LA demande : fantasme, réalité et raclette

Parce que oui, avant les recherches « robes de mariée bohème », les heures de pliage (les origamis, c’est si joli), les discussions sans fin sur qui doit être invité et qui « il n’y pas besoin », les téléphones pour réserver la salle/l’église/le photographe/re la salle pour être sûr/la future fantastique et merveilleuse témoin qui-n’aurait-pas-dû-l’apprendre-comme-ça-mais-bon-elle-a-deviné-quelle-idée-aussi-de-lui-dire-que-j’ai-besoin-d’elle-pour-l’essayage-d’un-vêtement-particulier-alors-que-je suis-tout-sauf-fashionista/la bijoutière, bref, avant tout ça, il y a eu LA demande.

Cette demande qu’on attend depuis toujours (toujours signifiant ici : « depuis qu’on croit que les histoires se terminent par un joli mariage comme celui de La Petite Sirène »).

Cette demande qu’on attend parce que LA demande, c’est l’affaire de l’homme (et c’est bien pratique pour les timides dans mon genre).

Le fantasme

Cette demande qu’on a imaginée, écrite, dessinée mille fois dans notre tête. Le scénario sous la pluie (les images de Monsieur Darcy et Elizabeth dans Orgueil et Préjugés… J’ai des frissons rien qu’en revoyant le visage dégoûté de Keira Knightley alors que je crie devant mon écran « Dis oui !!! Arrête d’être bête et dis oui !!!» (tout en étant ravie que le film ne s’arrête pas déjà et qu’elle se rende compte par elle-même combien Monsieur Darcy est l’homme parfait (elle ne connait pas Monsieur Plume))), le scénario du coucher de soleil, à genou au restaurant, en haut d’un grand huit, à la télé (en mode flash info pendant la mi-temps de la finale de la coupe du monde), déguisé en prince charmant, par une lettre décrivant son amour ardant, la bague cachée ou présentée dans un écrin… Bref on a tout imaginé.

La demande en mariage : entre fantasme et réalité

Crédit photo (creative commons) : Alexas Photo

 On croit avoir tout imaginé.

La réalité

Et puis, elle finit par arriver. SA demande, celle qui s’inscrira dans notre histoire, celle qu’on racontera à nos enfants (parce qu’on espère bien en avoir un jour, pas tout de suite, pour l’instant il faut payer le mariage, mais un jour), nos petits-enfants, les copines (puisque c’est la première question quand on annonce le mariage), les parents… tout le monde.

SA demande. Pour moi, ça a été sans pluie, sans coucher de soleil, sans genou, sans restaurant, sans mi-temps, sans public d’ailleurs, sans lettre, sans prince. Sans bague. Ça a été si simple que je n’ai pas compris.

On se baladait, comme on se balade souvent, le long de la rivière qui traverse notre village. On parlait, comme on parle souvent lorsqu’on se balade de long de la rivière qui traverse notre village. Il a dit « tu veux m’épouser ? », j’ai dit oui. Nous nous sommes embrassés. Et le soir, j’ai dit à une amie « je crois qu’on va se marier, mais je ne suis pas sûre ». Sûre, je ne l’ai été que lorsque nous en avons parlé plus concrètement, évoquant le style de mariage, l’annonce aux parents, les invités.

La demande en mariage : entre fantasme et réalité

Crédits photo : Photo personnelle

La rivière qui traverse notre village, avec couché de soleil.

Ce n’est pas LA demande que j’imaginais. Mais c’est celle qui nous correspond le plus, qui va le mieux avec notre histoire. C’est mon scénario préféré, car chaque fois qu’on se balade le long de la rivière qui traverse notre village, on repense à ce moment, on le revit un peu. Et j’aime ça, je l’aime lui pour ça.

Une seconde demande

Sans compter qu’après SA demande, il y a eu l’AUTRE demande : celle à mon papa, bien plus préparée, bien plus folklorique.

Nous étions en vacances avec ma famille, plusieurs mois avant LA demande et en plaisantant, mon papa avait affirmé qu’il m’échangerait contre trois meules de Maréchal (le meilleur fromage au monde mondial, que Monsieur Plume fabrique toute la journée (et je peux le dire : c’était mon préféré bien avant que mon chéri ne soit fromager)).

Voilà comment nous nous sommes retrouvés chez mes parents, avec 24 kilos de fromage (dont seize de raclette, Maréchal aussi, non je ne fais pas de pub, mais oui, elle est trop bonne). Ma maman n’a rien compris, mon papa a souri et a simplement demandé : « Oui ? »

Monsieur Plume a un peu bafouillé, réussi à sortir : « Tu prends mes fromages, et moi je prends ta fille… » Après ça, ça a été la grande fiesta, les câlins, les embrassades, beaucoup de joie. Et de la raclette pendant six mois !

La demande en mariage : entre fantasme et réalité

Crédits photo : Photo personnelle

Quelques meules…

Et toi, comment ça s’est passé ? Tu as eu droit à la pluie, au restaurant ? C’est quoi, la demande de tes rêves ? Et comment l’avez-vous annoncé à vos parents ?

Enchantée, moi c'est Mademoiselle Plume, future femme de Monsieur Plume ! Plume pour celle que j'aime manier (au sens malheureusement figuré, mais je préfère Mademoiselle Plume à Miss Clavier) Plume pour sa douceur, celle de notre histoire, que je me réjouis de te raconter (il sera question d’un examen, d’un guet-apens saveur grenadine et de notre vie en Suisse, le tout saupoudré de soutien, de partage et d’admiration réciproque…) Plume pour sa légèreté, celle qu’on souhaite à notre mariage (même si fondue au menu, ça fait cliché suisse et peu léger, mais il y aura aussi des oiseaux de papiers) Plume pour apprendre à voler avant notre décollage à deux, en août 2020 ! Et pour la suite de nos aventures (va-t-on vraiment réussir à se marier en 2020 ? Ou covid va-t-il retarder notre envol ?) tu nous retrouveras dès le 30 juin 2020 sur https://www.paillettesetchaussettes.fr !

Commentaires

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    Madame Chaton
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    1 mai 2020

    Excellente chronique !! J’adore tout ! A commencer par le titre!! Puis le fantasme : J’étais comme toi à fantasmer cette demande. Je suis aussi fan d’orgueil et préjugés ! Et pareil j’ai eu une demande très simple et finalement qui nous ressemble !
    Et j’adore aussi le fait que m. Plume ait pris ton papa à la lettre ! Et j’adore aussi le fromage ! Bref j’adore 😅 Hâte de lire la suite de tes aventures écrite avec une si jolie plume 😊

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    Vee
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    1 mai 2020

    Hahaha, trop bien cette chronique, j’adore la demande a ton papa à base de raclette, c’est adorable ! Et j’approuve pour Orgueil et préjugés, mais bon, c’est dur à égaler dans la vraie vie (sauf pour ce qui est de s’enrhumer quand on reste trop longtemps sous la pluie comme Jane…)

    Du coup moi qui suis folle de raclette aussi (tellement qu’on en a fait une à notre mariage), je note mentalement de demander 3 meules (bon, par contre je préfère le Val de Bagnes, j’espère qu’on peut être copines quand même :)) à qui voudra épouser ma fille quand elle sera grande 😀

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      Vee
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      1 mai 2020

      (En fait en y réfléchissant, je suis d’accord avec toi le Maréchal c’est aussi hyyyper bon (dans la fondue, miam), peut-être que finalement je demanderai 1 meule de Bagne et 1 meule de Maréchal haha)

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    Mlle couture
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    2 mai 2020

    Oh mais c’est tellement mignon cette demande à ton papa, j’adoooooooooore 💕💕💕

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    Monsieur Triton
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    6 mai 2020

    Mais c’est vraiment excellent cette deuxième demande. J’adore le principe d’avoir pris à la lettre les dires de ton père. Monsieur Plume a assuré sur ce coup….
    Pour la demande, c’est celle qui vous fallait si elle vous ressemble. Pas la peine d’en faire tout un fromage 😉

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    Madame Presque Relax
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    7 mai 2020

    Hooo cette demande à ton papa, c’est très marrant. Nous rêvons toutes d’une demande comme dans les films, mais la meilleure est celle qui nous correspond et qui nous ressemble.

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