Celui qui cherchait LA robe – Partie 1

Voilà enfin le moment de te parler de la recherche de ma robe (youpi tralala !).

Autant te prévenir tout de suite, si la grande majorité de ces préparatifs s’est déroulée sans trop de prise de tête, je peux te dire qu’il n’en a pas été de même pour cette fameuse recherche (ainsi que pour celle de tous les accessoires, mais ça c’est encore une autre histoire).

Tout d’abord, il faut que tu saches que j’ai un problème avec le shopping. Non rien de grave, rassure-toi, c’est juste que je suis une vraie nullité quand il s’agit de savoir ce qui me va (ou pas). Résultat, je fais assez rarement les boutiques car j’en ressors souvent les mains vides avec l’impression d’avoir perdu mon temps et j’ai un placard rempli de trucs que je n’ai jamais mis ou très peu. Tu vois le drame venir, n’est-ce pas ?

Bon, pas de panique car, comme il est de coutume de le faire, il était prévu que je m’entoure ce jour-là de deux personnes de confiance dont le goût très sûr me permettrait de me guider vers mon habit de lumière, j’ai nommé Maman et grande sœur.

Recherches et essayages de robes

Crédits photo (creative commons) : Taylor McBride

Pour cette première journée d’essayages, je me suis efforcée de partir avec l’esprit assez ouvert. Ne sachant pas vraiment ce qui irait à ma morphologie (ma Chérie, tu es un A court sur pattes), j’avais décidé d’essayer un maximum de robes de forme différentes. Bien entendu, j’avais tout de même quelques petites idées sur ce que je souhaitais (ou plutôt ne souhaitais pas) : plutôt pas de tulle, plutôt pas de traîne, plutôt pas de frou-frou, de perles, de strass…

Et puis j’avais un rêve… Le démon Pinterest était passé par là et j’avais littéralement craqué pour ces robes type années 50 hypra cintrées à la taille et s’arrêtant à mi-mollet. Mais, après quelques recherches, j’avais rapidement dû me rendre à l’évidence. Très peu de marque dans le budget que je m’étais fixé proposaient ce type de robe. Il fallait soit passer par un créateur et accepter de faire payer à ma mère l’équivalent du PIB du Surinam (hors de question donc), soit commander sur Internet. J’avoue que cette option m’a longtemps tentée, et les robes Kitty & Dulcie ont failli me convaincre de sauter le pas. Mais je ne voulais pas nous priver, ma mère et moi, de cet instant privilégié des essayages. Je gardais donc l’option Internet en plan B, au cas où je ne trouverais vraiment rien qui me plaise.

L’organisation de la première journée : mon marathon parisien

Ni une, ni deux… Après avoir écumé la toile et repéré les marques à la fois dans le budget et proposant des modèles sympas, je me suis armée de mon téléphone et j’ai programmé trois essayages dans la journée. N’étant pas trop loin de la capitale, j’ai décidé de sélectionner des boutiques parisiennes afin de pouvoir avoir le maximum de choix au même endroit. Tu noteras ici la naïveté typique de la provinciale qui n’intègre pas forcément que deux boutiques qui ont l’air proche l’une de l’autre sur une carte ne le sont pas forcément dans la réalité.

Bref, tu l’auras compris, j’étais motivée à fond !

Arrêt n° 1 : Pronuptia Rivoli

Figure-toi que cette boutique ne donne pas de rendez-vous le samedi. En gros, tu te pointes quand tu veux et tu attends ton tour. Nous prévoyons donc d’arriver un peu avant l’ouverture afin d’attendre le moins possible.

Nous y sommes donc à l’heure dite et la stratégie est payante car nous sommes les premières. Une gentille vendeuse nous accueille avec le sourire et demande qui est la mariée (Hiiiiiii ! C’est moiiiii !). Elle nous installe ensuite dans un super tout mimi salon d’essayage, très intime, un peu dans l’esprit boudoir, où je me sens tout de suite à l’aise. Je lui montre que j’ai bien fait mes devoirs et je sors ma sélection des six robes que j’aimerais essayer. La vendeuse m’annonce alors que le samedi, ce n’est pas plus de 4 robes. Arrgggh ! Elle m’aide  alors à trancher en éliminant d’emblée deux robes qui « risquent de ne pas me mettre en valeur » car pas adaptées à ma morphologie : une robe coupe empire et une robe coupe sirène. Bon, rien de grave, après tout, ces robes n’étaient pas mes préférées. Je ne les avais  sélectionnées que pour savoir si ce type de coupe pourrait m’aller. Je m’en remets donc à l’expertise de la vendeuse.

Un sympathique petit café offert et, hop, c’est parti ! On entre dans le vif du sujet.

La première robe, le modèle Dufresne, c’est mon coup de cœur de tous les coups de cœur des robes que j’ai sélectionnées pour la journée. Tu vas vite comprendre pourquoi.

Modèle Dufresne - Pronuptia

Crédits photo : Modèle Dufresne - Pronuptia

Eh oui ! C’est une robe longueur mi-mollet. La seule que j’ai pu trouver dans les limites du budget. Elle est belle, n’est-ce pas ? (Comment ça, je ne suis pas objective ?) Voilà, dans mes rêves les plus fous, c’est à ça que je veux ressembler.

Dans mes rêves… Car, dans la réalité, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout taillée comme la jolie demoiselle mannequin que tu vois là. Du coup, une fois la robe enfilée, mon reflet dans la glace me donne la sensation d’avoir prix dix kilos bien tassés sur les hanches. Allez, je te montre. Mais c’est bien parce que c’est toi. Et puis, je sais d’expérience que quand on consulte des articles parlant d’essayages, on aime en voir de vrais (sur des vrais gens).

Essayages du modèle Dufresne - Pronuptia

Crédits photo : Photo personnelle

Certes, j’ai des hanches, mais j’ai aussi une taille assez marquée. Et là, pour le coup, on ne la voit pas… Tu avoueras que c’est dommage. Bref, suivante !

J’essaie ensuite le modèle Duphot qui ne m’emballe pas vraiment. Je le trouve un peu trop austère malgré quelques bouts de dentelle sur le bustier.

Le modèle Antigua est un modèle bustier taille basse. Ce n’était franchement pas ma robe préférée sur le papier, mais une fois enfilée… Ah ouais ! Bah voilà ! Là on voit que j’ai une taille.

Essayages du modèle Antigua - Pronuptia

Crédits photo : Photo personnelle

Bon, effectivement, comme tu peux le voir, elle est un peu juste. J’ai carrément du mal à respirer. Mais je trouve que le bustier taille basse met vraiment ma silhouette en valeur. Le tissu de la jupe est très fluide ce qui donne un joli tombé, la ceinture en dentelle très classe et le petit noeud derrière trop choupinou. J’aime beaucoup. Grande sœur et Maman aussi.

La dernière (dont j’ai oublié le nom) était également une robe avec bustier taille basse, mais bien trop simple à mon goût.

Avant de repartir, la vendeuse nous fait la petite proposition commerciale sensée m’encourager à me décider dans la journée (ce qui est bien mal me connaître).

Bilan essayage 1 : la coupe taille basse avec une jupe fluide en trapèze est ce qui semble le mieux convenir à ma morphologie. Je fais au passage un micro deuil de mon rêve de robe fifties car ce type de coupe semble ne pas m’avantager.

Arrêt n°2 : une fille à marier

Un rapide déjeuner sur le pouce et, hop, direction la deuxième boutique.

Après avoir tenté de se garer pas trop loin, avoir lamentablement échoué et avoir marché un bon moment, nous arrivons dans cette charmante boutique du 3e arrondissement. Elle propose, entre autres, des modèles de chez Églantine créations de formes multiples et variées à un prix tout doux.

Je n’aurais malheureusement pas de photos à te montrer car nous n’avons pas été autorisées à en prendre. Ce qui est bien dommage (n’est-ce pas, Mademoiselle Vanille ?), car j’aurais peut-être pu choisir un de leur modèle si j’avais pu ensuite y revenir à tête reposée.

Le vendeur nous accueille… Oui, oui, tu as bien lu. LE vendeur. Ça ne m’a pas posé de problème au premier abord, jusqu’à ce qu’il me propose d’entrer dans la cabine avec moi pour m’aider à enfiler la robe. Euh… Je suis en culotte, soutif, jupon et talons hauts, là-dedans ! Ça va pas le faire du tout, du tout.

Bon, ma sœur me prête main forte et on commence à essayer. Une seule robe sur les 4 essayées me plaît (adhésion de Maman et de grande sœur également).

Modèle Madly

Crédits photo : Modèle Madly

Eh oui, bustier taille basse et jupe fluide, encore ! Dans mes souvenirs, elle me va limite mieux qu’au mannequin sur la photo (mes chevilles se portent à merveille, merci.) Je m’inquiète un peu pour la traîne qui est assez longue mais le vendeur me rassure car selon lui, “ça n’est pas un problème”. On peu la raccourcir ou trouver un système pour l’accrocher.

Si cette robe est ma préférée pour le moment (exit donc la robe Antigua), ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler un coup de cœur. Je me trouve jolie, certes, mais je ne rayonne pas. Et puis, je la trouve un peu trop sage. Je la garde tout de même dans un coin de mon esprit en me disant qui si je n’ai pas de coup de cœur aujourd’hui, je pourrais toujours aller la réessayer plus près de chez moi (avec peut-être la possibilité de prendre des photos cette fois.)

Bilan essayage 2 : ma préférence pour les robes bustier taille basse se confirme. Je ne suis plus si réfractaire à la traîne.

Arrêt n° 3 : Hervé Mariage République

Le rendez-vous précédent a duré moins longtemps que prévu. Résultat, nous sommes très en avance pour le suivant. Nous décidons donc de faire un peu les boutiques aux alentours pour passer le temps. Et nous marchons (encore). Mes pauvres pieds pas du tout équipés comme il conviendrait commencent à crier grâce.

Nous finissons par arriver à la boutique avec une demi-heure d’avance et en profitons pour affiner ma sélection de robe (car j’en avais vraiment retenu beaucoup trop). Une fois le boulot fait, nous attendons, attendons, attendons encore. Manque de bol, on est samedi, le rendez-vous était à 16 heures et ils ont déjà beaucoup de retard.

Et là, le temps me paraît vraiment long. La fatigue de la journée commence à se faire sentir et j’avoue que je n’ai plus envie d’essayer des robes. Si bien que, quand arrive enfin notre tour, après près d’une heure d’attente, je trouve que rien ne me va. Les robes sont belles, mais pas sur moi. Je sais que ce n’est pas dans cet état d’esprit que j’aurais le coup de cœur attendu. Cette fois, si je n’ai pas de photos à te montrer de cet essayage, c’est que je les ai purement et simplement effacées de mon appareil.

Bilan essayage 3 : j’en ai marre. Je suis fatiguée. Je veux rentrer à ma maison.

Voilà. Le bilan de cette longue journée, c’est qu’une robe me plaît et que j’irais certainement la réessayer, mais pas à Paris.

Je souhaiterais conclure cette chronique par un modeste conseil : si comme moi, tu n’affectionnes pas particulièrement le shopping et que ça a tendance à vite te fatiguer, je t’en conjure, ne fais pas comme moi. Ne prévois pas au cours de la même journée d’essayer une quinzaine de robes dans trois boutiques différentes à perpette de chez toi. Prends ton temps, commence doucement, peut-être par une boutique à deux pas où, qui sait, la robe de tes rêves t’attend peut-être.

Et toi ? As-tu la fibre d’une fashionista ? Prévois-tu un marathon shopping pour tes premiers essayages ? Raconte-moi.


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Coup de cœur de Mademoiselle Dentelle : les “Petits Tattoos” de Petit Mariage entre Amis ! Une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



9 commentaires sur “Celui qui cherchait LA robe – Partie 1”

  • Je confirme, tu a une super belle taille qui est bien mise en avant dans le modèle n°2 🙂
    Hâte de voir la suite des essayages !!!

  • Ah c’est rigolo j’ai un parcours un peu similaire (sauf que j’adore faire du shopping^^)! J’ai un peu la même morphologie que toi, taille marquée et hanches un peu plus prononcées, et je suis grande. Et j’ai eu le même constat que toi (avec les mêmes robes chez Pronuptia qui a été ma première boutique également!) : les robes qui m’allaient bien étaient les bustiers avec taille basse, et ceinture pour ma part car je suis grande. J’avais également un budget certainement similaire au tien puisque je suis passée par les mêmes marques! Au final, mon choix s’est portée sur une robe de chez Pronuptia que tu as dû essayer (je pense que c’est celle qui était un peu trop simple à ton goût ;-)), que j’ai légèrement fait transformer en retirant le jupon en tulle et bien sûr en ne portant pas de cerceaux, afin d’avoir un tombé de jupe fluide, en retirant la traîne, et en y ajoutant un boléro en dentelle. J’ai beaucoup stressé (c’est peu dire!!) mais au final le jour J j’étais vraiment ravie, et je n’ai eu que des compliments!
    Bon maintenant j’ai hâte de voir la suite!!!

  • Ta taille est en effet superbe ! Ça aurait été dommage de manquer ça !
    J’avais fais mon premier essayage chez pronuptia et comme toi j’avais été étonnée de ne m’as pouvoir avoir un rdv le samedi. Qui plus est j’avais été assez mal reçue. Ça ne m’a pas plu et je n’ai pas pris ma robe chez eux !

  • Je confirme l’avis de Melle Lyana. Le modèle Antigua te met terriblement en valeur ! (à quand la suite des événements ?)
    De mon côté, j’avais eu un coup de coeur pour le style des années 50 (comme toi). J’ai trouvé une robe sur Etsy, je l’ai commandée. Déception à l’arrivée car je n’avais pas essayé ce style sur moi, et franchement, je serais plutôt en forme de “A”, comme toi, avec la taille juste en-dessous de la poitrine (rires…) Mais bon, j’ai trouvé une petite couturière en ville qui m’a repris tout ça aux petits oignons et finalement, je trouve que ça n’était pas bien grave, ma robe. Je me suis mariée en pleine nature et c’était quand même très très réussi.

  • Rhaaa ces histoires de photos…
    Je suis comme toi, j’ai bien failli craquer sur les robes Kitty & Dulcie mais ne pas pouvoir essayer fut rédhibitoire ! Vivement qu’ils ouvrent une boutique en France !

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