Le mariage zéro-déchet et en toute simplicité de Tatiana

Ni l’un ni l’autre ne rêvait de se marier. Jocelyn fuyait même l’idée… mais, dans leur relation, tout leur est apparu comme une évidence, même le mariage. Nos deux amoureux du jour se sont ainsi mariés moins de deux ans après avoir échangé leur premier baiser !

Tatiana et Jocelyn se sont rencontrés lors d’une journée grise de 2015, dans le cadre de leur travail. Ils ont marché ensemble dans les rues parisiennes, mais ils se sont à peine remarqués. Un an plus tard, Jocelyn réapparaît dans sa vie. Sans s’en rendre compte, une complicité s’installe. Et quand son cœur a été disponible, il s’y est immiscé.

Ils ont compris très vite que leur union serait durable. Le mariage a donc été une façon de mettre en avant leur amour et leurs engagements.
Ce qui leur tenait à cœur, c’était d’être avec leurs proches, des gens enthousiastes à l’idée de partager ce moment avec eux, et de constituer ensemble de jolis souvenirs.

Place aux images de cette jolie journée…

Photos : Nicolas Nereau

Toutes mes félicitations !
Je laisse maintenant le clavier à Tatiana pour qu’elle te raconte en détails les préparatifs et le déroulé de son joli mariage, organisé en implication totale avec son Amoureux !

Mon mariage en quelques mots

Pour nous, pas besoin de repas gastronomique en sept plats ni de décorations florales à foison. Ce type de mariage est féerique, mais ne nous ressemble pas. Pour célébrer notre union, nous voulions miser sur la simplicité. Nous ne rêvions pas d’un mariage de contes de fées. Nous voulions que ce mariage ressemble à une fête à la maison, avec simplement plus de personnes et beaucoup plus d’émotions. Et c’est ce que nous avons fait.

Nous voulions également faire écho à nos valeurs et à notre histoire. Nous avons proposé des plats végéta*iens tout au long du weekend, mis à l’honneur des produits locaux ou de producteurs en lien avec notre histoire, avons limité au maximum les déchets et fait la part belle aux objets d’occasion.

Les préparatifs

Organiser un mariage en 7 mois alors que nous menions d’autres très gros projets de front nous a conforté dans l’idée d’organiser un événement tout simple. Habitués à gérer des projets, nous avons décomposé l’organisation du mariage en plusieurs grandes étapes (plus ou moins dans l’ordre d’importance) :

  • sélectionner plusieurs dates possibles pour notre union (dates viables pour les personnes venant de l’étranger ou ne pouvant pas se libérer aisément en semaine – du coup, certaines personnes étaient là dès la cérémonie civile, d’autres sont arrivés pour la cérémonie d’engagement, d’autre pendant le repas)
  • trouver un lieu
  • définir ce que nous allions boire et manger
  • choisir nos alliances
  • dénicher un photographe
  • trouver du personnel pour assurer le service
  • nous mettre d’accord sur l’animation musicale (le DJ très peu pour moi, même si au final…)
  • concevoir la papeterie et la décoration
  • se faire tout beau

Le lieu

Première étape, trouver où se marier. Pour la mairie, nous avions le choix entre notre lieu de résidence (NON, je ne supporte pas la banlieue parisienne), chez le père de Jocelyn (en banlieue lyonnaise) ou chez sa mère (près de Romans-sur-Isère, village drômois). La Drôme s’est vite imposée comme une évidence. Nous voulions passer devant monsieur le maire en début d’après-midi, un vendredi, pour poursuivre sur un weekend de fête avec nos proches.

Le lieu de notre mariage devait répondre aux critères suivants :

  • disposer d’une cuisine – nous avons préparé 70% de la nourriture servie pendant le weekend
  • être en mesure d’héberger plus ou moins 50 personnes
  • correspondre à nos critères esthétiques afin de limiter les dépenses de décoration
  • être à moins d’une heure de Romans-sur-Isère

La solution des gîtes s’est avérée une bonne piste. Après quelques grosses déceptions, nous commençons à stresser un peu. Coup de chance, je dégote un nouveau gîte sur les hauteurs de Grenoble : vue imprenable sur le Vercors, grande capacité, dans notre budget et surtout DISPONIBLE à nos dates. C’est un gîte de montagne décoré comme tel. Côté charme, on est loin du gîte « bio », mais, une fois la déco montagnarde mise de côté, la base est propre et épurée. En outre, vrai coup de cœur pour le gérant. Choisir des prestataires avec qui nous avons des atomes crochus est important pour nous. Banco, nous réservons. La date est donc validée. Nous nous marierons le vendredi 26 avril 2019.

Trouver le lieu fut l’étape la plus compliquée. Le reste a été simple à organiser.

Les repas

Imaginer les plats que nous allions proposer fut une réelle partie de plaisir pour nous car nous adorons cuisiner… et manger. La ligne directrice : servir quelque chose de simple, comme si nous avions invité tout le monde à la maison. Nous avons donc opté pour une entrée « apéro dînatoire », suivi de lasagnes végéta*iennes, de fromages et de desserts. Tout a été préparé par nos soins à l’exception des lasagnes commandées auprès d’une traiteur amie du gérant du gîte. Elle pouvait également nous proposer une équipe pour le service du vendredi soir et du brunch du samedi midi. Parfait.

Notre entrée était composée de :

  • houmous et légumes à tremper (mon plat signature)
  • tea sandwiches britanniques au fromage frais végétal maison et concombre
  • chips de légumes anciens
  • crackers d’un boulanger bio local
  • mélange d’olives
  • sauce salsa et tortillas (le péché mignon de Jocelyn)
  • tartinade de betterave
  • terrine de campagne aux champignons sur pain rustique
  • tartes aux légumes du soleil
  • tartes à l’oignon

Nous avons servi du jus de pomme et du sirop de framboise de notre AMAP, du kombucha et du pétillant du Jura.

En plat principal, nous avons proposé des lasagnes chèvre-épinard et une version plus « classique » à la bolognaise végétale (sur une base de lentilles corail) accompagnées de vins de l’Ancienne Cordonnerie, une des premières bouteilles de vin que nous avons bu ensemble.

Côté fromage, je m’étais prévue une petite sélection de fromage véganes. Nos invités ont dégusté du Beaufort de Savoie (dans la famille de Jocelyn, c’est un incontournable), du bleu du Vercors (lieu de notre weekend de mariage) ainsi que du chèvre de Saône-et-Loire (où nous allions nous installer après notre union).

Pour le dessert, n’ayant pas pu trouver de pâtisseries véganes à Grenoble, nous nous sommes mis aux fourneaux : salade de fraises de la Drôme, fondant au chocolat et tiramisu (vegan). Certes, les fraises mises à part, le dessert n’était pas très raffiné, mais vraiment gourmand.

Pendant la soirée, nous avions des bonbons (le deuxième péché mignon de Jocelyn), des chips&co et des cakes salés que nous avions préparés. Côté boisson, nous avons servi du punch et de la bière (en fût et une bière artisanale que nous avons brassée nous-mêmes).

Le lendemain, la traiteur est revenue pour nous proposer un brunch végéta*ien qui a ravi nos invités : viennoiseries, baked-beans, terrines de légumes, salade aux noix de Grenoble, fromages, pancakes, moelleux à l’orange, confitures artisanales, etc.

Samedi soir (en plus d’une soupe à l’oignon réalisée par une amie) et dimanche matin nous avons fini les restes. Même si j’avais été raisonnable sur les quantités (j’ai systématiquement réduit les quantités préconisées par convive pour la nourriture et l’alcool), nous avions beaucoup de restes. Nous avions prévu des doggy-bag pour nos invités. Aucune nourriture n’a été gaspillée. De même pour le punch restant… les invités sont repartis avec une bouteille sous le bras ! De quoi prolonger la fête après le weekend.

L’animation musicale

Ha. Le point de discorde du mariage. Je ne voulais pas de DJ. Je n’ai jamais aimé les DJ dans les soirées (leurs choix musicaux trop « très grand public » – Comment ça le seul morceau de rock que tu as c’est du U2 ou du Téléphone et en électro Daft Punk ?). Je voulais faire des playlists thématiques pour qu’on puisse jongler avec dans la soirée. Mais, mon futur époux s’y est opposé. C’était son veto (le mien était vestimentaire !). J’ai commencé à chercher des groupes pour mixer musique live et playlist. Rien ne m’a emballé. Et je suis tombée sur le site de Benjamin. J’ai beaucoup aimé les playlists et les vidéos reflétant son univers. Son tarif hors-saison était légèrement au-dessus du budget que j’étais prête à consacrer à ce poste, mais ça faisait plaisir à Jocelyn et je savais qu’il ne parlerait pas au micro, que Patrick Sébastien ne serait pas de la fête et que nous aurions un minimum de contrôle sur la musique.

Benjamin a été pro du début à la fin. L’avoir pour créer l’ambiance musicale de notre cérémonie d’engagement et de l’apéritif (avec un bar à vinyles fort apprécié), pour gérer le fond musical du repas et pour assurer la soirée (avec tout le matériel audio, l’éclairage et l’écran), c’était top. Toutefois, j’ai été un chouilla déçue par les choix musicaux pendant la soirée (notamment au début où il a passé des classiques multi-générationnels me faisant quitter la piste de danse – mais je suis une reloue difficile avec des goûts très précis). Après, nous ne sommes pas de grands danseurs – ni nos amis. Il a eu beaucoup de mérite à animer la soirée jusqu’à 5 heures du matin alors que nous étions tous des verres à la main en train de discuter. Quand je te disais que nous souhaitions faire de ce mariage une fête comme à la maison, ça l’a été ! Juste avec plus de monde et de plus jolis vêtements .

La papeterie, la décoration et les cadeaux pour les invités

Je ne suis pas une spécialiste, mais j’aime l’art graphique et la simplicité. Ayant quelques bases en création graphique, je voulais concevoir notre papeterie. Je l’ai voulu simple, épurée et ne comportant que quelques éléments :

  • un visuel fort (celui de notre broche de fiançailles, un cœur humain stylisé – la marque Macon et Lesquoy nous a envoyé les visuels et nous a autorisé à en faire usage sans difficulté)
  • un carton d’invitation
  • des enveloppes bleues (la touche de couleur pour les tenues de mariage)
  • des timbres reprenant le visuel thématique du mariage
  • un blog avec toutes les informations utiles
  • un programme de la journée et un plan de table

Notre faire-part était en noir et blanc et la touche de couleur apportée par un sticker (offert par un ancien prestataire). J’ai donc géré les impressions chez un reprographe et découpé au cutter la trentaine de faire-part avant d’y coller notre photo et le sticker.

Pour les remerciements, nous avons été plus classiques et avons opté pour une carte reprenant quelques photos du mariage (base personnalisable sur Photobox). Dans chaque enveloppe, nous avons glissé des tirages photos souvenirs du weekend.

Nous avons rajouté le mot « merci » à la main au feutre bleu devant « du fond du cœur ».

Côté décoration, Jocelyn m’a laissé carte blanche. Je voulais quelque chose de simple, d’épuré et d’élégant tout en étant de récupération. Nous avons enlevé toute la déco montagnarde du gite, installé quelques pompons en papier pour amener un peu de couleurs et des guirlandes lumineuses (un des seuls achat neuf, mais que je ne regrette pas du tout tellement elles ont créé une jolie ambiance chaleureuse – promo d’après Noël) et utilisé quelques belles pièces de vaisselle (Emmaüs). Nous avons passé pas mal de weekend à chiner des verres (ceux du gîte ne me plaisaient pas du tout) et des présentoirs pour les entrées. Pour les nappes, ce fut de la récup : Jocelyn et moi organisions pas mal d’événements dans notre ancien boulot. Un jour, un traiteur a laissé des rouleaux de nappe en tissus non utilisée destinés à la poubelle. Nous les avons récupérés. Alors oui, nous n’avons pas cousu d’ourlets aux nappes (nous les avons simplement découpés proprement à la bonne taille), mais tout le monde n’y a vu que du feu. Je ne voulais pas acheter des fleurs coupées (les déchets tout ça tout ça). J’ai donc réalisé des centres de table à l’aide de bocaux et de plantes à replanter (que nous avons offertes aux invités à la fin du weekend) et fais des bouquets de fleurs des champs et du jardin de ma belle-mère. Maiiiiis, le jour où je suis allée chez la fleuriste pour faire réaliser mon bouquet (la veille du mariage…), j’ai craqué sur une quarantaine de tiges pour agrémenter les bouquets champêtres. Je ne regrette pas. Cela a apporté une touche de couleurs complémentaires à l’ensemble tout en reprenant les couleurs phare de notre broche. Nous avons profité des bouquets la semaine suivante à la maison.

Côté cadeau, je ne voulais pas offrir de dragées. Jocelyn, plus traditionnel, y tenait, mais j’ai réussi à le convaincre que ce n’était pas une bonne idée (peu de gens les mangent, ce sont donc des déchets en puissance). J’ai réussi à le convaincre avec l’argument de la biodiversité : offrons des graines de fleurs sauvages à semer un peu partout. Nous avons acheté des petites boites en cartons (réutilisables par nos invités pour d’autres cadeaux) que nous avons remplies de graines prêtes à planter.

Par ailleurs, je ne voulais pas de serviettes jetables sur la table. Acheter des serviettes de qualité était hors budget. Les louer pareil. Nous avons donc eu l’idée d’acheter des serviettes dépareillées et d’apposer dessus le visuel de nos broches. Cela embellissait nos tables tout en devant un cadeau souvenir utile pour nos invités. 2 en 1, zéro-déchet et bon marché.

Les tenues et la mise en beauté

J’adore les jolies robes de mariées graphiques et élégantes que l’on voit sur la toile. Mais, je n’étais pas prête à consacrer un (voire plusieurs) salaire pour une robe. Je ne voulais pas non plus acheter une robe neuve. Je me suis donc mise en quête d’une robe sur Vinted. J’ai trouvé une robe kimono de la marque Closet London pour la modique somme de 50€. J’ai complété ma tenue avec un bibi, lui aussi d’occasion, sur lequel j’ai accroché ma broche. J’ai fait faire une légère retouche sur le nœud de la robe pour la rendre plus graphique et moins « fifille ». Pour ne pas avoir froid et parce que la robe était un peu transparente, j’ai également acheté d’occasion un Damart et une sous-robe beige. Côté sous-vêtements, j’ai porté un body que j’avais déjà dans mon armoire.

Pendant des mois j’ai cherché des chaussures d’occasion. En vain. La semaine du mariage, alors que nous étions à Romans-sur-Isère, je suis allée dans une boutique vendant des chaussures produites localement. Et non, le made in France n’est pas plus cher que des marques de moyenne gamme. Pour 130€ j’aurai pu avoir une jolie paire d’escarpins dans le cuir et la couleur que je souhaitais. Toutefois, il n’y avait plus ma taille et il était trop tard pour les lancer en fabrication. Je me suis donc rabattu (par dépit), la veille du mariage, sur une paire de Repetto bleue… à 150€ sans savoir dans quel pays elles avaient été produites (faux magasins d’usine de Romans-sur-Isère). Pourquoi bleue ? Parce que j’aime beaucoup cette couleur et je voulais qu’elle soit présente dans nos tenues de mariage. Nous avons demandé à nos invités de porter des touches de bleu en piochant dans leur dressing ou en achetant des pièces d’occasion.

Dans la soirée, j’ai quitté ma robe blanche pour une robe Sandro bleue que je possédais déjà.

Jocelyn voulait absolument un costume trois pièces avec un veston. Il a essayé un très bel ensemble dans une boutique de Romans. Il était canon… sans le veston. Le veston me renvoie l’image du banquier. C’était pour moi impossible. VETO. Et puis, avec ma robe très simple, s’il avait choisi un costume aussi élégant, nous n’aurions pas été assortis. J’ai réussi à le convaincre de porter un chino qu’il possédait déjà, des baskets blanches Veja (pour rappeler ma robe) et une veste en velours bleu nuit (Emmaüs). Il a trouvé un veston en laine gris perle pour compléter le tout (Emmaüs également). Au vu de sa morphologie (grand tout mince), il a fait reprendre les vêtements achetés d’occasion et s’est fait faire une chemise blanche sur mesure et un nœud papillon bleu.

Au cas où, nous avons acheté de jolis parapluie transparents Isotoner qui ne nous ont pas servi. Nous avons hésité à les renvoyer, mais finalement, ce sont de jolies pièces qui égayent les jours de pluie que nous avons gardées.

Concernant la mise en beauté, je me suis occupée de mes soins du visage et de ma manucure 2 jours avant le jour J. Ma belle-fille a réalisé ma coiffure. Pour le maquillage, je voulais le faire seule, mais Jocelyn m’a poussée à le faire réaliser par l’esthéticienne du village. Très bonne idée car je n’ai pas de maquillage waterproof et ne voulait pas en acheter pour l’occasion. De plus, je me suis habillée chez elle, c’était vraiment sympa comme moment (moment partagé avec l’une de mes témoins).

Jocelyn est allé faire un soin du visage quelques jours avant le mariage. Son teint était vraiment lumineux après coup.

Le jour J

Malgré la tentative de mes témoins de nous séparer pour la nuit précédant le mariage, nous avons dormi ensemble au gîte accompagnés de mes témoins, d’un ami et de la fille de Jocelyn (il a deux enfants, un garçon de 7 ans et une fille de 10 ans). Nous avons passé la soirée à finaliser l’installation et nous sommes couchés tard. Trop tard. Les filles ont apporté des compléments à la décoration jusqu’à encore plus tard. Merci à elles – et merci à ma belle-fille et à Loïc pour leur précieuse aide tout au long de la semaine précédant le mariage.

En me réveillant le jour J, j’ai été surprise de découvrir le Vercors sous 20 cm de neige… le 26 avril. J’ai rapidement oublié la fatigue pour réveiller tout le monde et aller prendre des photos.

Après le petit-déjeuner, Jocelyn et moi sommes passés récupérer mon bouquet avant de nous rendre chez sa mère – le QG d’avant mariage. Toutes les personnes présentes à la cérémonie civile ont fait un saut chez elle, notamment pour grignoter le buffet qu’elle avait préparé. Bien utile pour ne pas aller à son mariage le ventre vide. Vers midi, ma belle-fille a réalisé ma coiffure et vers 13 heures, je suis tranquillement allée me faire maquiller et m’habiller chez l’esthéticienne.

À 14 heures, j’ai traversé la rue pour rejoindre Jocelyn devant la mairie. Tous nos invités étaient déjà à l’intérieur. J’étais très émue de le voir. Il était rayonnant. Nous avons fait notre entrée ensemble dans la salle des mariages. C’était génial de voir tous ces visages.

La cérémonie civile a été une catastrophe… prévisible.

Heureusement, nous n’attendions rien du maire. Alors que nous étions seulement le quatrième mariage qu’il célébrait dans l’année, il n’a pas voulu s’entretenir avec nous pour personnaliser un minimum la cérémonie. J’étais déçue, le symbole républicain étant important pour moi. En moins de 15 minutes, nous avions signé nos documents. Et là, il est rentré dans un discours famille, travail, patrie des plus rétrogrades. Je suis fière de moi. J’ai simplement souri au lieu de l’envoyer bouler.

Des bisous à tous nos proches, photos de groupe et nous nous sommes rapidement éclipsés avec notre photographe, direction le Vercors.

Pendant que nos invités prenaient possession de leurs appartements, nous avons fait nos photos de couple. La neige avait fondu, mais l’ambiance hivernale était toujours présente et la lumière toute douce. Parfait.

Vers 17h30, nous avons procédé à la cérémonie d’engagement que le frère de Jocelyn a animée. Les témoignages d’amour envers nous se sont succédés. Beaucoup de larmes de bonheur ont coulées. C’était un moment merveilleux. Puis, nous avons échangé nos vœux (encore plus de larmes) et brûlé nos peurs.

Après quelques photos de groupe en extérieur, nous avons laissé place à la soirée : apéro et bar à vinyles, repas, animations bienveillantes et distinguées (elles avaient un cahier des charges complexes) réalisées par mes témoins et soirée. Puis, nous avons ouvert le bal avec une magnifique première danse (non, pas de valse mais un slow sur une chanson qui nous tient à cœur).

Le lendemain, nous nous sommes tous retrouvés pour le brunch (certains ont fait la grasse matinée, d’autres sont allés courir ou ont tricoté) avant d’enchaîner sur une après-midi balades dans la nature – jeux de société – « lézardage » près du feu de cheminée. Le weekend s’est poursuivi selon le même rythme. Chacun voguant d’un groupe à l’autre, d’une activité à l’autre. Comme des vacances en famille. C’était tellement agréable.

Le budget du mariage

TOTAL : 13 000 €, desquelles il faut déduire :

  • 2 100 € de participation aux frais d’hébergement versée par nos invités (entre 20 et 40 € par adulte par nuit selon le type d’hébergement / dortoir ou chambre privée)
  • 500 € de la vente de notre or

Ce budget me semble raisonnable au vu du weekend que nous avons organisé (3 jours, 50 personnes). Cela me tenait à cœur d’avoir un budget « raisonnable ». Je me sentais mal à l’aise de dépenser ce que certaines personnes gagnent en une année pour une soirée. C’est l’une des raisons qui nous a poussé à organiser notre mariage sur un weekend. Ainsi, j’ai l’impression d’avoir offert un weekend de vacances à nos proches.

Récap : 50 invités, hébergement de tous les invités, prise en charge des repas du goûter du vendredi au petit déjeuner du dimanche

  • Photographe : 1 200 €
  • DJ : 1 500 €
  • Location du gîte : 3 400 €
  • Repas : 2 715 €
    • préparations maison : 840 € (produits en très grande majorité bio)
    • traiteur pour le plat du vendredi soir : 520 €
    • traiteur pour le brunch du samedi midi : 1 000 €
    • glaces Terre adélice (dessert du samedi soir) : 155 € – nous avons fini les glaces cet été avec beaucoup de plaisir
    • viennoiseries du samedi et du dimanche matin : 100 €
    • pain bio local de qualité : 100 €
  • Boissons : 840 € (en très grande majorité bio)
    • jus de pomme artisanal et sirop de framboise : 100 €
    • vins : 580 €
    • alcool (rhum et bière en fût – les 20 litres de bière artisanale que nous avons brassée étaient un cadeau) : 160 €
    • autres soft (kombucha, eau pétillante, etc.) : compris dans les courses réalisées pour la préparation des repas
  • Tenues : 828 €
    • Tatiana : 263 € (erreur d’achat de robe sur Label Emmaüs 17 € + robe (Vinted) 50 € + bibi (Vinted ) 10 € + chaussures (Repetto) 150 € + pressing et retouches 25 € + collants (Dim) 5 € + sous-robe et Damart (Ding Fringues) 6 €)
    • Jocelyn : 565 € (veste et veston (friperie) 20 € + chaussures (Veja) 120 € + retouches 300 € + chemise sur mesure 100 € + pressing 25 €)
  • Mise en beauté : 100 € (soin Jocelyn 50 € + maquillage et épilation Tatiana 50 €)
  • Alliances : 1 165 €
  • Service (baby-sitter vendredi soir + serveurs le vendredi soir et le samedi midi payés en chèque emploi-service (+ 25% financés par notre CE)) : 400 €
  • Papeterie (impression des faire-part + achat des enveloppes et des timbres, etc.) : 115 €
  • Cadeaux aux invités : 50 € (serviettes de table en tissus 7 € + papier transfert 10 € + graines et boites 33 €)
  • Bouquet : offert par une amie (valeur 60 euros)
  • Décoration : 460 €
    • achat de vaisselle d’occasion (principalement chez Emmaüs) : 80 €
    • achat de plat pour les préparations alimentaires maisons (principalement des tupperwares en verre allant au four et 3 fontaines pour les boissons) : 60 €
    • guirlandes lumineuses : 40 €
    • vaisselle jetable (doggy bag et serviettes en papier) : 35 €
    • lampions en papier : 82 €
    • plantes et fleurs : 70 €
    • papier photos (non utilisés finalement) : 51 €
    • divers : 42 €
  • Remerciements (enveloppes, timbres, impression des photos et cartes de remerciements) : 190 €

Ce que je referais

Nous avons adoré imaginer ce weekend de mariage. Définir ce que nous voulions et ne voulions pas nous a occupé plusieurs soirées. Nous rendre compte que nous nous projetions sur des choses similaires (sauf pour l’animation musicale et le nombre d’invités…) et dessiner les grandes lignes de cet événement fut très agréable. Jocelyn avait peur qu’on mette la barre trop haut sur le « fait maison », mais même si cela nous a beaucoup fatigué, je referai tout pareil, voire plus ! Je suis également contente d’avoir organisé un « petit mariage » avec simplement une cinquantaine d’invités. La liste initiale comportait plus de 100 personnes. J’ai dû argumenter pour la faire réduire.

Ce que je retiens :

  • Réaliser plein de choses nous-mêmes. De s’impliquer autant dans l’organisation et la réalisation de notre mariage fut une réelle joie, une implication personnelle envers nos proches.
  • Mettre l’emphase les objets de récup et d’occasion, les produits bio et végéta*iens, en accord avec nos valeurs.
  • Nous marier un vendredi et poursuivre la fête jusqu’au dimanche.
  • Générer le moins de déchets possible.

Ce que je ne referais pas

  • Commander autant de pompons en papier car nous n’avons pas eu le temps de tous les fabriquer… ils attendant sagement dans le garage qu’un couple de futurs.es mariés.es les adoptent.
  • Penser à faire une pause « retouche repassage » de nos tenues après la cérémonie civile et avant nos photos de couples.
  • Prévoir quelques poses pour nos photos de couples pour plus de diversité – sur le moment nous étions dans l’instant, c’était très naturel, mais au final, nous faisons toujours la même pose – des bisous ou des câlins !
  • Confier l’organisation du karaoké du samedi soir au témoin de Jocelyn. Le karaoké n’a pas eu lieu faute de matériel adéquat et d’anticipation. J’avais pourtant mon short à paillettes…

La seule chose que je n’ai pas aimé, c’est ne pas être amplement satisfaite des saveurs du plat servi le vendredi soir. Mais, en pesant le pour et le contre de ce choix, je sais que c’était une bonne décision… même si j’aurai aimé préparer moi-même ce plat si nous avions eu des connaissances localement pour assurer le service (c’est la traiteur qui a géré l’équipe de service).

Aussi, nous sommes partagés sur l’animation musicale de la soirée. Nous n’avons pas retrouvé les morceaux sur lesquels nous avions prévus de nous déchaîner (liste de nos goûts donnés au DJ). En même temps, n’étant pas, ni la majorité de nos amis, de gros danseurs, le défi était de taille pour maintenir des gens sur la piste de danse.

Mes prestataires préférés

  • Emmaüs et Vinted (pour nos vêtements et la décoration)
  • Notre couturière (j’ai oublié le nom de sa boutique, mais elle est 14 rue Gassendi, Paris 14e)
  • Nicolas Nereau, notre photographe
    Comme les photos qu’on voit en vitrine ne m’ont jamais emballée, j’ai adopté une autre stratégie. J’ai cherché des portfolios de photographes basés autour de Lyon et Grenoble et réalisant du photojournalisme. Car, en réalité, je souhaitais des souvenirs vivants de notre mariage, pas juste du love et des couleurs douces. C’est en parcourant un site référençant des photographes que j’ai été attirée par la photo de profil de Nicolas Nereau. Il était caché sous une chapka, ça m’a fait marrer. Son portfolio mêlant reportage en mer et photos de voyage m’a séduit. Je ne savais pas qu’il faisait des photos de mariage, mais je l’ai contacté. Jocelyn et moi l’avons rencontré. Nous nous sommes tout de suite sentis à l’aise avec lui. Cerise sur le gâteau, ses prestations étaient dans notre budget (séance de couple avant le mariage + reportage photo de 14h à 22h le jour du mariage + photobooth + traitement et mise à disposition d’environ 200 photos HD sans nous imposer de passer par lui pour les impressions).
  • Anaïs (Passage Joaillerie), la joaillière qui a réalisé nos alliances.
    Pour nos alliances, nous souhaitons des bijoux réalisés en or blanc recyclé. Nous avons rencontré Anaïs de Passage Joaillerie (basée à Rennes). Et ce fut une évidence. Nous nous sommes reconnus dans les valeurs portées par cette artisane. Elle pouvait réaliser des bijoux en recyclant notre or, mais sans pouvoir le purifier ce qui aurait eu comme conséquence de fragiliser les bijoux. Des alliances fragiles… pas vraiment le symbole que nous cherchions. Nous optons donc pour de l’or fairtrade. L’avantage de travailler avec un artisan indépendant, c’est qu’il peut personnaliser ses créations pour répondre à vos attentes. Nous avons opté pour la même bague, juste plus fine pour moi et sommes très satisfaits du résultat.

Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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