De M-11 à M-6 (novembre à mars) : nos invitations

Dans ma chronique J-100, dans ma chronique sur nos décorations, dans celle du choix de notre photographe et dans celle sur des idées décalées pour ton mariage, je t’ai mis l’eau à la bouche au sujet de nos save-the-date et de nos faire-part et je t’ai promis que je venais tout bientôt pour te les présenter.

Et c’est enfin ce dont nous allons parler aujourd’hui !

M-11 (novembre), et pourquoi pas un save-the-date lumineux ?

Peu de temps après notre décision de nous marier, j’ai commencé à réfléchir à des idées pour annoncer en avance la date à nos convives, histoire de garantir leur disponibilité (la fête ayant lieu fin août).

Je suis rapidement tombée sur les faire-part de Madame Orange en light painting et j’ai été charmée par l’idée. En effet, Monsieur Pragmatique adore la photographie et ça semblait comme un joli défi technique à réaliser. Mais avant d’en parler à mon chéri, il me fallait être sûre d’avoir tous les arguments pour le convaincre. Je me suis donc bien renseignée sur la technique derrière ce genre de performance, puis ai décidé de me lancer dans une démonstration un soir d’août où nous étions en vacances au Tessin.

J’indique à mon chéri ce que je compte faire, lui demande d’installer l’appareil photo sur un trépied avec un long temps de pause, puis m’installe face à l’objectif, et écrit un mot dans l’air devant moi avec une lampe de poche dès que la prise se déclenche. Je tente sans grand succès de garder une immobilité parfaite à part pour mon bras scribe. Dès la prise de vue finie, nous nous jetons sur l’appareil photo pour découvrir ensemble le résultat.

Crédits photo : Photo personnelle

Notre premier essai semi-fructueux en light painting

Les conditions n’étaient pas idéales, car l’arrière-plan choisi était assez lumineux et que j’avais finalement trop bougé, et on me voyait donc soit trop soit pas à assez, comme un fantôme flou. Mais le but de cette démo a pu être atteint : j’ai convaincu Monsieur Pragmatique que nous pouvions atteindre un beau résultat en le préparant bien.

Après plusieurs essais dans notre salon dans le noir le plus complet, nous nous somme jetés à l’eau ! Un magnifique soir de pleine lune de novembre, nous sommes allés faire un tour dans les vignes du Lavaux, cette région si chère à mon cœur où nous célébrerons notre union. Une nuit sans lune aurait peut-être été plus adéquate, mais nous n’étions pas suffisamment souvent en Suisse romande pour avoir un grand choix de dates pour nos essais save-the-date. Et nous avons donc fait notre save-the-date le soir de la super-lune de 2016.

Nous avons rapidement trouvé un coin parfait pour l’arrière-plan (à la fois accessible, joli, avec un muret de pierre où nous asseoir, et ni trop sombre ni trop lumineux), puis nous avons disposé des petites lanternes colorées sur le muret pour marquer nos places.

Nous avons configuré un temps de pose vraiment très long avec retardateur et avons pris nos places à l’arrière-plan. Lors de nos premières tentatives, nous avons d’abord tracé de grands chiffres dans les vignes avec une lampe de poche, avant de revenir rapidement à notre place garder une pause très immobiles à nous regarder les yeux dans les yeux (c’est plus facile que d’essayer de garder un sourire figé sans bouger un muscle pendant plusieurs dizaines de secondes !).

Si tu veux faire de même, n’oublie pas qu’il faut tracer les chiffres à l’envers, avec des gestes très amples, te décaler d’un pas ou plusieurs entre chaque chiffre pour éviter qu’ils n’apparaissent superposés, et surtout qu’il faut éteindre la lampe de poche entre chaque trait (par exemple pour la barre du 7, ou entre deux chiffres). Comme nous n’arrivions pas à tracer les chiffres à l’envers, nous avons retourné verticalement le résultat a posteriori.

Nous avions choisi des vêtements sombres pour l’occasion, de façon à ne pas réfléchir de lumière lors du traçage des chiffres. Et comme il faisait bien froid, nous étions ravis de pouvoir rester en manteaux. Malgré ça, même si nous étions invisibles lors du tracé de la date, nous apparaissions comme des fantômes au centre de la photo, et on voyait les vignes d’arrière-plan à travers nous (car les vignes avaient en effet été visibles jusqu’à ce que nous venions nous asseoir devant, et leur image avait pas conséquent été imprimée à ce moment-là). Était-ce dû à la grande luminosité de la lune, aux lumières provenant des maisons en arrière-plan, aux lanternes que nous avions placé sur le muret, ou tout simplement à notre technique peu efficace ? La raison exacte n’importait pas vraiment…

Il nous est aussi apparu que tracer en une fois les chiffres qui devaient apparaître à notre droite et ceux devant apparaître à notre gauche demandait un temps de pose beaucoup trop long et augmentait le risque de cet « effet fantôme » aussi pour la date de notre mariage.

Nous avons alors décidé de faire la photo en trois temps : d’abord l’année, puis le jour et le mois, puis juste nous, les trois photos avec un temps de pause similaire pour que les couleurs du fond soient identiques, et de fusionner les morceaux d’image pertinents. Pour chacune des trois parties de la photo, nous avons fait plusieurs prises pour avoir du choix lors de l’assemblage. Et pour finir, nous avons renforcé les couleurs lors du post-traitement, et le tour était joué avec un superbe save-the-date lumineux et coloré.

Crédits photo : Photo personnelle

Notre joli save-the-date combiné

Un beau site web pour un mariage 2.0

Tout mariage « entre élégance classique et modernité technophile » se doit d’avoir un beau site web à la pointe de la technologie. Ce site se devait d’être rapidement en ligne car nous voulions y mettre notre save-the-date et simplement envoyer un email à nos invités leur indiquant qu’un grand événement se préparait avec un lien vers notre site.

Je me suis d’abord tournée vers les outils prêt-à-l’emploi existants. Étant développeuse logicielle de métier, j’avais des envies très précises sur les fonctionnalités de notre site web :

  • coin blog pour les news liées au mariage
  • pages personnelles pour le plan d’accès, les adresses et informations de contact de nos témoins, une éloge à nos prestataires, des anecdotes, etc.
  • coin galerie photo pour avoir un album « love session », un album « mariage civil », un album « mariage religieux » et un album « voyage de noces »
  • éventuellement un coin forum pour permettre à nos invités de s’organiser entre eux pour le covoiturage
  • idéalement la possibilité de réutiliser le site pour d’autres événements futurs, comme un anniversaire ou un baptême
  • formulaire RSVP en ligne accessible par groupe d’invités (de façon à ce qu’une personne puisse répondre en une fois également pour son conjoint, et/ou ses enfants)
  • possibilité de configurer quels invités ont accès à quelles pages et informations (et aussi à quelles options pour le RSVP)
  • possibilité d’importer et exporter en CSV la liste d’invités, leurs informations de contact, leurs réponses au RSVP, et leurs accès
  • pas besoin pour nos invités de se créer un compte (ce n’est pas très sécure, mais les déviances d’utilisation allaient être de toute façon très limitées)
  • interface utilisateur en français, car tous nos invités n’étaient pas anglophones

J’ai trouvé quelques options remplissant la majorité de ces critères, mais en général le point noir était celui de la langue. Je me suis donc résolue à créer moi-même notre site, et j’en ai profité pour choisir une technologie que était depuis longtemps sur ma liste d’envies.

Au final, nous avons eu un très beau site exactement comme je le voulais, mais il m’a demandé une quantité énorme de travail, et nous n’avons finalement envoyé notre save-the-date qu’en mars.

Pour rendre le save-the-date un peu plus vivant et indiquer son orientation geek à ceux qui reconnaîtrait la référence, tout en restant subtil pour ne pas déranger ceux qui ne la comprendrait pas. J’y ai donc superposé en SVG notre logo, ainsi qu’une petite fée Navi animée qui a tracé un cœur autour de nous. Sur la page, j’ai aussi codé un bouton pour enregistrer directement notre bel événement dans le calendrier digital des gens, mais apparemment personne n’a compris de quoi il s’agissait et personne ne l’a cliqué.

Crédits photo : Photo personnelle

Le résultat final sur notre site web

L’une des grandes questions pour notre site a été son nom. Nous voulions quelque chose de suffisamment générique pour que ce site puisse nous suivre plusieurs années, comme référence pour d’autres événements, et ainsi envie d’un nom poétique et moins banal que nous simples prénoms accolés. Au cas où tu serais face à un problème similaire, voici la liste des noms, plus ou moins niais ou originaux, que nous avons considérée :

  • Le lien promis
  • Un rêve à deux (modulable ensuite avec « à trois », « à quatre », « à cinq »)
  • À deux c’est mieux (même remarque)
  • Il était une fois en Lavaux
  • Et dans la lumière les lier
  • Amoureux à lier
  • Fous alliés
  • D’amour en merveilles
  • D’amour et de miel
  • Notre féerie moderne
  • Corps à cœur
  • Main dans la main
  • Les yeux dans les yeux
  • Nid d’amour
  • À la vie à l’amour
  • Cueillir la lune
  • Amour complice
  • L’alliance technophile
  • It takes two to tango
  • Câlin sauvage
  • C’est un beau mariage, c’est une belle histoire
  • Une belle histoire page après page
  • Au fil de nos jours
  • Au fil de nos pages
  • Upgraded / Upgradés
  • L’aventure 2.0
  • Voyage sans escales
  • …et ils vécurent très heureux
  • Un monde merveilleux
  • When dreams come true / Quand les rêves deviennent réalité
  • L’à venir à deux
  • Harmonies d’une vie
  • C’est l’histoire de nos vies (le cycle éternel)
  • 6ème sens
  • Binôme compatible
  • Acte I, Scène I
  • Mise en abyme
  • 1er verset
  • Roman d’aventure
  • Quand ma vie rime avec la sienne
  • Coucou c’est nous
  • Récit découvertes
  • Mon précieux
  • Nos précieux anneaux
  • Notre précieux (mariage)
  • Il était une fois… Nous
  • Rêve ta vie en couleur
  • Chapitre 1
  • Nouveau chapitre
  • Un beau et long voyage
  • Conte de fées 2.0
  • Royaume 2.0
  • Vos yeux brillent comme des saphirs
  • Côte à côte avec les étoiles pour guides
  • L’amour brille sous les étoiles
  • Bulles de bonheur
  • L’oiseau fait son nid
  • La promesse du désennuie
  • Une aventure pétillante
  • Bonheur à l’horizon
  • Duo de choc
  • Comme du papier à musique

Au final, nous avons choisi « Nouveaux Chapitres » en référence à notre goût pour les livres, et pour transmettre à la fois l’idée de continuité et de nouveauté.

M-6 (mars), pourquoi avoir une faire-part simple quand on peut en avoir un (très) compliqué ?

Nous voulions que notre faire-part transmette bien l’atmosphère « entre élégance classique et modernité technophile » que nous voulions pour notre bel événement. Je tenais donc à avoir un design moderne pour notre faire-part et ai préparé une planche d’inspiration Pinterest avec toutes sortes d’idées, avant de sélectionner avec Monsieur Pragmatique nos favorites.

Il en est ressorti que les designs tout en longueur et riches en photos avec des losanges nous plaisaient le plus. Cela donnait une ambiance « site web moderne ».

De plus, je tenais à ce que toutes les informations tiennent au recto du faire-part (pas de carton supplémentaire pour les invités au mariage civil, pas de détails au verso que la moitié des invités oublierons de bien lire).

Nous avons donc opté pour un faire-part accordéon en quatre parties, avec l’accroche sur le premier volet, les invitations pour le samedi sur le deuxième, les invitations pour le vendredi (civil) et le dimanche (brunch) sur le troisième (ou juste des photos pour ceux invités seulement le samedi), et les informations annexes (contact, lien vers le site avec QR code pour la touche technophile, date butoir de réponse) sur le dernier volet.

Crédits photo : Photo personnelle

De gauche à droite et de haut en bas : ma première maquette avec diverses idées, le dos de l’invitation finale, l’invitation finale pour le samedi uniquement, et l’invitation finale pour l’ensemble des événements de notre mariage

Comme tu peux le voir, nous avons intégré un grand nombre de photos issues de notre séance d’engagement, et le design final nous a demandé vraiment beaucoup de temps.

Mais l’aventure ne s’est pas arrêtée là. Une fois le fichier prêt à imprimer (avec un profil de couleurs CMYK plutôt que RGB), il nous a fallu choisir le papier.

Nous avons fait le tour des prestataires de faire-part, mais n’avons trouvé aucun qui propose un accordéon en 4 volets… Nous nous sommes donc résolus à faire l’impression, la découpe, le pliage et la mise sous plis nous-mêmes. Comme je te le disais dans ma chronique J-100, j’étais très occupée à terminer le site web au moment où nous voulions envoyer les faire-part. C’est donc principalement Monsieur Pragmatique qui s’est chargé de ce travail de titan.

Crédits photo : Photo personnelle

Notre super Canon PIXMA Pro-100 en pleine action, à imprimer deux faire-parts côte à côte sur une feuille A3+ Premium Fine Art Smooth

Pour l’adressage, nous avons commandé sur des timbres personnalisés sur www.montimbre.com avec un zoom sur l’une de nos photos d’engagements. Nous avons aussi acheté des enveloppes velin à la papeterie du coin et imprimé des étiquettes de publipostage (deux par enveloppe : un avec notre adresse à apposer au dos pour que toute lettre mal adressée nous revienne, et une à l’adresse du destinataire à apposer dans le coin bas droite).

Sache qu’en Suisse, il n’est pas nécessaire d’apposer un timbre officiel sur chaque lettre lors d’envois groupés de plus de 50 exemplaires. Pour les quelques envois hors France et hors Suisse (c’est-à-dire les pays où nous avions moins de 50 invités), nous avons choisi de jolis timbres fleuris du rayon philatélie de la Poste suisse.

Crédits photo : Photo personnelle

La totalité de notre atelier faire-parts : de la découpe à la mise sous pli, avec la trancheuse achetée pour l’occasion

Nous avons eu des retours très positifs sur nos faire-part, qui n’ont finalement été envoyés à peine trois mois avant notre bel événement. Nous nous étions trompés sur deux ou trois adresses, et avons pu corriger ça dès que les enveloppes nous sont revenues (grâce à notre adresse au dos).

Quant-au fait que le RSVP n’était possible qu’en ligne, tous nos convives y sont parvenus ! Les plus seniors ont sollicité l’aide de leurs enfants ou petits enfants, et une seule personne (sur notre cent cinquantaine d’invités) nous a contacté pour exprimer sa confusion.

Crédits photo : Photo personnelle

Pour finir, voici nos faire-parts sous une pile de Bibles prêtées par Monsieur Rafiki, notre Pasteur, pour que les plis soient bien marqués par le poids.

Merci d’avoir suivi notre aventure « invitations ». Une fois le récit de notre bel événement terminé, je t’embarquerai aussi pour la conception et la réalisation de nos remerciements et de nos faire-part d’annonce (ceux que tu envoies après l’événement aux gens pas invités, tels que ton employeur ou ton ancienne nounou).

Et toi, as-tu aussi tenté l’aventure de créer ton save-the-date et tes faire-part toi-même ? Que penses-tu du light painting ? Aurais-tu osé le RSVP digital uniquement ? Raconte !



2 commentaires sur “De M-11 à M-6 (novembre à mars) : nos invitations”

  • J’adore votre Save the Date lumineux ! C’est si joli et élégant ! Et quel travail pour vos faire-parts et la construction du site ! Vous vous êtes vraiment donné a fond et le resultat et superbe ! Chapeau ! Nous aussi nous avons fait nos faire-parts nous même, mais à la main entièrement.

  • Sympa le save the date lumineux. Quand on en a jamais fait, j’imagine que ca doit prendre du temps à tâter les réglages de l’appareil mais aussi à bien réussir à dessiner les lettres. Surtout que vous l’avez fait version géantes. C’était un beau challenge et ça rend vraiment bien.

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