Mon mariage champêtre romantique : la dernière semaine – 1ère partie

Vendredi

Le vendredi soir, une semaine avant le mariage civil et 8 jours avant le mariage religieux, c’est mon dernier jour de travail. Les semaines précédentes ont été chargées, pour tout boucler avant de partir. J’ai tout de même réussi à imprimer mes livrets de messe un soir, et ma grand-mère les a reliés pour moi.

Avant de partir, je massicote aussi les derniers documents (pour notre jeu fil rouge “safari photo”, je t’expliquerai). Pour finir en beauté, une catastrophe ferroviaire sur ma ligne de RER – tu as du en entendre parler – bloque l’ensemble des trains ! Ma mère passe gentiment me chercher en voiture au boulot, à presque 21h, pour me ramener à la maison.

Je rentre exténuée, mais contente de retrouver mon futur mari, qui était allé passer quelques jours chez ses parents pour donner un coup de main dans l’exploitation familiale, en travaillant dans les vignes.

Il m’annonce une bonne nouvelle : nos fameuses tranches de bois pour les centres de table sont enfin prêtes ! Elles ont été coupées, poncées et vernies par un ami, et sont magnifiques. Mais je suis de mauvais poil, et je râle parce qu’elles me semblent beaucoup trop grandes… En réalité il s’avèrera qu’elles étaient exactement de la taille que j’avais demandée – 40 cm de diamètre – et juste assez larges pour tout ce qu’on avait à mettre dessus.

Je suis aussi contrariée, car Link m’annonce qu’en plus du vin d’honneur au champagne et du dessert au champagne, ses parents tiennent à proposer un apéritif au champagne avant les entrées, et à mettre du champagne à disposition pendant tout le repas (en plus du vin) pour les invités.

Cela implique de mettre un énorme seau à champagne massif, que je perçois comme une agression à  ma belle déco de table : c’est niet ! Mais je cède pour l’apéritif, même si personnellement, je me suis dit que les invités allaient tous rouler sous les tables à peine le dîner servi…

Samedi

Samedi, c’est LE jour fatidique, celui que je redoute depuis plusieurs jours : mon dernier essayage de robe.

Je t’explique : mon avant-dernier essayage, une dizaine de jours plus tôt, c’est assez mal passé…

J’avais réussi à perdre 4 kilos cet hiver, grâce à une célèbre méthode de régime, et quand j’ai essayé ma robe début juin, j’étais super contente de voir que je rentrais bien dedans. Elle était encore serrée au niveau du ventre et des cuisses, mais avec presque deux mois devant moi, je pensais avoir le temps de “perdre encore un peu”…

Le problème, c’est que c’est le contraire qui s’est produit ! Sous l’effet du stress au boulot, d’une assiduité lamentable aux cours de gym et d’un mois de juin pluvieux plus “tartiflette” que “salade”, j’ai repris 500 grammes. C’est loin d’être un drame, tu me diras, mais à 10 jours du mariage, en me voyant toujours boudinée dans ma robe, j’ai été prise de panique et je me suis soudainement maudite de l’avoir choisie si près du corps.

Elle est toujours aussi féerique et merveilleuse, mais je ne me trouve plus du tout aussi bien dedans, et je suis prise d’affreux doutes sur mon choix. Des doutes assortis bien sûr d’une bonne dose de culpabilité, car ma robe est, comme tu le sais, assez onéreuse !

Bref, autant te dire que le mois de juillet a été placé sous le signe de la surveillance alimentaire la plus stricte, pile au moment où j’avais grand besoin de chocolat pour me détendre.. ! Nous avions donc convenu d’un dernier rendez-vous d’essayage une semaine avant le mariage, pour me laisser le temps de reperdre un peu.

Accompagnée de ma grand-mère, et délestée d’un kilo supplémentaire, je ré-essaie ma robe, moins serrée au niveau du ventre. Je ne sais plus si je te l’ai précisé, mais impossible de mettre une gaine, à cause du dos ouvert. Et avec une culotte gainante, l’effet “bourrelet” est encore pire, juste sous la poitrine ! Je me résous donc à devoir porter ma robe avec un simple string sans coutures, ou bien carrément dans le plus simple appareil, c’est là que l’effet est le moins marqué…

La couturière a également desserré un peu les coutures au niveau des cuisses, me donnant un peu plus de mobilité qu’à l’essayage précédent. Elle a également fait l’ourlet de ma robe, mais comme j’avais oublié d’apporter les bonnes chaussures – des Maloles dorées – pour la prise des mesures la fois précédente, l’ourlet s’avère un peu trop long : je marche dessus. Du coup, je décide sur un coup de tête d’échanger mes chaussures de la mairie, des sandales Chie Mihara corail, avec celles initialement prévues pour le samedi, car elles sont un peu plus hautes, et aussi plus stables.

robe de mariée dans sa housse

Au-delà de mes inquiétudes concernant l’apparence de ma petite bouée dans ma robe, un autre souci se profile. Même avec l’accroche-traîne que m’a habilement confectionné la couturière de Jenny Packham, il me sera impossible de danser le West Coast Swing de mon ouverture de bal avec Link, dans cette tenue !

Ma robe n’est pas imposante, mais la traîne pèse étonnamment lourd une fois accrochée, et j’ai toutes les chances de craquer la doublure si je marche dessus (moi ou Link !). Or, ce style de danse impose de nombreuses voltes et des pirouettes.

Un verdict confirmé par la prof de danse en début d’après-midi, à notre avant-dernier cours. Bonne nouvelle tout de même : nous connaissons enfin notre chorégraphie en entier, et à une semaine du mariage, nous arrivons même à l’enchaîner, sans nous tromper, pour la première fois. Miracle !

J’essaie de danser avec des talons, et je me rends compte que c’est vraiment différent et compliqué. Verdict : il me faut des ballerines. Syncope du fiancé, déjà effaré que j’aie deux paires différentes pour la mairie et l’église…

Je passe aussi chez ma grand-mère faire les retouches de ma robe pour la mairie, qui me va, elle, à la perfection, ce qui me remonte un peu le moral.

Dimanche

J’essaie avec acharnement de convaincre Link de séparer nos deux ouvertures de bal. J’aimerais danser la valse en robe longue, avec mon père, après le service du plat – aucun souci de longueur de la robe pour ce type de danse, au contraire ! – et décaler notre ouverture de bal en amoureux en fin de soirée, pour pouvoir me changer et remettre ma robe courte de la mairie.

Monsieur Link refuse. Il veut danser la valse et le west coast swing en une seule séquence, pour, je cite, “être débarrassé”. Je boude, il ne cède pas, et menace même, sinon, “d’annuler les danses”. Autant te dire que ça ne me fait pas du tout plaisir ! Il est impensable, pour moi et ma grand-mère, de reléguer ma robe longue aux oubliettes dès le début de la soirée !

Nous sommes dans l’impasse, et je tourne et retourne le déroulement de la soirée dans tous les sens, pour trouver des solutions. On pourrait décaler les deux ouvertures de bal en fin de soirée, mais c’est quand même dommage à mon sens de ne pas bouger du tout avant minuit… Autre solution : deux changements de robe successifs, longue-courte-longue. Mais cette perspective me paraît périlleuse, car je sais que ma robe “de princesse” n’est pas si facile à enfiler.

Par ailleurs, je suis soudain prise d’une subite envie d’être bronzée !

Je décide donc d’utiliser une mousse autobronzante sur mes jambes et mes bras. Une très mauvaise idée qui doit, je pense, passer par la tête de pas mal de futures mariées au teint pâle comme moi. Évidemment, je me fais des marques partout. Je te rassure, en une semaine et avec plusieurs gommages, c’est pas mal parti. Heureusement que je n’ai pas eu cette illumination la veille du mariage !..

L’après-midi est consacré à un barbecue pour l’anniversaire d’une de mes amies et demoiselle d’honneur, ce qui nous permet de décompresser un peu et de penser à autre chose, même si, à une semaine du mariage, 95% des gens n’ont qu’une envie : vous demander comment vous vous sentez à l’approche du grand jour !

Mlle Zelda cocktail

Et toi, crains-tu de devoir procéder à des changements de dernière minute, ou tout est rodé ? Es tu sereine par rapport au choix de ta robe, ou as-tu encore des doutes ? Raconte-moi !



13 commentaires sur “Mon mariage champêtre romantique : la dernière semaine – 1ère partie”

  • Mademoiselle Zelda, j’ai hâte de savoir comment s’est passé le jour J.
    De mon coté à trois mois pile de notre mariage, tout est rodé, enfin, théoriquement… Après je suis sur que mon argument va changer à une semaine du mariage.
    En plus j’ai le même soucis de robe/ouverture de bal! Nous n’avons toujours pas résolu le problème!

  • Eh bien, que de réflexions/chamboulements dans cette dernière semaine ! J’espère que le stress n’est pas trop monté. En tout cas, j’ai hâte d’en apprendre un peu plus sur le déroulement du jour J (et notamment, comment s’est réglé cet épineux problème de la première danse !).

    • ça s’est réglé ! suite au prochain billet mais j’ai réussi à convaincre mon chéri (mais j’ai quand même du changer de tenue !)

  • Ouh là, tous les syndromes de la future mariée en stress dans la dernière semaine, tu as fait fort!
    Bon cela, je suis TRES intéressée que tu nous racontes ton ouverture de bal. Je suis pas une copieuse, mais on fait aussi une ouverture de bal valse + west coast swing. Le west coast swing parce qu’on en fait depuis deux ans et la valse parce que j’ai pas pu y échapper.. J’ai deux avantages de plus : Une paire de ballerine et pas de traine!

  • tout comme toi, je ne pouvais faire l’ouverture de bal en robe de princesse : elle était longue et volumineuse.
    pour autant, je voulais faire la valse avec la robe ! (notre ouverture commençait par une valse pour enchaîner sur des passages plus rythmés)…
    dilemme donc.
    et bien nous avons trouvé cette solution : nous avons fait notre valse avec la “tenue de jour” (ce qui fut déjà périlleux puisque nous avons marché à maintes reprises sur me jupe), à la fin je suis allé dans un coin de la salle tandis que mon mari a enchaîne avec un solo sur gangman style qu’il avait minutieusement répété (surprenant tout le monde !!). pendant que j’entendais les acclamations pour cette performance, je ne le regardait que du coin de l’oeil car je troquais jupe longue et jupon contre une petite jupe courte (pratique d’voir une robe en deux parties !).
    j’ai donc fait mon apparition dans ma nouvelle tenue, et nous avons ainsi pu faire nos choré sans souci !

    • J’avais fait toutes les répétitions pieds nus, et à la dernière répet, quand il a fallu mettre les talons, ça me faisait trop bizarre… et heureusement que j’avais pris des ballerines, parce qu’au moment de la danse, j’avais tellement mal aux pieds d’avoir porté les talons toute la journée (et encore j’ai triché en mettant des tongs pendant le vin d’honneur) que j’aurais encore moins réussi à danser.

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