Mon élégant mariage technophile : état à J-100 ? – Partie 1

Comme mon récit chronologique des préparatifs s’éternise (notre mariage a eu lieu il y a maintenant plus de deux ans et demi !), j’ai décidé de l’entrelacer de chroniques parlant des derniers temps avant le mariage et de nos belles journées.

Quand j’ai écrit le brouillon de cette chronique, le mariage était dans un peu moins de trois mois. À J-100, je planais en ayant du mal à réaliser que nous y étions presque déjà, et à J-88 je paniquais complètement. Aujourd’hui, je fais le point avec toi.

Alors, que s’est-il passé de notable, entre M-12+ et M-3, et que nous restait-t-il à faire pour poursuivre en toute sérénité ?

De M-12+ à M-8

Pendant les quatre premiers mois, nous avons recherché et réservé « les gros essentiels », c’est-à-dire les lieux, le pasteur, nos témoins, les traiteurs, les options de boissons, ma robe, la photographe, et nous avons ouvert le dossier de mariage civil dans notre commune de résidence (dans le but de pouvoir le faire suivre à la commune de notre mariage le plus tôt possible).

Pendant ce début de préparatifs, nous avons surtout défini l’ambiance générale désirée (moderne et technophile) et planifié en gros le déroulement de notre joli jour ainsi que la liste de nos invités. Et nous avons également recherché et offert nos cadeaux de fiançailles, c’est-à-dire la bague et la montre, invité nos familles chez nous pour célébrer notre engagement, et réalisé notre save-the-date électronique.

Tout ça s’est bien enchaîné jusqu’en décembre. Nous étions bien très partis.

Une année de préparation de mon mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Le Temple de Lutry où a été célébré notre mariage

De M-8 à M-5

Puis nous avons eu un petit moment de flottement. Autour des fêtes de fin d’année, mes parents se sont séparés, ma grand-mère maternelle est décédée, Mademoiselle Banzaï, ma petite sœur qui devait initialement se marier la même année que nous a repoussé sa fête de mariage d’un an pour raisons de santé, le stress au travail a refusé de diminuer pour moi tandis que cela devenait de plus en plus frustrant pour Monsieur Pragmatique. Nous n’avons pas beaucoup avancé.

Nous avons enfin envoyé le save-the-date à M-7, avec plus de deux mois de retard. Nous avons commencé à regarder les alliances, sans conviction devant les multiples vitrines.

J’ai constaté qu’ils avaient tout de même un peu de remords, au boulot, à m’user jusqu’à la corde, mais que ça ne les empêchait pas de continuer. J’ai pu souffler un moment pendant nos vacances annuelles de ski, et j’en ai profité pour écrire ma chronique de présentation à cette occasion. Juste après, nous avons fait une séance pré-mariage absolument magnifique. J’ai eu un enterrement de vie de jeune fille tout-à-fait inattendu et plus que bienvenu dans mon tourbillon quotidien métro-boulot-dodo.

Mademoiselle Banzaï a eu une très lourde opération. Je suis allée à Lyon passer quelques jours à son chevet avec notre maman. Tout s’est bien passé. Ouf !

Et c’est à peu près tout.

Une année de préparation de mon mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Ma troupe d’EVJF à Barcelone

De M-5 à M-3

À partir de M-6, notre planning était intitulé « les importants à ne pas faire trop tard ». Il contenait la réservation de la chambre nuptiale, la conception des faire-parts, la recherche des alliances, des décorations florales et non-florales, des cadeaux aux invités, de la tenue du marié, des invités d’honneur et de nos accessoires, le choix final du menu et des boissons pour le jour J, et l’établissement des contraintes pour nos EVCs… Heureusement que j’avais pris de l’avance pour les contraintes de mon EVFJ !

J’ai confirmé vouloir offrir du miel à nos invités, et après de nombreuses hésitations, Monsieur Pragmatique a finalement opté pour de la moutarde de Bénichon, une spécialité fribourgeoise que fait sa maman. Surchargée de travail, et bien occupée par le faire-part également, j’ai repoussé à plus tard le détail de la commande effective des pots de miel…

À M-5, Monsieur Pragmatique a commencé à réaliser que si je devais finir le faire-part toute seule, au vu de mes horaires de travail et de mon état de fatigue générale, nos invitations ne seraient jamais envoyées. Il a stressé pour deux, puisque je n’avais plus l’énergie de stresser pour le mariage, en plus du travail. Il a donc exigé un briefing, s’est mis-à-jour quant à l’utilisation de Gimp, et a pris le relais tous les soirs de la semaine et weekends pendant plusieurs semaines. Il a fait diverses propositions que nous avons étudié ensemble, et nous avons finalement validé ensemble une maquette qui nous plaisait bien, avec les photos de notre séance d’engagement. La version choisie était en revanche celle qui demandait le plus de travail car c’était celle avec le plus de choix à faire sur le placement et la découpe des photos.

Quelques semaines après, j’ai pris la décision de poser ma démission à la fin du mois d’avril, afin d’être « libre » les trois semaines précédant le mariage et de pouvoir me reposer convenablement avant notre beau jour. Monsieur Pragmatique a été contacté par un recruteur et s’est mis à envisager des perspectives plus stimulantes intellectuellement. Même si nous étions toujours dans un tourbillon pas très brillant, nous voyions la lumière au bout du tunnel.

Alors que nous avions prévu de le faire avant M-6, nous avons pendant cette période fait le choix final du lieu de notre voyage de noces, préparé un brouillon de planning et acheté nos billets d’avion. Monsieur Pragmatique a été à Milan avec ses témoins pendant que je faisais une escapade à Paris avec plusieurs de mes demoiselles d’honneur. Sa recherche a été bien plus fructueuse que la mienne, et il a trouvé un costume pour le mariage civil et un autre pour le religieux. Nous avons bloqué un samedi pour faire le tour des fleuristes et essayer une coiffeuse que j’avais repéré sur Internet. En quelques heures, nous avons rayé de la liste ces deux éléments. Il nous restait à choisir entre les deux fleuristes sélectionnés et à réserver la coiffeuse, mais nous étions confiants, et soulagés de pouvoir nous concentrer sur le reste.

Une année de préparation de mon mariage

Crédit photo : BlueFlowers

Le type de centre de table qui nous inspire

De J-100 à J-1 : a priori rien à signaler

J’ai commencé cette chronique à J-100 du civil depuis un canapé à Vérone alors que mon chéri dormait encore. L’ambiance était détendue. Nous étions en vacances et nous nous allions nous marier dans trois mois. Que demander de mieux ?

Enfin, nous stressions tout de même pour finaliser, imprimer et envoyer les faire-part dès notre retour de vacances (pour qu’ils soient reçus avant J-80), ainsi que pour terminer le formulaire RSVP sur notre site. Et pour trouver une alliance parfaite pour Monsieur Pragmatique, car j’en avais enfin trouvé une qui m’allait comme un gant.

Mais pour le reste, nous flottions encore dans un petit nuage loin des préoccupations matérielles que sont le choix des arrangements fleuris, des thèmes et décorations des tables, des choix définitifs pour notre mise en beauté (coiffure, maquillage, bijoux, accessoires), de la commande définitive de nos cadeaux pour les invités, de la préparation de notre studio photo, des détails de notre voyage de noces, et de que savions-nous encore.

Une année de préparation de mon mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Mmmhhh… tu le sens bien, le petit nuage insouciant ?

En rentrant de vacances, nous avons finalement trouvé l’inspiration pour l’alliance de Monsieur Pragmatique à exactement J-90 du civil. Nous avons enfin décidé du nom de famille de notre foyer la veille de notre rendez-vous pour lancer la procédure civile dans la commune de notre mariage. J’ai appris quelques détails sur l’EVG de Monsieur Pragmatique encore à venir. Nous avons fait notre choix entre les deux fleuristes envisagés. J’ai pris rendez-vous avec la coiffeuse pour un essai complet coiffure et maquillage. Nos amis ont félicité Monsieur Pragmatique pour son engagement dans la préparation du mariage. J’ai essayé la toile (prototype dans un tissu moins fin que celui prévu) de ma robe en compagnie de ma maman et lui ai fait visiter le temple pour la bénédiction religieuse. L’organiste prévu nous a informé avoir un concert le jour de notre mariage et nous a dirigé vers sa remplaçante qui est immédiatement parvenue à nous proposer des morceaux qui nous convenaient.

Nous étions bien partis et la vie était belle. Si seulement tout avait été dans la même veine !

La prochaine fois, je te parle un peu plus de cette période charnière autour de la fameuse « dernière ligne droite », et de pourquoi, comme de nombreuses autres futures mariées, j’ai presque failli ne plus vouloir entendre parler de notre mariage.

Et pour toi, le rythme des préparatifs a-t-il été plutôt constant, ou comme moi en dent de scie entre agréables enchaînements sans heurts et purs moments de stress ? Raconte !



2 commentaires sur “Mon élégant mariage technophile : état à J-100 ? – Partie 1”

  • Tu nous tiens en haleine là ! Hâte de lire la suite (et de stresser encore un peu plus)… en espérant que le jour J, tout se soit déroulé au mieux !

    • Je te rassure, le Jour J a commencé tendu et tout s’est ensuite enchaîné à la perfection ! (les quelques inévitables couacs nous ont à peine effleurés, tant nous planions sur notre nuage !)

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