluence de futures mariées à la recherche de l’Élue. Elle s’excuse platement mais ne pourra pas nous recevoir maintenant ; elle nous propose de nous présenter à nouveau à 14 heures dès l’ouverture de l’après-midi. Euh… bon d’accord, mais alors pour le coup la facilité du « sans rendez-vous » perd en crédibilité. La vendeuse reste aimable et nous comprenons qu’elle a à cœur de nous satisfaire au mieux donc je ne lui en tiens pas rigueur. Une autre boutique se trouve juste à côté, allons donc leur rendre une petite visite !

Il s’agit d’une enseigne différente, mais attachée au même groupe que le premier magasin. Miss LaCuite aperçoit une pancarte à l’entrée précisant que là aussi ils reçoivent sans rendez-vous. C’est donc plein d’espoir que nous franchissons le seuil. Quatre vendeuses sont présentes mais aucune ne nous salue ou ne prend la peine de nous aborder. Nous flânons tous les trois dans les allées en silence, la boutique est pratiquement vide. Aucune robe ne se distingue des autres, je les trouve plutôt fade et j’ai l’impression que la qualité du tissu n’est pas au rendez-vous (sans mauvais jeu de mots !!).

Une des vendeuses finit par nous accoster au bout de dix minutes. Très avenante de prime abord, elle me demande quel type de robe je recherche. Je lui précise qu’il s’agit de mes premiers repérages, que je suis encore novice en la matière et totalement indécise. Elle sait m’apaiser et m’assure qu’elle sera présente pour me guider dans mon choix. Vient alors la question de la date de mon mariage. « Ah, mais vous ne vous mariez qu’en 2020 ? Vous avez largement le temps de faire des essayages !! Et puis nous sommes débordées le samedi, du coup sans rendez-vous aujourd’hui ce sera impossible de vous faire essayer quoi que ce soit. Vous comprenez, nous privilégions les mariées de 2019 » Et blablabla… Puis d’ajouter tout de go que si je souhaite venir sans rendez-vous préalable, il faudra choisir un jour en semaine. Ça sous-entend donc que je vienne seule avec mon bébé de 2 mois à peine ou bien que je demande à Miss LaCuite ou à l’une de mes demoiselles d’honneur de poser une journée de congé.

Je sens mon témoin bouillir intérieurement mais elle ne perd pas le nord et parle à la vendeuse de mon mariage civil deux mois et demi plus tard. À cette époque, je n’ai pas encore trouvé ma robe civile. Elle a des modèles courts dans leur catalogue, est-il possible d’en essayer ? Sans un sourire, Madame Mireille (oui vu les changements d’expression sur son visage en l’espace d’une minute, elle est devenue Mireille à part entière) lui rétorque qu’elle ne possède que trois robes courtes en magasin mais qu’elle est sûre qu’elles ne conviendront pas à ma morphologie. Charmant…

Nous comprenons vite que je n’essaierai pas de robes chez eux aujourd’hui. De toute façon, l’absence d’accueil digne de ce nom à notre arrivée m’avait refroidie d’emblée et Madame Mireille a finit de me convaincre que je n’achèterai rien dans cette enseigne.

Déjà les premiers doutes…

Après avoir passé le temps dans des boutiques de décoration (on s’occupe comme on peut ^^) et mangé sur le pouce, nous voici devant le premier magasin de robes à 13h50 tapantes. Cinq futures mariées (et leurs accompagnants) attendent déjà. Ma bonne humeur et mon impatience retombent comme un soufflé : il y a trop de monde, si la vendeuse de ce matin est toujours seule elle ne pourra encore une fois pas s’occuper de nous.

Cette dernière ouvre la boutique et nous reconnaît immédiatement. Elle annonce aux autres jeunes femmes que nous passerons en premier, ainsi qu’un autre groupe qui lui a rendez-vous. Je retrouve le sourire. Enfin je vais pouvoir essayer mes premières robes ! Tu t’en doutes, je ne compte pas en passer qu’une seule. 😊

La conseillère nous installe dans un petit boudoir et nous remet un catalogue, qui propose leurs deux marques : Pronuptia et Mademoiselle Amour **. J’ai déjà repéré quelques jolies robes le matin-même et tente de les retrouver afin de noter leurs références sur la fiche bristol laissée avec le catalogue. Je peux essayer cinq robes au maximum. C’est largement suffisant pour une première fois.

Sur les cinq modèles sélectionnés, seuls trois sont disponibles dans ma taille en boutique. Pour les deux autres, je fais confiance à la vendeuse qui les choisira pour moi. Toujours débordée malgré l’arrivée d’une collègue, elle nous fait patienter plus d’une heure dans le boudoir. Au bout d’1h30, toujours pas de robes en vue. Je commence sérieusement à désespérer. Ce premier essayage est à mille lieues de l’idée que je m’en faisais. J’ai sans doute trop idéalisé ce moment…

Je finis par passer le premier modèle, une robe princesse dans toute sa splendeur. Je te laisse en juger par toi-même :

Les essayages de ma robe après mon accouchement

Crédits photo : Pronuptia - Modèle Flandre (collection 2019)

Miss LaCuite et Monsieur Mikado adorent, alors que je reste davantage en retrait. Je m’observe sous toutes les coutures. Certes la coupe permet de mettre ma taille fine en valeur et cache mes hanches, que je trouve trop généreuses. Mais je la trouve lourde, beaucoup trop lourde… et limite trop travaillée pour correspondre à l’ambiance champêtre de notre fête d’amoureux. C’est en effet une très jolie robe, mais qui ne me ressemble pas.

La conseillère me propose alors un modèle que j’avais sélectionné dans leur catalogue.

Les essayages de ma robe après mon accouchement

Crédits photo : Pronuptia - Modèle Bizot (collection 2019)

Sur le papier, cette robe coche bon nombre de mes critères : de la fluidité, un dos nu, de la dentelle. Mais à peine l’ai-je sur le dos que je sens tout de suite que ça ne sera pas THE ONE… Et l’expression de Miss LaCuite me conforte dans cette impression. Elle non plus n’est pas convaincue par ce modèle. Next !

Pour te dire, près d’un an après cette journée je ne me souviens plus que du dernier modèle essayé. Les deux autres ne m’allaient pas du tout et ma mémoire les a purement et simplement rayés. Cette dernière robe, la voici – cette fois dans la collection Mademoiselle Amour :

Les essayages de ma robe après mon accouchement Les essayages de ma robe après mon accouchement

Crédits photo : Mademoiselle Amour - Modèle Elirose (collection 2019)

Je la passe sans difficulté et là, comment dire ?… Le charme opère immédiatement. Oui c’est cela, je suis littéralement sous le charme ! En premier lieu, j’adore la couleur rose poudré. Certes totalement à contre-courant pour une robe de mariée (même si l’on voit de plus en plus de modèles colorés ce n’est pas encore démocratisé à 100%), mais elle reste délicate et met en valeur mon teint hâlé. Ensuite le décolleté, là encore pas des plus communs mais c’est justement ce que j’aime. Et pour le coup, il me fait une poitrine d’enfer sans toutefois tomber dans la vulgarité. Cette robe possède la fluidité que je recherche et un dos (pour le coup) entièrement nu. Pour la première fois je ne porte pas un regard négatif sur mon reflet, et encore mieux : aujourd’hui, je porte une robe de mariée !

La conseillère comprend mon coup de cœur mais ne me pousse pas à l’achat et j’apprécie son attitude. Elle sait rester en retrait et me laisse le temps de la réflexion. Après avoir tourné encore et encore sur moi-même, je finis par quitter la boutique avec en main les références de mon modèle fétiche ainsi que son prix – qui est bien en-deçà du maximum que je m’autorise, encore un bon point pour cette robe.

La prochaine fois, je te raconterai mes essayages (épiques) dans une boutique parisienne. À très vite pour la suite donc !

** Mode précisions [ON] ** Il faut savoir que mes essayages de robes chez Pronuptia ont été réalisés en mars 2019. Le groupe (incluant les marques Pronuptia, Mademoiselle Amour et Point Mariage) a déposé le bilan en décembre de la même année, sans repreneur. La plupart des boutiques ont donc fermé leurs portes, excepté les franchisées. Le site Internet du groupe est toujours actif, si une robe de leur nouvelle collection te plaît n’hésite pas à contacter la boutique la plus proche de ton domicile pour en savoir plus ! ** Mode précisions [OFF] **

Et toi, as-tu croisé une (ou plusieurs) Madame Mireille lors de tes essayages de robes ?



6 commentaires sur “Celle qui part à la quête de sa robe : en route pour les essayages ! – Partie 1”

  • Oh mais les Mireilles c’est terrible! Je comprends pas… elles vendent des robes de mariées, des paillettes du rêve … je ne comprends pas pourquoi elles sont si désagréables… 😘

  • Copine! Je pensais justement à toi ces derniers jours. J’ai vu que tu as commenté un autre article sur la question…. qu’est ce qu’il se passe pour vous? Vous avez changer de date? Pas trop dur?

    Pour ces essayages effectivement ça avait mal commencé… Je suis tellement d’accord avec toi la 3m robe est ma préférée! Des que j’ai vu la photo j’ai fait « wahou » avant même de lire ce que tu en pensais 😉
    Hâte de lire la suite .
    Ça serait bien que le site propose une façon de suivre nos chroniqueuse préférée car j’ai beau être très connectée j’avais loupé certaines de tes chroniques 😣
    Bisous

    • Bonjour Fanette !
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      En espérant que ça aide ! Belle journée à toi.

  • La 3eme robe de Mademoiselle Amour est très élégante, pas trop lourde et la dentelle du haut fait très champêtre pour le coup.
    Moi non plus je ne comprends pas comment on peut être vendeuse-conseillère de robes de mariées et être une Mireille. En fait si ça te plait pas de réaliser le rêve des jeunes femmes et de leur permettre de vivre le plus beau jour de leur vie, ben change de métier.

  • Waouh, tu as fait de très beaux choix pour tes essayages.
    Et je ne comprends pas le principe de cette charmante Mireille, si on fait la gueule autant changer de métier non ?

  • C’est fou le nombre de vendeuses désagréables qui existent dans ce milieu. Je ne comprends pas. C’est pourtant chouette de voir des jeunes femmes avec des étoiles dans les yeux qui viennent essayer leur robes… peut-être de la jalousie ou frustration…
    Bref dans tous les cas très jolis modèles, hâte d’avoir la suite de ton histoire sur tes essayages !

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