Carnet de voyage de noces : notre safari en Tanzanie-Zanzibar

Je t’expliquais la dernière fois pourquoi nous avions choisi un combiné Tanzanie-Zanzibar et comment nous nous y étions pris pour organiser notre périple, en faisant directement appel à une agence locale tanzanienne. Aujourd’hui, faute de pouvoir voyager « en vrai » (hum, hum…), je t’embarque avec nous au pays du « Hakuna Matata » (qui signifie « pas de soucis » en swahili).

Je te préviens : raz de marée de photos en perspective ! Nous en avons ramené plus de 1200, l’album en compte près de 200, c’était beaucoup trop dur de choisir…

Nous sommes fin octobre 2018. Ça fait 3 semaines que notre weekend de mariage automnal au Pays Basque est derrière nous (tu peux retrouver le récit complet ici). La reprise du travail n’a pas été facile, mais c’était pour la bonne cause. Je me réjouis de partir à nouveau !!

En arrivant à Roissy, nous nous dirigeons vers le comptoir client d’Air France-KLM. Mes yeux de merlan frit et ma robe de mariée houssée sous le bras (pour l’emmener en cabine) ne laissent pas trop de doute : « Oui oui, nous partons en voyage de noces, le vol est-il complet ? » (tu noteras la tournure subtile qui sous-entend : « vous auriez la possibilité de nous surclasseeeeeer, s-vous-plait s-vous-plait s-vous-plait ! »). L’hôtesse checke : elle peut nous surclasser sur le vol Paris-Amsterdam (45 minutes, à peine le temps de déguster un petit-déjeuner « business class » !), mais pas sur le vol Amsterdam-Kilimandjaro, opéré par KLM. Elle le renseigne quand même dans notre fiche passager pour l’équipe de bord. Advienne que pourra !

Sur les conseils avisés de Mlle Love-is-in-the-air, j’achète une boite de chocolats Célébration pour le personnel de bord KLM. Il parait que c’est toujours rudement apprécié. Corruption chocolatée, tu dis…? Tsss !

L’histoire ne dit pas si la boite de chocolats y a contribué, mais peu après le décollage, la cheffe de cabine KLM nous apportera une coupe de Champagne, quelques noix de cajou, une trousse de produits d’hygiène et une carte de félicitations pour nos noces. Adorable !

Avis à la future mariée que tu es : tu sais désormais ce qu’il te reste à faire 😉

Jour 1 : une arrivée… dans le mauvais hôtel !

À l’arrivée à Kilimandjaro Airport, il fait déjà nuit. J’aurais tellement aimé apercevoir le plus haut mont du continent africain… Tant pis. Nous sommes pris en charge par un véhicule taxi, réservé à l’avance par le biais de l’hôtel. Le choix de la sérénité. Enfin… c’est ce que nous croyons !

Après une bonne heure de route pour atteindre le village d’Arusha, point de départ habituel des safaris tanzaniens, nous nous installons pour la nuit et le réceptionniste vient toquer à la porte de notre chambre : il ne trouve pas notre nom de famille sur son listing. J’ai pourtant réservé cet hôtel via une plateforme hôtelière bien connue, ce n’est pas possible… M. Golf commence à baliser : il est déjà tard et l’agence de safari doit venir nous récupérer à la première heure le lendemain, à l’adresse que nous leur avons communiquée.

Après 30 minutes de coups de fil, le réceptionniste comprend que notre chauffeur n’a pas prêté attention à l’adresse… alors que les deux hôtels portent exactement le même nom ! Il nous assure s’être arrangé avec l’autre hôtel pour que nous puissions rester cette nuit, et appellera l’agence de safari pour la prévenir du nouveau point de rendez-vous.

Et le lendemain… ? Notre jeep est bien là, OUF !

Matos photo, glacière intégrée à la banquette arrière et… petits yeux pas réveillés : check !

Plutôt que d’investir dans un nouveau matériel coûteux, M. Golf a loué un télé-objectif (Nikon 200-500mm) pour 15 jours, auprès de la société lyonnaise Objectif Location. L’une des meilleures décisions que nous ayons prise pour la qualité de nos souvenirs ! (Je m’en suis même servie comme jumelles à plusieurs reprises, lorsque les animaux étaient trop difficiles à observer avec les miennes.)

Jour 2 : Lac Manyara & plateau du grand Rift

Sur la route vers le Lac Manyara, premier parc de notre itinéraire, nous faisons connaissance avec Julius, notre chauffeur. Il nous assure que le parc que nous allons traverser aujourd’hui n’est pas une « étape clé », mais qu’elle est une belle entrée matière pour un safari en Tanzanie du nord.

C’est l’un des rares endroits du pays où l’on peut observer des « velvet monkey », des « blue monkey » et des babouins olives…

… dans toutes leurs activités, très humaines !

Nous nous émerveillons devant les premiers herbivores, avant de profiter d’une pause pique-nique bien méritée.

Il est déjà temps de rejoindre le Ngorongoro Farm House, aux portes du cratère du Ngorongoro, et de profiter du buffet de grillades de l’hôtel.

Jour 3 : Cratère du Ngorongoro

Grâce à notre guide, nous arrivons à l’entrée de la zone de conservation à une heure bien précise, car le temps par véhicule est compté, nous n’aurons que 24 heures sur place !

Avant de pénétrer dans la plus grande caldera émergée du monde, nous nous arrêtons au poste d’observation, situé à 2 400 mètres d’altitude. La vue est à couper le souffle, même en saison sèche !

Puis c’est parti pour 600 mètres de descente sur pistes sablonneuses, défoncées par les torrents des pluies passées. « African massage », s’amuse notre guide !

En pénétrant dans le ventre du cratère, alors que d’autres véhicules nous suivent de loin, nous avons l’étrange sensation d’être seuls au monde et de découvrir la Terre à ses origines.

Sur la route, nous croisons la première lionne du safari, attirée pour l’eau de la rivière. Elle passe au ras du véhicule, nous retenons notre souffle !

Les mammifères semblent chez eux, dans ce cratère fermé dans lequel il sont nés.

Autruche, gazelles de Thomson, zèbres, éléphantes & éléphanteaux

Buffle

Hippopotames

Heureux mariés en pause pique-nique (dans un espace bien délimité du cratère, évidemment !)

Nous logeons ce soir dans l’un des trois lodges situés à flanc de cratère, le Ngorongoro Serena Safari Lodge. M. Golf ne peut pas s’empêcher de sortir l’appareil photo pour capturer le spectacle au lever du soleil, depuis notre chambre.

En sortant pour aller prendre le petit-déjeuner, nous tombons nez à nez avec un énorme éléphant… en plein lodge ! Il mange des branchages, sans prêter attention à l’activité humaine autour de lui. On reste là, à l’observer, fascinés.

Jour 4 : Traversée des grandes plaines et arrivée dans le parc du Serengeti

Quatre heures de route nous attendent pour rejoindre la région mythique du Serengeti, qui signifie « plaines infinies » en massai. Durant plusieurs dizaines de kilomètres, des étendues arides à perte de vue s’offrent à nous. Elles portent bien leur nom !

Sur la route, nous croisons quelques villages massai. Ils sont les seuls habitants à vivre dans la zone de conservation du Ngorongoro.

Julius nous apprend que le parc du Serengeti fait la superficie… de la Belgique ! Autant dire qu’il vaut mieux connaitre les zones où se retrouvent les animaux pour avoir la chance de les observer dans leur habitat naturel. Après 10 ans à sillonner les parcs, il connait bien les autres chauffeurs-guides, avec qui il reste en contact constant via la radio de la jeep, pour se « refiler les bons tuyaux ». C’est grâce à son œil de lynx que nous arriverons à localiser les animaux les plus difficiles à observer en safari : un léopard en haut d’un arbre et un couple de rhinocéros noirs de très (très…) loin, à la longue vue.

Aujourd’hui, nous nous concentrerons sur la zone des prédateurs, moins accessible et donc assez peu fréquentée par les jeeps touristiques. L’occasion rêvée de découvrir des familles de lions, faisant la sieste à l’ombre des acacias, ou encore une lionne et ses lionceaux perchés sur un rocher. Magique !

Nous restons 30 longues minutes, avant que la lionne ne se mette en chasse pour nourrir ses petits, restés à l’abri. En la suivant prudemment avec le véhicule, on tombe nez à nez avec un guépard, qui fuit à l’approche de la lionne. Quel spectacle ! Le guépard est l’animal préféré de M. Golf, il est comme un p’tit fou !

Quant à moi, je suis fascinée par les familles d’éléphants. Nous quittons donc la zone sud pour en apercevoir quelques-uns, avant de rejoindre notre logement pour les deux prochaines nuits : le Kati Kati Camp, un camp mobile, tout confort, au beau milieu de la savane.

Nous découvrons notre logis : une tente en toile, avec moustiquaire et douche intégrée. Lorsque nous serons prêts, il suffira de demander que l’on nous verse de l’eau chaude dans un ballon situé à deux mètres de hauteur, actionnable par une tirette. Ingénieux… et salvateur après une journée poussiéreuse sur les pistes !

Le ranger nous précise qu’il est formellement interdit de sortir de la tente, dès la nuit tombée. On nous remet une petite lampe à actionner pour prévenir, en cas de besoin. C’est parti pour deux nuits à frisonner. Ambiance Out of Africa assurée ! Une expérience immanquable si tu en as l’opportunité, vraiment.

Je dormirai comme une masse, alors que M. Golf se fera régulièrement réveiller par le rire caractéristique des hyènes, l’appel des lions et… le frôlement d’un buffle contre la bâche de notre tente. Oui oui !

Jour 5 : Survol de la savane à l’aube

Réveil aux aurores… pour la bonne cause : un survol du Serengeti en montgolfière ! Je l’avoue, nous avons longtemps rêver de marquer le coup avec un premier vol en ballon, mais à 500 US$/personne, gloups… Nos invités ayant été plus que généreux, nous avons finalement pu nous offrir cette petite folie, gniii !

Nous sommes une cinquantaine – essentiellement des américains – pour trois montgolfières. Lorsque l’instructeur explique qu’il faudra prendre place dans la nacelle couchée sur le côté et que c’est le gaz qui la refera se redresser à l’horizontale, je commence à paniquer : « mais… on ne m’avait pas dis que ça fonctionnait comme ça, une montgolfière, je ne veux plus y aller, j’suis trop flippée… et puis, j’ai le vertige, mais quelle idée ! Chériiiiii, j’vais pas y arriver ! ». L’angoisse totale. Heureusement que M. Golf est là pour me rassurer.

Une fois en l’air, je suis heureuse d’avoir surmonté ma peur. C’est parti pour une heure à contempler la nature vue d’en haut. Les troupeaux d’animaux défilent sous nos yeux émerveillés. Les paysages sont DINGUES.

Après une petite coupette pour fêter ça – ouaip, à 7h30 du matin… – (en tant que jeunes mariés, nous héritons même du bouchon de la bouteille, qui repose à présent dans notre boite à souvenirs), nous sommes conduits sous les acacias, où nous attend un petit déjeuner à l’anglaise : bacon, œufs brouillés, saucisses… Miam ! Il est même prévu des toilettes mobiles, avec vue panoramique sur la savane, rien que ça !

Nous poursuivons la journée sur les pistes, dans une zone plus verdoyante du parc. Après 3 jours à observer les animaux 6 heures / jour, je craignais de me lasser plus vite que M. Golf, qui prendrait de toute façon plaisir avec son appareil photo. Et bien, contre toute attente, la réponse est non !

Ce jour-là, nous croisons beaucoup de familles d’animaux. Trop chou ! Je savoure d’autant plus qu’il s’agit de nos derniers instants avec la faune.

Famille de hyènes

Famille de phacochères

Famille de girafes

En fin de journée, nous sommes de retour au camp. Malgré la fatigue, je supplie M. Golf que l’on enfile nos tenues de mariés pour faire des photos drôles dans la savane (lubie de bride, tu comprends !). Il ronchonne, mais fini par céder, à condition que ça ne dure pas trop longtemps. « Promis chéri, on va faire le max ! ». Il pose le trépied dans le camp et on prend la pose. Les rares autres touristes nous regardent amusés.

Après un dernier réveil dans la savane, nous reprenons la jeep, sans oublier d’admirer une dernière fois le cratère. La route retour est longue… Nous aurions pu choisir de prendre un vol intérieur Serengeti-Arusha, mais c’était vraiment trop coûteux.

Jour 6 : cap sur Zanzibar !

En approchant du point de départ de notre safari, nous nous rendons compte qu’il nous reste largement le temps avant d’embarquer pour l’archipel de Zanzibar, alors Julius fait des stops le long de la route et nous achetons quelques souvenirs pour les copains (ustensiles à salade en bois, porte-clés et peinture traditionnelle…).

M. Golf insiste pour que nous ramenions une tanzanite de notre voyage (mon amour des pierres bleutées, tu te souviens ?) et que nous la faisions monter en pendentif par la Compagnie des Gemmes, lors de notre retour en France. Je trouve que c’est de la folie !! Comme souvent, il me convainc par son pragmatisme : « on ne la trouve qu’en Tanzanie, cela va devenir une pierre rare donc elle va prendre de la valeur avec les années… et elle est 20% moins chère sur place ». Nous prenons donc le temps de déambuler sans précipitation dans différents centres spécialisés (la région d’Arusha en compte des dizaines – Julius est de bon conseil), afin de se faire une idée de la qualité des pierres et de leurs valeurs, variables du simple au triple. Lors de l’achat, on nous remet un certificat d’authenticité décrivant les caractéristiques de la pierre. Plus qu’à croiser les doigts pour avoir fais un bon choix ! (Pour la petite histoire, le gemmologue qui nous avait conseillé pour mon saphir de fiançailles nous confirmera le très bon rapport qualité prix du « caillou », ouf !)

En arrivant dans le tout petit aéroport d’Arusha, je balise lorsque je découvre qu’il s’agit d’un tout petit coucou 12 places. En général, je n’ai pas peur en avion mais là, ça tangue sévèrement, nous volons bas (le sol est visible, trop duuuur de ne pas pouvoir admirer la vue !) et il n’y a même pas de co-pilote, la place à coté du pilote étant occupée par… un passager !! M. Golf me recommande de mettre en application mes exercices de sophrologie. Je ferme les yeux. Je souffle. Ça marche plutôt pas mal.

Un taxi nous dépose au cœur de Stone Town, la capitale de Zanzibar (aussi surnommée l’Île aux épices), classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Au carrefour de l’Afrique et de l’Asie, la ville a un fort passé colonial. Ses murs, sa population, sa cuisine sont un melting-pot d’influences britannique, indienne, portugaise, omanaise et swahili. Après avoir crapahuté dans les étendues sauvages, sans autre regard sur la culture swahili que celui de Julius, j’avais hâte de cette parenthèse culturelle pendant notre séjour !

En cette fin d’après-midi, le choc : il fait lourd et humide… 33-34°C, rien à voir avec les 26-27°C des terres sèches tanzaniennes. Après avoir déposé nos valises au Tembo Hotel, l’un des seuls grands hôtels touristiques en plein centre, donnant sur la plage, et une micro sieste, nous nous décidons à arpenter les ruelles de la ville, à la recherche de belles portes en bois gravées, si caractéristiques de la cité. Mais très vite, sans GPS, on s’y perd…

À la nuit tombée, les ruelles deviennent vite sombres. Beaucoup de bâtiments sont délabrés, laissés à l’abandon par le gouvernement, faute de moyens financiers. Respect des coutumes locales oblige, j’ai beau avoir les jambes et les épaules couvertes et être accompagnée de mon mari, je sens des regards insistants sur moi, je ne me sens pas à mon aise, alors j’entraîne M. Golf vers la plage pour admirer le coucher de soleil et déguster un jus de canne à sucre bien mérité.

De jeunes hommes viennent très vite nous démarcher pour nous proposer des bracelets et des excursions en tout genre (sur des bateaux non sécurisés, le plus souvent…). Nous déclinons poliment et finissons par rentrer à notre hôtel, perturbés par un tel attroupement et la triste sensation de n’être que de simples porte-monnaies sur pattes…

Après ça, pfiou ! Difficile de se motiver pour ressortir dîner… Le guide Lonely nous recommande un restaurant indien à deux pas, tenue par une dame originaire de Goa. Nous nous attablons en nous demandant bien comment nous allons occuper la journée du lendemain…

Tu l’auras compris, malgré son charme désuet, nous avons moins apprécié Stone Town. Quasiment deux jours sur place, c’était trop long pour nous, qui avons l’habitude des journées de voyage bien remplies. Si tu passes par la capitale de l’archipel, cela reste un immanquable, mais je te recommande quand même de ne pas trop t’y attarder.

Jour 7 : Prison Island

Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, nous improviserons ! Au réveil, nous décidons de réserver un bateau auprès d’une agence touristique officielle de la ville, pour une excursion privée snorkelling + visite de « Prison Island ». Le pêcheur missionné nous dépose le long d’une barrière de corail et nous laisse nous amuser avec masques et palmes pendant une bonne demie-heure, puis nous remontons à bord de sa barque pour rejoindre… les tortues !

Et oui, au XIXème siècle, les Seychelles ont fait don de tortues géantes à Zanzibar, qui les a laissé grandir ici, en toute liberté. Leur âge est inscrit sur leur carapace. Certaines ont plus de 150 ans !

À l’entrée, on fournit aux visiteurs quelques feuilles de salade pour les nourrir.

Jour 8 : Forêt de Jozani & arrivée au paradis

Le lendemain, un chauffeur vient nous récupérer : cap sur la côte est de l’île. Pour les derniers jours de notre périple, nous avons longtemps hésité sur l’endroit de l’île où nous rendre. La région de Dongwe offrait un bon compromis : accessible en une heure de route, dotée d’une longue plage et encore préservée des grands complexe hôteliers. Nous n’avions pas du tout envie de partir à nouveau dans un roadtrip à travers l’archipel… Le maître repos des prochains jours ? RE-POS !

Nous profitons que la fôret de Jozani soit sur notre route pour nous y arrêter. Au cœur de sa végétation luxuriante, elle abrite une espèce de singe endémique : le colobe roux.

Après notre safari, la balade n’a rien d’extraordinaire. Le prix de l’entrée est exorbitant… Le chemin est balisé, et pourtant, il n’est pas autorisé de s’y promener seuls, donc il faut ajouter le coût d’un guide privé. « Porte-monnaie sur pattes », le retour…

Malgré tout, nous apprécions de nous dégourdir les jambes. La mangrove d’eau mi-douce mi-salée vaut le détour et les duos mamans-bébé singes me fascinent toujours autant !

Vers 14 heures, nous reprenons la route, impatients de découvrir notre petit (hum… plutôt gros !) craquage de fin de séjour : quatre nuits au Matlai Boutique Hotel, à nous RE-PO-SER. L’hôtel a été aménagé de façon éco-responsable (recyclage, collecte des eaux de pluie…). Il est composé de 2 villas indépendantes et 4 chambres avec terrasse individuelle. Autant te dire que nous avons dû croiser les autres clients honey mooners… deux fois, grand max ?!

Le majordome nous présente notre chambre et nous remet un téléphone portable, afin de nous permettre contacter le personnel à n’importe quel moment, où que nous soyons. La classe !

Il me demande ma préférence de parfum pour les sels de bain artisanaux. Je n’en reviens pas !

Ici, on abandonne définitivement ses sandales pour déambuler partout pieds nus dans le sable, aucune allée n’a été construite en dur. À l’arrière, le jardin tropical est un vrai cocon relaxant. En grande fan de cinéma, la directrice de l’hôtel y a fait aménager… un cinéma en plein air ! Il n’y a qu’à choisir parmi sa collection d’une centaine de films : « dis, dis, chéri… on réserve pour demain soir ? Trop envie d’essayer !! »

C’est bien simple : nous découvrons un petit bout de paradis !

Jours 9 à 12 : Farniente sous les cocotiers

Au petit matin, on nous dépose un petit déjeuner pantagruélique sur notre balcon.

Nous avons choisi la demie-pension (petit-déjeuner + dîner), en se disant que l’on pourrait se restaurer d’une soupe de crabe ou d’une salade de crustacés au bar de l’hôtel, en fonction des petites faims du milieu de journée. Le majordome nous explique que les repas sont entièrement préparés sur commande, à la carte, et servis à l’heure de notre choix. On peut aussi choisir le lieu où l’on souhaite se restaurer (sur notre balcon, sur la plage, au bar ou dans un des nombreux recoins du jardin), il suffit de le préciser dans la fiche repas, à compléter chaque matin. Flexibilité et intimité, PAR-FAIT !

Durant quatre jours, on alterne farniente, baignades, balades sur la plage, repas aux saveurs épicées, milkshakes aux fruits exotiques et snorkelling à marée basse (le spot est connu pour ses étoiles de mer de toutes les couleurs).

Chaque soir, le personnel de l’hôtel dépose sur notre lit « l’histoire du soir », un conte traditionnel africain. Une douce attention ! Je suis épatée par un tel niveau de service, nous sommes chouchoutés comme jamais.

Alors que M. Golf en profite pour faire un jogging sur la plage, je m’offre un massage aux huiles essentielles. Deux heures de détente absolue. Très sincèrement, le meilleur de ma vie. La masseuse de l’hôtel fait ça à longueur de journée, cela se sent !

En fin d’après-midi, bis repetita : on ressort nos tenues de mariés (elles finiront ensuite au fond d’un dressing, alors autant en profiter). Vive le trépied !

L.O.V.E

Nous hésiterons longuement avant de réserver une excursion en mer pour aller à la rencontre des dauphins. Je n’y tiens pas, et puis j’ai surtout la flemme de me lever à nouveau à l’aube, mais on finit par se motiver, ce serait dommage de ne pas saisir l’occasion.

Réveil à 5h30. Notre bateau met 45 minutes à s’éloigner de la cote, rôde encore 1 heure à l’affût des mammifères, puis coupe enfin le moteur. Rien. La houle est puissante. M. Golf n’a pas le pied marin. On attend. Toujours rien. Il commence à être malade. On demande au guide de faire demi-tour. Il insiste : « ils étaient là hier, ils ne vont pas tarder ». Mouais. Non, tant pis, vraiment, ne prenons pas le risque de nous gâcher la matinée.

Alors pour nous faire oublier cette déception, le soir venu, nous commandons un plateau de fruits de mer en extra pour un dîner aux chandelles, suivi d’une projection à la belle étoile de « Out of Africa », bien sûr 😉

Tchin tchin avec une bouteille de Champagne du mariage, emmenée pour l’occasion, pour retrouver le sourire !

Notre voyage touche presque à sa fin… Bizarrement, je n’ai pas le blues. Quatre jours de farniente, c’était bien. Davantage ? On se serait ennuyé, et puis le cadre idyllique, le service « aux p’tits oignons » n’auraient plus eu la même saveur.

Seul couac du séjour ? L’un des dîners s’est avéré immangeable. Trop salé. Impossible de terminer nos assiettes. On apprendra plus tard qu’un changement du chef de cuisine était en cause… Pour se faire pardonner, l’hôtel nous a réservé une dernière surprise : une soirée romantique sur la plage !

En les voyant s’affairer dans l’après-midi à la construction de l’arche de fleurs, je répétais en boucle à mon mari : « hey, regarde, une demande en mariage se prépare… trop mignon ! ». Et non… c’était pour nous !

Comme à la fin de chacun de nos voyages, on se pose mutuellement la question : « alors, quel a été ton moment préféré ? ». Et pour tout te dire… cette fois-ci, on est bien en peine de n’en citer qu’UN !

Ce que j’aurais aimé savoir avant de partir en safari…

Tu envisages aussi de découvrir les Big 5 ? Voilà quelques petites astuces :

  • Après 10 heures en soute et quelques centaines de bornes en jeep, et bien… les bulles de notre Champagne n’avaient vraiment pas la même saveur. Alors si tu envisages d’arroser vos noces sur place, évite de prendre des breuvages d’exception ou des vins à bulles, ils tolèrent peu le transport.
  • Tu n’a pas la poitrine de Kate Moss ? Prévois des brassières de sport, ou tout soutien-gorge adapté. Ok, ça n’est pas le top du glam en lune de miel, mais crois-moi, quand tu es secouée comme un cocotier sur les pistes cabossées, c’est loin d’être superflu !
  • Toutes les chambres en Tanzanie – même les plus basiques – sont équipées d’une moustiquaire, il est donc inutile d’en prévoir une. En revanche, n’oublie pas le produit anti-moustiques à la nuit tombée !
  • Photographe en herbe ? Saches que la rotule pendulaire pour fixer le télé-objectif à la jeep n’est pas du tout nécessaire. Le toit ouvrant de la jeep (avec un bean bag) permet de stabiliser l’appareil, tout en gardant ta mobilité et ta réactivité pour passer d’un côté à l’autre du véhicule, en fonction de la position de l’animal.

Alors, ce voyage, en conclusion ?!

Le combiné safari-plage était un parfait mix entre aventure et farniente. Ce que l’on retient bien souvent d’un voyage, ce sont les émotions procurées et leur intensité, pas vrai ? Et de ce côté là, pas de doute : le safari en Tanzanie nous en a procuré davantage que l’île aux épices. Pour autant, nous ne regrettons absolument pas ces derniers jours hors du temps, qui faisaient très « lune de miel » !

Avec le recul, réserver en direct via une agence locale, Savannah Tours y a grandement contribué. Nous devons beaucoup la qualité de notre safari au professionnalisme de notre chauffeur-guide, Julius ! D’ailleurs, si tu baragouine suffisamment anglais, je te recommande vivement de faire appel à un guide anglophone, tout simplement car ils sont souvent plus expérimentés que les jeunes guides, qui se sont formés au français. 😉

Jamais nous n’aurions pu nous offrir un tel périple sans la générosité de nos invités (budget total incluant visas, vaccins, excursions, pourboires et souvenirs – hors tanzanite : 9000€ environ). Un grand merci à eux !

Enfin, espacer le weekend du mariage et le voyage de noces de presque un mois s’était également avéré idéal pour nous. Ça m’a permis de refermer sereinement le livre « mariage », et d’en ouvrir définitivement une nouvelle page.

Crédits photos : toutes personnelles

Et puis… l’heure est venue de te dire au revoir

Tu l’as compris, cette chronique (interminable, pardonne-moi… !) sera ma dernière, la 57ème pour être exacte – l’équivalent d’un petit livre de 350 pages, à ce qu’il paraît ! (Mes chroniques reliées était mon cadeau d’anniversaire de confinée, de la part de mon doux mari.)

En rejoignant l’équipe de chroniqueuses Dentelle il y a 2 ans, jamais je n’aurais imaginé que cette aventure me fasse tant personnellement grandir. Jamais je n’aurais cru prendre autant de plaisir à poser des mots sur mes péripéties de wedding addict. J’espère du fond du cœur que tu en as pris autant à les suivre derrière ton écran, qu’elles t’aient touché, questionné, inspiré, soulagé, fais rire, interloqué… ou juste fait passer du bon temps au petit-déjeuner, dans le bus ou à la pause café.

Un immense merci, à toi lectrice, pour tes petits mots encourageants, ou tout simplement, pour m’avoir lu dans l’ombre !

Crédits photo : Sara Cuadrado

Cela fera bientôt deux ans que M. Golf et moi, nous sommes mariés au Pays Basque. Les mois qui ont suivi ont été ponctués par l’apprentissage de la couture (DIY-mon-amour !) et par d’autres jolis voyages, d’abord en Chine pour le mariage de mon amie Mme Beijing, puis à Oman, parce qu’après une période difficile professionnellement, je rêvais de découvrir l’immensité du désert. 

Nous habitons toujours en région parisienne, même si à terme, nous envisageons d’emménager dans un endroit plus paisible (tiens, tiens… le confinement est passé par là !).

Notre relation avec M. Golf nous apporte tant au quotidien, que je ne sais plus vraiment comment était la vie d’avant. Ah si… je pouvais boire du vin ! Hum hum.. tu me vois venir ? Eh oui, nous attendons un heureux événement pour septembre prochain : bébé Saphir-Golf devrait pointer le bout de son nez… à l’automne, évidemment 😉

Il me reste à te souhaiter que ta journée de mariage soit pleinement à votre image et marque le début d’une douce vie à deux (ou plus !)

Si tu as des questions ou que tu souhaites simplement m’écrire, n’hésite pas à m’adresser ton message par ici : https://www.instagram.com/elisesaphir/

Affectueusement,

Mme Saphir

Crédits photo : Sara Cuadrado



6 commentaires sur “Carnet de voyage de noces : notre safari en Tanzanie-Zanzibar”

  • Oh le retour de Madame Saphir … je suis très heureuse de te lire et les photos de ton voyage de noces… Waouh … une Tanzanite… une pierre magnifique ! Et félicitations pour votre futur bébé automnale ! Merci pour tes articles et tes nombreux conseils … bonne continuation

  • Wouah madame Saphir ton VDN était splendide. Si j’avais écouté mon cher mari le safari était sur sa liste de destination mais je ne m ‘y voyait pas. Mais là en voyant tes photos et en te lisant tu as presque réussi à me convaincre….
    Félicitations pour bébé Saphir-Golf et belle vie à vous trois…

  • Merci pour ce beau récit et ces sublimes photos 🙂 ça avait l’air super !
    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire tes chroniques de mariage 🙂
    Et félicitations pour bébé Saphir !!

  • Que de magnifiques photos ! Et comme je l’ai déjà dit, un super mariage, et des chroniques hyper chouettes à suivre ! Je te souhaite le meilleur pour la suite ! Merci à toi !

  • Un voyage rempli de rencontres animales et le grand luxe avec Zanzibar. Quelle classe cet hôtel. Un vrai service princier. Et le vol en montgolfière au-dessus du Serengeti, ça ça devait être magique.
    Félicitations pour bébé Saphir.

  • Merci madame Saphir pour cette chronique de fin, et pour ton histoire.
    J’ai adoré suivre ton récit, toujours transportée par tes chroniques. Future mariée d’octobre, tes chroniques me touchent d’autant plus.
    Félicitations pour ce bébé à venir, l’automne reste définitivement votre saison ☺️
    Bon vent à vous famille Saphir – Golf, que votre vie soit douce et belle!

Commente ici !