Doutes, fatigue et coup de blues pendant l’organisation du mariage

Je crois qu’il est temps d’entrer dans le vif du sujet, avec un sujet qui fâche un peu justement : la préparation du mariage.

Ou plus précisément, quand la préparation du mariage devient source d’angoisse et de tension !

Je te préviens d’avance : si, pour toi, préparer ton mariage rime avec joie permanente, petits nuages roses et licornes à paillettes, ce qui suit risque de ne pas coller avec ton idée des préparatifs !

Doutes, fatigue et coup de blues pendant l'organisation du mariage

Crédits photo : Light and Stories

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : oui, il y a peut-être sans nul doute des futures mariées super zen pour qui les préparatifs sont un long et paisible chemin jusqu’au jour J. Si tu choisis de te faire aider par un wedding-planer, tu fais peut-être partie de ces chanceuses (et je t’envie un peu). Sinon, tu as peut-être déjà fait connaissance avec les formidables ascenseurs émotionnels qui accompagnent la préparation d’un mariage. Mais si, tu sais ! Quand tu passes de l’euphorie aux larmes, au mieux d’une semaine sur l’autre, au pire pendant la même journée et même plusieurs fois par jour.

Ne prends pas peur tout de suite : il y a des circonstances qui favorisent le stress et la fatigue, et j’ai bien cumulé. Si j’ai envie de partager mes coups de cafard et mes doutes lors des préparatifs, c’est pour que tu te sentes moins seule réfléchisses peut-être plus que moi avant de te fixer des objectifs anxiogènes.

Les circonstances d’un craquage annoncé

J’ai un rythme de vie assez soutenu (quoiqu’assez classique finalement) : déjà maman d’un petit garçon de 7 ans très remuant, mes journées sont bien remplies, week-end compris. Ajoute à cela un travail fatigant et physique, de nombreux trajets et beaucoup de temps dans les transports en commun, plus tous les tracas du quotidien. Quand des préparatifs de mariage viennent se greffer à tout ça… La vapeur monte doucement.

Il faut que je t’avoue que je n’aime pas me faciliter la tâche. Je suis très trop exigeante et perfectionniste. J’ai eu la merveilleuse idée de réaliser mes faire-parts à la main. Entièrement. Même l’écriture, soigneusement calligraphiée sur chacun de mes 70 faire-parts. Dans ma vie rêvée, j’aurais eu le temps de les fabriquer dans un appartement calme et silencieux, avec une bonne tisane et de la musique dans les oreilles.

Hum ! Ce qui donnait dans ma vraie vie : après une journée de boulot, les devoirs, le repas, la vaisselle et le coucher du petit. Entre 21 h et… bref. J’étais exténuée, irritable et je pleurais pour un rien. Et si je m’y mettais en journée, soit mon fils avait quelque chose à me demander (5 fois de suite, tu connais les enfants ?), soit c’était chéri qui jouait avec le chat (et que j’avais envie d’étriper, tu sens le niveau de stress ?) ou je ne sais quoi d’autre qui m’empêchait de me concentrer pour faire preuve de toute la minutie dont j’avais besoin.

Réagir avant qu’il ne soit trop tard et définir les priorités

Bilan fin avril : une dizaine de faire-parts plus ou moins terminés, et le reste en chantier. Et invariablement, des crises de larmes et des coups de pression. Bref, il était temps de réagir et d’arrêter d’aller droit dans le mur ! Mes soirées en couple se finissant par des disputes, Monsieur Loutre m’a dit que si toute la préparation du mariage devait se passer dans le stress et les larmes, il n’était pas sûr que ce soit une si bonne idée que ça.

Bon, il l’a dit sous le coup de l’énervement, mais ça m’a fait réagir. Est-ce que j’avais envie de me priver de toutes mes soirées en couple et du repos dont j’avais besoin juste pour avoir les “faire-parts-parfaits-entièrement-faits-main” ? Est-ce que je voulais vraiment laisser chéri prendre l’air le week-end avec le petit, et me priver d’eux et du soleil pour un projet qui me prenait plus de temps que je n’en avais ?

En conclusion

Je le reconnais, mon projet de faire-parts était beaucoup trop long et compliqué pour ma vie et le temps que j’avais objectivement à y consacrer.

Cet épisode des faire-parts m’a vraiment permis de comprendre mes priorités. Je sais que je ne veux pas renoncer aux DIY pour mon mariage. MAIS,  ils doivent impérativement :

  • être simples à réaliser
  • ne pas nécessiter trop de concentration et pouvoir être faits avec mon fils à côté pour “m’aider” (on se comprend) ou devant la télé en amoureux
  • être réalisables par quelqu’un d’autre que moi (pas de dessins ou d’écriture calligraphiée, mais des bricolages qui peuvent aussi être réalisés par môman ou pendant une après-midi création entre copines)
  • ne pas demander trop de temps (c’est à dire que s’il faut 2 h pour faire 4 pièces, c’est no way !)

En clair, exit minis origamis à plier à la pince à épiler, faire-parts calligraphiés à la main et micro-collages compliqués ! Et bonjour pompons en soie, arbre à empreintes et cadeaux d’invités rapides et malins.

Et surtout : au revoir le stress et les tensions inutiles ! Ce qui compte le plus : m’unir à l’homme que j’aime plus que tout et continuer à profiter de bons moments en famille. Le reste, c’est juste du bonus.

Ah au fait, ne t’in