Le mariage de Lila : la cérémonie

Suite du mariage de Lila : après les préparatifs, aujourd’hui, récit de la cérémonie personnalisée à la mairie.

On avait donné rendez-vous à tout le monde à 14h30 alors que le mariage était à 15h pour éviter les retards et avoir le temps de dire bonjour à tout le monde. On salue tout le monde, et là, je panique un peu : il n’y a personne de ma famille ! Ma mère, mon père et mes frères sont tous en retard ! Pourtant, comme une enfant, à ce moment-là j’ai envie de voir mon papa et ma maman. Mon père arrive rapidement. Mais ma mère n’arrive toujours pas : on apprend que mon beau-père vient de se faire piquer par une guêpe (il est allergique). Heureusement, un médecin est là (toujours avoir au moins un médecin dans sa liste d’invités !) et mon beau père a l’injection nécessaire sur lui. Ouf, problème réglé, ma mère pourra être là pour la cérémonie !

C’est l’heure de se marier. On ne sait pas trop comment dire à tout le monde que c‘est l‘heure d’y aller, donc mon chéri et moi on s’avance vers la mairie, en se disant que les gens vont bien suivre !

Notre choix de se marier dans ce village était en partie dû au fait que la maire du village connait très bien mon mari et sa famille et qu’elle nous laissait toute liberté pour intervenir à la mairie et ainsi organiser une cérémonie personnalisée. Quelques semaines avant le mariage, nous avons pris rendez-vous avec elle pour lui expliquer ce que nous voulions faire. Nous avons donc eu la chance d’avoir une cérémonie à notre image, en partie inspirée par les cérémonies laïques qui se développent actuellement.

La maire nous a d’abord accueillis, souhaité la bienvenue et elle a fait un bref discours sur son bonheur de marier celui qu’elle avait connu petit garçon. Elle a ensuite laissé la parole à Paul pour qu’il présente les différents intervenants. C’est d’abord la grand-mère du marié qui est intervenue, parlant de sa joie d’être présente, de l’importance en ce jour d’être entourés par les proches mais aussi, en pensée, par ceux “qui n’ont pu venir et aussi avec ceux dont nous gardons le souvenir, ici, là-bas, ailleurs… tous sont bien présents aujourd’hui dans les cœurs”. Elle a fini son discours en nous souhaitant de “continuer un beau chemin de vie et d’amour dans l’harmonie des couleurs d’un arc-en-ciel”.

Le père du marié a ensuite fait un discours construit autour de trois mots : fierté, bonheur et gratitude. Il a en particulier parlé d’une famille qui continue à se construire, et de son bonheur que nous ayons choisi de nous marier dans le petit village où ils se sont installés il y a 25 ans.

Deux de nos témoins sont ensuite intervenus. Ils ont raconté notre rencontre (ils étaient présents tous les deux), notre histoire (“Nous vous avons vu vous rencontrer avec surprise, vous découvrir avec plaisir, vous lier avec bonheur”). Ils ont souligné la place qu’avaient les amis dans notre vie (“vous avez toujours su construire votre couple sans jamais oublier les amis”). Le discours était truffé de références à des chansons que nous aimons. D’anecdotes drôles.

C’était parfait.

C’était ensuite à nous de prendre la parole pour un échange de vœux. Nous voulions garder de la légèreté et de la simplicité dans cet échange. Nous avons donc commencé notre discours chacun par “je veux me marier avec toi parce que…” en mêlant raisons profondes (la construction d’une vie à deux et d’une famille, la sérénité que je ressens, moi l’angoissée, quand je pense à nous) et détails dérisoires (“parce que j’aime quand on regarde Dexter tous les deux”).

Ensuite, la cérémonie civile a repris son cours. C’est mon seul regret pour l’organisation de la cérémonie : que l’échange des vœux ne soit pas suivie directement de l’échange des consentements. Mais la maire voulait que l’on parle soit avant, soit après, mais que l’on n’interrompe pas le déroulement de la cérémonie officielle. S’en est donc suivi la cérémonie légale, la lecture des articles de loi. Puis l’échange des consentements. J’ai trouvé ma voix bizarre. Et puis une seconde après, mon mari avait dit oui ! Il m’a passé mon alliance au doigt. Mon meilleur ami m’a tendu la sienne que j’ai mise… à sa main droite ! Il m’avait tendu cette main et je lui ai passé la bague au doigt sans me poser de question !

Signature des registres, lecture de l’acte de mariage. Pour finir la cérémonie, nous avons lu ensemble un poème d’Aragon, “nous dormirons ensemble“.

Les invités sont alors sortis pour préparer leurs munitions. Nos témoins, parents et grands-parents se sont attardés pour nous féliciter les premiers.

Je garde un souvenir étrange de cette cérémonie. Moi qui suis au bord des larmes à la moindre émotion, je pensais être submergée par cette émotion. Et en fait, pas vraiment. Au moment où nous nous sommes approchés de la mairie, j’étais étrangement sereine. Mes deux témoins, assis à mes côtés, étaient plus stressés que moi ! J’étais dans une bulle, avec l’homme que j’aimais. J’avais un large sourire collé sur le visage. Les discours étaient parfaits. Mon tout petit frère, du haut de ses un an, venait nous regarder l’air de dire « qu’est-ce qu’il se passe ? » et c’était tellement mignon. Pendant mes vœux, je me suis tournée vers l’assemblée, mais réfugiée derrière mon papier.

Mais à la fin de la cérémonie, je me suis retournée vers nos invités, et j’ai vu les yeux rouges de mes deux belles-sœurs et de ma belle-mère, et là j’ai pris en plein visage l’émotion des gens, dont je ne m’étais pas du tout rendu compte pendant la cérémonie.

Je n’avais pas conscience d’être émue sur le moment, mais je me suis rendue compte après coup que je l’étais. Ma voix étrange au moment de dire oui, ou le fait que je me trompe de main. Quelques jours plus tard, j’ai vu une vidéo de notre échange de vœux. Et mon émotion était palpable. Mais curieusement, je l’avais mis dans un coin et je ne m’en suis pas rendue compte sur le moment.

Puis la journée a repris son cours. J’ai guetté par la fenêtre du 1er étage les gens en train de se préparer à notre sortie. Nous avions acheté des « canons à pétales », le truc le plus kitch du monde, qui enchantait mon mari (qui répondait, quand on lui demandait pourquoi il se mariait « pour les « poums » à la sortie de la mairie »!). Et prévu des petits cornets de fleurs de lavande à jeter.

Mais pour info, quand vous donnez un cornet à un invité, il n’en prend pas une pincée pour la jeter délicatement. Il jette tout le cornet d’un coup. Directement sur les mariés. Et dans le décolleté de la mariée. Donc si vous n’avez pas de moyen d’enlever votre robe en vitesse, trouvez autre chose, sinon ça risque de gratter ! Heureusement, j’ai pu passer par la chambre d’hôtel de ma mère avant de continuer la journée !

Nous avons distribué à la sortie de la mairie des jolis éventails. Ça a fait un chouette cadeau pour les invités et c’est joli sur les photos ! Et vu la chaleur, c’était un bon choix !

A suivre demain : la fête !



9 commentaires sur “Le mariage de Lila : la cérémonie”

  • Nous aussi cérémonie personnalisée à la mairie (mariage dans la commune de mes parents, nous sommes arrivés j’avais 8 ans) et mariés par le pere d’une de mes témoins et meilleure amie. Il était aussi ému que mon père, il a fait un chouette discours sur notre enfance. Ensuite mon père a lu le texte “à ma fille” tiré de la chanson de charles aznavour, nos témoins ont lu 2 textes et des oncles et tantes ont lu un “ptit” discours charmant sur notre lien… J’en garde un merveilleux souvenir rempli d’émotion !
    Et comme Lila quel bonheur de revoir la cérémonie ensuite en video, on ressent pleinement l’émotion et le bonheur… Si vous le pouvez PERSONNALISEZ VOS CEREMONIES A LA MAIRIE !

  • Bonjour,
    En pleins préparatifs de mon mariage, je m’ennivre de blogs sur les mariages!
    Je cherche du papier à musique pour les faire parts et que vois-je les cornets sont en papier à musique (partition).
    J’aimerais savoir où tu les as trouvé car ma quête est un peu veine pour l’instant … 🙁
    Merci beaucoup et tous mes voeux de bonheur
    Elodie

    • Malheureusement je ne vais pas pouvoir t’aider, on a récupéré des vieux livres de partition qu’on a découpé pour faire ces cornets.
      Peut être des vieux livres de partition dans un marché aux puces…
      J’espère que tu trouveras vite !

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