Mon mariage entre rêve et réalité : la quête de la robe – Partie 1

Pour suivre mon aventure depuis le début, retrouve le récit de notre rencontre ici, la demande ici et le concept .

Donc ça y est, le décor est posé, tu sais ce que nous préparons pour nos invités, nous pouvons maintenant passer aux choses sérieuses ! Tu m’as comprise, nous allons aborder le sujet que tu attends depuis le début, la chose la plus importante, l’objet sans lequel je ne pourrais pas me marier, l’essentiel de l’essentiel, j’ai nommé (gniiiiiiiiiii) LA ROBE ! (re-gniiiiiiii) Je vois les paillettes scintiller dans tes yeux, et tu as bien raison, suis-moi, je t’emmène, nous entrons dans un monde magique fait de dentelle, de tulle, de taffetas, de satin, de perles et de tout ce qui peut orner une mariée !

The ONE, ma précieuse, mon rêve de gosse… et la naissance de Mlle Huit!

Autant le dire toute de suite, ma robe de mariée est depuis toujours un objet sacré, une chose que j’attends depuis l’aube des temps, dont je rêve depuis une éternité. Bref, la trouver “en vrai” risquait bien de ressembler au défi du siècle ! D’abord, j’ai toujours su que je voulais une robe de confection, le sur-mesure n’a jamais été une option pour moi : beaucoup trop étourdissant de liberté, trop de risques de me perdre… Par contre, je m’étais toujours interdit d’aller faire un essayage “pour le fun” avant que ce soit pour de vrai (superstitieuse, moi ? Non…) donc je partais d’une page plus ou moins blanche. Et puis évidemment, qui dit robe, dit morpho ! Une robe de mariée, comme tous les vêtements, est un bel objet qui fait rêver dans une vitrine, qui plaît parce qu’elle a telle forme, telle couleur, tel tissu ou telle matière. Mais c’est surtout un ornement qui va venir se poser sur le corps de la femme qui l’aura choisi, pour la rendre encore plus belle, dans laquelle elle doit se sentir bien, qui doit mettre en valeur les qualités qu’elle aime chez elle et ne pas souligner les choses qui lui plaisent moins.

Je ne t’apprends rien, nous n’avons pas toutes le même corps. Nous portons des tailles différentes, bien sûr, mais cela ne fait pas tout, et de loin ! Le plus important, me semble-t-il, c’est qu’il existe des morphologies différentes, qui se retrouvent aussi bien dans une taille 36, 48 ou 56… En ce qui me concerne, je porte une grande taille depuis l’adolescence et il m’a fallu du temps pour faire la paix avec mon corps, le regarder avec bienveillance et même, comble de l’exploit, l’aimer comme il est ! En fait, j’ai eu comme un déclic le jour où j’ai découvert l’existence de la notion de morphologie (Merci Cristina Cordula !) et où j’ai enfin posé un regard lucide sur mon corps, car j’ai enfin su comment l’habiller. Depuis, le miroir n’est plus mon pire ennemi et je me porte nettement mieux ! Bref, voilà l’info que tu attends : je suis un sablier (ma chérrrrrrrie, je sais j’ai trop de chance…!) aussi appelé morphologie en… huit ! Et voilà, tu connais le sens de mon nom de plume chez les Dentelle. J’ai choisi ce pseudo parce que la recherche de ma robe représente un point très important de mes préparatifs, pour deux raisons. D’abord, parce que j’avais de grandes attentes, nourries par des années à rêver et à baver sur les magazines. Ensuite parce que je ne rentre pas dans le moule de la mode actuelle avec ma généreuse taille 48, mais qu’il était hors de question que cela m’empêche de trouver ma précieuse et d’être la plus belle pour me marier !

Bref, si tu croyais, que je savais exactement ce que je voulais, avec tous ces rêves de petites filles, et bien tu te trompes ! Alors, oui, bien sûr, j’avais quelques images en tête… Sauf que cette histoire de morphologie, je l’ai découverte vers mes 22-23 ans, donc autant dire que mes rêves de gosse ne tenaient pas du tout compte de la réalité géométrique de mon corps d’aujourd’hui. Bref, je suis repartie (presque) de zéro, avec des envies mais pas d’idée précise (sauf la certitude que malgré leur beauté, les robes tendance bohème, toutes en fluidité,  n’étaient malheureusement pas faites pour moi…) Bref, je me suis lancée dans la quête tant attendue, sans vraiment trop savoir ce que je cherchais…

Robe de mariée sur ceintre

Crédits photo (creative commons) : themichelleeeng

Challenge accepted !

D’un point de vue pratique, j’ai très rapidement décidé de partir en quête de ma robe accompagnée de ma fidèle témouïne chérie, Mlle Blonde et d’elle seule. Je ne voulais pas d’une armée de filles prêtes à en découdre (!) pour avoir le dernier mot (ça vaut aussi pour ma sœur, ma maman, que j’aime pourtant de tout mon cœur, et pour toutes les autres personnes de sexe féminin de mon entourage). Je sais ce que j’aime, mais sur un sujet aussi délicat, je peux être assez facilement influençable et je ne voulais pas que les goûts et les couleurs des unes et des autres viennent semer le doute dans mon esprit. En plus, avec les vendeuses qui ne retiennent jamais un commentaire, je trouvais que nous étions assez de parties prenantes autour de la table des négociations.

Nous avons donc préparé un premier round d’essayages. On est à M-13 environ, j’ai bien fait mes devoirs, je sais qu’il faut s’y prendre assez tôt car les délais de confection sont longs… Et stressée de nature, je redoutais de devoir faire un choix par défaut à cause du manque de temps. J’avais aussi très envie de trouver ma robe dans une boutique près de chez moi (parce que c’est plus pratique, mais aussi sous-entendu “chez moi – en Suisse”, alors que de nombreuses fiancées suisses traversent la frontière pour payer moins cher). Donc je commence par prendre rendez-vous dans la boutique de ma ville. Les vendeuses me préviennent que nous sommes entre deux saisons et que leur assortiment n’est pas encore au complet. Qu’à cela ne tienne, je veux essayer des choses, peu importe si je n’ai pas accès au plus large des choix, je veux attaquer ! Je prends également rendez-vous dans deux autres boutiques dans ma ville d’origine, située à une heure de route.

Nous voilà parties, par un beau samedi d’août, la fleur au fusil, la bouche en coeur et les yeux pleins de paillettes. Sauf que voilà, la réalité finit quand même par nous frapper en pleine poire : 80% (voire 100%) des robes disponibles à l’essayage sont des tailles 38-40. Gloups… Mais, euh, pardon Madame, comment pouvez-vous me demander de signer un bon de commande à plus de 1000€ alors que je n’ai même pas pu me voir dans l’objet concerné ? Je sais bien que je ne suis pas la première (ni la dernière, malheureusement) qui se casse le nez (et l’enthousiasme) sur le rocher de l’intransigeance des boutiques de mariées et de la société actuelle, mais tout de même, je ne pouvais pas imaginer que ce serait aussi grave ! Certaines boutiques n’avaient tout simplement RIEN à me faire essayer et trouvaient parfaitement normal que je commande une robe sur catalogue sans même un essayage. Bah non, merci beaucoup mais non ! Heureusement, il y a quand même eu quelques exceptions…

*** Attention, M. Show, si tu nous lis, c’est le moment d’aller voir ailleurs si tu y es… ***

Première boutique

Dans la boutique de ma ville, la toute première, j’ai la chance d’être vraiment bien accueillie. C’est déjà un bon point. Et de pouvoir essayer plusieurs modèles. Par contre, je n’ai rien pu choisir, j’ai juste essayé ce qu’il y avait, les quelques modèles dans lesquels je pouvais entrer mes fesses rebondies et ma poitrine généreuse. OK, c’est pas grave, ce n’est que le début, me dis-je, philosophe, ça va me permettre de cerner un peu mes envies et de découvrir la sensation d’être (enfin) dans une robe de mariée…

Donc voilà, autant le dire tout de suite, je n’ai pas eu de coup de coeur. Enfin, je peux même dire que je n’ai pu me projeter dans aucun de ces modèles… Je vous laisse découvrir le résultat… (désolée pour la qualité des photos qui laisse à désirer).

Essayage de robe - Mlle Huit

Crédits photo : Photo personnelle

J’aime bien le bustier, mais je suis pas du tout convaincue par le drapé en dessous du ventre… et puis je la trouve un peu trop simple…

Essayage de robe - Mlle Huit

Crédits photo : Photo personnelle

Le décolleté carré m’a beaucoup plu et j’adore la dentelle. Mais la coupe droite et les manches me rajoutent à peu près 20 ans au compteur, donc très peu pour moi…

Essayage de robe - Mlle Huit

Crédits photo : Photo personnelle

J’ai craqué sur le décolleté cœur et le drapé oblique qui affinent merveilleusement la taille. Mais de nouveau, je la trouvais nettement trop simple, pas assez “funky” pour moi!

Essayage de robe - Mlle Huit

Crédits photo : Photo personnelle

Bon j’avoue, celle-ci m’a vraiment tapé dans l’œil… j’ai presque même eu un coup de cœur, mais il lui manquait un petit quelque chose… A posteriori, je pense que c’est vraiment dommage que la vendeuse n’ait pas pensé à me proposer d’essayer avec un jupon à cerceau, car avec un peu plus de volume, ça aurait pu être the One !

Essayage de robe - Mlle Huit

Crédits photo : Photo personnelle

Et une petite dernière pour la route, juste pour grogner une dernière fois contre les boutiques qui n’ont que du 38-40 à l’essayage…  parce que c’est sûr que posée devant moi, cette robe à l’air parfaite… quelle blague ! Bref, j’arrête…

Bon allez, je te rassure, j’ai finalement trouvé la bonne. Mais pour ça, il va falloir attendre la suite…  Stay tuned !

Et toi, tu savais exactement à quoi ressemblerait ta robe ? Tu l’as trouvé du premier coup ? Ou alors tu as choisi le sur-mesure ? Raconte-moi ta quête !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les “Petits Tattoos” ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



14 commentaires sur “Mon mariage entre rêve et réalité : la quête de la robe – Partie 1”

  • Chouette un article de robe!!
    J’adore, surtout quand il y a des photos (moi ce qui me faisait râler dans les magasins de robe de mariées c’est l’impossibilité de prendre des photos!!).

    • Oui, moi aussi je trouve très compliqué de ne pas pouvoir prendre de photos car pour moi, ça a été indispensable de les regarder plusieurs fois pour faire mon choix…

  • Ah fameuse professeur Cristina Cordula ! C’est aussi ma bible, je l’adore elle me fait trop rire.
    Bref, revenons-en à nos moutons, je suis complètement d’accord avec toi pour dire que ces vendeuses/Mireille(S) sont AFFREUSEMENT MECHANTES !
    Mais qu’à cela ne tienne, tu tomberas sur un ou une vendeuse qui saura trouver LA robe adaptée à ton corps, ta personnalité et tes envies. Peu importe après tout qu’on fasse un 34 ou un 54, chacune doit pouvoir se sentir MAGNIFAÏQUE le jour du mariage !!! <3

    J'aime beaucoup la robe en dentelle, mais effectivement elle ne te rajeunit pas … =)
    C'est certain, tu vas nous trouver la robe parfaite !!!

    • Ah Cristina en effet c’est une grande source d’inspiration… 🙂 je dois quand nême dire que j’ai eu de la chance avec la plupart des vendeuses, car je n’ai pas eu à subir des remarques méchantes ou désobligeantes… par contre rares sont celles qui ont compris qu’une femme ronde peut avoir envie de ne pas se cacher…
      Merci pr ces encouragements! Et en effet je confirme que la quête s’est finis en happy end!

  • Gniiiiiiii la rooooooobe 😀
    Et enfin tu assouvis ma soif de savoir pourquoi Mlle Huit ! J’ai envie de te dire bienvenue au club 😀 je ne pensais pas du tout être taillée en 8 donc imagine ma joie quand je l’ai compris lorsque la vendeuse a pris mes mensurations ! 😀
    Comme je fais un 46, c’était un peu la galère également pour essayer des robes… mais la vendeuse a été vraiment charmante, j’ai pu toutes les passer quand même (avec un jupon 2 cerceaux) et j’ai craqué sur une… ça devait être la 3ème ou la 4ème que j’ai essayé ! Le coup de l’émotion tout ça tout ça, je ne pensais pas le vivre, et pourtant… 😀 Gniiiiiiiiiii !!!
    Comme toi j’ai beaucoup aimé le décolleté en cœur, qui met bien en valeur sans trop accentuer le “monde au balcon” comme je dis XD et puis les petites perles et strass qui partent en V sur le bas-ventre, juste top pour affiner la silhouette 😛 enfin bref le coup de cœur 😀

    J’ai hâte de découvrir ton choix, en tout cas je suis sûre qu’elle sera très belle, car tu est magnifaïïïïïïque ma chérrrrrieeeeeee 😀 hihi 🙂

    • Ah le coup de l’émotion et du craquage, je l’ai beaucoup espéré et attendu… je vous raconterai dans un prochain billet si j’ai finalement eu un coup de foudre ou pas…
      Et c’est quand même agréable de lire qu’il existe des vendeuses charmantes (même quand on fait du 46 ^^) et il faut aussi admettre que certains clientes ne sont pas hyper facile non plus… 😉

    • Merci beaucoup, c’est vrai qu’en revoyant les photos, ce premier round d’essayage n’est pas si mal… mais bon, trouver LA robe qui nous correspond vraiment, c’est toute une histoire pr certaines d’entre nous…

  • Bienvenue au club des Huit ! Tu as une jolie taille bien marquée ainsi qu’une ligne harmonieuse et je te trouve superbe dans l’avant-dernière robe. Hâte que tu nous montres “the one”.

    • Aaaah l’avant dernière ma fait rêver pendant longtemps… et je suis convaincue qu’un jupon aurait pu changer le cours de l’histoire… mais elle avait un “défaut” qui me bloquait et je pense que j’ai bien fait de continuer la quête… 🙂 vous me direz si j’ai eu raison… ^^

  • Je trouve que les bustiers te vont à ravir ! Je comprends ta frustration moi aussi je porte une grande taille et c’est trop rageant ne pas pouvoir fermer ces fichues robes !! Je me languis de lire la suite !!!

  • En fait, les robes de mariée en taille 48 pour essayage existent. Mais les vendeuses les gardent pour les futures mariées qui font du 38 ou du 58 😀
    Dans une des boutiques où j’ai essayé des robes, ils n’avaient, selon les modèles, que le 36 ou que le 46 (évidemment, je fais plutôt du 40, sinon ça serait pas drôle).
    Donc j’ai eu des “essayages” de robes qui ne rentraient pas vraiment et où on ne voyait pas du tout ce que pourrait faire le dos vu qu’il était très très très très loin de fermer, alternés avec des essayages de robes dans lesquelles je nageait avec la vendeuse qui mettait tant bien que mal des pinces pour que je me rende vaguement compte de ce que ça pourrait donner à ma taille.
    Dans les deux cas, c’est pas évident d’imaginer ce que ça donnerait dans la bonne taille, surtout au prix de la robe.

  • Je vais me marier en septembre 2017 mais ma hantise c’est les essayages de robes de mariée alors bien sûr j’en rêve mais vu ma taille (50/52) j’ai peur de me prendre quelques réflexions des vendeuses…. J’ai encore le temps mais cela m’angoisse au plus haut point….
    Quelques conseils pour y partir de façon plutôt zen ?

    • Bonjour Millytuba, merci de ton commentaire. Je comprends tout à fait que cela te fasse angoisser et je n’ai malheureusement pas de solution miracle… par contre quelques conseils : 1. essaie de bien connaître ton corps et ta morphologie, même si peut-être tu ne l’aimes pas trop, c’est le meilleur moyen de reconnaître rapidement et avec assurance les robes qui ne me te mettront pas en valeur (et de tenir le coup face à une vendeuse qui insiste pr te les vendre) 2. Emmène avec toi 1 (max 2) personnes qui t’aiment vraiment et qui te soutiennent (y.c. dans la question de ton poids et de tes rondeurs) ce n’est pas la peine d’avoir l’avis de qqn qui au départ trouve de tte façon que tu serais plus belle avec 10kg de moins (en dehors de toi-même car là tu n’as pas le choix) et 3. Choisis une grande enseigne ou une petite spécialisée dans les grandes tailles (je ne sais pas où tu vis donc difficile de te conseiller) mais c’est beaucouo plus facile de trouver des tailles différentes dans une grande boutique qu’une petite qui ne commande que du 40 pr ne pas se retrouver avec des robes invendues sur les bras… voilà, j’espère t’avoir aidée! Bonne chance et encore toutes mes félicitations!

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