À M-1 mois du mariage civil : 5 pro-tips sur l’organisation à distance

Tu le sais, je me marie deux fois. Et j’ai réussi la prouesse de ne vivre à l’endroit d’aucun des deux mariages. On applaudit la bride qui aime se compliquer la vie !

Monsieur Kowhai et moi avons élu domicile à Auckland, la ville la plus peuplée de Nouvelle-Zélande. Notre mariage civil se déroulera dans ma jolie Bretagne, tandis que la cérémonie religieuse aura lieu à sept heures de route de là où nous vivons, chez mes beaux-parents. Dans l’un comme l’autre cas, tout rendez-vous impromptu avec un prestataire était exclu d’office.

Conseils pour organiser son mariage à distance

Crédits photo (creative commons) : Yuri B

C’est que c’est grand, cette petite chose. 

Alors que je m’apprête à m’envoler pour la France afin de devenir Madame pour la première fois, revenons ensemble sur mon expérience de cette première forme d’organisation à distance, la plus extrême : celle où même un coup de fil devient une entreprise périlleuse car ton interlocuteur (local, élevé au grain) a de bonnes chances de dormir aux moments où toi (issue du commerce équitable du bout du monde), tu es disponible.

Voici donc 5 pro-tips si tu désires te lancer dans une entreprise similaire.

De la pression émotionnelle et des attentes irréalistes

Pro-tip numéro 1 : “Something’s gotta give.”

Cette expression anglo-saxonne signifie qu’on ne peut pas tout avoir, et elle résonne particulièrement juste dans mon cas. N’ayant pas réalisé que notre décision de nous marier en France tout en vivant en Nouvelle-Zélande impliquait nécessairement de revoir mon cahier des charges à la baisse, je me suis infligé une grande pression émotionnelle.

Par envie de ne pas décevoir ma belle-famille qui allait faire le voyage de très loin, je me suis sentie investie du devoir de faire découvrir la richesse de mon pays dans des conditions optimales. Une manière de les remercier de m’avoir accueillie si chaleureusement chez eux… Sauf que la barre de mes exigences s’est envolée bien au-delà que ce que j’étais capable d’organiser à des milliers de kilomètres de distance en un an.

Conseils pour organiser son mariage à distance

Crédits photo (creative commons) : ShiftGraphiX

Tu te doutes que si je tape actuellement un article avec un minimum de jovialité au lieu d’être roulée en boule dans un coin, les yeux vitreux, c’est que j’ai effectivement fait des compromis sur mes attentes. Cependant, je me suis aussi entêtée dans certaines mauvaises voies. Par exemple…

De mon refus d’un wedding-planner

J’aurais pu, comme certaines copines chroniqueuses l’ont fait dans des conditions similaires, engager un wedding-planner. J’ai écarté très vite cette option, persuadée que je “pouvais carrément le faire!”. Une fête d’une trentaine d’invités sans soirée dansante, avec un nombre volontairement réduit de prestataires ? Je n’allais tout de même pas me noyer dans un si petit verre d’eau…

Sauf que malgré ma belle confiance et mes rodomontades, j’ai rencontré plus d’une galère, dûe à (ou amplifiée par) la distance géographique.
Par ailleurs, la pression émotionnelle dont je te parlais plus haut aurait sans doute été allégée par la délégation de ce projet à un professionnel apte.

Pro-tip numéro 2 : même si la tâche te semble facile, ne sous-estime pas la compétence et l’endurance demandées par un an et plus de préparatifs à distance. Ta santé mentale et la paix de ton ménage valent peut-être cette dépense qui peut paraître extravagante à première vue.

De notre solution: les visites-marathon !… et leurs inconvénients

Plutôt que d’engager un professionnel, nous avons donc préféré aplanir les difficultés de cette organisation en personne, lors de plusieurs visites épuisantes en France. Par deux fois, ignorant mon décalage horaire carabiné, j’ai fait le tour des prestataires, des administrations et des magasins, dans l’objectif d’abattre un maximum de sujets mariage en un temps très réduit (environ deux semaines par voyage).

Spoiler : le bilan sur cette solution est mitigé.

Conseils pour organiser son mariage à distance

Crédits photo (creative commons) : Pezibear

Venez à moi, sujets mariage innombrables !

Premier inconvénient : si mes séjours ont fait avancer beaucoup de postes, je ne peux pas nier qu’ils ont représenté un investissement dantesque.

  • En argent, d’une part : billets d’avion, frais sur place, congés sans solde une fois au bout de mes congés payés…
    Pro-tip hors sujet : Chérissez vos RTT, brides locales élevées au grain !
  • En énergie, d’autre part. Je n’ai pas eu une minute à moi lors de ces visites, et ma fatigue a atteint des proportions inquiétantes, sans que je puisse prendre de vraies vacances – mes congés ayant tous été engloutis par mes wedding business trips.

Je ne peux plus sauver mon portefeuille du désespoir après l’avoir crucifié du prix de trois allers/retours Paris-Auckland. En revanche, pendant les quelques semaines que je m’apprête à passer dans la mère patrie avant de dire “Oui”, j’ai la ferme intention de me reposer, histoire de ne pas éclater en sanglots épuisés juste après le dessert…

Pro-tip numéro 3: prévois un peu de repos dans ton programme pour tenir toute l’année, même si tu dois investir beaucoup de temps libre à te déplacer vers le lieu de ton mariage.

Conseils pour organiser son mariage à distance

Crédits photo (creative commons) : super-mapio

Second inconvénient : de grosses périodes d’inactivité succèdent infailliblement aux deux semaines de frénésie sur place. Il n’était donc pas rare pour Monsieur Kowhai comme pour moi de nous sentir déconnectés de nos préparatifs… Et coupables de notre manque d’investissement. Au point que, vers M-3, je me hérissais à la plus petite mention de l’approche de nos noces.

Certes, notre motivation a fini par se manifester de nouveau, encouragée par la proximité grandissante du voyage qui allait nous voir revenir mariés, mais je regrette d’avoir tout rejeté en bloc pendant des mois à cause de ma culpabilité.

Pro-tip numéro 4: les périodes “sans” sont normales, lorsqu’on vit loin du théâtre des opérations. Ne te reproche pas trop ces moments, si tu veux éviter le désaveu total de ce (pourtant joli) projet.

La botte secrète : des proches super top

J’ai gardé pour la fin le point indispensable à ma survie, j’ai nommé le support indéfectible de ma Maman et de Super-Témoin entre mes voyages, qui m’a grandement facilité la vie et reboostée au passage. Pour cela, je leur en suis incroyablement reconnaissante, bien plus que les quelques lignes que je leur dédie ici.

  • Ma Maman a été mon agent intrépide, et a conduit repérages, brainstormings et négociations. Ses conversations en face-à-face avec certains prestataires ont également aplani maintes difficultés.
  • Super-Témoin, en plus de l’organisation de mon EVJF et de son support moral, a endossé le rôle de boîte postale et a réceptionné mes colis de déco sans broncher.

Pro-tip numéro 5, sans doute le plus important : entoure-toi bien. (Enfin un truc que j’ai fait correctement, dis-donc !)

Conseils pour organiser son mariage à distance

Crédits photo (creative commons) : congerdesign

Si je résume : une option à prendre avec des pincettes… 

Je te déconseille de faire comme moi et de combiner contraintes liées à la distance et refus d’engager un professionnel pour t’aider dans tes préparatifs. J’ai survécu, certes, mais au prix de beaucoup d’émotions négatives et d’une somme d’argent non négligeable pour me rendre sur place plusieurs fois. Heureusement pour moi, mes proches m’ont soutenue.

À M-1, je ne suis donc pas mécontente d’entamer la conclusion de la première étape de ce mariage en deux temps. D’autant que malgré mon envie de faire de nouveaux projets, celui-là prend tant d’espace dans ma tête qu’il m’interdit de voir plus loin que fin 2018 pour l’instant… Vivement l’apparition de 2019 dans mon radar mental !

Et toi, organises-tu un mariage à distance ? Quels défis as-tu rencontré lors de tes préparatifs ? Raconte-moi tout en commentaire… 


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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7 commentaires sur “À M-1 mois du mariage civil : 5 pro-tips sur l’organisation à distance”

  • J’imagine même pas la fatigue de voyages comme tu les décris ! Pour avoir fait un aller-retour France/Nouvelle-Zélande je me souviens d’avoir étais bien crevée ! Alors en plus si tu avais 0 temps pour toi ca a vraiment du être dur ! Je ne peux que saluer ton courage devant tes choix et j’espère quand même que malgré les concessions et ton avis mitigé votre mariage a été une réussite !

    • Merci pour ton soutien Mademoiselle Crapate ! Heureusement, ces désagréments n’ont pas du tout entaché notre mariage civil. 😀 Je pense même que faire des concessions nous a permis de nous recentrer sur l’essentiel et ont été bénéfiques. Le seul point de regret reste vraiment le stress des préparatifs, mais le jour J tout était oublié. 😉

  • Comme à chaque fois, j’adore le ton de ton article, Madame Fantail 🙂 Après la “charge mentale marriagesque”, la “charge émotionnelle” du mariage à distance. J’approuve chacun de tes “tips” à 100% !

    A plus petite échelle, nous avons organisé notre mariage à 800 km de chez nous, à coup d’allers-retours aériens coûteux et fatigants, planning hyper détaillé à l’appui, blindé de rendez-vous prestataires (au point qu’ils finissaient par se croiser chez mes parents…) Bref, à dix mille lieux de s’apparenter à de petits week-ends ressourçant en amoureux… sans parler de la décoration que je mettais un point d’honneur à faire 100% moi-même (coucou les valises pleines de photophores). Heureusement que les parents Saphir étaient là pour “faire boite aux lettres aux objets déco” (haha, très vrai !), stocker le vin, nous soutenir émotionnellement (… surtout moi).
    Mais alors, pour rien au monde je ferais différemment (i.e. avec l’aide d’une wedding planner) ! Ces “up” et “down” émotionnels, ce sont eux qui font la richesse et l’intensité des préparatifs (je m’en rends compte maintenant). En réalité, je crois qu’on est juste trop exigeantes envers nous-mêmes, ou bien pas (assez) préparées à vivre cela … ou les deux 😉

    Et enfin, mille fois “oui” à l’ouverture de 2019 dans nos radars mentaux ! On les ouvre ensemble ? 😀

    • Même si la distance géographique n’est pas la même, je me retrouve beaucoup dans ce que tu décris Madame Saphir ! L’agenda blindé de rendez-vous, oui oui oui… Vu que tes prestataires se croisaient chez tes parents, remarque, ils ont pu apprendre à se connaître avant le jour J, ce qui est un avantage. C’est plutôt malin comme organisation, finalement ! 😉

      Maintenant que le mariage est passé et que le stress est nettement retombé, je crois que je te rejoins sur l’aspect enrichissant de cet ascenseur émotionnel des préparatifs. Mais je reste tout de même de l’avis qu’en ce qui me concerne il était sans doute un peu trop intense, et que j’aurais pu me décharger d’une partie de ce stress en déléguant à une personne dont c’est le métier. Peut-être pas pour tout, mais au moins pour les tâches moins rigolotes à distance, comme la sélection et la gestion des prestataires… Mais tu as raison, le fond du problème demeure notre niveau d’exigence envers nous-même, et pour ça, je n’ai pas encore trouvé de remède !

      Peut-être que ce sera mon thème de développement personnel de 2019, maintenant que nos radars mentaux commencent à s’ouvrir ? 😛 Je ne sais pas toi, mais en ce moment, je vois apparaître tout plein de projets à l’horizon ! 😉

  • Ah comme je te comprends… et encore, je n’avais pas le souci du décalage horaire et des nombreuses heures de vol… Mais je suis d’accord avec toi sur tous les points ! Nos quelques séjours en France ont certes fait avancer beaucoup de postes (la salle, le traiteur et la fleuriste en 5 jours, qui dit mieux ahah!), mais c’était loin d’être des vacances !! (Ce qui est un peu frustrant quand tu quittes l’Irlande pluvieuse pour la côte ouest, la mer et le soleil…). En tout cas, je peux te le confirmer : 2019 va te sembler soooo easy !!! C’est qu’on s’ennuierait presque, Mr Claddagh et moi, depuis août !

    • Comme je te comprends ! J’ai vraiment ressenti un gros ras-le-bol vers la fin des préparatifs, je ne cessais de ressasser en boucle que je n’avais pas eu de vacances depuis un an et demi car tout mon temps “off” passait dans des voyages en France. Du coup, je pense que je vais combattre l’ennui d’après-mariage avec des projets de vacances ! 😛
      J’ai hâte de lire ta chronique et de comparer nos points de vue sur ce sujet épineux !

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