À la recherche des prestataires – Round 2 : le traiteur – Partie 1

Alors comme je te l’ai déjà raconté, trouver notre lieu s’est révélé être assez facile. Pas d’hésitation, tous les critères réunis, bref le paroxysme du bonheur au monde de la bride-to-be !

Bien sûr, j’aurais dû me douter que tout n’allait pas être si simple, qu’après tout ça se mérite de se marier et que pour le bien des chroniques, il fallait que ça se complique !

A la recherche des prestataires – Round 2 : le traiteur - Partie 1

Crédits photo (creative commons) : Vanessa P.

De nos envies à la réalité

On a tout d’abord eu une grande discussion avec l’Amoureux pour savoir un peu ce qu’on voulait (ce qu’on pouvait se permettre aussi, hein). On était assez d’accord pour un cocktail apéritif assez conséquent et un repas assis mais en buffet assez light avec un plat et du fromage (Normandie oblige) et PLEINS de desserts (gourmande tu dis ? Hum, non, je ne vois pas). Le tout en mode décontracté, pas de service, chacun se lève quand il a envie.

Il fallait aussi se fixer un budget et là, tu as dû le constater, tu peux trouver un échantillon de prix assez vaste, parfois même pour des choses similaires. Et là, forcément, ça pose la question de quelle place tu donnes à la nourriture dans cet évènement qui est ton mariage. J’ai eu beaucoup de mal à arbitrer. En tant que véritable amatrice de bonne nourriture, je ne concevais pas vraiment de ne pas épater un peu mes proches avec des idées hors du commun. Et, en même temps, l’Amoureux m’objecta que primo, ce n’était peut-être pas la chose dont nos invités se souviendront dans 10 ans et aussi le « hors du commun » à la mode Tourbillon a un prix !

Très bien… Un peu perdue dans la multitude d’offres, de prestataires et de devis, j’ai décidé de demander l’avis éclairé de mes parents. Et là, le réalisme maternel a parlé :

« Mlle Tourbillon, si tu veux 130 invités, le buffet risque d’être compliqué. Imagine le nombre de déplacement dans la salle, et le temps que ça va prendre. Souviens-toi des 50 ans de tonton Tourbillon, on était 50 et avec le buffet c’était déjà l’enfer ».

Un peu brutal comme retour à la réalité mais terriblement vrai. J’avais peut être un peu sous-estimé le côté foire d’empoignes avec 130 personnes qui se lèvent de manière aléatoire pour aller au buffet.

Ok, merci Maman ! Comme il est hors de question que nous nous séparions d’un seul de nos chers invités, il fallait prendre le problème autrement et chercher une autre voie. Alors peut-être me donneras-tu des regrets, mais nous n’en avons trouvé que deux :

  • L’apéritif dinatoire tout le long de la soirée avec des petits buffets un peu partout et des serveurs volants.
  • L’option apéritif dinatoire moins copieux + repas assis dans la salle de réception.

Nous avons opté pour la seconde solution pour plusieurs raisons :

  • Notre lieu dispose d’une grange ET d’une magnifique salle de réception, il était donc facile d’imaginer un cocktail durant lequel nos invités pourraient vagabonder à leur gré et un diner assis pour les moments plus officiels (les discours, les activités, la première danse…).
  • C’est important pour nous qu’il y ait un « vrai » moment de repas, et que nos invités puissent s’asseoir et se requinquer avant la soirée.

Alors tu te dis, oui très bien cette solution (ou pas d’ailleurs, je te redirais dans 6 mois) mais qui dit cocktail et repas assis pour 130 personnes, dit service et forcément les devis proposés ne sont pas aussi abordables que pour le buffet. Mais voilà, mes parents ne nous avaient pas suggéré cette solution sans idée derrière la tête, ils étaient bien conscients de la somme que ça représentait et nous ont annoncé qu’ils nous aideraient financièrement sur ce plan. Alors, en grande timide que je suis quand il s’agit de sentiments, je profite de cette chronique pour leur dire qu’au-delà de ce geste qui nous touche beaucoup, je tiens énormément à eux et je suis très fière des valeurs qu’ils nous ont transmises…

Hop, hop, hop, on range les mouchoirs, on pleurera le jour J, on a un mariage à organiser !!!

On en était où ? Ah oui, donc rendez-vous est pris avec deux prestataires de la région, que nous connaissons par bouche à oreille pour leurs bonnes prestations.

Les devis diffèrent sensiblement, les prix sont comparables.

Premier rendez-vous : entre le rire et la colère

Nous sommes donc reçus par l’un des gérants de cette société très réputée dans ma région. Mes parents nous accompagnent avec l’Amoureux.

Le devis propose plusieurs options et nous avons choisi le suivant :

  • 6 pièces apéritives
  • Mise en bouche & un plat principal
  • Fromages en charriot & farandole des desserts

Le prestataire nous reçoit et nous annonce qu’on peut être rassurés, il ne cherchera pas à nous vendre des prestations dont nous n’avons pas besoin. Ah, ouf, très bien parce que j’avais eu le sentiment depuis quelques semaines que dès que j’annonçais le mot « mariage », le mot « pigeon » apparaissait en lettres d’argent sur mon front ou alors des dollars apparaissaient dans les yeux de mon interlocuteur. Retiens bien ce passage…

Et donc il nous demande ce qu’on imagine pour notre mariage. Alors les yeux pleins de bonheur, je lui raconte le champêtre, la gourmandise, l’enfance, la simplicité, un soupçon d’Asie, et surtout de la décontraction. Il me coupe assez rapidement pour me remettre dans le droit chemin « je parlais du traiteur Mlle Tourbillon ».

Je lui expose le devis choisi, et il décoche ce petit sourire quasi imperceptible en me disant :

« Mlle Tourbillon, mais vous voulez que vos invités meurent de faim ? »

Ah ah ah quelle bonne blague, non ! Il me conseille de prendre « au moins » 12 pièces et « au moins » deux ateliers interactifs. Je lui explique qu’il est prévu que nous organisions un goûter et un gigantesque candy-bar entre 16 et 18 heures mais rien n’y fait, il griffonne des nombres sur son papier. Et il est assez doué car il finit même par prendre ma mère à parti, et elle finit par lui donner raison (les Mamans ça a toujours peur qu’il n’y ait pas assez à manger…).

Allons-y pour 14 pièces alors !!!

« Ah et vous ne proposez qu’une mise en bouche ? Pas d’entrée donc ? »
« Non pas d’entrée, car j’aimerais que la fête ne commence pas trop tardivement et que les invités ne se sentent pas contraints de rester assis trop longtemps. »

Et aussi que je ne doive pas appeler les pompiers pour une épidémie de crises de foie et autres joyeuses occlusions intestinales.

Ensuite, il a essayé de me proposer le trou normand… No way ! On se met enfin d’accord sur une multitude de mini desserts plutôt que sur une pièce montée (ni l’Amoureux ni moi ne sommes très fans).

Et il finit par me demander « Et pour la soirée, qu’est-ce qu’on prévoit ? »

Et comme une cruche, me voilà à me lancer dans l’explication de notre première danse, et de comment les invités nous rejoindrons sur la piste…

Jusqu’à ce qu’il me coupe pour me dire que ça il s’en fiche (bah oui !) mais que lui il voudrait savoir ce qu’on propose comme activité « traiteur ». Et là mon cher Amoureux, resté discret jusque-là lui demande un peu ébahi « parce qu’avec tout ça, les gens auront encore faim ? ». Moi j’ai gentiment rigolé dans ma barbe…

« Je pensais à vous proposer un atelier burgers. »

Hum, comment vous dire ? J’en rigole aujourd’hui mais je commençais quand même un peu à bouillir.

« Non merci cher Monsieur mais je ne suis pas certaine que l’odeur de steak haché enchante mes convives… et je doute qu’ils aient encore faim. »
« Ah mais si vous n’avez pas faim, on peut vous proposer un atelier mojitos. »

Arrrghhhhh !!! Vite vite Mlle Tourbillon, concentre-toi sur les yeux de ton Amoureux sinon tu vas fortement faire honte à tes parents… Je pense que mon silence à ce moment-là, lui a semblé assez lourd de sens pour qu’il s’arrête là !

Alors voilà, comme tu l’auras compris, ce n’est pas ce prestataire que nous avons retenu bien que leurs prestations doivent certainement être à la hauteur.

Je suis particulièrement sensible à l’humain en général et que j’ai détesté ce climat qu’il a instauré durant ce rendez-vous. Je viens d’un milieu plutôt modeste et, même si nos parents nous aident, je reste les pieds sur terre quant à cet évènement. Et, avec lui, j’ai eu l’impression d’être tout le temps dans la justification de nos choix. J’ai senti trop souvent de la condescendance dans le ton de sa voix !

Je veux me souvenir de cette journée toute ma vie, et j’ai besoin de travailler avec des prestataires en lesquels j’ai une entière confiance et qui n’essayeront pas de me vendre LEUR idée du mariage !

Alors même si j’en ris aujourd’hui, j’ai été très en colère ce jour-là.

Et pour quelqu’un qui ne souhaitait pas nous vendre des choses à tout prix, le prix du devis avait augmenté de 20 % en sortant…

Et toi ? Tu as déjà eu envie d’étrangler un de tes prestataires ? Pour quelle solution as-tu opté ? Raconte-moi !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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14 commentaires sur “À la recherche des prestataires – Round 2 : le traiteur – Partie 1”

  • Ohlala, c’est marrant mais c’était exactement la même chose pour nous concernant le traiteur et le nombre de pièces !

    On veut prévoir un cocktail sucré à 16 h (qu’on fait faire par un patissier à part), qui nous conseille 6 pièces par personne. Quand on a rencontré le traiteur, il nous a dit tout de suite « ouhla, ca fait beaucoup ! » par contre, quand il a fallu imaginer le repas, que je veux aussi comme toi rapide pour commencer la fête de bonne heure, là, ça nous propose des cocktails salés en plus, des mises en bouche, des entrées, etc. alors que nous ne voulions pas d’entrée mais juste quelque chose de léger avant le plat.

    Nous ce qu’on a fait, c’est que les idées qui pouvaient etre bonnes à prendre, on lui a demandé de les mettre en option, et après, on avait un devis avec plein d’options que nous avons fini par sélectionner pour rentrer dans le budget qui nous convenait.

  • J’ai eu un peu les mêmes soucis ! Et finalement, j’ai pris le traiteur qui nous proposait ce que l’on voulait dans un tarif correct tout en étant hyper bon.
    Mais ton article m’a rappelé des souvenirs. Et si nos parents nous aident comme les tiens, on a aussi des valeurs, il y avait un prix que je n’étais pas prête à dépasser.

  • J’appréhende beaucoup la recherche du traiteur pour les mêmes raisons. Nous avons un petit budget et nous souhaitons quelque chose de simple et conviviale, pas du tape à l’oeil. Même si je ne suis pas contre un atelier, je ne veux pas que mon mariage ressemble à un salon du mariage avec toutes les nouveautés et tendances actuelles réunies 😉 J’ai hâte de lire la suite et de découvrir comment vous avez pu concilier vos envies 😉

  • Voilà pourquoi nous ne parlons jamais de notre mariage, mais d’une fête familiale. Comme tu le dis si bien, dès qu’on prononce le mot mariage, le mot pigeon se met à clignoter en rouge flashy au dessus de notre tête!

  • à mon avis c’est parce que le traiteur est parti du principe que vous n’auriez pas les mêmes invités aux différentes parties du mariage.. C’est quelque chose qui se fait assez souvent (en tout cas en belgique) d’inviter des personnes différentes : par exemple les collègues des parents des mariés ne viennent qu’au vin d’honneur, et les potes/connaissances jeunes pas hyper proches ne viennent qu’à la soirée (une manière d’économiser sur le « budget par invité » sans écarter personne). Du coup dans ce type de cas de figure c’est assez important de donner bien à manger au vin d’honneur (car certains invités n’auront que ça à se mettre sous la dent comme lunch) ou de prévoir des burgers en soirée (par exemple si la soirée commence à 20h30, il y a fort à parier que les gens qui ne sont invités qu’à la soirée n’aient pas encore mangé). D’autres parmi vous voient ce concept?
    Du coup je pense qu’il est important d’expliquer au traiteur que ce sont les mêmes invités qui vivront les différentes étapes de la soirée (ce qui rend le burger du soir clairement redondant par exemple). En tout cas pour moi c’était toujours une étape importante dans la négociation!

  • Je pense qu’en effet c’est une situation que beaucoup de couples ont du vivre ! L’important étant d’essayer de respecter ses voeux de départs et de ne pas se laisser happer par la stratégie commerciale du prestataire ! Pas toujours facile !!
    Bien vu en effet le coup de la fête familiale ! 🙂 Vous avez du évité pas mal de mésaventures !!

  • Un atelier Mojitos c’est carrément dangereux en fin de soirée ! On a demandé au contraire de lever le pied sur l’alcool en fin de soirée et de faire un bar à tisanes ^^

  • Je ne suis pas étonnée .. quelle bande d’arnaqueurs quand même. j’en ai contacté 3 :
    – le premier vu la modestie de notre budget ma dit qu’il ne faisait pas les petites prestations !!!!
    – le 2e était comme le tien donc out ..
    – le 3e était parfais et nous a même aidé à finalisé notre menu avec les parties que nous ferons nous même … comme quoi on trouve aussi là chaussure à son pied !!

  • Et bien ça promet ce que tu racontes ! Moi un professionnel comme ça je me lève et je m’en vais ! Non mais pourquoi pas un atelier « raclette & fondue savoyarde » après le repas aussi 😉

  • Nous on était partis sur 10 pièces par personne pour le vin d’honneur, dixit du traiteur le lendemain du mariage : « il ne reste absolument aucun truc du VH ».
    Apres on a eu un repas « standard  » (entrée, plat, farandole de desserts), je confirme PLUS PERSONNE n’avait faim, mais alors pas du tout! L’atelier burgers ou mojito pendant la soirée c’est bizarre je trouve… (surtout burgers!). Bon ok notre traiteur était un mec du sud ouest ses assiettes étaient plutot bien garnies, ça aide à ne plus avoir faim!

  • Ahlala, la non-flexibilité et la non-écoute du désir des clients est justement le point qui m’inquiète pour le moment. ^^

    Comme l’a dit Raphaëlle, le mariage type belge diffère quelque peu du mariage type français (c’est aussi ce que j’ai constaté en lisant vos péripéties sur ce blog)… Chez nous, on invite le plus souvent famille et amis proches + collègues + relations diverses + amis/relations des parents au vin d’honneur. Famille et amis proches restent ensuite pour le repas. Et arrivent pour la soirée le reste des amis. Ça, c’est pour expliquer que souvent, on prévoit un petit quelque chose à grignoter le soir, pour les invités du soir en particulier.
    Le principal point qui diffère et qui me marque, c’est qu’il est quasi impossible de trouver de salle qui n’ait pas un ou plusieurs traiteurs attitrés… (d’autant plus quand on doit y faire entrer un nombre conséquent d’invités !). Du coup, le choix de la salle est à mettre en balance avec le choix du traiteur… étant en plein dedans, je trouve ça plutôt stressant et difficile. Car choisir un traiteur prend du temps et ici, vu qu’il faut quand même bien finir par se décider sur la salle (avant qu’elle ne soit plus disponible), ce n’est pas toujours possible de tout voir dans le détail. Sans parler que les budgets sont évidemment alors dans la gamme du traiteur.

    Bref, d’un côté je te comprends sur ton envie de rentrer dans un tel personnage, de l’autre je t’envie d’avoir une telle liberté de choix ! 🙂

  • Oui c’est un grand sujet en effet ! Pour le coup je ne suis pas du tout opposée à ce qu’on me propose des choses mais là j’avais vraiment l’impression qu’il n’en faisait qu’à sa tête et qu’il oubliait que ce n’était pas n’importe quel évènement, c’est un mariage !! C’était important de trouver qqun à l’écoute et proche de nos valeurs, raté pour celui ci!! Je pense qu’en effet, on était sans doute pas son cœur de cible en terme de budget !! Tant pis pour lui ! Et pour en revenir aux mariages belges, ca ressemble assez à ce que font les couples en Vendée ou dans les pays de la Loire en général (je viens d’y emménager, corrigez moi si je raconte n’importe quoi :-)) !

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