Je suis pratiquante mais pas lui : on fait comment ?

Comme tu le sais peut-être, M.Dentelle et moi avons décidé de ne pas nous marier à l’Eglise. Et quand je dis “décidé”, ce n’était pas vraiment une décision, c’était plus une évidence. Ni l’un ni l’autre n’est croyant ni pratiquant. C’était impensable (et impossible) pour nous d’aller à l’église.

Mais je me suis toujours demandé comment ça se passait dans les couples où l’un est pratiquant et l’autre pas… Surtout qu’au delà du mariage se posent des questions pratiques pour tous les jours d’après, et notamment concernant l’éducation religieuse d’éventuels enfants.

Millie, qui est pratiquante mais fiancée avec un homme qui ne l’est pas, nous raconte aujourd’hui comme ça se passe dans son couple à l’approche de leur mariage. Une belle preuve de tolérance au quotidien !

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La religion, pour moi c’est beaucoup et pour lui c’est rien du tout.

Nous sommes ensemble depuis 3 ans, et ce sujet n’est pas une problématique dans notre couple.

Nos histoires et nos familles

En même temps, nous avons été tous les 2 dans des écoles privés et avons tous les deux reçus une éducation catholique. Chacun est baptisé, communié et avons fait notre profession de foi. Lui, il l’avoue un peu, plus pour faire la fête avec les copains (eh oui, en école privé, tu fais ta communion avec ta classeet tu fait des weekends de préparation où tu rigoles toujours beaucoup) et pour les cadeaux.

Pour moi, ça été un choix religieux, j’ai même été jusqu’à la confirmation (et on a pas fait de fête, donc rien à voir avec les cadeaux).

Je vis dans une famille pratiquante, et où le service aux autres est important. Ma mamie par exemple s’occupe de l’Eglise, prépare les baptêmes, les enterrements. Quand j’étais petite j’allais souvent à la messe ou aux préparations avec elle. Elle me faisait participer, que ce soit pour la quête ou pour lire les lectures. Mon amoureux, lui, a une famille qui est croyante mais pas forcément pratiquante.

Je pratique ma foi chaque dimanche ou presque. Mon amoureux ne m’accompagne pas, mais ne me dit rien, et moi je ne le force pas à m’accompagner non plus. Il n’y a que la messe de Noel où je lui demande de faire un effort. En plus, c’est une cérémonie toujours très sympa et pleine d’ambiance avec des chants joyeux.

On se marie à l’église ou pas ?

Cela a posé des questions au moment du mariage, c’est sûr.

Pour le mariage à l’Eglise je ne pouvais transiger. Heureusement, même si on n’était pas forcément tout à fait d’accord sur la cérémonie (moi je voulais une messe alors que pour lui une bénédiction suffisait amplement) le fait de se marier à l’Eglise était une évidence pour nous deux.

Une bénédiction, c’est pas mal, tu me diras ?

Oui, enfin pour moi qui suis pratiquante, le mariage est quand même un sacrement, donc c’est important. Et puis ma maman, pratiquante, est divorcée depuis 23 ans et ne va plus communier depuis. Elle m’a toujours dit qu’elle se préparait à retourner communier le jour de mon mariage. Alors forcément, cette messe a pour moi une importance toute particulière.

Alors oui, c’est notre mariage, il faut que ça nous plaise, ok. Je suis d’accord avec toi. Mais moi ce qui me plaît c’est de faire plaisir aux gens, et pas que le jour de mon mariage. Alors j’ai envie de lui faire ce plaisir.

Au début, M. Amour n’était pas super chaud. Mais il me connaît ! Il savait que je n’allais pas abandonner comme ça. Parce quand je souhaite quelque chose, je fait tout mais vraiment tout pour l’obtenir. J’ai donc commencé doucement et sûrement mon « œuvre », c’est-à-dire lui prouver par A+B qu’une messe c’était mieux qu’une bénédiction.

C’est vrai, j’ai l’avantage de connaître les personnes qui animent les messes. Je lui ai parlé de l’animation que l’on pourrait avoir. Il s’avère qu’un des animateurs joue de la batterie (je t’ai dit que je joue de la batterie, et que j’adore ça !?), de la guitare, et il chante toujours des chants joyeux. Je lui ai dit que 1h de cérémonie avec lui, ça passe toujours vite. Tu me crois si j’ai juste eu besoin de dire ça pour que M. Amour soit d’accord pour la messe ?

Il est formidable, mon homme ! J’ai quand même moi aussi fait une concession. Nous n’irons pas au week-end de préparation dans la communauté de frères dans laquelle je vais souvent. On ne fera que la préparation classique : rendez-vous avec le prêtre, rencontre avec d’autres futurs mariés, ET préparation avec mamie (ça aussi, ça a beaucoup aidé à le convaincre).

Après, pour le déroulement de la cérémonie en elle-même, on n’a pas encore tout défini. La demande officielle (j’entends par là le fait que M. Amour demande ma main à ma famille) n’est pas encore faite. Nous avons décidé de nous marier en 2013, mais la date n’est pas encore fixée. En plus, nous venons d’avoir un nouveau curé et je préfère voir avant comment il anime ces messes, sinon je demanderais à un frère de nous marier. Parce que oui, notre cérémonie sera vraiment gai, joyeuse et le plus soft possible.

Et après le mariage ?

D’autres questions se sont posés à demi-mot.

Nous sommes d’accord que nos futurs enfants seront baptisés petit et iront dans une école catholique. Nous n’avons pas les mêmes raisons pour les mettre à l’école privée mais l’important c’est qu’on soit d’accord. Qui dit école privée dit catéchisme obligatoire à l’école. La question ne se pose donc pas.

J’ai fait les scouts pendant une dizaine d’années. J’aimerais bien que mes enfants vivent également cette expérience. Pour le moment, nous ne sommes pas trop d’accord sur ce point. Mais nous nous disons tous les 2 qu’ils pourront essayer et ce sera à eux de voir si ça leur plaît ou pas.

De même, pour les communions ou autres rites, les enfants verront par eux-mêmes.

Concernant la messe tous les dimanche, on en a pas encore parlé, mais je pense que je les emmènerais petits.

En fait, la religion pour nous n’est pas un sujet de discorde, peut être parce qu’on a reçu la même éducation et que c’est lorsque l’on est devenu adulte que l’on a pris des chemins différents. L’important c’est de garder l’esprit ouvert et surtout de ne pas se buter sur les choses.

En même temps, ce n’est pas le cas pour la vie de couple en général ?

Et toi, tu es pratiquante ? Et lui ? Vous faites comment ?

(Crédit photo : Stock Katman1972)



21 commentaires sur “Je suis pratiquante mais pas lui : on fait comment ?”

  • Nous sommes dans une situation un peu… différente.
    Mon chéri est baptisé, communié mais s’est converti à une autre religion.
    Personnellement, je suis catholique.
    Nous en sommes à un point où la foi est importante dans nos vies, mais les institutions religieuses nous ont déçues.
    Personnellement, je n’arrive pas à concevoir de devoir signer un papier où mon chéri et moi on s’engage sur l’honneur à élever nos enfants dans la foi catholique si on se marie à l’Eglise.
    Et on ne voulait pas non plus se marier à l’Eglise en “mentant”.
    Nous avons donc opté pour la cérémonie d’engagement… Si un jour un homme d’Eglise veut nous bénir, qu’il soit Catholique, juif, musulman ou orthodoxe peut m’importe, nous en serions ravis, tous les deux.

    Ce dont nous sommes sûrs, c’est que nous avons foi en un dieu unique, la seule différence c’est qu’on lui parle de manière différente.
    Aux questions que notre amour et l’arrivée de futurs enfants ont soulevé, nous avons répondu de la même manière.
    Même si j’en ai envie que nos enfants soit baptisés, leur apprendre qu’il y a des différences mais qu’on tend tous vers la même chose me parait important.

  • Alors nous, moi je suis catholique ancienne pratiquante (déçue des autorités religieuses) marié à un athée convaincu (voire convainquant)…
    Je précise que je suis baptisée et communiée par choix personnel et non par la volonté de mes parents.
    Mais nous c’était sans l’église forcément, je ne me voyais pas “imposé” ma volonté d’une cérémonie à l’Eglise.
    Notre fils a reçu un bapteme Républicain et il choisira plus tard ce qu’il veut faire.

  • Alors c’est nous chéri est catholique, communié, avec une famille globalement pratiquante mais pour plusieurs raisons, il ne fréquente plus les églises car il estime de pas en avoir besoin pour avoir la foi…
    De mon côté, je suis athée, depuis toujours puisque pas baptisée! Néanmoins, je baigne dans un milieu plutôt catholique (amis scout au lycée, amies très proches et pratiquantes aujourd’hui…) et mes parents m’ont même envoyé au “caté” chez la voisine pour que je décide moi-même(j’avoue, je n’y suis pas allée longtemps, trop en décalage!)…
    Au final, nous n’irons pas à l’Eglise. J’étais prête à le faire pour Chéri qui pensait au départ que ce serait important pour lui… il a alors pris contact avec le prêtre de la paroisse et il a juste été décu puis en colère… et il a décidé qu’il ferait comme au quotidien, il pensera à Dieu, mais sans être dans une église! Et de mon côté, c’est surement mieux comme ca… mais je ne veux pas savoir ce qu’il s’est dit et va se dire encore dans sa famille! Après même mes parents ont semblé un peu decus, alors que c’est ma propre mère qui a fait le choix de “quitter” la religion catholique, mais il faut croire que “ca aurait fait plus mariage”!

  • Chez nous, c’est le Groom qui est croyant pratiquant, et moi qui ai toujours claironné que je ne me marierai jamais à l’église. Évidemment, la question s’est posée et a été sources de tension. J’ai fini par accepter, mais pour une bénédiction. Mon mari s’est tourné vers un prêtre qu’il connaissait, et qui a été génial. On a eu beaucoup de séances de préparation, qui ont été bénéfiques pour tous les deux. Je me suis sentie libre de poser mes questions ou d’exprimer mes désaccords, et surtout, on a réfléchi en profondeur sur ce que signifiait notre engagement, et notre mariage à l’église. Mettre des mots sur ses sentiments et formaliser son projet de couple, on devrait tous le faire.
    Ce qui était important pour moi aussi, c’était de ne pas passer pour une hypocrite, celle qui se marie à l’église “parce que ça fait bien” et tous nos textes et chants ont été choisis dans ce sens, en plus d’être porteurs de messages symboliques.
    Au final, j’ai beaucoup aimé ce moment à l’église, même si je campe toujours sur mes positions, mais je suis peut-être plus ouverte.
    C’est ça aussi le mariage.
    Quant à l’éducation religieuse des éventuels enfants, c’est mon mari qui s’en chargera, même si je veillerai à leur expliquer qu’il peut y avoir d’autres religions et d’autres formes de croyances.

  • Chez nous pas de mariage religieux malgré une éducation catholique forte des deux côtés. Nous avons choisi de ne pas nous marier à l’église car nous ne sommes pas croyants. Par contre, culturellement, la religion fait partie de nos vies : amis croyants, famille, patrimoine personnel, bref on baigne dedans mais on n’y croit pas!! alors pour notre enfant nous avons fait le choix de le mettre en école privé pour qu’il puisse faire ses propres choix en toute connaissance des choses comme nous l’avons fait. La différence c’est qu’il ne sera pas baptisé mais s’il en exprime le désir à un moment ou à un autre, nous le suivrons!

  • Grand Chéri a été élevé dans une famille croyante ; baptême, communion, profession de foi, scolarité dans le privé.

    De mon côté, c’est plus compliqué !
    J’ai été élevée par un père athée (mais très tolérant) et une mère qui a sa propre foi (teintée de catholicisme et de bouddhisme). Bien entendu ils ne se sont pas mariés à l’église.
    A 11 ans j’avais lu la Bible par curiosité, à 12 ans j’ai demandé à faire du cathé, à 14 ans je me suis faite baptiser.

    Aujourd’hui, j’ai une vision très éloignée des dogmes de l’église, mais je crois en “quelque chose”, comme ma mère.

    Le mariage à l’église est une évidence pour Grand Chéri, bien qu’il ne soit pas pratiquant.
    Pour moi, impossible de mentir dans une église ; j’espère donc que le prêtre qui va nous marier saura être compréhensif vis à vis de certains blocages que je pourrais faire sur des paroles auxquelles je ne crois pas.

  • Je suis athée et mon chéri est agnostique. Mais à ce sujet là, nous avons eu des éducations très très différentes. Moi, je viens d’une famille athée, et même anticléricale (un peu version 3e république, l’école contre l’église et ses superstitions). Quand il y a par hasard un mariage à l’église dans ma famille, mon grand-père, mon père et mes oncles vont boire un café au lieu d’assister à la cérémonie.
    Mon chéri, lui, vient d’une famille croyante et pratiquante. Sa grand-mère ressemble à celle de Millie. Quand elle a perdu son mari, elle s’est rapprochée d’un prêtre qui l’a aidée à élever ses deux filles et qui est devenu quasiment un membre de la famille. C’est lui qui a baptisé mon mari et qui lui a fait faire sa communion.

    Quand on a commencé à parler mariage, pour lui le mariage à l’église était une évidence. Pas par conviction religieuse, mais par tradition familiale. Et ça, ce n’était pas possible pour moi, parce que justement c’était aller à l’encontre de ma tradition familiale à moi (j’ose pas imaginer la tête de mon père si je lui avais demandé de me conduire à l’autel). Finalement ça ne lui a pas posé problème de renoncer à l’église. Et pour que ça ne fasse pas de peine à sa grand-mère, on lui a proposé de lire un texte religieux (tout en restant ouvert à tous) à la mairie. Ca l’a touché, même si elle a finalement choisi un autre type de texte.
    Mais je pense qu’on se serait mariés à l’église si le prêtre qui a accompagné sa famille avait été encore en vie. Parce que la ça aurait eu un sens profond pour mon homme. Et pour ça, j’aurais dit oui.

    Pour ce qui est de l’éducation des enfants, ça risque de coincer avec ses grands parents à nouveau parce qu’ils ne seront pas baptisés petits… Ils pourront le faire s’ils le souhaitent, mais à mes yeux ça doit être un choix personnel. Par contre je tiens à ce qu’ils aient une éducation religieuse, afin de pouvoir choisir librement, et surtout parce qu’en dehors de toute croyance, culturellement, c’est très important.

  • J’étais exactement dans le même cas que KoaRou : persuadée de ne jamais me marier à l’Eglise jusqu’à la rencontre avec mon mari qui lui ne pouvait pas imaginer son mariage sans passer par l’Eglise.
    La question s’est donc posée lorsqu’il m’a demandé en mariage. Je ne suis pas baptisée et mes parents ne sont pas croyants mais mon père est le médecin du village donc il connaît bien le prêtre. Mon père m’a tout de suite dit “Tu verras, le prêtre est super cool et ouvert !”.
    On est donc allé rencontrer ce prêtre et j’ai pu ouvertement exprimer ma non-foi. Il a de suite très bien compris notre situation et il a eu cette phrase qui restera gravée dans ma mémoire “Peu importe que tu sois baptisée et croyante ou pas, si tu veux te marier à l’Eglise c’est pour faire plaisir à ton futur mari et ça c’est une très belle preuve d’amour”. A partir de ce moment là j’ai su que cette préparation allait bien se passer et que nous allions nous marier à l’Eglise.
    Nous avons passé plusieurs après midi avec le prêtre à discuter de tout et de rien, de notre vision du couple, de nos familles, de notre futur…Cela nous a fait beaucoup de bien de poser des mots sur des sentiments et on a vraiment eu l’impression d’avancer tous les 2 ensemble. Guillaume pouvait exprimer sa foi et moi j’ai pu poser toutes les questions que je voulais sans me sentir exclue.
    Nous avons minutieusement préparé la célébration en elle-même aussi bien dans le choix des textes religieux ou non que dans les musiques car nous voulions que nos 2 familles puissent s’y retrouver et biensûr nous aussi. Le prêtre a beaucoup parlé de nous, il a personnalisé la célébration avec des petites anecdotes que nous lui avions racontées. Et puis surtout, mon mari et moi avons écrit des voeux que nous avons lu avant l’échange des consentements. Nous n’avions pas lu les voeux de l’autre donc c’était une très belle surprise pour tout le monde. J’avoue avoir eu beaucoup de mal à lire mes voeux tellement l’émotion était intense et surtout j’entendais les personnes du 1er rang renifler et je les voyais verser quelques larmes !
    Finalement je ne regrette pas de mettre mariée à l’Eglise parce que c’était un joli moment que nous avons vécu pleinement et que nos familles, qu’elles soient croyantes ou pas, ont également beaucoup apprécié.
    Quant à l’éducation religieuse des enfants, mon mari est déjà prévenu que cela sera son entière responsabilité et pour l’instant il le prend bien !

  • Moi non croyante, sans religion, lui chrétien catholique version extrême. Nous nous sommes mariés à l’église en slovaquie (dans un pays où TOUT le monde, jeunes et vieux, va à la messe, où il y a une messe deux fois par jours, tous les jours…, et où le mariage à l’église est reconnu par l’état).
    Je ne me suis pas baptisée car je trouvais ça hypocrite. Nous avons demandé une dérogation au cardinal, qui a été acceptée. A l’église je n’ai pas reçu ttes les prières du prêtre, ni cité de prières, et je n’ai pas eu l’hostie. Ma fille est baptisée à l’église en slovaquie, et baptême républicain en france. On ne se prend pas vraiment la tête à ce sujet.

  • C’est chouette de voir que bien souvent l’amour l’emporte et le compromis est possible sans que personne ne se sente obligé ou privé..

    Etant divorcée, la question ne se posait pas mais
    nous avons la même position. Il nous aurait semblé impossible d’entrer dans une église. Cela n’aurait eu aucun sens , bien qu’étant baptisés et communiés tous les deux( mais plus par tradition et obligation que par volonté)..

    La foi ne fait pas partie de notre quotidien. La cérémonie d’engagement nous offre vraiment une belle possibilité de célébration à notre image.

    Je me rappelle aussi à quel point j’avais été dégoutée par ma première expérience..

    Plus jeune et maléable,sans autre alternative qu’offre aujourd’hui la cérémonie laique, je m’étais laissé tentée par l’église (faire plaisir à mamie, la tradition, avoir une cérémonie autre que la lecture du code civil..)

    Après notre préparation ( un peu rude) avec le prête, nous avions été obligés peu de temps avant le jour j, de faire un faux!! Notre déclaration d”intention très réaliste et authentique ne lui plaisait pas et si on n’écrivait pas ce qu’il voulait, il refusait de nous marier, alors que tout était organisé et les FP envoyés..!!!

    Après discussion avec nos parents nous avions cédés mais je l’ai toujours regretté..

    Et pour couronner le tout, prennant sa retraite le lendemain de notre mariage il avait baclé la cérémonie, oublié les textes, une vraie cata quoi…

    Je suis contente de lire, qu’il y a des prêtres compréhensifs et qui conserve à l’amour le premier rôle.

  • je me pose une petite question, ça sert à quoi le baptême républicain?

    Parce que le baptême religieux, je le comprends bien, mais le républicain, c’est juste pour les cadeaux et l’occasion de faire une grande fête? Ou y a-t-il une autre signification?

    • C’est un baptême qui a lieu à la mairie, et qui a pour but de faire entrer l’enfant dans la communauté républicaine et de le faire adhérer symboliquement aux valeurs de la république.
      C’est une cérémonie symbolique, qui n’a pas de conséquences légales. Ma mère, en devenant marraine républicaine, s’est légalement engagée à faire partie du conseil de famille qui prend les décisions importantes pour l’enfant en cas de décès des parents. Mais sinon, c’est symbolique : elle s’engage à aider les parents à élever l’enfant selon ces valeurs républicaines.

  • Je me reconnaît complètement dans cet article !
    j’ai envie de dire à 100%, la seule différence c’est que je me marie en 2012 et non en 2013 ^^ !
    Moi aussi j’ai fait la concession de la préparation classique au lieu d’aller faire une retraite chez mes bonnes-soeurs préférée !

  • A oui, les croyances ça peut être un sujet délicat. Dans le genre situation compliquée je vous raconte la mienne. Je suis moi même athée et je l’avoue assez anti-cléricale bien que ma famille soit catholique pratiquante. Sauf pour mes parents qui se sont tous les deux convertis au bouddhisme il y a 20 ans. Mon chéri “ne sait pas il ne s’est jamais posé la question” mais ses parents sont protestants pratiquants et sa famille ( grand parents…) sont catholiques. Pourtant pour notre mariage la question ne s’est même pas posée: ce sera une cérémonie laïque dans laquelle on va faire revenir des symboles universels et intemporels qui nous tiennent à coeur. De façon assez surprenante nos deux familles ont tout de suite adhéré au concept! Quant à l’éducation de nos enfants le principe est simple: pas de dogmes, toujours remettre en question ce qu’on lui apprendra de façon à prendre ses propres décisions

  • Je suis athée et mon chéri agnostique.
    Moi je viens d’une famille athée, grands-parents parents ancien “communistes pratiquants”… Bref, la religion n’a jamais fait parti de mon quotidien ! (J’étais la seule non baptisée et n’allant pas au cathéchisme à l’école ! – petit village oblige…)
    Lui vient une famille protestante pratiquante (grands-pères pasteurs, ainsi que certains oncle, une tante aumônier de l’armée… et des parents très impliqués dans la paroisse !). Pour autant, il n’est pas baptisé car, bien que n’étant pas protestants baptistes ses parents adhèrent au fait que le baptême doit être un choix et non pas quelque chose de passif.
    Accessoirement, le mariage religieux chez les protestants est une bénédiction et nullement un sacrement : chacun fait son propre chemin et chacun “est son propre prêtre”, le mariage se fait à la mairie puis il est béni à l’église. Et puisque ce n’est pas un sacrement, on peut donc encore se marier religieusement après un divorce.
    Au final ses parents bien que très croyants et un peu dans l’idée secrète du “nous on fait tout bien”, ne sont pas embêtants sur ce point compte tenu de tout cela.
    Pour nous, pas d’église ni de temple. Après la mairie, nous avons opté pour “l’option Dentelle” : une cérémonie d’engagement où ne sera évoqué aucun dieu !

  • Quant à nos enfants, ils auront des exemples dans la famille… Nous répondrons à leurs questions en disant “moi, je crois que…”, en mentionnant leurs grands-parents qui croient autre chose, et le fait qu’il y a encore bien d’autres personnes qui croient des choses différentes.

  • Bonjour à toutes. De mon côté, mon chéri est catholique pratiquant, il a fait parti des enfants de choeur et a même hésité à être prêtre! (même si depuis qu’il est avec moi, il ne pratique plus beaucoup) et moi je suis agnostique, je crois peut-etre en quelque chose, je ne peux pas dire quoi puisque je ne l’ai jamais vu, je ne peux pas dire qu’il y a une bonne façon de croire, puisqu’il en existe plusieurs, et je crois que si les croyances religieuses des hommes ont amené à la guerre et les y amène toujours, je ne suis pas pour faire partie de l’une d’entre elle. Tout ça pour dire, qu’on a décidé de se marier à l’église, de faire seulement une bénédiction, car je ne suis pas baptisée et que je ne veux pas l’être. Etre avec mon chéri m’a fait prendre conscience également qu’au final, la religion inculque de très bonnes valeurs humaines. Nous avons des amis de notre âge prêtres qui sont des gens comme vous et moi et ça me permet d’avoir une autre vision de la religion. Avec mon chéri, nous sommes très tolérant l’un envers l’autre. nos points de vue différents nous permettent de changer notre façon de voir les choses. On a décidé tous les deux de faire des concessions pour l’autre: moi je me marie à l’église car c’est important pour lui, lui accepte de ne faire qu’une bénédiction car il comprend que je ne veuille pas me baptiser.

  • merci pour ce témoignage! chez nous c’est un peu pareil, sauf que je ne suis pas catholique. Je me suis fait baptiser il y a deux ans par choix, dans une église protestante, mais je n’ai même pas de certificat, c’était purement l’expression d’un choix de foi. J’ai beaucoup appréhendé la réaction de mon homme à l’époque, lui étant agnostique élevé dans le judaisme. J’étais prête À renoncer au mariage à l’église qui est très important pour moi justement parce que je suis croyante, je ne voulais pas d’hypocrisie, le mariage se fait à deux, et je ne supporte pas le mensonge, surtout pour les choses importantes. J’en ai parlé à mon fiancé et je suis retombée amoureuse à sa réponse 🙂 : les valeurs véhiculée au cours de l’union sont aussi les siennes, même si Dieu pour lui est un mot, pour lui Dieu sera mon témoin au même titre que ma famille. Vu que nous nous marieront à l’église protestante, la question du baptême ne se pose pas et le pasteur tient “seulement” à ce que les futurs époux soient en accord. Il nous propose de nouer aussi le lien avec ses racines juives. La préparation nous la feront dans qq mois, j’ai hâte de vivre ces moments d’échange!

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