Ceux qui communiquent sur leur mariage – Partie 2

Dans ma chronique précédente, je commençais à évoquer avec toi nos faire-part maison. Aujourd’hui je vais t’expliquer comment d’une réalisation de prime abord plutôt simple, nous sommes parvenus à nous prendre la tête sur des FFP.

Réaliser son faire-part de mariage soi-même, bonne idée ou non ?

Crédits photo (creative commons) : David Garrison

Un design à notre image

Nul doute que tu seras d’accord avec moi sur ce point : un faire-part doit ressembler aux mariés, refléter leurs goûts respectifs ou identiques.

Forts de cette conviction, Mister Simba et moi-même partons à la recherche de notre visuel. Je n’ai qu’une exigence : qu’il fasse le plus possible référence à la nature, au côté champêtre qui se dégagera de notre ambiance de mariage. Ce qui nous vient en tête immédiatement en discutant ensemble, ce sont des fleurs.

Ça tombe bien, le graphisme de notre papeterie en contient. Je t’en parlerai dans un prochain article, nous déclinons nos affiches sur le même format. Il me semble ainsi logique d’en copier une partie pour notre faire-part.

Je choisis d’utiliser le site Canva. Si tu ne connais pas, je t’incite à y faire un tour. Il est vraiment très simple d’utilisation et de nombreux designs et polices de caractère sont proposés gratuitement – pour les plus travaillés, il faut verser un supplément.

C’est donc là-bas que je récupère les fleurs de notre papeterie, qui sont insérées dans les coins supérieurs et inférieurs de chacune des pages intérieures. En première page de couverture, nous choisissons un cliché pris lors de notre séance photo de fiançailles. Mister Simba est en charge de le retravailler pour lui donner un effet sépia. Il y passe de nombreuses soirées avant d’atteindre la perfection que nous souhaitons obtenir tous les deux. En quatrième de couverture, je récupère une couronne de fleurs que je personnalise en ajoutant en son centre notre phrase fétiche avec Mister Simba : La Vie est Belle 🥰

Définir un format

Au début de nos réflexions, je souhaite décliner notre faire-part sous forme de pocketfold – mais si tu sais, une sorte de pochette avec plusieurs feuilles recensant les différentes informations utiles pour tes invités ! Si tu te sens prête à te lancer toi-même dans sa réalisation, je ne peux que te conseiller l’excellent tutoriel de Madame Chat Potté ici.

Seulement Mister Simba ne se sent pas de réaliser une vingtaine de pocketfold et préfère rester sur un format plus classique. Notre site Internet sert justement à regrouper toutes les indications concernant notre mariage, un faire-part avec trop d’informations risque de faire double emploi. Dans un sens, il n’a pas tord.

Nous partons donc sur une feuille A4 qui sera tout simplement pliée en deux. Pour rester dans l’esprit champêtre de notre fête d’amoureux, nous choisissons un papier kraft de grammage assez épais (210g) pour une meilleure qualité.

Et si on imprimait tout ça ?

Petit mariage oblige, nous n’avons qu’une vingtaine de faire-part à envoyer. Après avoir fait le tour de quelques imprimeurs, nous réalisons vite qu’une demande telle que la nôtre n’est pas suffisamment rentable pour eux… et ça s’en ressent au niveau du prix final de la prestation. 😞

Nous décidons donc assez rapidement de les imprimer nous-même. Cela accentuera encore davantage le côté fait-maison lors de l’assemblage, mais pour le coup nos faire-part nous ressembleront à 200% !

Histoire de ne pas perdre un bras en cartouches d’encre, je choisis l’option de facilité en utilisant les imprimantes de mon lieu de travail. Pas bien, oui oui je sais… mais pour le coup plus économique pour notre portefeuille. 😁 Je sais que les impressions seront de bonne qualité, pas de mauvaises surprises de ce côté-là.

L’heure du fu***** assemblage a sonné…

Arrive finalement la partie assemblage de nos faire-part. En soi, rien de bien méchant : plier la feuille A4 kraft en deux, coller nos impressions sur chaque page… Jusque-là, tout va bien. Seulement tu te doutes bien que tout n’est pas aussi simple (hé oui ma bonne dame, ce serait moins drôle sinon !).

Nous souhaitons agrémenter nos invitations de quelques éléments décoratifs et partons à la recherche de nos fournitures dans les rayons de loisirs créatifs. C’est à ce moment-là que les choses se compliquent… Nous avons (malheureusement) une idée trop bien précise du résultat final que nous voulons obtenir. Les jours de recherches se transforment en semaines… les semaines en mois… et nous n’avançons toujours pas dans la conception de nos faire-part. Limite j’ai envie de tout abandonner pour envoyer une invitation par mail toute bête à nos proches.

Le temps passant, nous finissons par regrouper les éléments nécessaires. Seul un des tampons encreurs est choisi par défaut car nous ne trouvons pas LA couleur que nous imaginons. Tant pis, il est l’heure de procéder à l’assemblage avant envoi/distribution. Nous sommes alors en décembre 2019, soit 5 mois avant notre fête d’amoureux (ah oui, quand même !).

Beaucoup de feuilles seront perdues, des noms d’oiseaux seront lâchés sous le coup de l’énervement durant la phase d’assemblage. Mister Simba est chargé du « découpage » (un cutter, une règle et zou ! au travail) tandis que je m’occupe du pliage, du collage puis des finitions décoratives.

C’est la première fois que j’utilise une perforatrice en forme de cœur, et forcément il y a des loupés – le cœur qui ne prend pas tout le coin de feuille, tu vois le tableau ? Moi qui suis d’un tempérament posé d’habitude, cette fois Mister Simba a du mal à me reconnaître. Mais qu’est-ce qui nous a pris de vouloir nous lancer dans la conception de nos faire-part « comme sur Pinterest & Co. » ?! Nous aurions dû/pu revoir notre budget à la hausse pour la partie papeterie et confier cette tâche à un professionnel…

Oui mais non… Une fois le coup de main pris (et un peu beaucoup d’aide de Miss LaCuite et Monsieur Mikado pour nous apporter un regard neuf et des idées révolutionnaires – encore merci à eux deux !), nous avons enchaîné les faire-part en un tournemain. Et quelle fierté une fois tous ces bouts de papier kraft mis sous enveloppe et envoyés/remis en main propre à leurs destinataires ! 😊

En conclusion

La conclusion que je tire de tout ça ? Zéro regret à s’être pris la tête et user nos neurones à force de réflexions en tout genre. Nos faire-part, Mister Simba et moi en sommes aujourd’hui très fiers, et pour le moment nous n’avons eu que des retours positifs quant à leur visuel.

Bien-sûr, je ne conseillerais pas forcément à un couple de futurs mariés qui doit envoyer une centaine de faire-part de s’y prendre lui-même. Un tel exercice demande du temps, de la patience, de la minutie… et après déjà une dizaine d’invitations assemblées on commence à en manquer. Comme je te l’ai dit plus haut, nous n’avons qu’une vingtaine de faire-part prévus. C’était largement faisable en DIY – même pour des personnes pas forcément très doués de leurs dix doigts comme Mister Simba et moi. 🤪

Voici le résultat de nos dures heures de labeur des moments de complicité partagés ensemble !

Réaliser son faire-part de mariage soi-même, bonne idée ou non ?

Crédits photo : Photo personnelle

Réaliser son faire-part de mariage soi-même, bonne idée ou non ?

Crédits photo : Photo personnelle

Réaliser son faire-part de mariage soi-même, bonne idée ou non ?

Crédits photo : Photo personnelle

Réaliser son faire-part de mariage soi-même, bonne idée ou non ?

Crédits photo : Photo personnelle

Nos enveloppes vert menthe et leur petit tampon « OUI » au verso, histoire de rester dans notre code couleurs jusqu’au bout…

Et toi, que penses-tu de nos faire-part maison ? Es-tu d’avis que se donner tant de mal vaut le coup au final ?! Ai-je réussi à te convaincre de te lancer dans un tel défi ? Dis-moi tout !!



3 commentaires sur “Ceux qui communiquent sur leur mariage – Partie 2”

  • Je suis impressionnée ! Félicitations pour ce rendu 🙂 . Vos invités ont du être très contents de recevoir un faire-part aussi joli. On sent que vous avez mis beaucoup d’amour dedans…!

  • Ça rend super bien l’effet sépia. On dirait qu’un artiste vous a dessinés. Et puis chapeau pour tout ce travail. Ça valait bien toutes ces prises de tête, ils sont uniques, ce sont vos faire-part à vous, votre personnalité.

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