À la recherche de ma robe : quand le destin s’en mêle – Partie 2

Il y a quelques jours, je t’ai raconté comment, malgré mes difficultés et mes peurs, j’ai réussi à trouver ma robe du jour J avec l’aide de ma petite sœur.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, ou bien simplement continuer sur les accessoires et autres souliers (à l’heure où j’écris ce billet, soit un peu plus de 2 mois avant le grand jour, je n’ai aucun accessoire et je risque sérieusement de me marier pieds nus ou en tongs !).

À la recherche de ma robe : quand le destin s’en mêle - Partie 2

Crédits photo (creative commons) : Andrea Willa

Mais, les doutes s’installent…

Voilà, comme ça sans prévenir, un peu chaque jour jusqu’à affleurer à la surface de ma conscience, se sont installés des doutes quant à ma robe : des questions sans aucun fondement, des peurs irrationnelles du type « Serai-je assez belle dedans ? », « Est-ce bien ce type de robe que M. Frette attend ? », etc.

Et le pire de tous : « Ne vais-je pas regretter toute ma vie d’avoir porté ce jour-là une robe qui me fait de si petits seins ? »

On se dit tout, hein ? On a toutes nos problèmes et, moi, en dehors de mes petits soucis de famille, mon problème c’est mon format limande. Je sais bien que c’est ridicule et je pensais sincèrement m’être débarrassée de ce complexe d’adolescente, jusqu’à ce que je vois une fois de trop les photos de moi dans la robe, certes très élégante, mais toute plate. Plate, quoi ! Il faut le dire, ce n’est pas totalement de ma faute : certes la nature a été un peu salope parcimonieuse avec moi mais c’est surtout la forme du bustier qui se contente d’étouffer en silence toute tentative des dites doudounes de s’épanouir, une véritable censure mammaire !

Comme, au même moment, j’avais reçu un message de l’excellent coaching Dentelle sur ce sujet (la robe, pas les nibards, c’est un endroit sérieux ici, eh oh) qui laissait penser que mes doutes étaient on ne peut plus classiques pour une future mariée, je me suis intimé l’ordre de cesser immédiatement mon caprice et de me concentrer sur le million d’autres petits bonheurs restant à gérer sur la nuptiale et encyclopédique to-do list. Bref, de ne plus y penser.

Mais j’y pensais de temps en temps quand même. Parfois même j’étouffais un sanglot un peu idiot en imaginant les photos de notre mariage ou j’aurais l’air de Jane Birkin avec 30 kilos de plus, et même pas anglaise. M. Frette m’a surprise quelques fois et j’ai été obligée de lui dire la vérité. Un peu désarmé et sans vraie solution, il a tout de même eu l’infinie gentillesse de me dire que si cette robe là n’allait pas, je pouvais en acheter une autre, que ce n’était pas grave mais qu’il fallait que j’arrête de pleurer.

Les jours et les semaines ont passé, j’avais réussi à me faire à l’idée de cette silhouette peu appétissante pour mon regard, en espérant secrètement que le jour J M. Frette resterait focalisé sur mes fesses et puis aussi un peu sur le mariage.

…et persistent !

Jusqu’à ce samedi midi, il y a 15 jours. Le téléphone sonne. C’est ma témouine, E., mon amie que j’aime et qui est trop loin de moi à mon goût, en Bretagne. Sa Maman et son petit garçon sont en transit à Paris ce jour-là et ils ont besoin d’un petit coup de main pour aller d’une gare à l’autre dans les temps, porter les valises, etc. Bien entendu, elle peut compter sur moi pour m’en charger, sa Maman c’est un peu la mère que j’aurais rêvé avoir, douce, généreuse et attentionnée.

Dans les transports, entre les deux gares, je lui dirai à quel point je regrette de n’avoir pu choisir ma robe avec sa fille et elle n’aura pour réponse qu’un sourire un peu triste, manifestation évidente et pudique d’un petit pincement au cœur.

Une fois la petite troupe dans le train direction Rennes, je me mets en route pour chez moi, dans le vingtième.

Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, mais je suis incontestablement une fille chanceuse. J’ai parfois un peu honte d’ailleurs car j’ai l’impression que c’est bien trop pour être équitable, mais c’est une réalité : j’ai beaucoup de chance. Selon les croyances, certains y verront une intervention de Dieu, d’autres une force que l’on pourrait appeler « destin », d’autres y verront juste le fait que c’est moi qui inconsciemment provoque des choses positives, d’autres encore diront que c’est mon regard qui ne met en lumière que le bon et laisse de côté les choses plus difficiles. Peu importe l’explication que l’on peut donner, je me considère comme une fille très chanceuse, et c’est d’ailleurs pour ça que je fais très souvent des choix en me fiant à mon instinct et en acceptant les signaux sur ma route, avec la certitude que je peux avoir confiance, que quelque chose de bon en ressortira.

Je réalise à quel point le paragraphe ci-dessus peut paraître bizarre, œuvre d’une petite folie, et j’en ris toute seule devant mon écran.

Bref, moi qui ne prends que le métro pour me déplacer à Paris, je me laisse tenter par un bus pour m’éviter les changements et puis la ville est belle et j’ai le temps… C’est la première fois que je prends le bus pour rentrer de Montparnasse et il traverse des quartiers dans lesquels je ne vais pour ainsi dire jamais. Je regarde distraitement par la fenêtre, absorbée par les pensées des choses restant à faire ce weekend là, infinies et futiles… Au hasard d’une jolie rue, mes yeux s’arrêtent sur la vitrine d’une petite boutique de robes de mariée :

« Cessation d’activité, robes à partir de 70 euros »

Il faut imaginer l’information, chevauchant avec urgence quelque neurotransmetteur, se diffuser dans ma tête en un fragment de seconde.

Il y a des robes de mariée à vendre / probablement peu chères / ce pourrait être une bonne occasion / j’ai des doutes sur ma robe / c’est maintenant ou jamais / après tout qu’est-ce que je risque / oui mais et si je perdais mon temps / Doudou m’attend à la maison / quand est-ce qu’on va faire les courses / oui mais tout de même quelle occasion !

Voici à peu près où j’en suis quand le bus ralentit à l’approche d’un arrêt, juste à côté de la boutique. J’y réfléchis encore un peu et j’en suis à « non, trop compliqué, ça ne tombe pas « assez » bien pour être une invitation franche du destin » quand le bus redémarre.

Je commence mon travail de renoncement quand je prends conscience de l’improbable enchaînement des événements non moins improbables qui m’ont conduite ici ce jour-là, jusqu’à la mère de ma chère E. coincée à la gare.

Et c’est au moment où le bus s’apprête à quitter le deuxième arrêt depuis la boutique que le caractère hautement « signifiant » de la situation me saute aux yeux et qu’à mon tour je saute hors du bus comme une furie, écrasant quelques orteils au passage.

Une fois hors du bus, il faut se souvenir du trajet. Oui, deux arrêts ont été dépassés depuis la boutique : par où aller ? Moi qui ai tant de mal à m’orienter d’ordinaire, le chemin est limpide dans mon esprit et, si incroyable que ça puisse paraître, en ce samedi après-midi, en plein cœur du Marais, je cours vers une boutique de robes de mariées, j’y cours de toutes mes forces car une certitude me cogne la poitrine avec le rythme de ce qui est écrit : je dois me rendre dès que possible dans cette boutique.

Rendez-vous dans un prochain article pour la fin de cette histoire !

Et toi ? Tu as des doutes sur ta robe ? As-tu réussi à les dépasser ? Je veux tout savoir !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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12 commentaires sur “À la recherche de ma robe : quand le destin s’en mêle – Partie 2”

  • trop génial ! j’ai du interrompre ma lecture à peu près au 3 ème paragraphe, tu sais… : « Ne vais-je pas regretter toute ma vie d’avoir porté ce jour-là une robe qui me fait de si petits seins ? » pour faire direct une digression sur la toile avec recherche frénétique déjà enregistrée déjà belle lurette par mon ordi “hilana cymbeline occasion”. J’avais lâché l’affaire après avoir eu une occasion à “seulement” 1000€, car non, décidément la robe que je porterai ne me fait pas vibrer. (mode gros sanglot on) je cherche, je cherche et oh ! malheur ! je trouve ! malheur car oui, il faut toujours allonger, et c’est bien normal pour une robe qui vaut en magasin plus de 2000€… foutu goût de luxe de ù^$ù***$^% (mode culpabilité on) du coup, ben faut pas se voiler la face, à 2 semaines du mariage j’ai eu envie de voir si le miracle n’était pas juste derrière la porte virtuelle, accessible en quelques clics. Le sort a voulu qu’il en soit presque ainsi, disons qu’à la place de clics, c’était la claque traditionnelle, et que voilà, il doit faire bon d’être riche des fois, juste pour avoir l’achat compulsif (juste une toute petite fois, allez!) sans se torturer les méninges et hurler à la raison de revenir aussîtôt ! Bref, la raison revenue (modes sanglot et culpabilité toujours “on”, mais aussi mode “zencooltuvasetremagnifiquequelsseinsquitombentjevosirientuessuperbe” à fond !) je reprends la lecture avec jubilation du dénouement heureux à venir ! Tu te maries le 13/09 aussi c’est ça ?

  • Rhaaa le suspens est insoutenaaaaaable viiiite la suite ! 😀
    Ceci dit il faut toujours suivre cette petite voix intérieure qui nous souffle parfois des intuitions 😉

  • MAIIIIIIIIIIIIIIIIS NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOn c’est pas humain d’arrêter l’article ici !!!! Tu imagines nos têtes à nous toutes à cet instant ?? C’est comme dans les séries au dernier épisode de la saison, où il se passe un truc WAOU et qu’il faut attendre la saison suivante pour tout savoir !!! Vite vite vite la suiiiiiiiiiiite 😀

  • Naaaaannnn comme c’est méchant de stopper ici le récit!! Ahhhh reviens!! J’ai hate de lire la suite! C’est marrant ces moments où en une fraction de secondes tu te dis 8000 trucs et que tu agis sous l’instinct! Généralement c’est bon signe!

    A+
    Karine

  • Dejà je voulais te dire que je trouve que tu écris très biene t tu as réussi à me transmettre ton stress 😉 et pour la chance, j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver aussi dans ton petit paragraphe alors non, moi je ne l’ai pas trouvé bizarre 🙂

  • @Madame Snow: merci beaucoup!
    @vous les lectrices curieuses et impatientes ^^: il faudra attendre la semaine prochaine pour connaitre la fin de l’histoire! merci pour vos gentils commentaires 🙂

  • ARGH !!!!! Je veux savoir la suiiiiiiite !!!!!!! Ça me donne envie d’être à ta place cette boutique…
    Oui, parce que moi aussi, après avoir versé l’acompte pour ma robe (de 50%, gloups…), j’ai été assommée par un méchant doute…
    Est-ce que j’aime vraiment ce bustier ? (je ne voulais pas de bustier…)
    Est-ce que si je n’avais pas eu l’avis de mes demoiselles d’honneur et de ma sœur je l’aurais prise ?
    Est-ce que ce n’est pas trop cher finalement pour un seul jour de ma vie ?
    Etc.
    Finalement, le temps passant, j’ai eu des messages qui m’ont un peu rassurée, et je pense pouvoir apprivoiser cette robe… 🙂

  • Ahh… le doute de la robe, il n’y a (presque) rien de pire !! J’avais choisi une robe plutôt simple, uniquement en satin sur laquelle j’avais fait rajouter une ceinture de dentelle, et pour le coût de cette “simple” affaire (1300euros), j’ai longuement douté :
    – j’aurais peut-être pu avoir une robe plus spectaculaire pour ce prix là non ?
    – Est-ce qu’elle les vaut vraiment ?
    – Est-ce que je vais ressembler à une vraie mariée ??
    – Est-ce que je vais plaire à mon cher et tendre?

    Bref, 13000 questions (il s’agit ici d’un condensé) qui se sont envolées le jour du mariage, parce que mon mari a dit “waouh” quand il m’a vu, que je me sentais moi dans ma robe et que sur les photos, je ne suis peut-être pas une mariée “princesse”, mais je me trouve franchement pas mal quand même. (Et puis j’aime pas les princesses,et je voulais pas une robe meringue !)

    Bref, c’est bien normal de douter, mais si tu as eu le coup de coeur, c’est que c’est forcément la bonne. Et si ça peut te rassurer, je n’ai pas une poitrine d’enfer, mais ça, tout le monde le sait, et plus particulièrement l’homme qui partage ma vie, alors il ne l’a pas découvert le jour J. Et puis, comme dirait Christina : “mini poitrine, maxi decolleté !”

    Et puis moi je trouve qu’un bustier sur une femme qui a une poitrine généreuse, c’est pas très classe 😉

    Hâte de lire la suite, parce que si tu as fait une super affaire, tu as eu bien de la chance !!

  • je voudrais te rassurer en te disant qu’une forte poitrine n’est pas plus facile à caser dans une robe et que bien des modéles n’auraient pu convenir à ma poitrine généreuse!alors que toi tu peux ,sans hésiter,porter un bustier qui rendra très bien sur toi!il y a tellement de choix que tu craqueras forcément pour une qui t’ira à merveille!et dans laquelle tu seras la plus belle des mariées!écris vite la suite car nous attendons toutes avec impatience…….

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