Agnostique et non baptisée, je me marierai quand même à l’Eglise

« Mais vous pensez tout de même vous marier un jour à l’Eglise ? »

Ce sont les premiers mots qu’a prononcé Belle-Maman quand Monsieur Kiwi lui a annoncé que je n’étais pas baptisée, soit quelques minutes après m’avoir rencontré pour la première fois.

J’ai du lui répondre un « on verra, le jour où il en sera question… », assez évasif.

Crédits photo : LifeAsArt Photography LLC

Et voici que le problème se pose, aujourd’hui, à quelques mois du mariage.

Non, Belle-Maman, je ne suis pas baptisée, je n’ai reçu aucune éducation religieuse, n’ai jamais été à la messe, et n’entre à l’église que pour en apprécier l’architecture…

Oui, je le sais, Monsieur Kiwi, dans son enfance, n’a raté aucun cours de catéchisme, a été enfant de chœur, a été baptisé, confirmé et a reçu l’eucharistie. Et il croit en Dieu, comme toute sa famille.

Cette différence d’éducation et de croyances, nous la vivons plutôt bien au quotidien.

Je respecte sa religion, il respecte que je ne partage pas la sienne.

Cela ne m’empêche pas de me poser des questions sur ce qui a fait que je suis née, que je vis, qu’un jour je quitterai cette terre. Je crois en une forme de destin, que ma vie puisse être écrite quelque part, et que certains évènements n’arrivent pas par hasard.

Depuis que je le connais, j’ai accepté de me rendre à plusieurs messes avec sa famille, notamment pour la fête de la Vierge, ou pour Pâques, car j’ai compris que c’était important de partager ces moments avec eux.

En me renseignant, j’ai appris que la majorité de mes ascendants n’étaient pas croyants, et ce depuis de nombreuses générations (mon grand-père italien n’était pas baptisé non plus).

Rapidement après la demande en mariage, la question de la cérémonie religieuse s’est posée.

Pour Monsieur Kiwi, le sacrement du mariage est très important. Pour moi, il n’est pas essentiel.

Alors, pourquoi j’ai accepté de me marier à l’Eglise me diras-tu ?

Tout simplement parce que l’aime, et que je respecte ses croyances.

Si c’est indispensable pour lui, et que je ne suis pas contre les fondements catholiques, je respecte son choix et accepte que notre union soit célébrée religieusement.

Nous avons également la chance que la paroisse ne s’y oppose pas, ou m’oblige à me faire baptiser.

Je dois par contre être en accord avec les principes fondamentaux du mariage chrétien (liberté, fidélité, indissolubilité et ouverture à la fécondité) et m’engager à respecter la foi de mon conjoint.

Crédits photo : Extrait du film Le Père de la mariée - réalisateur Vicente Minnelli - 1950 - D.R.

J’ai donc accepté de recevoir une préparation religieuse avant le jour J.

Depuis 9 mois, nous avons eu au total :

  • 2 rencontres avec des couples de futurs mariés
  • 4 sessions d’approfondissement de la foi (sorte de cours de catéchisme accélérés)
  • 1 rencontre avec le prêtre qui nous mariera et 2 futures réunions pour organiser la cérémonie.

Hé oui, le planning est plutôt bien rempli.

Au cours des premières réunions avec les couples, j’ai pu rencontrer des personnes dans le même cas que moi (mariage avec un non-croyant).

J’ai apprécié parler en groupe de ce que le mariage représente pour chacun. Depuis le début de notre préparation, c’est l’un des seuls moments où l’on m’a demandé ce que représentait cette union, quels en était pour moi les fondements et pourquoi nous avons décidé de franchir le pas.

C’est là que je me suis rendue compte que nous avions chacun une vision du mariage : liée à notre éducation, à notre vécu, à nos croyances.

S’exprimer en groupe nous a permis de voir ce qui est important pour l’autre, et de ce qui fera notre couple. Comment allons-nous appréhender les bons moments comme les moments difficiles ? Quelle est notre conception de la famille ?

C’est également là que j’ai appris que j’étais agnostique, et non athée.

La personne athée nie l’existence de Dieu et de toute autre divinité alors que la personne agnostique ne sait pas si Dieu existe.

Les 4 réunions de catéchisme qui ont suivi m’ont permises de comprendre la religion catholique au travers d’étude de textes religieux.

Se marier à l’Eglise a été une décision que nous avons pris tous les deux, tout en gardant en tête l’importance du respect de nos croyances mutuelles.

Je sais qu’il me reste un long chemin spirituel à parcourir avant de choisir une religion. Et je ne pourrais aujourd’hui décider de me faire aussi baptiser.

La préparation religieuse au mariage nous a pris beaucoup de temps (il faut compter 1 an minimum), et nous a amené à nous interroger sur les fondements de notre couple, de notre amour, et de notre future famille.

Cela ne m’empêche pas de croire en l’importance du mariage civil, comme acte juridique, public et solennel.

Et toi ? Que penses-tu du mariage religieux ? Est-ce un « passage obligé » ou un sacrement important pour toi ? Ton fiancé est-il d’une religion différente de la tienne ? Comment arrives-tu à respecter les croyances de chacun ? Raconte !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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36 commentaires sur “Agnostique et non baptisée, je me marierai quand même à l’Eglise”

  • C’est une très jolie preuve d’amour je trouve. (bon ça ne veut pas dire que refuser aurait été l’inverse…)

    Ce qui est intéressant dans ce que tu dis c’est que malgré le fait que tu sois agnostique, tu apprends des choses et que cela te permet de réfléchir avec ton fiancé de votre vision du mariage.

    • Oui, en effet, c’est « une belle preuve d’amour » (c’est à Mister Kiwi qu’il faut le dire!)
      Et il est vrai qu’il est important de réfléchir à son couple.
      Je planche actuellement sur ma déclaration d’intention, démarche que je trouve aussi constructive sur le plan personnel.
      Même si ce n’est pas à l’église, je trouve important de faire une cérémonie d’engagement autre qu’à la mairie, afin de rappeler à l’autre les valeurs que nous souhaitons partager dans le futur.

  • Par amour, une personne croyante aurait pu aussi décider de ne pas se marier à l’église si ça avait été un blocage pour son conjoint. Je pense que c’est important que ce qui est valable dans un sens puisse l’être dans l’autre. (je ne parle pas de ton cas précis juste d’un cas de mariage « mixte », j’ai bien compris que c’était aussi ta décision)

    Nous sommes athée tous les deux donc la question ne se pose pas (elle s’est déjà posée avec ma grand mère…)Je suis d’ailleur baptisée et j’ai fait ma première communion (donc j’ai déjà lu la bible) et, comme je le dit tout le temps, je suis athée en connaissance de cause!
    Je n’aurai pas pu me marier dans une église catholique alors que j’aurai fait l’effort dans un temple protestant (pour rester dans la sphère chretienne). C’est une question de valeur et c’est très personnel.

    Et c’est sans doute aussi pour ça que vous vivez bien votre couple en tant que croyant et non croyant, je pense pas que j’aurai pu vivre avec un catholique pratiquant. Les valeurs de notre religion sont aussi nos valeurs dans notre vie quotidienne !

    • Il faut que chacun y trouve son compte et que les croyances de chacun soit respectées…
      Si ça avait été un blocage pour l’un d’entre nous, nous n’aurions pas envisager un passage devant l’église !

  • M.Croco et moi nous célébrerons notre union à l’église bien qu’il ne soit pas baptisé. Il est issu d’une famille protestante, mais ses parents n’ont pas tenu à la faire baptiser. Il attend beaucoup de cette cérémonie, ce sera un moment important pour lui même s’il n’est pas croyant.
    Je suis contente de voir que la préparation au mariage t’as plu et que le fait que tu ne sois pas baptisée n’ai pas été un obstacle. Lors de la notre, le mari d’un des couples « accompagnateurs » a failli s’étouffer en apprenant la chose. Du grand comique 🙂 Pour lui c’était impossible, aberrent, inconcevable. Il a fallu que le prêtre lui explique que oui c’était possible, et que lui ne voyait aucune objection à notre union, et que moi-même étant catholique il ne voyait pas comment il pourrait me refuser le sacrement de mariage.
    Il a juste fallu qu’il rédige sa propre déclaration d’intention parce que du coup nous ne pouvions pas la faire en commun. Je ne sais pas si certaines paroisses forcent encore au baptême dans ce cas (le cousin de M. Croco a du se faire baptiser avant son mariage à l’église) Je trouve ça ridicule de forcer quelqu’un à prendre une religion juste pour célébrer un mariage.
    Sinon, pour le déroulement de la messe et les différents temps forts, c’est moi qui lui dispense les cours de cathé accéléré 😉 (je ne suis pas pratiquante, nous ne sommes jamais allé à l’église)
    Bon courage pour la suite de ta préparation, ça à l’air long !

    • Oh oui ! Que c’est long !
      Mais ça en vaut la peine…
      Moi aussi je dois faire ma déclaration d’intention séparément, et en quelque sorte justifier mon choix…
      La lettre sera lue par l’Évêché et c’est lui qui donne son accord final…croisons les doigts !

  • C’est une superbe preuve d’amour que tu offre aujourd’hui à ton futur époux en acceptant de te marier à l’église alors que tu n’est pas croyante. Mon fiancé est baptisé mais n’a jamais eu d’éducation religieuse avec ses parents bien qu’il a eu beaucoup d’amis qui ont été scouts. Il accepte de se marier à l’église pour me faire plaisir car pour moi, c’est important vu que comme ton fiancé, j’ai eu une éducation religieuse et que j’ai toujours eu le désir de vouloir me marier à l’église. Bien qu’il ne soit pas super enthousiaste de faire la préparation au mariage, il l’accepte mais il m’a dit qu’il ne sera pas super bavard lors des rencontres, mais bon ce qui compte c’est que nous nous marions à l’église.

    • Et si tu lui faisais lire l’article? Peut-être que ça lui donnera plus envie de participer aux réunions et exprimer ses sentiments et ses attentes face au mariage… 😉
      Enfin, je le vis bien, mais il est vrai que le côté « réunions en groupes imposées » peut être difficile à supporter.
      Bon courage en tout cas!

  • Alors de mon côté, je suis baptisée, 1ère communion, confirmation, tutti quanti dans mon enfance et mon adolescence.

    Cher et Tendre lui aussi a suivi tout le parcours religieux, il a même été enfant de choeur et a fait le cathé aux plus jeunes…

    Alors pourquoi avoir choisi (au grand dam de nos familles respectives d’ailleurs) de ne pas faire de cérémonie religieuse?

    Ben tout simplement parce que ça nous aurait paru hypocrite de se marier à l’église pour « faire plaisir » à nos parents alors que nous n’y mettons les pieds que pour les enterrements et surtout que nous ne partageons pas certaines positions traditionnelles idéologiques véhiculées par l’Eglise catholique (sur l’avortement, le mariage gay etc etc).

    Paradoxalement, si mon futur mari m’avait dit que cela lui tenait à cœur qu’on se marie à l’église, j’aurais pu comme toi Melle Citron, le faire mais comme un témoignage de l’amour que je lui porte A LUI SEUL.

    Là, on est tous les deux au clair sur la question, même si on sait bien que ce sera un gros regret pour certains de nos proches.

    Pour autant, les 5 min de lecture du Code Civil à la Mairie, et basta ça nous emballe pas des masses non plus…

    En fait on se retrouve dans le concept de cérémonie personnalisée où on pourrait parler de nos sentiments, faire intervenir ceux qui nous sont chers… des choses qui ont du sens à nos yeux. Pour l’instant c’est très très flou et je ne sais même pas si on pourra mettre tout ça en place après le case mairie…

    Pour finir, et je reconnais que ça en déstabilise plus d’un, si nous avons des petits grumeaux par la suite, nous avons convenu d’un commun accord de… les faire baptiser! O_o

    • Vous avez raison de ne pas vous marier à l’église seulement « pour faire plaisir à vos familles respectives », ce choix n’appartient qu’à vous !
      Et c’est tout à votre honneur si vous arrivez à organiser une cérémonie d’engagement plus personnelle, cela demande une sacrée préparation…
      J’ai assisté à cela il y a 2 ans, pour le mariage de mes amis, et c’était très émouvant.

  • Comme le disent Manuela et Ulije, le fait de ne pas se marier à l’église peut aussi être un beau témoignage d’amour de la part d’un croyant. Mais comme ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui, je dirais que tu as pris une belle décision, qui semble témoigner d’une jolie harmonie dans ton couple 🙂

    La question du mariage à l’église n’en était pas une pour nous car nous sommes athées (et moi, non baptisée, donc pas du tout baignée dans une culture religieuse, contrairement à IronMan). Évidemment, quelques proches sont déçues, mais c’était l’occasion ou jamais de leur faire enfin comprendre que nous ne partageons pas leurs convictions religieuses.

    Je respecte les convictions de chacun tant que personne ne tente de me les imposer, et aller à l’église aurait justement été synonyme de me laisser imposer des valeurs qui ne sont les miennes, comme les quatre piliers du mariage (j’en respecte deux sur quatre…).

    • J’ai beaucoup insisté sur le respect dans l’article, car je pense comme toi qu’il est très important de respecter l’autre et ses convictions.
      Ne pas se forcer à essayer d’adhérer à des valeurs qui ne sont pas les siennes sous la pression sociale.

  • La situation de Mlle Citron est tellement proche de la mienne (sauf que je suis baptisée), j’aurai pu écrire cet article !
    Avec un autre que mon mari, j’aurais refusé de me marier à l’église. J’ai souvent été en colère contre l’Eglise catholique.
    Mais à ses côtés, et face à sa foi, j’ai accepté la cérémonie religieuse. Et à mon grand étonnement, la préparation m’a réellement intéressée. J’avais peur de paraître hypocrite aux yeux de mon entourage qui connaît ma position. Notre prêtre, qui a été génial et ouvert, a su me rassurer. Il a toujours su me répondre sans jamais me donner l’impression qu’il désapprouvait mes réflexions.
    Avec les autres couples aussi, le dialogue a été facile, car dans quasiment chaque couple il y avait une personne comme moi, donc les débats n’étaient pas fermés.
    J’ai lu des textes, des prières, que je me suis parfois appropriés, d’autres ne m’ont pas parlé et certaines notions me paraissent encore floues.
    Mais j’ai surtout apprécié ces moments où l’on prenait le temps de se poser les bonnes questions, et tenter d’y trouver des réponses, de se projeter.
    Je suis ravie de voir que certaines communes proposent aussi des préparations, car tout le monde devrait avoir droit à ces temps de réflexion, croyant ou pas.

  • Bonjour Melle Citron

    J’apprécie ton article car je suis dans le même cas exactement.
    Je ne suis pas croyante, n’ai pas eu d’éducation religieuse. M. Flocon a eu toute l’éducation catholique habituelle, et croit en Dieu.
    Par contre, l’Eglise catholique de notre paroisse nous a très très très mal reçus lorsque nous sommes venus parler mariage avec une non baptisée. Comme toi, je ne veux pas le priver de ce moment à l’église car je l’aime. Mais là, je lui ai quand même dit qu’avec un prêtre aussi désagréable et irrespectueux, c’était au-dessus de mes forces.
    Comme en fait je suis plus en accord avec les valeurs de la religion protestante, nous allons finalement nous marier à l’église protestante. Comme cela en fait, chacun fait un pas envers l’autre: moi vers la religion de mon fiancée, lui vers une religion moins contraignante que la religion catholique niveau organisation. Nous n’aurons pas de rdv avec des couples déjà mariés etc et ça m’arrange!

    En tout cas ton article est intéressant car de nos jours je rencontre beaucoup de couples non croyants tous les deux, du coup ils ne se posent pas la question. Mais lorsque l’un croit et pas l’autre, c’est plus délicat!

    • ça m’interpelle ce que tu dis. Je pensais que pour se marier au temple, les conditions étaient encore plus drastiques qu’à l’église catholique.

      • Et bien pas dans ma paroisse!
        J’ai téléphoné à la pasteure et nous la rencontrons en septembre. Je lui ai dit d’emblée que j’étais non baptisée et M. baptisé catholique, et elle m’a dit « aucun problème, nous reconnaissons le baptême chrétien, peu importe catholique ou protestant. » Par contre il en faut un de baptisé, ça c’est sûr!
        Je t’en dirai plus en septembre, pour l’instant je ne l’ai eue qu’au téléphone c’est vrai.
        Mais nous sommes d’accord: si cela devient encore trop compliqué, on laissera tomber l’église, même mon fiancé en a marre là! En Alsace ils ont l’air drôlement pénibles pour les mariages à l’église…

        • @Melle Flocon : J’aurais tendance à confirmer ce que tu as constaté. J’ai toujours entendu qu’en Alsace-Moselle les conditions pour le mariage au temple sont bien plus souples que pour les mariages à l’église. (est ce que ça se vérifie aussi dans les autres départements?… mystère!)

          J’ai eu l’occasion d’assister à un mariage protestant il y’a quelques années à Strasbourg et j’avais adoré le déroulé de la cérémonie, les époux avaient pu lire leurs voeux, c’était très émouvant et on avait vraiment la sensation d’être témoin de cette union, quelque chose que je ne retrouve pas forcément dans une cérémonie catholique, que je trouve très figée dans ses codes.

        • Mlle Flocon, je ne peux que confirmer ton choix…

          Mon mari agnostique a accepté de se marier à l’église pour moi !

          La préparation au mariage dans notre commune habitation s’est parfaitement déroulée, prêtre ouvert, compréhensif…

          Mais nous nous sommes mariés ailleurs donc avec un prêtre différent, avec des idées rétro (qui ne correspondent pas non plus à ma vision de la religion) mais a finalement accepté nos « exigences » durant la préparation de la cérémonie.
          Malheureusement, le jour J il a fait une homélie totalement inadaptée à notre situation (des idées obtus ne traduisant pas notre couple au quotidien). Heureusement que nous avions tout fait pour que les autres textes et discours soient ouverts à nos différences et parlent de nos valeurs communes !
          Je garde néanmoins un certain regret sur cette cérémonie… Et si c’était refaire, je changerai de paroisse pour un prêtre en qui j’ai une totale confiance !

          • @ Pauline : le coup de l’homélie me rappelle le mariage d’une copine qui se tenait le samedi du défilé des fiertés LGBT. Le prêtre a trouvé bon de tenir un discours de près de 20 min complètement à côté de la plaque sur la « famille » au sens catholique du terme, martelant que le couple reconnu par Dieu c’est un homme et une femme… bref… ambiance ambiance… Même si ces positions ont toujours été défendues par l’Eglise, j’ai trouvé complètement déplacé de faire une homélie comme celle-là lors d’un mariage, où on parle d’amour, de respect de l’autre et de tolérance…

  • Pareil que Ulije, je pense que par amour, une personne croyante aurait aussi pu faire l’effort de ne pas passer par le sacrement si c’était un blocage pour son conjoint.
    Comme dans tout, et particulièrement dans la vie de couple (ainsi que dans l’organisation d’un mariage !), il est important de faire des concessions. De ne pas tenir tête sur des choses qui ne sont pas essentielles pour nous, de savoir comprendre ce qui est important pour l’autre. En l’occurrence, je trouve ça très sain que tu aies accepté le mariage religieux, dans la mesure où, finalement, tu n’y étais pas opposée, ça n’allait pas à l’encontre des tes croyances ni de ton idée du mariage, etc. 🙂
    Ici il s’agit bien d’une affaire de couple, de quelque chose de très important pour Monsieur Ikea qui est profondément croyant. Cela ne me dérange aucunement, bien au contraire.

    Là où je suis moins à l’aise, c’est lorsque je sais pertinemment que les mariés ne sont ni l’un ni l’autre croyants, et qu’il viennent pourtant recevoir le sacrement du mariage. Cela dénigre quelque peu l’importance de la chose pour ceux qui sont croyants, et cela érige la cérémonie religieuse en un simple « décor ».

    Sinon chez nous, je suis athée et lui est agnostique (… mais sa famille est très protestante, et lui l’était encore jusqu’à il y a quelques années). La question ne s’est pas posée !

    Je suis encore Ulije pour dire que je n’aurais sans doute pas pu épouser une personne catholique pratiquante, tenant à se marier à l’église. Le sacrement du mariage, c’est totalement contraire à mon éthique. De manière générale je pense qu’au quotidien, vivre avec une personne pratiquante aurait été impossible. Après avec une personne croyante, allant à l’église/temple/synagogue seulement pour les fêtes, là, c’est une autre histoire.

    Voilà-voilà ! ^^

    • tu sais quand tu tombes amoureuse tu ne choisis pas les croyances de l’autre…
      Mon fiancé est croyant et va à l’église avec sa famille aux fêtes. Je vais avec, mais il ne m’a jamais forcée. J’estime que si c’est important pour lui, je peux y aller aussi. Il accepte bien de ne pas aller à l’église quand on fait Noël dans ma famille, alors que pour lui c’était important.
      Je suis d’accord avec toi il faut des concessions, nous ça va dans les deux sens! Et il ne m’impose rien, et moi non plus!
      Ca donne même des discussions très intéressantes où on se pose des questions existencielles.

      Après comme tu le dis, moi je n’aurais jamais pu être avec quelqu’un d’extrémiste dans sa religion, quelle qu’elle soit, car ça sort trop de mes principes à moi.

      • C’est pour cela que quelqu’un de croyant mais peu pratiquant, je pense que cela aurait été tout à fait possible. En revanche, je pense aussi que certaines choses peuvent faire… que l’on n’est PAS attiré par quelqu’un. Inconsciemment parfois.
        En cela, oui, je pense que je n’aurais pas pu tomber vraiment amoureuse d’une personne très pratiquante. Au quotidien, accepter et comprendre les croyances est une chose. Vivre chaque jour avec une personne qui prie avant d’aller se coucher, qui va à la messe tous les dimanches, c’en est une autre. 😉

    • Il y a l’aspect pratique de la religion (prière tout ça) mais moi ce qui me gènerais le plus c’est quelqu’un qui a des valeurs éloignées des miennes sur les concept des droits de la femme, le mariage civil pour tous, l’usage du préservatif contre le sida… Qu’aurait pu avoir une personne très pratiquante et qui suivrait les valeurs de l’église catholique et du pape.

      Je pense qu’on ne se serait pas entendu… et pire encore le jour où nous aurions eu des enfants !!!

    • Euh et sinon, c’est pas que j’ai mélangé Mesdemoiselles Citron et Ikea, mais presque ! 😆 Forcément… Kiwi… Ikea… Kiwi… Non ? Bon, ben désolée alors. *smiley qui rougit tout ce qu’il sait*

  • Comme tu le sais peut-être, il n’y a pas si longtemps j’aurai été choquée d’imaginer qqn se marier à l’église alors qu’il n’est pas croyant. Mais depuis que j’ai écrit cet article j’ai beaucoup appris et ton propre article me confirme ce que j’ai compris : on se marie par amour et quelle plus belle preuve d’amour que de permettre à l’autre de réaliser qqch qui lui est vraiment important ? En plus c’est vraiment réfléchi votre démarche, on le sent bien. Et si ça t’a apporté des choses, c’est encore mieux. MErci pour ce témoignage !

  • Je suis protestante et me suis mariée au Temple avec mon premier mari protestant. Je ne suis pas baptisée, comme la grande majorité des protestants, contrairement à mon ex qui lui avait été baptisé et confirmé à 16 ans (comme là encore beaucoup de protestants, le baptême n’est pas « obligatoire » et doit être librement choisi). Le Temple s’imposait donc à nous.

    Mon mari est catholique, de parents fervents pratiquants. Lui ne l’est pas. A ses yeux, le mariage religieux n’avait pas une grande importance et même si par amour pour lui, j’aurais accepté de me marier à l’Eglise (il n’y a que 2 temples, à Bordeaux, donc pas pratique pour notre mariage pour nous qui habitons à 50 km), il sait que cela m’aurait coûté de le faire. Et il aurait accepté de se marier au Temple car attiré par ma religion.

    Comme il s’agit pour tous les deux de notre second mariage, et que nous le voulions « autrement » des premiers, le choix s’est vite imposé à nous: pas de mariage religieux du tout.

  • Ce fut pour nous une grande question. Nous sommes croyants mais non pratiquants. Et quand je dis croyants, c’est croyants à notre sauce mais on s’étale pas et on respecte le choix et les idées des autres.

    Quand mon frère a eu son accident, avec M. Hermine nous nous sommes un peu réfugiés dans l’église, pensant pouvoir y trouver réconfort. J’ai trouvé ce que je cherchais mais pas M. Hermine, bien au contraire. Apres le décès de mon papa ce fut encore pire pour lui. Aujourd’hui M. Hermine est très en colère contre toutes les religions alors que moi pas du tout. Chacun respecte les idées de l’autre.
    Quand nous avons choisi de nous marier, M. Hermine m’a bien dit qu’il irait à l’église si j’y tenais vraiment. Seulement, moi je n’y tiens pas absolument, alors nous avons fait notre choix ensemble, nous n’irons pas. Par contre, et ça c’est génial pour moi, un prêtre veut bien bénir nos alliances en privé plus tard. Ainsi nous avons trouver l’équilibre, notre équilibre.

    L’important est pour moi de se respecter l’un l’autre et de faire nos choix ensemble 😀

  • Super article… et qui me rendrait un peu jalouse! Car étant dans la même situation, on aurait aimé faire la même chose! Malheureusement pour nous, le premier contact avec le prêtre de la paroisse nous a montré que cela ne serait pas possible… Nous avons trouvé une solution qui nous satisfait pleinement depuis, mais M. a été vraiment décu par l’Eglise (et a ensuite remis beaucoup de choses en question) et pour ma part, j’espérais davantage de tolérance… En tout cas très beau témoignage de Mlle Citron, qui a su trouver les mots justes…

  • C est un très beau choix par amour pour ton futur

    Nous n avons pas souhaité nous marier religieusement Pourtant nous sommes baptisés et avons fait notre profession de foi

    Sauf que depuis ben on a grandit en adulte et fait nos propres choix
    Nous ne sommes pas croyant mais plutôt comme toi voir athé
    J en sais trop rien
    Nous trouvions ça hypocrite de nous marier à l église vu ce que l on en pense
    Notre choix à donc été une cérémonie civil et c est tout car cela nous correspondait

  • En ce qui nous concerne, c’était l’inverse: moi croyante et mon homme agnostique, nous avons fait une cérémonie mixte à l’église, avec des textes religieux mais aussi des non-religieux ainsi que le rite des bougies (qui est purement symbolique) et nous en sommes tous les deux ravis. L’essentiel c’est de respecter les convictions de chacun et de personnaliser au plus la cérémonie…

  • Je suis athée et non baptisée mais si mon fiancé était croyant et qu’il y tenait, je me serais mariée à l’Église. J’ai toujours baigné dans le respect des religions (on a la Bible et le Coran chez mes parents) et j’ai même fait un mémoire d’histoire religieuse. Je me sens assez proche de l’Église chrétienne, culturellement parlant. Ça ne m’aurait pas gêné de me marier religieusement si le prêtre avait été d’accord. Enfin, s’il était « ouvert » (et je n’entends pas ouvert à tout et n’importe quoi mais ma sœur a assisté à un mariage où le prêtre a expliqué à la femme que son fiancé serait son patron ! Ça je n’aurais pas pu.).

    Mais il se trouve que mon fiancé est baptisé mais non-croyant (et même assez intolérant) donc il n’est pas question de se marier à l’Église (même si son père aurait aimé). Nous ne faisons « que » la cérémonie civile, pour moi le code civil, les textes de loi ça a beaucoup de valeurs et c’est très symbolique, peut-être parce que je suis historienne, mais j’y vois un sens profond, une histoire mouvementé et en partage la plupart des valeurs.

    Sinon je me reconnais dans cet héritage non-religieux, mes grands-parents ne se sont eux-même pas mariés à l’Église, certains de mes arrières-grand-parents étaient athées.

  • Très bel article !!!
    Pour moi, il était important de me marier à l’eglise car j’ai été au cathé, j’ai fait un pélérinage à Lourdes, toutes mes communion, j’allais tous les dimanche à la messe étant petite. Mais après le décès de mon grand-père, j’ai eu plusieurs années, où je n’ai plus voulu entendre parler de religion.
    Actuellement je suis croyante mais non pratiquante. Mon chéri a été baptisé petit mais n’est pas croyant.
    Il souhaitait tout de même se marier à l’Eglise, notamment après la première réunion de couple qui lui a fait voir la religion autrement !!!
    Si après cette réunion, il n’était pas très enthousiaste, j’avais pris la décision de faire une cérémonie Laïque.
    Voilà tu sais tout !!

  • Pareil pour nous mais à l’inverse, il n’était pas baptisé et moi issue d’une famille pratiquante.
    Un rite existe et est créé pour ça. Le mariage avec un non baptisé existe mais on le sait peut. On n’a pas le droit de l’interdire puisqu’une procédure a été crée pour cela. Ca a bien plus de sens à mon goût qu’à l’époque où le non baptisé restait devant l’église!
    Un mariage c’est ça aussi, partager, mélanger, comprendre, accepter….

  • Moi m’a situation est peut différente monsieur Liberty n est pas baptisé est non croyant moi en revanche je suis protestante évangélique mais pas baptise non plus et au début mon pasteur ne voulait pas nous mariee pas parceque nous n étions pas baptise mais parceque lui avait fait le choix au début de son ministère de ne pas baptise des gens si l un des deux n est pas baptisé mais depuis 6 moi je vais a mon groupe de jeune tous les samedi soir par forcément en rapport au mariage mais parceque j en est envie .
    Et finalement je pense que devant ma foie sincère il a un peut changé d avi lui ne ne nous mariera pas pour ne pas crée des différent avec les gens a qui il a dit non mais le deuxième pasteur lui veut bien
    Mais il d’eux condition la première c est que le dimanche avant le mariage nous soyant présente a la communauté de ma paroisse la seconde c est qu il serait bien que je me baptise âpret le mariage mais je le veux
    Par contre c est qui est géniale c est qu on vas se marie sur mon lieux de réception

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