Bustier habillé de plumetis drapé

M-12 (septembre), la suite de ma recherche de robe

Après les premiers essayages, mes envies se sont affinées. Les modèles qui m’ont plu une fois essayés ont cependant une volumineuse jupe de tulle, peu pratique pour ouvrir le bal sur un tango. Il me faudrait à la place soit une jupe midi idéalement de forme patineuse, soit une jupe longue plus fluide ou même à quilles.

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Crédit photo (partage autorisé par la créatrice) : Fils en C

Cette robe de la créatrice « Fils en C », dont l’atelier se trouve en Bretagne, m’avait particulièrement marquée avec ses quilles de dentelle

Malgré tout, mes premiers essayages m’ont permis de commencé à rêver de ma robe, à imaginer diverses options, et j’ai pu décrire ce que je souhaitais pour ma robe avec les mots suivants :

Je désire quelque chose de léger, élégant, moderne, et ingénieux, dont je puisse reporter un top ou une jupe lors d’un bel événement mais qui n’en « fasse » pas moins « mariage » lorsqu’assemblé. Pour le joli jour, je veux pouvoir à la fois virevolter, voltiger, danser, rire, dans ma robe sans avoir à m’inquiéter pour mon décolleté/bustier ou me sentir engoncée, et parader en me sentant la princesse de la journée.

Pour un ensemble qui remplirait ces critères, mon budget peut aller jusqu’à 3000€, peut-être légèrement plus en cas de réel coup de cœur.

J’envisage un bustier ou un décolleté en cœur soit avec des petites fausses manches soit des bretelles fines ou en dentelle soit un léger voile couvrant le décolleté avec un dos nu ou dévoilé par des jeux de dentelle ; assemblé dans un premier temps pour la cérémonie religieuse et la réception à une jupe longue fluide ou vaporeuse ayant une éventuelle traîne courte, avec un système d’attache invisible ou masqué dans une illusion de ceinture travaillée qui marquerait ma taille ; puis porté le soir avec une jupe longueur midi pour pouvoir ouvrir le bal sur un tango et enchaîner sur du rock jusqu’au petit matin.

Vive le web

Je savais qu’il était fort probable que je doive passer par une couturière, et avais donc adapté mon budget en conséquence : si la somme pouvait être rentabilisée en finançant une robe partiellement réutilisable, j’étais prête à oublier mon envie initiale d’un montant raisonnable.

D’un autre côté, malgré le fait d’avoir une maman couturière qui pourrait éventuellement m’aiguiller dans mes communications avec la potentielle créatrice de ma robe, je n’étais pas très rassurée à l’idée de m’engager uniquement sur un croquis.

Et c’est à ce moment-là qu’Internet m’a permis de découvrir des créatrices de robes de mariée proposant des modèles modulables en semi-mesure qui m’ont fait rêver. J’ai passé des heures à feuilleter les collections suivantes (et parfois même, contre toute attente, à m’imaginer aussi dans une jupe fluide avec un crop top) :

Certaines des marques ci-dessus sont des institutions du mariage, d’autres sont moins connues (et certaines ont malheureusement fermé à l’heure où paraît cet article). Si tu ne les connais pas, n’hésite pas à aller faire un tour sur leur site, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux !

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Au Fil d’Élise, modèles Luisa et Lena – Crédit photos : Au Fil d’Élise

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Ana Quasoar, modèles Zéphir et Jasmine – Crédit photo : Ana Quasoar

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Marine M. Paris, modèles Élise et Lilou – Crédit photo : Marine M. Paris

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Signé Édith, modèle de robe modulable avec partie longue de la jupe séparable – Crédit photo : Signé Édith

Dans les collections de toutes ces marques, il y en avait pour tous les budgets et presque tous les goûts, même si relativement peu de modèles mix&match dans l’ensemble qui donnaient vraiment l’air d’être une seule robe quand assemblés et qui puissent être reportés séparément.

En particulier, je suis séduite par le style rock de Rime Arodaky et le style de Marion Kenezi (que j’avais en fait découverte grâce à la chronique de Madame Piano) et prends rendez-vous chez cette dernière.

Mes essayages à Paris

Je tombe par « hasard » sur une publicité pour le salon du mariage à Paris, et je me dis que c’est l’occasion idéale pour annoncer à Mademoiselle Pétillante notre mariage et lui demander d’être ma témoin (je t’en reparlerai plus en détail), ainsi que pour essayer des robes de mariée avec elle (et ma troisième sœur Mademoiselle Shenzi). Je les contacte donc et leur demande de bloquer tout le samedi car je serai à Paris ce weekend-là, sans leur dévoiler le programme de la journée.

Le salon du mariage

Je voulais en profiter pour faire un salon du mariage, et y prendre des idées pour notre mariage. Niveau robe, nous ne voyons rien de particulier, car il n’y a aucun modèle modulable. Ayant fait le tour des stands assez rapidement (étant donné que nous ne comptons pas engager de prestataire français pour notre mariage en Suisse), nous ne restons même pas pour le défilé.

J’ai eu en revanche plusieurs petits coups de cœur pour des bustiers cœurs drapés, des manches en plumetis (un tulle très fin à pois), et des dentelles cordées (sur lesquelles le motif a été accentué par un cordon) ou rebrodées.

Bustier habillé de plumetis drapé

Crédits photo : Photo personnelle

En particulier pour ce bustier habillé de plumetis drapé

Printemps Mariage

Comme nous étions parties du Salon du Mariage en avance, nous avons fait un tout à l’espace Mariage de la boutique Printemps, pour voir en vrai, et éventuellement essayer, les robes de créatrices chez lesquelles je n’avais pas pu prendre de rendez-vous. Il ne nous a pas été possible de faire des essayages, car il n’y avait pas de place disponible sans rendez-vous, ni de prendre des photos ou d’admirer toutes les robes, car certaines avaient été sélectionnées par les futures mariées en essayages. J’ai cependant pu confirmer ne pas vouloir de robes de style bohème-chic, tout en restant ouverte à l’idée d’une jupe fluide peu volumineuse.

Marion Kenezi

Chez Marion Kenezi, les robes sont belles, très belles, et les matières aussi (mousseline de soie Georgette et crêpe de soie, dentelle Chantilly).

Voici un petit aperçu de ce que j’ai pu essayer :

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Crédits photo : Photo personnelle

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Crédits photo : Photo personnelle

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Crédits photo : Photo personnelle

Une robe de mariée 2 pièces pour être reportée après

Crédits photo : Photo personnelle

Top « Sophia » avec jupes « Léa » et « mini »

Les robes sont légères, agréables à porter, les tissus sont doux et très confortables. Nous avons passé un très bon moment dans l’atelier de Marion Kenezi.

Mais deux points me chiffonnaient… J’aime quand ma taille et mes hanches sont marquées, et les tops étaient deux à trois centimètres trop courts pour que ce doit le cas sur moi. De plus, la jonction entre top et jupes se fait via un zip caché dans une ceinture, ce qui cassait à mes yeux « l’effet robe ». Il était possible d’adapter la ceinture pour la rendre moins visible (en la couvrant de dentelle, par exemple), mais pas de rallonger les patrons des bustier pour que la jonction tombe pile dans le creux de mes reins.
Et pour compléter le tout, les modèles en semi-mesure qui me plaisaient le plus étaient légèrement au-dessus de mon budget (que j’avais déjà augmenté rappelons-le), tandis que le seul modèle « prêt-à-porter » (de la collection « je crée ma robe ») qui m’avais été proposé était la jupe mini.

Mes rendez-vous à Lausanne

Même si je pensais désormais être sûre de vouloir contacter une couturière pour la confection de ma robe de mariée, je voulais aussi partager le moment des essayages avec mes futures belle-maman et belle-sœur. J’ai donc contacté une boutique qui à la fois vendait des robes de mariées classiques et qui avait aussi son propre atelier de couture, histoire de voir ce qu’ils pourraient me proposer.

Les photos n’étaient pas permises, la propriétaire avait un look peu soigné qui n’a pas particulièrement mis en confiance ma belle-maman, et j’ai eu droit à quelques remarques sur le fait que « ce que vous voulez, c’est bien trop compliqué », « ce n’est pas parce que vous avez eu des déguisements en satin de coton dans votre enfance que le satin duchesse n’est pas un tissu idéal pour une robe de mariage type princesse », et que « la robe, c’est LE symbole du mariage, ce qu’il va vous rester avec vos photos, et franchement c’est absurde de ne pas vouloir être belle sur les photos pour une question de principes » (les principes en question étant ma non-envie de consacrer une énorme somme à une robe portée un jour et qui passerait ensuite les prochaines décennies dans une armoire).

Bref, j’ai rapidement su que je n’allais pas m’éterniser chez elle, mais nous avons passé un bon moment de bonne humeur et complicité avec ma belle-maman et ma belle-sœur, et j’ai eu plaisir à discuter en termes précis de tissus et dentelles avec une couturière, et à porter des matières nobles.

Finalement, un mois plus tard, j’ai contacté diverses couturières dans la région de Lausanne, et j’ai rencontré toute seule celle qui allait créer ma robe. Mais ça, ce sera pour une autre chronique, car j’ai beaucoup d’autres choses à te raconter avant cela, comme LA demande !

Et toi, as-tu essayé des modèles de robes aussi divers et variés, ou l’envisages-tu ? Connaissais-tu les marques proposant des robes modulables que j’ai cité plus haut ? Cela t’inspire-t-il ou te laisse-t-il au contraire dubitative ?

Coucou ! Moi c'est Mademoiselle Rationnelle, développeuse logiciel, 27 ans le jour J, franco-suissesse. Lui, c'est Monsieur Pragmatique, conseiller fiscal, 28 ans le jour J, 100% suisse pur jus. Et nous avons organisé à distance notre mariage pour fin août 2017 dans la région de nos racines et de notre rencontre : en Lavaux (au bord du lac Léman, en Suisse). Pour chaque décision et chaque prestataire, nous voulions être convaincus (la voix de la raison) et idéalement aussi persuadés (la voix du coeur) de notre choix. Nos compromis ont donc été longuement discutés et évalués pour trouver le meilleur équilibre possible, et cela a bien entendu donné lieu à des critères parfois inhabituels ou compliqués mais toujours entièrement assumés. Et notre investissement a payé, car nous avons eu un mariage de rêve et totalement à notre image ! Les maîtres-mots directeurs de ce bel événement ? Élégance classique et modernité technophile. Un compromis des plus simples, n'est-ce pas ?

Commentaires

  • Avatar
    Madame Chaton
    Répondre
    1 mai 2020

    Je trouve que la dernière robe que tu as essayé te va très bien !! Le dos et la traîne sont sublimes. hâte de voir ce que tu as décidé de faire avec ta couturière !

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