« Alors, ça y est, t’as ta robe ? » – Partie 2

Après mes recherches sur Internet, il faut que je prenne une décision. Si jamais je décide, finalement, de choisir ma robe en boutique, en comptant les délais habituellement annoncés (4 à 6 mois selon les boutiques), on approche dangereusement de la date fatidique.

Je m’étais JURÉE de ne jamais faire de salon du mariage. Trop commercial, trop chichi, trop de monde… Manque de bol, il y en a un le 28 septembre à Paris et ça serait une belle occasion de présenter ma mère et ma sœur à Mamzelle P., ma témoin en chef. Allez, je ne vais quand même pas mourir idiote !

J’ai eu la présence d’esprit de regarder les créateurs / collections présentées avant d’y aller. Je repère déjà une enseigne qui propose quelques jolis modèles, pas trop chers, dont certains mi-longs. J’irais jeter un coup d’œil.

28 septembre 2013, rendez-vous au Parc Floral de Paris

Avec Bop, nous rejoignons ma mère, ma sœur et Mamzelle P. à l’entrée du salon (astuce de Mamzelle P. : quelques semaines avant un salon, quel qu’il soit, n’hésite pas à demander des invitations gratuites aux exposants ; pour le coup, aucun d’entre nous n’a payé son entrée).

Je commence à regarder les différents exposants et me dirige rapidement vers les stands de robes. Je regarde mais aucun modèle ne retient mon attention. Je vais donc prendre rendez-vous pour quelques essayages au stand des Mariées de Talia, celui que j’avais repéré sur le site du salon.

En attendant, je vais sur le stand de Pronovias et tombe amoureuse d’une magnifique robe en dentelle. Je la dévore des yeux mais je sais pertinemment que je ne pourrais pas me l’offrir et surtout qu’elle ne m’irait pas.

Puis, nous nous installons pour observer le défilé. Ah oui, forcément que des modèles présentés sur des tailles 34-36 seront attrayants (et encore certaines étaient trop grandes pour les mannequins et ça ne faisait pas beau du tout !). Malheureusement, encore une fois, pas d’étincelle.

Je vais ensuite commencer mes essayages. Je choisis 2 modèles mi-longs et, sur l’insistance de ma mère et de Bop, un modèle long tout ce qu’il y a de plus basique (bustier sans bretelle, robe longue légèrement évasée, point).

Les modèles courts sont très beaux, je me vois de plus en plus dans une robe dans ce style. Mais pas d’étincelle. Vient le tour de la robe longue basique. Ma mère acquiesce, Bop me trouve magnifique (je crois que j’aurais pu porter n’importe quoi, il m’aurait trouvée magnifique…). Moi, je me trouve juste banale et, surtout, mal à l’aise dans cette robe.

Néanmoins, intriguée par les autres modèles courts de la marque et par la gamme de prix raisonnable (entre 350 et 500 €), je décide de prendre rendez-vous pour le mois suivant.

Octobre 2013, j’étends mes recherches à l’étranger !

Dans quelques semaines, Mamzelle P. et moi, on s’en va à Londres pour un weekend entre filles. Du coup, j’ai eu une idée lumineuse : je vais regarder les boutiques là-bas, je suis sûre de trouver mon bonheur ! Ça ne t’aura pas échappé qu’en terme de style, les anglais sont quand même plus ouverts que nous. Forte de cette merveilleuse idée, je commence ma croisade sur le web.

Premier réflexe : vérifier si quand même Kitty & Dulcie n’aurait pas une adresse londonienne. Je te confirme que non, pas pour le moment. Je m’attelle ensuite à regarder les marques / boutiques ayant pignon sur rue (dont l’une d’entre elles est réputée pour ses boutiques justement, une adresse conseillée par une collègue londonienne). Ça reste très classique, loin du grain de folie que j’attends de la capitale anglaise.

Et puis, je ne sais comment, je tombe sur une boutique en ligne de vêtements d’inspiration années 50, Vivien of Holloway. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont des modèles “Bridal Gown”. La vraie bonne nouvelle, c’est qu’ils ont une vraie boutique dans le nord de Londres. La vraie vraie bonne nouvelle, les tarifs sont extrêmement raisonnables (pour des vêtements made in London, en plus). La robe que je convoite est affichée à 120 £. Je prends RDV pour un essayage en boutique fin novembre.

Je garde cette adresse en tête et, quelques jours plus tard, j’en trouve une seconde, dans le centre cette fois : FCNK (comprendre Fur Coat, No Knickers). Enfin une enseigne spécialisée en robes de mariées rétro qui sait parler aux femmes, quelque soit leur taille. Sur le site, de superbes modèles de robes portés par de non moins superbes modèles. J’ai des étoiles plein les yeux et je me vois dans tous leurs modèles (il n’y en a que 5 ou 6 mais vraiment tous magnifiques). Après vérification sur les forums, j’apprends que leurs tarifs sont de l’ordre de 600 à 1 100 £.  Plus cher, mais si j’ai un coup de cœur, après tout…

Allez, je vous mets le lien pour que vous puissiez admirer toutes ces belles mariées et ces magnifiques modèles : http://www.furcoatnoknickers.co.uk/our-collection/

En attendant, arrive le rendez-vous chez les Mariées de Talia. Je vais te faire une confidence : ce rendez-vous, je l’ai pris surtout pour faire plaisir à Mamzelle P. et à ma mère car je savais que je ne m’éclaterai pas pendant les essayages.

Je réessaie donc les modèles que j’avais essayé pendant le salon du mariage, ainsi qu’un modèle vers lequel je n’aurais pas été à la base :

A la recheche de ma robe de mariée

Crédits photo : Les Mariées de Talia

Figure-toi que j’aime beaucoup le dernier modèle, qui me va plutôt bien en plus ! Mais plus cher que les autres (un peu plus de 1 000 €).

Je prendrais le temps de la réflexion quand même.

Mi-novembre 2013

Quelques jours / semaines ont passé depuis mes dernières recherches et, bizarrement, la tendance s’est inversée. J’ai la petite robe de Vivien of Holloway en tête, de jour comme de nuit. Je me mets à fonder beaucoup d’espoir dessus.

J’essaie néanmoins de prendre RDV chez FCNK mais, bien entendu, il n’y a plus de dispo (j’aime m’y prendre à la bourre surtout). Qu’importe, je passerai une tête pendant le weekend.

Weekend à Londres

Ça y est, nous y sommes ! Mamzelle P. est surexcitée (elle est folle amoureuse de Londres). Je te passe les détails sur nos virées shopping et nos balades dans les rues de Londres.

Dès le samedi matin, on se rend donc chez FCNK. J’en profite pour prendre quelques renseignements même si je ne peux pas essayer les robes (ni les voir en fait, puisqu’elles sont au niveau des cabines d’essayages, occupées à ce moment-là). L’une des charmantes vendeuses m’informe qu’il faut 5 à 6 mois et plusieurs essayages pour avoir THE robe. Et en fait, on est plus proches des 1 000 / 1 500 £ la robe. Je déchante. À ce moment, je n’ai que 2 options : soit j’ai du bol et les essayages de l’après-midi sont concluants, soit je vais vite dans la première boutique de robes qui vient en rentrant (à moins de 4 mois du mariage, plus le temps de s’amuser).

Le samedi après-midi, direction Viven of Holloway, sur Holloway Road. Je rentre dans un petit univers enchanteur : des fringues 50’s, de la bonne musique et surtout 2 adorables vendeuses habillées et coiffées dans la pure tradition rockabilly.

J’explique à l’une d’elles que j’ai repéré 2 modèles sur leur site (l’un avec et l’autre sans dentelle). Elle m’explique, non sans difficulté, que les tailles ne correspondent pas aux tailles actuelles, mais bel et bien aux tailles de l’époque ! Alors que je fais un taille 16 dans les boutiques, je dois prendre du 18 voire du 20 ici (loose).

Elle me ramène un premier modèle sans dentelle en couleur ivoire taille 20. Je l’enfile avec un jupon rouge, je sors de la cabine, me regarde dans le miroir, et… bingo ! La coupe est parfaite ! Elle est néanmoins un peu trop grande. Je profite donc du changement de taille pour prendre le modèle avec la dentelle :

A la recheche de ma robe de mariée

Crédits photo : Vivien of Holloway

Lorsque je me suis vue dans le miroir, c’était encore mieux que ce que j’avais imaginé.

Je voyais Mamzelle P. avec les larmes aux yeux et je n’ai plus eu aucun doute sur mon choix. J’en ai profité pour faire une razzia sur les autres fringues et sur les accessoires : jupon rouge, boléro rouge, ceinture… rouge, et je suis repartie avec ma robe sous le bras, heureuse, légère et ravie que ce “détail” soit enfin réglé…

Bonus : ça, c’est moi le jour J dans ma robe, avec mon beau bouquet maison inspiré de celui de Madame Mistinguett !

Ma robe de mariée

Crédits photo : Lila Pictures Photographie

J’aurai aussi quelques péripéties de dernière minute à te raconter avec ma robe… En attendant, comment as-tu appréhendé tes recherches ? As-tu trouvé ton bonheur rapidement ? As-tu toi aussi dû aller chercher ton bonheur à l’étranger ?



15 commentaires sur “« Alors, ça y est, t’as ta robe ? » – Partie 2”

  • Canonnnnn!! J adore le style choisi et les péripéties londoniennes. Bravo pour le bouquet DIY, c est du plus bel effet. Joli cardigan aussi 🙂
    Hâte de lire la suite

    • Ahhhh l’histoire du cardigan… trouvé à la dernière minute dans un salon de plein air rockabilly à Londres, installé pour le WE ! J’y reviendrais en parlant des accessoires…

    • Merci 🙂 le bouquet, je l’ai fabriqué comme une grande, en m’inspirant de celui de Mme Mistinguett ! Mais tu sais quoi ? J’aurais mieux fait de lui confier car c’est ce qui m’aura pris le plus de temps (et pas forcément le moins d’argent) au final donc tu as tout à fait raison d’avoir fait appel à ses services 🙂

  • J’adore!! Elle est superbe et bien accessoirisée! Comment ont réagi les invités? Je pense aussi à une robe de ce style mais j’ai peur de regretter le longue robe de princesse…

    • Ahhh l’éternelle contradiction… Je te comprends car je me suis retrouvée dans le même cas. Mais je ne regrette absolument pas mon choix car je me suis un peu sentie princesse quand tout le monde m’a vu arriver pour la cérémonie. C’est inhabituel, c’est sûr, mais tout aussi beau qu’une longue robe. Et bien plus pratique pour la soirée (notamment danser ou aller aux toilettes si tu vois ce que je veux dire…)

  • Ta robe a l’air magnifique ! J’ai hâte de la voir en entier ! Ton bouquet, est très beau aussi ! J’avoue hésiter entre un de Madame Minstinguett ou un vrai de vrai… Le côté vraies fleurs, j’aime beaucoup, mais celui que tu as choisi au moins tu peux le garder touuuuut le temps !

    • De mon côté c’était vite fait : je voulais égoïstement le garder pour toute la vie (d’ailleurs il est maintenant dans une vitrine avec nos petite figurines de mariés confectionnées par Flo et Merveilles…).
      Comme je l’ai dit dans un autre commentaire, si c’était à refaire, j’aurais certainement confié cette tâche à quelqu’un. Mais quelle fierté quand même de tenir son bouquet maison…
      Et j’ai pu profiter d’un beau bouquet frais pour la cérémonie civile, un bon compromis donc

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