Mon élégant mariage technophile : J-10, l’effervescence des derniers jours

Début août, je posais ma démission et me lançais dans la dernière ligne droite avant le mariage. Deux semaines plus tard, nous n’étions plus qu’à dix jours de notre bel événement, et il était temps de venir sur place pour organiser les derniers détails (et c’est aussi vers le moment-là que je suis enfin parvenue à ne plus faire de rêves liés au travail !).

À J-10, il restait encore les choses suivantes à faire :

  • finir le plan de table
  • valider les derniers éléments du graphisme de la papeterie avec Mademoiselle Shenzi
  • choisir l’imprimeur pour ladite papeterie
  • décider sur quelle musique faire notre chorégraphie d’ouverture de bal (il s’agissait d’un tango, et les pas répétés pouvaient s’adapter sur plusieurs morceaux)
  • acheter les chaussures de tango avec lesquelles j’allais faire l’ouverture de bal, et les assouplir
  • répéter encore et encore l’ouverture de bal
  • récupérer dans plusieurs endroits le miel qui nous servirait pour les cadeaux d’invités
  • transvaser ledit miel dans les pots à offrir
  • coller les étiquettes sur lesdits pots (après les avoir fait imprimer par l’imprimeur encore non choisi)
  • accueillir Mademoiselle Pétillante en provenance de Paris
  • faire l’essai coiffure de Mademoiselle Pétillante
  • me couper les cheveux et faire mon dernier essai coiffure et maquillage
  • rendez-vous chez l’esthéticienne
  • dernier essayage chez la couturière
  • récupérer mes robes
  • récupérer nos alliances
  • faire un rappel de vaccin (oui, ça n’avait rien à voir, mais il était essentiel de le prévoir suffisamment de jours avant le mariage pour éviter que je sois fiévreuse le jour J !)
  • faire un dernier check avec les divers prestataires et verser leurs arrhes
  • choisir les musiques pour le DJ
  • dernier rendez-vous de préparation avec Monsieur Rafiki, notre Pasteur
  • vérifier les divers horaires de mise en place
  • faire le planning des derniers jours et de la mise en place
  • organiser le bar à boissons pour la soirée dansante
  • choisir les cocktails des mariés
  • préparer nos valises pour le voyage de noces
  • imperméabiliser nos chaussures
  • accueillir ma famille l’avant-veille du mariage civil
  • fêter l’anniversaire de Mademoiselle Shenzi la veille du civil
  • nous décider pour les nappes et la vaisselle, passer commande
  • acheter le champagne (et les cigares) manquants
  • organiser les parkings
  • choisir les lectures et la musique pour le mariage civil, et faire le point avec l’officier d’état civil
  • faire une répétition générale avec notre Pasteur et nos témoins
  • poser sur notre compte divers cadeaux monétaires déjà reçus
  • décider d’où placer la caméra lors de la cérémonie et de notre ouverture de bal
  • me détendre

Je te laisse trouver l’intrus dans cette liste… Voyons comment cela s’est déroulé.

Crédit photo (creative commones) : Pexels

Le miel

J’adore les miels monofloraux, et je tenais à faire découvrir à nos invités des goûts insoupçonnés. J’ai donc commandé une cinquantaine de variétés de miels différentes, réparties entre six apiculteurs (et deux continents). La limite d’importation de produit alimentaire animalier (dont le miel fait partie) en Europe (y compris en Suisse) pour consommation personnelle est de deux kilogrammes. Au-delà, il faut une certificat vétérinaire, car une masse plus importante est considérée comme quittant le domaine de la consommation personnelle. J’ai donc dû faire livrer mes cadeaux d’invités en plusieurs fois chez plusieurs personnes… Après tout, le but n’était pas de revendre ce miel, mais bien d’offrir 200g à chacun de nos 150 convives pour leur consommation personnelle. La première étape a donc été de récupérer tout ça.

Il a ensuite fallu transvaser les divers miels dans des petits pots en verre de 100ml que j’avais commandé chez bouteilles-et-bocaux.com (je voulais des contenants plus petits mais ils n’en avaient malheureusement pas en quantité suffisante, et j’ai donc dû commander encore plus de miel pour pouvoir tous les remplir !). Pour ça, j’ai eu l’aide de ma famille, celle de Monsieur Pragmatique, et de Mademoiselle Pétillante.

Crédits photo : Photo personnelle

Mademoiselle Ed, ma maman et moi en plein transvasage de miel de romarin et de tupelo (un délice au goût beurré !), avec la balance de cuisine pour vérifier que tous les pots étaient équitablement remplis.

Une fois remplis, les pots ont été regroupés en fonction de leur contenu (par apiculteur et type de miel) pour que l’on puisse ensuite coller les bonnes étiquettes sur les bons pots.

Nous avons fait imprimer les étiquettes au même endroit que le reste de la papeterie du jour J, et avons tout récupérer à quelques jours du mariage (histoire d’éviter de devoir tout réimprimer suite à un changement de plan de table de dernière minute). Et nous voilà partis pour une soirée palpitante de collage d’étiquettes, à faire un concours de vitesse avec Mademoiselle Pétillante et moi d’un côté et Monsieur Pragmatique et ses parents de l’autre. Ma témoin et moi étions battues d’avance, puisque nos adversaires n’avaient qu’une sorte d’étiquette à coller, et deux fois moins de pots à étiqueter, car mon chéri offrait un pot de moutarde de Bénichon préparée par sa maman, et moi deux pots de miels (un miel doux et un miel fort) à chaque convive.

Crédits photo : Photo personnelle

Mesdemoiselles Pétillante et Rationnelle en plein collage d’étiquettes de miel, et classification entre « miel fort » et « miel doux »

Crédits photo : Photo personnelle

Monsieur Pragmatique et ses parents en train de terminer l’étiquetage des pots de moutarde de Bénichon

Chaque pot avait 3 étiquettes autocollante : une étiquette ronde dessus avec le nom du contenu et le logo et la date de notre mariage, une étiquette rectangulaire devant avec le contenu et son origine, et une autre étiquette rectangulaire au dos avec les détails.

Le miel et la moutarde de Bénichon ont connu un grand succès ! On m’a demandé des détails sur la recette de ma belle-maman et les informations de contact de mes fournisseurs de miel !

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Nos cadeaux d’invités à notre souper de mariage

Et comme nous avions finalement pris quelques libertés sur le remplissage des pots (ils ne faisaient pas tous précisément 100g), nous nous sommes retrouvés avec plus de pots que d’étiquettes pour certains miels et avec plus d’étiquettes que de pots pour d’autres… Heureusement, nous avions pas mal de marge (il me reste du miel pour les dix prochaines années !), et nos parents en ont profité après le mariage pour distribuer certains pots non ou mal étiquetés à leurs collègues.

Entre ça et mes premiers déboires avec la douane lorsque ma première commande de miel a fait demi-tour à l’envoyeur, en voilà des anecdotes sympathiques !

Les fleurs

Pour les fleurs, nous voulions quelque chose de très moderne et aéré. Mais aussi de très coloré, avec du bleu et du violet. Monsieur Pragmatique a rapidement eu un coup de cœur sur Pinterest pour des dendrobiums teintés bleu-violet. Nous avons avant tout centré notre recherche de fleuriste sur un prestataire pouvant nous fournir ces fleurs, puis nous avons discuté avec les candidats des compositions qu’ils pouvaient nous proposer.

Nous avons été séduis par une boule en rotin fleurie de Blue Flowers, et leur avons demandé de réaliser un centre de table de style similaire. Les fleuristes les ont installés elles-mêmes la veille du mariage, et j’y ai ensuite ajouté comme touche finale une LED clignotante.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Nos centres de table fleuris « entre modernité technophile et élégance classique »

Pour la cérémonie religieuse, je voulais seulement des paniers aux anses fleuries par des orchidées blanches, et des nœuds de tulle accompagnés de roses et callas pour les bouts de bancs encadrant l’allée centrale. C’est l’équipe du marié qui a récupéré et installé tout cela le matin-même du mariage religieux.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Un choix beaucoup plus sobre pour notre cérémonie religieuse

Quant-à mon bouquet, je le voulais rond et simple, avec des roses blanches et des dendrobiums teintés. Et pour accompagner tout cela, nous avons commandé une boutonnière de dendrobium et calla pour le marié, des boutonnières de callas blancs pour ses témoins, un bracelet avec un dendrobium et une rose blanche pour ma témoin, et des bracelets de callas blancs pour mes demoiselles d’honneur. Mais tu verras tout cela quand je te parlerai de nos préparatifs !

Ma mise en beauté

Ma mise en beauté des derniers jours s’est passée en plusieurs temps. Comme j’ai beaucoup de cheveux blancs depuis mes vingt ans, j’ai d’abord refait une coloration et allégé mon dégradé.

Cela m’a permis de réaliser mon troisième et dernier essai coiffure avec exactement la bonne base chevelue. J’avais eu du mal à communiquer ce que je désirais, mais avais confiance en la coiffeuse que j’avais choisi pour parvenir à réaliser mon désir flou d' »une sorte de queue de cheval relevée et ondulée à effet chignon qui cascade dans mon dos ». Il nous a fallu trois rendez-vous pour trouver la bonne coiffure, et c’était parfait le jour J !

Crédits photo : Photo personnelle

Premier et dernier essai coiffure

Pour le maquillage, un seul essai à quelques jours du mariage a suffit ! La coiffeuse-maquilleuse a tout de suite su trouver les bonnes couleurs pour mon maquillage léger et naturel. Mais là encore je vais garder le suspense pendant quelques articles !

Mademoiselle Pétillante est arrivée par avion à quelques jours du mariage et elle m’a accompagnée à mon dernier essayage coiffure pour faire aussi le sien, car je désirais lui offrir sa coiffure du jour J. En un essai rapide, la coiffeuse a su exactement ce qu’elle désirait et le tour était joué !

Ma mise en beauté s’est terminée avec un passage chez l’esthéticienne quelques jours avant le mariage. J’avais pris rendez-vous au moins trois jours avant le mariage civil sur les conseils d’autres chroniqueuses, pour éviter par exemple des rougeurs post-épilation le jour J. Je crois bien que c’était la deuxième fois que j’allais chez l’esthéticienne de ma vie, et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Sachant que je porte du vernis moins d’une fois par an, et que ce n’est jamais tout bien lisse, je tenais à ce que ce soit fait cette fois par une professionnelle.

Nous avons commencé par une pédicure et l’application d’un vernis nude semi-permanent sur les pieds, pendant que j’envoyais les derniers détails par email aux traiteurs. C’était sympathique, mais je n’ai pas vraiment profité de l’instant massage-détente…

Pour les mains, j’ai choisi un mélange entre un vernis corail et un vernis nude, pour bien rehausser ma peau matte tout en restant discret. J’ai été forcée de fermer mon ordinateur pour la manucure et la pose de la base puis des couches de vernis, qui n’ont pas pris bien longtemps grâce au « séchage ultra-violet ».

Nous avons ensuite terminé par l’épilation des demi-jambes, de la moustache (les sourcils avaient été épilés lors de mon essai coiffure), des aisselles et des bords du maillot. Avec tout ça, pas besoin de réfléchir à mes poils pendant tout le voyage de noces ! Le seul petit bémol a été que l’esthéticienne ne m’a pas crue quand je lui ai dit que mon chéri n’aimerait pas une épilation du maillot en « timbre »… elle a quand même globalement respecté ma demande, juste mis un peu trop de cire, mais mon chéri n’a pas manqué de me demander si c’était voulu ou si c’était une erreur… J’aurais dû insister sur le fait que je connaissais plus mon propre (futur) mari plus qu’elle qui ne l’avait jamais rencontré, et ce même si elle avait eu de nombreux retours de ses autres clientes sur les réactions de leurs hommes (qui ne représentent d’ailleurs qu’un sous-ensemble d’hommes dont la chérie a l’habitude d’aller chez l’esthéticienne).

L’ouverture de bal

Depuis le tout début de nos préparatifs, ouvrir le bal avec un tango était pour moi une condition sine qua non. Quand j’ai rencontré mon chéri, je dansais plus entre six et dix heures de tango par semaine, mais je n’ai ensuite presque plus dansé du tout (faute de partenaires et cours aux horaires qui me convenaient).

À force d’insister, j’ai réussi à convaincre Monsieur Pragmatique de prendre des cours débutants avec moi pour notre ouverture de bal. Après plusieurs essais de cours de groupes, nous avons trouvé des professeurs qui nous convenaient à tous les deux, et les avons même embauchés à domicile pour une dizaine de cours supplémentaires afin qu’ils nous aident à concevoir notre ouverture de bal. Nous avons défini avec eux plusieurs enchaînements de figures et répété sur plusieurs musiques encore et encore jusqu’à ce que toutes les variantes possibles soient fluides et que toute erreur le jour J puisse être rattrapée de façon improvisée avec fluidité. Ce n’est que la dernière semaine du mariage que j’ai finalement choisi sur quelle des deux musiques nous ouvririons le bal, et nous avons alors répété un peu tous les soirs un enchaînement de pas particuliers.

Mes chaussures de tango dataient d’avant notre rencontre avec Monsieur Pragmatique, et j’avais depuis gagné en aisance et besoin de talons plus hauts pour être convenablement stable. J’ai donc cherché pendant tout l’été de nouvelles chaussures, et n’ai finalement trouvé mon bonheur qu’au tout dernier moment ! Nous avons encore répété avec ces nouvelles chaussures pendant plusieurs heures pour les assouplir avant le grand moment !

Textes et musiques

Comme la décoration, nous avions repoussé le choix des textes et musiques et tout dernier moment. Et c’est aidé de nos témoins que nous avons fait notre choix final. Tu les découvriras tout bientôt en contexte !

Moments de détente

Après avoir rempli des dizaines de pots de miel, la maman de Monsieur Pragmatique a insisté pour que nous prenions une demi-journée de pause avec Mademoiselle Pétillante et lui fassions découvrir des spécialités de la région qu’elle ne connaissait pas encore. Nous avions donc fait une excursion en Gruyère, à la fromagerie de dégustation, puis au château et au Giger Bar, le tout sous un soleil radieux.

Crédits photo : Photo personnelle

Le soir-même, Mademoiselle Shenzi fêtait son anniversaire le jour de notre mariage civil. Mais nous voulions marquer le coup en famille malgré ça. Nous nous sommes donc tous retrouvés la veille au restaurant de l’hôtel où dormait ma famille pour enfin passer une soirée qui ne soit pas liée au mariage ! C’était un vrai moment de bonheur et, enfin, de détente !

Et après cela, nous sommes rentrés dormir chez les parents de Monsieur Pragmatique… un grand weekend tout aussi effréné nous attendait !

Et toi, que penses-tu de cette dernière ligne droite à toute vitesse ?



2 commentaires sur “Mon élégant mariage technophile : J-10, l’effervescence des derniers jours”

  • 😱😱 10 jours pour préparer tout ça !! On peut dire que ça n’aura pas été une dernière ligne droite tranquille !! Heureusement que tu as eu des petits mains pour t’aider ! Très jolis tes petits pots !! Moi aussi je suis fan de miel et j’aurais adoré en avoir en cadeau 🙂

  • Wow, et tu as eu un peu de temps pour toi aussi ! Chapeau en tout cas ! Vous avez gérez ça comme des chefs ! Par contre est ce que les esthéticiennes sont obligées de donner leur avis/faire des remarques quand à la pilosité de chacune ? Par ce que moi aussi j’ai eu le droit a une petite phrase bien sentie quand à mes poils que je laissais en paix en hiver…

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