M-12 (septembre), le dilemme du type de célébration

Je t’ai déjà avoué que nous avions opté pour une bénédiction protestante de mariage et une cérémonie civile courte la veille. J’aimerais aujourd’hui revenir brièvement sur les différents choix qui se sont offerts à nous, et sur ce qui nous a poussé à nous décider pour cette combinaison.

Pour rappel, en nous lançant dans l’aventure mariage, nous devions choisir entre une célébration civile courte (standard) ou longue (personnalisée) et décider si nous voulions ou non renforcer notre engagement au travers d’une cérémonie supplémentaire, religieuse ou laïque. Si, toi aussi, tu te maries en Suisse, tu as peut-être les mêmes options que nous.

Petit aparté culturel pour les lectrices françaises : contrairement à ce qui se pratique au pays de Molière, le PACS n’est réservé en Suisse qu’aux couples homosexuels. Notre union civile, puisqu’elle était prévue en terre helvétique, ne pouvait donc être qu’un mariage. Certes, nous aurions pu passer la frontière et nous PACSer en France (puisque je suis aussi française), mais je ne suis pas sûre que ça aurait été reconnu par les autorités Suisse… ni par mon chéri… Et nous tenions de toute façon absolument à nous unir intégralement en Lavaux (donc en Suisse), ce qui a clos ce débat avant même son commencement.

Passons donc au crible les types de célébration envisagés.

Se marier en Suisse : quelles cérémonies ?

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Les options civiles

Cérémonie civile courte

C’est l’option par défaut, ce qui veut dire que c’est un choix simple.

Nous étions bien partis pour pas mal nous compliquer la vie sur de nombreux sujets, grâce nos goûts parfois peu communs, donc pourquoi ne pas faire simple, pour une fois ?

Cette célébration dure 10 à 15 minutes, elle est possible dans une sélection d’hôtels de ville de la région ainsi que dans quelques lieux supplémentaires sur demande, et peut avoir lieu soit en semaine soit le samedi après 14 heures.

Comme en France, seul le mariage civil a valeur légale en Suisse. Il doit par conséquent avoir lieu avant toute union religieuse (où il est d’ailleurs nécessaire d’apporter son certificat de mariage civil).

Ceci dit, il n’était pas très pratique à nos yeux d’enchaîner sur une potentielle cérémonie religieuse ou laïque après un mariage civil ayant lieu au plus tôt à 14 heures : nous aurions pu certes dormir plus longtemps le matin, mais ça aurait surtout voulu dire festoyer par la suite pendant moins longtemps ! Comme expliqué dans ma chronique précédente, ça nous « forçait » donc à nous marier sur deux jours.

Par ailleurs, dans le cas où nous ne nous décidions pas pour une cérémonie complémentaire (religieuse ou laïque), n’avoir qu’un quart d’heure de cérémonie en tout et pour tout pour notre mariage, ça nous paraissait plutôt court.

Surtout que nous ne pouvions pas savoir en avance quel degré de personnalisation nous serait accordé : uniquement les textes de lois en mode expéditif et peu appétissant ? un petit enrobage qui mentionne l’amour de façon sincère mais vue et revue ? une introduction de l’officier d’état civil mentionnant notre histoire en accéléré ? la possibilité d’échanger nos alliances et ajouter des vœux courts à notre engagement légal ? la possibilité d’avoir de la musique pour nos entrée et sortie ? Découvrir uniquement dans les derniers jours si notre mariage civil serait insipide, ça ne nous enchantait pas tant que ça.

Cérémonie civile longue

La cérémonie civile longue a commencé à être proposée en réponse aux couples désirant uniquement une union civile, tout en ayant une célébration personnalisée et moins aride que la simple lecture des lois relatives au mariage et la signature de l’acte officiel. (J’adore ce concept, et à ce jour, je rêve toujours d’assister à une telle cérémonie !)

Ce n’est pas possible dans tous les cantons mais, fort heureusement pour nous, le canton de Vaud est l’un de ceux proposant ce genre de service.

La cérémonie dure alors une heure et demi environ, et a lieu dans l’un des douze lieux agréés par les autorités cantonales d’état civil. Ces lieux sont de toute beauté, et permettent de poursuivre les festivités sur place.

Sur accord avec l’officier d’état civil et les propriétaires du lieu, l’union peut être célébrée n’importe quel jour de la semaine ainsi que plusieurs samedis par mois, dès 11 heures. Il est possible d’y intégrer plusieurs interventions d’invités, des lectures, de longs morceaux de musique, un échange de promesses non expéditif, ainsi que d’accueillir un bien plus grand nombre de personnes que dans les salles habituelles de mariage.

Ceci dit, au cas où il serait complété par une autre cérémonie (laïque ou religieuse), le mariage civil long présente un risque élevé de redondance du contenu, et je ne l’ai envisagé que jusqu’au moment où j’ai compris l’importance pour Monsieur Pragmatique d’avoir une deuxième célébration plus chargée en symboles.

En outre, malgré l’originalité et la beauté des lieux, un seul d’entre eux est situé en Lavaux-même… Et la proximité avec Lausanne ainsi que la facilité d’accès pour nos convives restaient des arguments majeurs dans notre choix du lieu de notre union.

Pour finir, les lieux agréés ne sont pas si nombreux que ça, et sont également populaires pour d’autres événements (anniversaires, soupers d’entreprises, baptêmes), ou pour la suite des festivités de mariages dont la cérémonie aurait eu lieu ailleurs, ce qui ne les rend finalement pas tant disponibles que ça pour une célébration civile.

Le lieu que j’évoquais plus haut (le seul en Lavaux) était d’ailleurs déjà réservé de nombreux samedis de la période estivale de l’année suivante pour des événements variés !

Les options religieuses

Autant être honnête avec toi, lorsque nos amis nous demandaient comment nous imaginions notre mariage, si nous nous marions un jour, je répondais que la seule chose certaine pour moi, c’est que je refusais de me marier à l’église. Malgré cela, une cérémonie religieuse était absolument incontournable pour mon chéri. Mais quelle religion, moi étant d’éducation catholique et lui de confession protestante ? Comme Madame Popinée (mais pour d’autres raisons), après avoir envisagé aucune religion du tout, j’ai brièvement considéré un mariage catholique, avant d’être finalement convaincue par une bénédiction protestante.

Se marier en Suisse : quelles cérémonies ?

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Pourquoi pas un mariage religieux, en sachant néanmoins que nous avons grandi dans des environnements religieux légèrement différents l’un de l’autre ?

Explorons donc ensemble les arguments qui, pour nous, ont pesé dans la balance quant à cette décision.

Cérémonie catholique

La religion catholique, c’est la religion principale à avoir été représentée dans mon enfance. C’est donc la première à me venir à l’esprit.

Quand je pense « mariage religieux », je pense immédiatement « messe de mariage catholique », c’est-à-dire plus d’une heure de célébration religieuse, incluant des chants, des psaumes, des lectures de la Bible, des consentements selon un script connu de tous (vu que ça ressemble pas mal, me semble-t-il, à la version américaine), la communion des mariés et invités avec Dieu au travers de l’eucharistie, la signature des registres de mariage, et contenant souvent un hommage à Marie.

C’est en lisant d’autres chroniques sur ce blog (par exemple celle de Madame Caramel Beurre Salé) que j’ai appris qu’il existait également la possibilité de faire une « simple » bénédiction de mariage, pour avoir une cérémonie plus courte (une heure au maximum), légèrement plus accessible aux invités non croyants, sans eucharistie. C’est d’ailleurs le type de cérémonie qui est proposé lorsqu’un des futurs époux n’est pas baptisé.

Toute petite, j’ai été baptisée dans une église catholique, et j’ai fait la majorité de ma scolarité en école catholique (catéchisme offert). Je ne me sens pas le moins du monde catholique pour autant.

Pour tout te dire, la décision de mes parents de scolariser leurs enfants en l’école catholique s’est faite par défaut, car il s’agissait tout simplement de la meilleure école privée de la région et de la seule offrant à l’époque un cursus de classe européenne.

Bien qu’athées, mes parents ont peut-être aussi vu là l’avantage de nous permettre de décider de notre foi en étant convenablement informés, plutôt que de suivre leurs positions personnelles par défaut.

Et j’ai choisi relativement tôt de ne pas m’engager sur la voie catholique, sans pour autant renier les valeurs chrétiennes. Je n’ai pas fait de communions ni de confirmation, et je me considère aujourd’hui agnostique de culture chrétienne.

L’amour, la bonté, le pardon, le respect, l’équité et la justice, la joie et l’harmonie, l’intégrité et l’honnêteté, l’importance de la cellule familiale, ça résonne en moi. Les dix commandements et les vertus et péchés capitaux, ça me parle.

En revanche, je ne suis pas à l’aise avec le fait que le mariage soit un sacrement. Pour moi (et tu es bien entendu libre de penser et croire autrement ! d’ailleurs, mon chéri est bien moins radical que moi à ce sujet !), le mariage est un engagement entre deux personnes avant tout. C’est contractuel, matériel et temporel (permets-moi de préciser que j’entends « temporel » par opposition à « éternel », et non par assimilation avec « temporaire »). À mes yeux, il n’y a pas d’origine divine ni à l’amour, ni au le mariage, ni à la famille. Ce qui n’empêche pas que l’amour, le mariage et la famille soient parmi mes valeurs les plus hautes.

Par respect pour nos invités croyants, je ne tenais pas à un mariage religieux qui ne me ressemblerait pas, emprunt d’hypocrisie de ma part lors des rituels.

Certes, certains prêtres sont plus flexibles, ouverts et modernes que d’autre (il est parfois possible de dévier des promesses pré-écrites d’engagement, certaines préparation à la vie de couple marié n’évoquent même pas la transmission de la foi aux éventuels enfants à naître, et une amie m’a même rapporté avoir été surprise d’apprendre de la bouche du prêtre qui a officié à son mariage qu’il ne s’agissait pas forcément d’un sacrement !), mais il me semble qu’il s’agit plus de l’exception que de la norme, et mon désaccord avec certains dogmes catholiques (dont l’indissolubilité du mariage, même si je n’envisage aucunement de mettre un jour fin au mien) m’aurait pesé tout au long des préparatifs de la cérémonie et au cours de la célébration elle-même. Bref, pas d’union catholique pour moi.

Du côté de Monsieur Pragmatique, pour les arguments en faveur d’une cérémonie catholique, on peut indiquer que sa maman est originaire d’un canton traditionnellement catholique (le canton de Fribourg), et c’est d’ailleurs en la très belle cathédrale (catholique) de Fribourg que ses parents se sont unis (au cours d’une célébration œcuménique)… Et c’est tout.

En effet, pour finir de clouer le cercueil d’une union catholique, je dois t’avouer que mon amoureux n’est pas particulièrement pro-catholique non plus : il n’hésite jamais longtemps à critiquer le faste de certaines églises, ou la vénération des icônes et du Pape… Même s’il apprécie tout de même beaucoup toutes les œuvres d’art qui ont pu être commandées par l’Église catholique au cours des siècles… Et qu’il ne manque pas non plus à l’appel quand vient la Saint-Nicolas (événement fribourgeois que je recommande par ailleurs vivement, surtout si tu es un peu germanophone !).

Cérémonie protestante

Si moi j’ai grandi dans un environnement catholique, Monsieur Pragmatique a été bercé par la réforme protestante. Il n’est pas pratiquant, mais me surprend parfois à mieux connaître certains éléments bibliques que moi qui ai fait une partie de ma scolarité dans un établissement catholique.

Son papa est trésorier de la paroisse et chante dans une chorale qui interprète parfois des chants religieux. De père protestant et de mère catholique, Monsieur Pragmatique s’est en fin de compte tout naturellement dirigé vers la religion historique du canton dans lequel il a grandi.

Chez les protestants de l’Église réformée suisse, le mariage n’est pas un sacrement. Il n’existe donc qu’une bénédiction de mariage, d’une durée d’une heure environ.

Son contenu est relativement similaire à celui d’une bénédiction catholique, à ceci près que l’échange des consentements est souvent moins codifié, que l’accent est plus mis sur le chemin à parcourir ensemble que sur l’indissolubilité du mariage, sur le fait que Dieu partage notre amour plutôt qu’il ne l’ait créé, et qu’il n’y a bien sûr pas d’hommage à Marie. Niveau date et horaire, c’est à envisager le samedi dès 14 heures.

Point non négligeable en faveur d’une bénédiction protestante : il allait de soi pour mon chéri que nous nous unirions au Temple devant un pasteur, et pas n’importe lequel : Monsieur Rafiki, qui avait également officié lors du mariage œcuménique de ses parents des années plus tôt. Le contraire ne lui avait pas vraiment traversé l’esprit.

Je ne me sentais pas plus attirée par l’aspect religieux de la chose et craignais aussi que notre union, si elle devait être protestante, soit un grand moment d’hypocrisie de ma part. Mais j’ai découvert que les quelques différences faisaient à mes yeux toute la différence : pouvoir écrire nous-mêmes nos promesses de mariage, mettre plus l’accent sur nos valeurs chrétiennes que sur notre foi, valoriser l’amour dont nous entourent nos proches, accueillir à nos côtés la présence, l’amour et bénédiction de Dieu (pour ceux qui croient en une entité divine). Tout ça m’a permis d’envisager une cérémonie protestante sans hypocrisie et dans le respect des positions religieuses de chacun.

Cérémonie œcuménique

Je mentionne cette option seulement en passant, pour avoir une liste exhaustive de nos possibilités, car il va de soi que s’il était hors de question d’avoir une cérémonie catholique, il n’était pas plus envisageable pour nous de faire un mariage œcuménique. Ceci dit, si ça nous avait attiré, une telle célébration aurait duré entre 1 heure et 1 heure et demi, selon la religion dominante, et aurait été possible le samedi, dès 14 heures, dans un lieu de culte rattaché à la religion dominante choisie (Temple si cérémonie dirigée par un pasteur et accompagnée par un prêtre, église catholique dans le cas contraire).

Se marier en Suisse : quelles cérémonies ?

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Et si on mélangeait tout ça pour un choix plus personnalisé ?

Les alternatives qui auraient pu nous parler

Pas de mariage (« concubinage stable », ou « union libre »)

Autre mention en passant, car tu te doutes que nous ne l’avons pas vraiment envisagée, est l’union libre. En effet, en Suisse, comme apparemment en Nouvelle-Zélande, un couple formant pendant suffisamment longtemps une « communauté de toit, de table et de lit stable et durable, revêtant l’apparence du mariage » peut voir cet état de fait pris en compte dans la pratique juridique (notamment pour adapter le versement d’aides sociales, ou pour le droit de représentation du conjoint dans une situation médicale), mais la loi ne mentionne en rien le concubinage stable comme un statut civil particulier.

En supplément, un « contrat de concubinage » peut être établi pour régler les questions de succession, ou de partage des biens, d’une façon qui pourrait s’apparenter à un mariage. La signature d’un notaire n’est nécessaire que si le contrat contient des instructions sur l’héritage.

Avantages :

  • pas d’augmentation d’impôts, car le statut de couple marié change le taux d’imposition souvent à la hausse si les deux conjoints travaillent (pas comme en France, me semble-t-il), puisque c’est désormais le revenu combiné (donc presque deux fois plus élevé dans notre cas que les revenus indiqués dans nos déclarations d’impôts séparées) qui compte pour le choix de ce taux, et ce même si les taux pour couples mariés progressent moins rapidement que ceux pour personnes célibataires.
    Note : il semblerait que cela changera dès 2021, mais ce n’était pas le cas au moment de notre mariage.
  • pas de responsabilité commune des dettes

Inconvénients :

  • statut non reconnu à l’étranger, par exemple en cas de soucis de santé ou légaux rencontrés lors de vacances
  • procédure non automatique pour la reconnaissance des éventuels enfants, nécessité de faire une procédure de déclaration d’autorité parentale conjointe
  • peu utile si l’un des concubins n’est pas suisse (pas de naturalisation simplifiée, et risque de non-renouvellement du droit de territoire si ledit conjoint reste « au foyer »)
  • pas de compensation des avoirs de la caisse de pension du partenaire en cas de séparation

Je connais au moins un couple suisse d’indépendants sans enfants pour qui cette option est parfaitement adaptée, mais ce n’était pas notre cas.

Note : je ne suis de loin pas une autorité en la matière, et je peux t’avoir indiqué des informations inexactes, donc si tu envisages de conserver uniquement une situation de concubinage stable, renseigne-toi auprès de spécialistes !

Cérémonie laïque

Pour finir, nous aurions pu coupler une union civile à une célébration laïque comme Madame All You Need is Love, ou une cérémonie quasi-laïque dirigée par un clerc très ouvert d’esprit. Les soucis de risque d’hypocrisie qui me tourmentaient auraient alors pu s’envoler, et nous aurions pu concevoir une cérémonie à notre image, avec uniquement des symboliques qui nous parlent. Et c’est ce que j’imaginais initialement, sans avoir pour autant d’idée ni d’envie précise.

Comme dit plus haut, il s’est avéré que la symbolique principale du mariage qui parlait à Monsieur Pragmatique, c’était la continuité culturelle de la tradition, et l’autorité reconnue par la société d’un officiant religieux. Impossible d’égaler ça avec des rituels inventés, ou qui viennent d’entrer dans notre culture, ou dénués de lien historique. Inenvisageable non plus de confier la mission de célébrer notre union à une personne pour laquelle ce rôle n’est reconnu que par nous et nos invités (ainsi qu’une éventuelle entreprise privée d’accréditation d’officiants laïques nous étant inconnue avant nos fiançailles), qu’il s’agisse de quelqu’un qui en ait fait son business ou d’un de nos proches. De plus, une certaine spiritualité religieuse aurait également manqué à mon chéri. Donc exit l’option laïque, bonjour Pasteur Rafiki.

Pour finir, l’article de Madame Saphir évoque aussi d’autres raisons qui me parlent aujourd’hui beaucoup, probablement du fait que nous n’avons eu aucune raison de regretter notre décision de notre cérémonie protestante (car nous aurions aussi pu inclure ceci dans une célébration laïque) : nos préparations au mariage au top, l’équilibre parfait entre lectures, interludes musicaux et discours (destinés à tous nos convives tout en étant centrés sur notre couple et notre histoire), le choix de magnifiques morceaux à l’orgue… Je reviendrai au fur-et-à-mesure sur chacun de ces points.

Et voilà, tu sais tout ! Je reviens tout bientôt partager avec toi notre première prise de tête au sujet du mariage !

Le choix du type de cérémonie de mariage s’est-il imposé comme une évidence pour toi, ou avez-vous dû en parler longuement, avec ta moitié ? Raconte-moi !



4 commentaires sur “M-12 (septembre), le dilemme du type de célébration”

  • Pour nous, cela a été une évidence, la question a été réglée en 5mn : union civile a la mairie. Pour la deuxième cérémonie, je suis baptisé, et pas mon fiancé. Si j’avais voulu vraiment me marier à l’église, il l’aurait fait par respect et amour. Mais je ne suis pas croyante et je ne voulais pas faire une cérémonie dans un lieu où je ne vais jamais, cela me semblait hypocrite, voire même irrespectueux. J’avais envie néanmoins d’une cérémonie plus personnalisé et plus longue, on a donc fait le choix d’une cérémonie laïque.

    • Je comprends totalement ton point de vue. Merci de l’avoir partagé. L’important est d’avoir une cérémonie qui vous convient à tous les deux.

  • Super complet cet article 🙂 !
    Nous n’avons pas du tout hésité non plus, une cérémonie religieuse était hors de question pour nous (je suis athée malgré ma scolarisation dans une école catholique pour les mêmes raisons que toi (d’ailleurs, étant lausannoise, je me demande si on n’est pas allées dans la même !) et mon mari est plus proche du bouddhisme), tout comme la cérémonie laique, pour les mêmes raisons que vous. Du coup la cérémonie civile standard nous a paru suffisante. Elle a bien duré 30 minutes d’ailleurs, et on aurait pu la personnaliser un peu si on le souhaitait je crois, mais on n’y tenait même pas, donc ça nous a parfaitement convenu !

    • Ah ah, bien vu pour l’école ! Nous aurions en effet pu aller dans la même école catholique si je n’avais pas passé mon enfance en Normandie (malgré mes racines lausannoises) !
      Une cérémonie « courte » de 30 minutes, c’est en effet un bon deal ! La nôtre n’a duré qu’à peine 20 minutes (et selon les cantons, ça peut être déjà très long !), et pourtant il ne lui manquait rien !

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