Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Mon élégant mariage technophile : la bénédiction protestante

La dernière fois, je t’ai laissée alors que j’attendais dans une alcôve extérieure de l’église le moment de faire mon entrée, et de me laisser emporter dans un nouveau tourbillon, de bonheur cette fois.

Nous avons beaucoup préparé cette cérémonie religieuse, au cours de trois rendez-vous avec Monsieur Rafiki, le pasteur, et un repas avec sa famille, mais aussi de notre côté en lisant pour la première fois la Bible de bout en bout, choisissant soigneusement les lectures que nous désirions, et en cherchant de façon assidue des morceaux d’orgue qui illustraient notre équilibre entre classique et moderne, entre tradition et originalité.

Je vais essayer de mon mieux de te transporter aussi dans ce voyage musical, mais note que la puissance et la qualité de la musique varie beaucoup en fonction de l’acoustique du lieu et des caractéristiques techniques de l’enregistrement (notamment dans le cas d’un enregistrement vidéo).

L’ouverture

À 14 heures les portes du Temple sont ouvertes. Mes demoiselles d’honneur distribuent les livrets de cérémonie aux convives lors de leur entrée, et le pasteur les enjoint à venir s’asseoir au plus près de l’autel, mais ils sont nombreux à ne pas oser s’avancer vers l’espace qu’ils pensent réservé aux très proches.

Pour notre bénédiction, nous avons décidé de mettre l’accent sur le côté « élégance classique » de notre mariage « entre élégance classique et modernité technophile », mais nous n’avons pas oublié l’angle « modernité technophile », qui transparaît au travers des autocollants Viber inclus dans notre livret de cérémonie (avec autorisation de l’équipe media de Viber).

Extérieur de notre livret de cérémonie

Intérieur de notre livret de cérémonie

Crédit : fichiers personnels

4e et 1e de couverture, et intérieur de notre annexe « textes bibliques », imprimés pour la famille des mariés, les témoins, les demoiselles d’honneur et les mariés.

Mes demoiselles d’honneur sont les dernières à entrer, et elles prennent place dans la stalle du côté opposé aux sièges des mariés. Monsieur Rafiki rappelle d’éteindre ou mettre en silencieux les téléphones, et partage notre demande qu’aucun invité ne prenne de photos pendant la cérémonie. Nous avions pris cette décision pour éviter de gâcher un cliché de notre photographe par un invité debout, tablette en main au premier plan. Et pour permettre à nos convives de profiter pleinement de la cérémonie sans flash intempestif ou écran interposé.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Mes demoiselles d’honneur dans les stalles, en charge de la gestion de la caméra sur trépied

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L’occupation éparse des bancs du temple…

Après ces annonces, l’organiste de la paroisse entame le prélude à notre cortège. Nous avons choisi le Prélude de la Suite Gothique, de Léon Boellman pour son côté solennel magistral et le suspense qu’il instille, avec les très légères touches joyeuses saupoudrées en fond qui présagent de notre engagement.

Dès les premières notes du du prélude, je sors de l’alcôve et fais le tour du temple pour rejoindre mon mari, nos témoins et nos parents sur le parvis. Nous nous embrassons, on me dit combien je suis belle (ça fait toujours plaisir à entendre), je confie temporairement un paquet de mouchoirs à mon papa car je n’ai pas de poches, et nous nous mettons en rang deux par deux : d’abord Monsieur Pragmatique et sa maman, puis nos témoins suivis de ma maman et le papa de Monsieur Pragmatique, et finalement mon papa et moi. Nous avons fait une petite répétition rapide l’avant-veille avec le pasteur et en avions profité pour faire des essais de vitesse de marche pour que la traversée ne soit ni trop lente ni trop rapide.

L’organiste enchaîne sur le Menuet de la Suite Gothique, de Léon Boellman. C’est le signal du départ du cortège. J’adore cette musique, l’entendre me remplit de joie, c’est le début de ce célèbre tourbillon de bonheur qui emporte certaines mariées au cours de leur grand jour et ne les laisse le lendemain qu’avec des souvenirs flous.

Monsieur Pragmatique et sa maman entrent dans le temple. Je me décale avec mon papa pour ne pas être dans le champ de vision des invités qui se retournent pour les voir. Quand vient le bon moment dans le morceau, je donne ensuite le départ aux deux autres groupes.

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Et c’est rapidement mon tour, au bras de mon papa. Je ne pensais pas qu’il serait si fier de me mener à l’autel.

Je souris à droite et à gauche tout le long de la traversée de l’église, en avançant d’un pas mesuré et en me retenant de tournoyer sur le menuet comme si j’étais seule au monde, alors que c’est ce qui traduit le mieux mon sentiment du moment.

Puis vient finalement le moment d’embrasser mon papa et de monter les quelques marches qui me séparent de mon mari.

Sous le coup de l’émotion, mon papa oublie de me rendre mon paquet de mouchoirs. Mais fort heureusement, Monsieur Pragmatique avait pensé à tout et avait de nouveau un mouchoir en tissu dans la poche intérieure de son veston !

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Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Quelques secondes après la fin de la musique, Monsieur Rafiki commence son mot d’accueil. Son discours est très personnalisé, et il ouvre le sujet en montrant le dos de notre faire-part où nous avions écrit à la main « nous nous réjouissons de votre présence ». Il n’oublie pas non plus de saluer nos parents et familles, et en particulier les parents de Monsieur Pragmatique dont il a célébré le mariage 30 ans plus tôt à Fribourg. Il clôt cette introduction par une prière d’invocation que nous avons choisi ensemble dans la brochure qu’il nous avait donné au début de notre préparation au mariage.

Nous pouvons ensuite nous asseoir. Je pose le bouquet sur ma jupe, et serre bien fort la main de Monsieur Pragmatique assis à côté de moi. Nos mains sont rapidement moites, mais je rechigne à le lâcher. Je suis encore en train de réaliser que cette fois, ça y est, que le moment que nous avons tant préparé est là.

En remontant l’allée de l’église, j’ai remarqué que chaque banc était relativement vide, car nos invités se sont dispersés vers l’arrière du temple, et j’ai du mal à bien les voir depuis ma chaise, en particulier ceux qui sont assis derrière la chaire. J’ai donc un instant de perte de concentration au milieu de la prière d’illumination qui ouvre la partie des lectures bibliques, alors que je me dévisse le cou à essayer d’apercevoir tous nos invités et que j’ai un bref moment de regret sur le fait de ne pas avoir pensé à condamner les bancs arrière. J’ai aussi une pensée tendre pour ma grand-mère décédée quelques mois plus tôt, et je l’imagine assise aux côtés des grands-parents de Monsieur Pragmatique, avec le grand chapeau qu’elle aurait sans nulle doute acheté pour l’occasion.

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L’écoute et l’explication de la parole

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Nous avons choisi comme lecture de l’Ancien Testament un extrait du Cantique des Cantiques. C’est un poème qui est souvent présent dans les célébrations de mariage, de par son sujet et son intemporalité. Selon les traductions, il peut avoir une connotation charnelle et érotique, ou plus spirituelle et abstraite. Pour notre mariage, nous avons choisi d’assembler deux parties issues de deux traductions différentes. Cette première lecture est effectuée par Mademoiselle Pétillante, qui vient prendre place derrière le pupitre.

Après une courte phrase d’orgue servant de transition, c’est à Monsieur Darling de lire un passage d’une Épître du Nouveau Testament. Nous avons choisi la première épître de Paul aux Corinthiens, encore un classique intemporel. Des diverses versions que nous avons vu, celle qui nous a le plus parlé était celle de la traduction œcuménique. Dans ce texte, « amour » est à comprendre comme « charité » (et c’est d’ailleurs « charité » qui est utilisé dans d’autres traductions). Après l’amour physique entre deux individus, nous abordons donc l’ouverture aux autres, l’humanisme, le partage, la charité. Des valeurs chrétiennes qui me parlent beaucoup, même si je ne suis pas vraiment croyante.

Après une autre phrase d’orgue comme transition, c’est à Monsieur Suri de nous offrir une lecture surprise issue d’un Évangile du Nouveau Testament. Pour cette troisième lecture, nous avions placé notre confiance en Monsieur Rafiki pour choisir la conclusion des textes bibliques, et il a sélectionné quatre petites paraboles et une parole énigmatique de Jésus extraits de l’évangile selon Saint Matthieu, pour illustrer le devoir d’accueillir avec amour ce que l’avenir placera sur notre route, et de faire preuve de responsabilité dans l’entretien de notre couple.

Un courant d’air frais nous parvient pendant ces lectures depuis le rideau qui masque la porte par laquelle j’étais passée pour aller aux toilettes juste avant la cérémonie. Il fait bien chaud dans l’église, malgré les pierres, nous transpirons sur nos sièges et cette fraîcheur est par conséquent bienvenue. Le bruit du camion poubelle qui nous parvient par le même moyen l’est en revanche beaucoup moins, mais il semblerait que personne d’autres que Monsieur Pragmatique et moi ne l’aient entendu !

Dans l’ensemble, nous sommes restés très classiques dans nos choix de textes, car nous tenions à ce que nos lectures soient exemptes de misogynie, et il faut bien admettre qu’il y a peu d’exemples dans les traductions actuelles dans lesquelles une femme est l’égale de son époux. Mais nous avons pris le temps au cours de nos préparatifs de lire de nouveau la Bible dans sa totalité (traductions œcuménique et en français courant prêtées par Monsieur Rafiki), et de réfléchir au sens des divers textes que nous avons choisis, au point de sélectionner soigneusement les traductions qui ne laisseraient pas d’ambiguïté sur notre interprétation des passages choisis dans l’esprit de nos proches, qui eux ne venaient clairement pas à notre mariage pour faire de théologie amateur (je te renvois à l’annexe de notre livret de cérémonie plus haut pour les textes exacts de nos lectures si cela t’intéresse).

Et Monsieur Rafiki n’a pas manqué de remarquer cela et de le mentionner dans son homélie extrêmement personnalisée, dans laquelle il fait aussi référence à notre parcours de vie commune, à nos passions respectives, et notre projet de vie maritale. Il maintient l’attention de l’assemblée malgré la longueur de son discours, et déclenche des sourires complices avec certaines anecdotes. De mon côté, je suis tout particulièrement émue de ses propos, et utilise utilise plusieurs fois le mouchoir en tissu de Monsieur Pragmatique.

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Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Un anneau de Moebius en papier, montré pour illustrer que nous sommes à la fois au service de notre couple et que le couple que nous formons est au service des personnes que nous sommes… et qui fait aussi référence à la forme de mon alliance, dont je te reparle sous peu !

Au milieu de la prédication s’élève la sonnerie d’un téléphone… Il s’agit du mien que j’avais confié à Mademoiselle Pétillante pour qu’elle puisse être joignable par nos invités à un numéro suisse, et que j’avais oublié de mettre sur vibreur avant de le lui donner ! Il semblerait qu’un convive retardataire ait jugé nécessaire d’appeler ce numéro, pour nous prévenir ou peut-être pour demander s’il pouvait encore entrer…

Le chant de l’orgue s’élève de nouveau après cette homélie. Il s’agit cette fois de la Fugue de la « Fantaisie et Fugue », de Jean-Sébastien Bach.
Initialement, nous hésitions entre plusieurs morceaux de Félix-Alexandre Guilmant, mais il se sont avérés trop complexe pour que l’organiste de la paroisse les maîtrise à temps, d’autant plus que nous tenions à un final magistral de ce compositeur pour la sortie.

L’engagement

Après cet interlude musical tout en légèreté, Monsieur Rafiki prononce une formule de notre choix sur le sens biblique du mariage. Puis la parole est aux témoins. Monsieur Darling et Mademoiselle Pétillante s’alternent dans la lecture d’une liste de ce qu’ils nous promettent en tant que témoins de notre amour, et ce qu’ils nous souhaitent pour les années à venir, lisent ensuite la lettre de Jacques Brel (pour laquelle ils se fait voler la vedette la veille comme déjà dit dans ma chronique sur notre mariage civil). Nous sommes touchés par leurs mots sincères et et justes, et rions aussi de quelques touches d’humour bien placées.

Il est ensuite temps pour nos promesses personnelles de mariage. Je suis très émue pendant les vœux de mon mari, et ai du mal à me concentrer ensuite sur les miens que je trouve bien moins beaux (pourtant, lui est de l’avis contraire !).

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Nos promesses sont suivies de la bénédiction des époux, nos témoins à nos côtés, et l’échange des alliance (et bien sûr le baiser sous les applaudissements). Nous avons choisi de nous passer les alliances en silence, car nos vœux étaient longs et contenaient déjà notre engagement l’un envers l’autre.

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La bénédiction des époux

Au début de nos préparatifs, la maman de Monsieur Pragmatique nous avait proposé de nous broder un coussin d’alliances. Nous avions accepté avec grand plaisir l’offre (puis tout le monde l’avait oubliée jusqu’au dernier mois…), et elle a trouvé à notre demande un très joli motif avec un chat et une souris amoureux. Nos alliances y ont ensuite été nouées avec un petit cordon aux couleurs de notre mariage.

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Le coussin d’alliances brodé par la maman de Monsieur Pragmatique

Nous avons du mal à nous enfiler les alliances, car nous avons les doigts gonflés du fait de la chaleur et des émotions, mais nous avions été prévenus par le joaillier qui a créé ma bague, restons zen, forçons un peu et tout le monde n’y voit que du feu !

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

L’échange des alliances

Mendelssohn reste un classique des mariages, et nous avons soigneusement choisi un morceau moins connu, mais tout de même emprunt à la fois de joie et de solennité, pour clore cette partie centrée sur notre union. Il s’agit de l’Allegro assai vivace de la 1ère sonate, de Felix Mendelssohn.

La conclusion

Monsieur Rafiki nous remet ensuite une belle Bible pour nous guider dans notre vie commune, lit la prière d’intercession (où nos pensées vont à autrui) que nous avions choisi, et conclut sur Notre Père.

Petite anecdote sur le Notre Père : il y a là aussi des questions de traductions et de tournures différentes selon les régions et notamment entre protestants et catholiques, et j’avais donc fait imprimer sur l’annexe « lectures bibliques » de nos livrets la version coutumière de notre Pasteur. Mais mes demoiselles d’honneur ont oublié de déposer des livrets sur les chaises des mariés, et je me suis retrouvée à dire une version légèrement différente de notre Pasteur (sans compter que je ne connais vraiment pas cette prière par cœur et que je n’avais pas considéré nécessaire de la réviser pour l’occasion…).

Puis la parole est passée brièvement à Monsieur Darling pour annoncer la suite du programme, rappeler que la liste des groupes pour les photos était imprimée au dos des livrets, et indiquer que des flacons de bulles de savon seraient distribuées à la sortie du temple, ainsi que des nœuds de tulle pour les conducteurs. Pendant ce temps, mes demoiselles d’honneur s’éclipsent pour se mettre en place aux portes de l’église pour ladite distribution, et pour la collecte, dont nous avons décidé de dédier la recette à l’entretien de la paroisse.

Notre cérémonie se conclue avec une dernière prière de bénédiction sur nos convives, et leur invitation à se diriger vers la sortie au son du Prélude en sol majeur de Bach. Initialement, nous voulions le Grand Chœur alla Händel, de Félix-Alexandre Guilmant, mais il s’est avéré à moins d’une semaine du mariage que l’organiste ne parviendrait pas à rendre justice à ce morceau techniquement très complexe. Tu peux d’ailleurs constater que les livrets de cérémonie mentionnent la mauvaise œuvre. Voici donc les deux morceaux : d’abord ce qui a accompagné la sortie, puis ce que nous désirions originellement.

La musique qui a accompagné la sortie de notre bénédiction de mariage

La musique qui aurait dû accompagner la sortie de notre bénédiction de mariage

Monsieur Pragmatique et moi restons dans le temple le temps que nos proches se préparent à nos couvrir de bulles de savon. Nous recevons les félicitations de nos parents, et profitons que le morceau est assez long pour faire encore quelques photos dans la lumière sublime des lieux.

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La sortie

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Crédit photo : Emma Godfrey Photography

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Sur le parvis, mon parrain avait organisé la distribution de petites bouteilles d’eau, et nos convives sont ravis de l’initiative, car il fait encore plus chaud qu’au début de la cérémonie !

Après quelques brèves félicitations, il est temps de se diriger vers le parking que nous avions réservé. Comme la veille, Monsieur Pragmatique ouvre la voie et je ferme la marche. Par rapport à lui, j’ai l’inconvénient d’être en talons et d’avoir une traîne, et j’avance donc bien moins rapidement que tous nos convives qui me précèdent. C’est ainsi que je me suis retrouvée à recevoir des félicitations d’inconnus, seule en robe de mariée au milieu du passage piéton d’une route très fréquentée !

J’ai adoré notre bénédiction de mariage. Monsieur Rafiki l’a préparé avec soin et elle nous correspondait vraiment à tous les deux.

Et toi, passerais-tu du temps à choisir les musiques et traductions des textes de ta cérémonie religieuse ? Que penses-tu de notre bénédiction ? Son déroulé est-il similaire à ce qui se fait par chez toi ? Dis-moi tout !

Coucou ! Moi c'est Mademoiselle Rationnelle, développeuse logiciel, 27 ans le jour J, franco-suissesse. Lui, c'est Monsieur Pragmatique, conseiller fiscal, 28 ans le jour J, 100% suisse pur jus. Et nous avons organisé à distance notre mariage pour fin août 2017 dans la région de nos racines et de notre rencontre : en Lavaux (au bord du lac Léman, en Suisse). Pour chaque décision et chaque prestataire, nous voulions être convaincus (la voix de la raison) et idéalement aussi persuadés (la voix du coeur) de notre choix. Nos compromis ont donc été longuement discutés et évalués pour trouver le meilleur équilibre possible, et cela a bien entendu donné lieu à des critères parfois inhabituels ou compliqués mais toujours entièrement assumés. Et notre investissement a payé, car nous avons eu un mariage de rêve et totalement à notre image ! Les maîtres-mots directeurs de ce bel événement ? Élégance classique et modernité technophile. Un compromis des plus simples, n'est-ce pas ?

Commentaires

  • Avatar
    Madeleine
    Répondre
    23 mai 2020

    Merci beaucoup, ton texte permet d avoir une bonne idée du déroulement. Ça avait l air superbe, et pleins d emotions!!!!
    Et la musique, j aime beaucoup🥰🥰!!

  • Avatar
    Madame Crapate
    Répondre
    23 mai 2020

    C’est génial d’avoir eu une cérémonie religieuse si personnelle ! Vous êtes très beaux sur les photos et ton émotion est palpable ! Par contre c’est scandaleux : laisser la mariée fermer la marche seule ?! 😉 Mais aucun invité n’a eu la bonne idée de rester avec toi ?

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