M-12 (septembre), mes premiers essayages de robe

Après avoir choisi nos cadeaux de fiançailles, défini l‘ambiance et la liste d’invités et pré-réservé les lieux et officiants ainsi que la date du mariage, il est temps de consacrer du temps à un moment que tu attends certainement avec impatience : les essayages de robe !

Début septembre, nous voilà plus ou moins à un an du mariage, et je n’ai qu’une idée très floue de ce que j’aimerais porter pour notre grand événement.

Étant initialement opposée à l’idée de me marier, je n’avais pas passé des heures à imaginer ma tenue.

Mes premiers essayages de robes de mariée à Annecy

Crédit photo (creative commons) : James Bold

Mes critères

Les incontournables

Quelques incontournables me viennent rapidement à l’esprit :

  • Une robe en plusieurs parties, partiellement réutilisable et reportable (qu’elle se dise modulable, évolutive, 2-en-1, 3-en-1, séparable, adaptable, transformable, interchangeable, mix&match, convertible, ou bridal separates) : quitte à y mettre une somme plus conséquente que mon budget vestimentaire annuel, il était essentiel qu’il ne s’agisse pas d’une dépense déraisonnée qui ne puisse être rentabilisée ! Une réutilisation possible serait par exemple pour un gala, un de nos anniversaire de mariage, ou un baptême : l’éventuel bustier devrait pouvoir s’allier à un pantalon noir, ou bien le bas devrait pouvoir être associée avec un top plus simple qui casserait l’effet mariage de la longue jupe immaculée
  • Crème ou écru plutôt que blanc pur (car ma peau tire sur l’olive jaunâtre quand elle n’est pas bronzée et sur le cuivré en été)
  • Un « effet robe » malgré les plusieurs parties (exit les crop top et jupe tailles hautes, de toute façon ça ne me met pas en valeur)
  •  Une robe confortable et légère, dans laquelle j’aurai plaisir à virevolter sans me sentir engoncée
  • Des matières nobles autant que possible (ayant une maman couturière de métier, ça allait autant de soi que le choix d’un beau diamant pour nos fiançailles !)
  • Une robe dans laquelle je me sente « moi »

Les nice to have

  • Un peu de dentelle
  • Un beau décolleté dans le dos
  • La possibilité de réutiliser ma robe modulable pour le civil, et pour notre première danse, qui serait un tango (une des seules choses non négociables pour notre mariage, sur laquelle je reviendrai)
  • Un montant raisonnable (notion encore floue), surtout si aucune option « amortissable » satisfaisante s’offrait à moi
  • A priori une robe A-line/princesse ou une jupe patineuse midi, avec une taille marquée dans le creux de mes reins, car ce sont les formes qui me vont le mieux

Les interdits

  • Un bustier sans bretelles, ma hantise étant de passer la journée à réajuster ma robe pour éviter qu’elle ne glisse
  • Du satin : quand j’étais petite, nous recevions tous les ans à Noël des déguisements en satin faits par ma maman et sa maman. Le satin sera pour toujours associé dans ma tête au placard à déguisement, et il me serait impossible de ne pas me sentir déguisée si ma robe de mariée était en satin, même en satin de soie
Madame Rationnelle en déguisement de Petit Chaperon Rouge

Crédits photo : Photo personnelle

Un super déguisement de Petit Chaperon Rouge confectionné par ma maman

Mes tout premiers essayage à Annecy

C’est donc avec ces critères en tête que j’ai planifié mes premiers essayages à Annecy. Il était pour moi important de passer ces moments en famille, et j’avais décidé d’être entourée à cette occasion par deux de mes sœurs, Mesdemoiselles Ed et Banzaï, qui habitent toutes deux Annecy, ainsi que notre maman.

Objectif de ces essayages : confirmer mon intuition de ce qui me va ou pas, vérifier la réalité du budget, commencer à me projeter, passer de bons moments entre filles.

Nous avons fait 4 boutiques ensemble ce jour-là, dont 2 auxquelles ma maman avait pris rendez-vous.

Pour cette journée, j’avais pris des talons presque aussi hauts que ceux que j’envisageais de porter le jour J, une petite bouteille d’eau, et des sous-vêtements chairs sans bretelles, comme conseillé dans la chronique conseils de Claire Tango. N’étant habituellement pas maquillée, je suis restée au naturel, mais j’avais attaché mes cheveux avec une barrette pour donner un effet « chignon cascade ondulée » qui me plaisait bien et faisait un peu sophistiqué sans demander aucun temps de coiffure.

Première boutique

Nous connaissions déjà la première boutique, O’Scarlett (là où Madame Frisette a trouvé son bonheur), car j’y avais essayé plusieurs années plus tôt des robes de soirées et que je passais devant tous les jours en allant au lycée.

Nous avons été reçues par une adorable vendeuse qui nous a donné un catalogue à feuilleter et qui m’a demandé de sélectionner (dans le catalogue ou sur cintre) quatre ou cinq robes dans le style qui me plaisait. Ils n’avaient pas de robes modulables, mais j’ai sélectionné plusieurs modèles A-line avec plus ou moins de dentelle et plus ou moins de volume, ainsi qu’une robe fluide. J’ai clairement annoncé la couleur : il s’agissait de mes tout-premiers essayages, je n’étais pas là pour acheter, mais voir ce qui m’allait, en cherchant avant tout une robe en deux parties qui puisse être partiellement reportée et qui me permettrait de danser le tango tout en me sentant comme une vraie princesse. Malgré mon annonce de non-intention d’achat, la vendeuse a été adorable tout du long des essayages. Et voyant ma pré-sélection très homogène, elle a même ajouté une robe sirène « pour voir ».

Dès qu’une cabine s’est libérée, elle m’y a dirigée, m’a prêté des talons un peu plus hauts (et un peu grands), et demandé de me mettre en sous-vêtements. Puis le bal des enfilages (avec ses « plongées assistées » dans des montagnes de tulle) a pu commencer. À chaque robe, je me faisais mon propre avis dans le miroir de la cabine avant de sortir parader devant ma maman et mes sœurs pour recueillir leur avis.

Le modèle qui me plaisait le plus était le suivant :

Mes premiers essayages de robes de mariée à Annecy

Crédits photo : Photo personnelle

Mes premiers essayages de robes de mariée à Annecy

Crédits photo : Photo personnelle

Mais il y avait trop de brillants, une dentelle trop marquée, une traîne trop longue, un dos trop dévoilé. Dans l’ensemble, c’était beaucoup trop de « trop ».

Ce rendez-vous a été vite expédié. Je ne suis même pas sortie de la cabine dans la robe fluide, très simple, car elle faisait trop « robe de chambre » à mon goût, et quant à la robe sirène, nous avons tellement ri en me voyant dedans que personne n’a pensé à la prendre en photo !

Deuxième boutique

Après cette première expérience, nous sommes allées manger en vieille ville d’Annecy avec mes accompagnatrices, et nous avons ensuite continué avec le deuxième rendez-vous pris par ma maman.

J’ai de nouveau rapidement annoncé la couleur en entrant (recherche de robe modulable, mais désir d’essayer divers de leurs modèles pour affiner mes goûts, dans tous les cas, donc peu de chances pour eux que ce rendez-vous de solde par une vente), et ai été très bien conseillée et reçue.

Malheureusement, ils n’avaient pas grand chose qui me plaise en stock et nous n’avons pas fait bien long dans cette boutique.

Un peu déçue en sortant, nous avons repéré une autre vitrine juste à côté, y sommes entrées, et avons été très bien accueillies malgré l’absence de rendez-vous. (Il me semble que Madame Croisé y a fait de beaux essayages également.)

Voici les deux robes découvertes lors de ces essayages qui m’ont le plus marquée :

Mes premiers essayages de robes de mariée à Annecy

Crédits photo : Photo personnelle

Très belle robe, qui m’a fait sentir comme une princesse et dont j’ai adoré la dentelle qui s’estompe sur la jupe… mais j’étais mal à l’aise de ne pas avoir de bretelles, et ce modèle était malheureusement difficilement réutilisable, critère essentiel à mes yeux pour justifier un tel investissement vestimentaire (de mémoire, son prix était de plus de 1800€)…

Mes premiers essayages de robes de mariée à Annecy

Crédits photo : Photo personnelle

Pas fan du surplus de volants, ni du décolleté voilé, mais la dentelle plus marquée m’a bien plu et le plumetis sous le tulle (c.f. au sol à droite car la qualité de cette photo n’est pas top) ajoutait un effet « neige » absolument féerique.

Je suis repartie en me disant que la première robe pourrait être une solution de repli au cas où je ne parviendrais pas à trouver mon bonheur parmi les modèles modulables de prêt-à-porter ou chez une couturière, et en rêvant de plumetis à effet neige. Dans tous les cas, on a confirmé sur ces essayages qu’il me fallait une forme A-line (plus ou moins volumineuse) et un bustier long avec décolleté cœur.

Dernière boutique

Nous avons terminé la journée essayages avec une boutique plus excentrée qui annonçait sur son site avoir des marques aux modèles modulables, mais en sommes ressorties à peine entrées : je savais désormais vers quoi je voulais me diriger, et il n’y avait parmi les robes « une pièce » rien qui ne semblait suffisamment différent de mes essais précédents pour valoir la peine de me déshabiller, et leurs robes en deux parties étaient bien trop colorées et satinées pour moi.

C’est ainsi que s’est achevée ma première journée d’essayage avec ma maman et deux de mes sœurs. La prochaine fois, je continuerai à Paris avec ma troisième sœur et ma témoin, avec des modèles de robes bien différents !

Et toi, comment se sont passés tes essayages de robes ? Avais-tu une idée précise de ce que tu voulais ou ne voulais pas ? Raconte !

Coucou ! Moi c'est Mademoiselle Rationnelle, développeuse logiciel, 27 ans le jour J, franco-suissesse. Lui, c'est Monsieur Pragmatique, conseiller fiscal, 28 ans le jour J, 100% suisse pur jus. Et nous avons organisé à distance notre mariage pour fin août 2017 dans la région de nos racines et de notre rencontre : en Lavaux (au bord du lac Léman, en Suisse). Pour chaque décision et chaque prestataire, nous voulions être convaincus (la voix de la raison) et idéalement aussi persuadés (la voix du coeur) de notre choix. Nos compromis ont donc été longuement discutés et évalués pour trouver le meilleur équilibre possible, et cela a bien entendu donné lieu à des critères parfois inhabituels ou compliqués mais toujours entièrement assumés. Et notre investissement a payé, car nous avons eu un mariage de rêve et totalement à notre image ! Les maîtres-mots directeurs de ce bel événement ? Élégance classique et modernité technophile. Un compromis des plus simples, n'est-ce pas ?

Commentaires

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    Mlle couture
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    1 mai 2020

    J’ai hâte de voir la suite des essayages 😘😘

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    Madame Claddagh
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    1 mai 2020

    J’aime beaucoup la première, mais j’ai la même impression que toi sur le « too much » ! Hâte de découvrir les prochains essayages !

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    Madame Pomme de Pin
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    1 mai 2020

    Oh mais tu étais trop mimi en petit chaperon rouge, ta maman te faisait de superbes déguisements.
    Vraiment hâte de voir la robe que tu auras choisi. Ta recherche est pas simple en 2 ou 3 pièces tout en ayant un « effet princesse » avec une coupe A-line. Je me demande vraiment comment tu as trouvé chaussure à ton pied.

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    Madame Chaton
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    1 mai 2020

    J’aime beaucoup la première, le dos est whaouu ! hâte de voir la suite et ton choix final !!

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    Madame Presque Relax
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    6 mai 2020

    La 1ère est magnifique, j’ai hâte de voir la suite

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