Une maison donc un mariage ?

Se marier, il faut l’avouer, ce n’était pas spécialement dans nos projets, ni même dans nos envies. Sans doute parce que, comme chaque personne qui ne s’est jamais penchée sur le sujet, les seules références que nous avions ne nous faisaient pas rêver…

Et puis cette sorte de légitimation, qu’elle soit au nom d’un culte ou au nom d’une société civile, ça ne nous « incarnait » pas. Non, nous, nous étions au-dessus de tout ça (note le ton condescendant !). Pour faire simple et cash, mis à part les avantages fiscaux — chose qui ne devait et ne devrait pas poser question avant un petit moment, M. Métal et moi n’étant pas spécialement dans la case aisée de la population — on ne voyait pas franchement l’intérêt…

Mais, à mon sens, un couple se nourrit de projets, du moins je fonctionne comme ça. J’ai un besoin impérieux de me projeter sur quelque chose, d’avoir un projet à mener, à plus ou moins long terme, que ce soit nos futures vacances, un anniversaire surprise ou un projet plus ambitieux. Nous sommes arrivés à un moment de notre couple où j’ai eu un besoin d’avancer, de concrétiser, de projeter à un peu plus grande échelle que nos futures vacances…

Un premier projet…

Comme ce projet ne pouvait pas être le mariage pour les raisons évoquées ci-dessus, que, pour d’autres raisons que j’évoquerais un autre jour, ce ne pouvait pas être la mise en route d’un petit loutron (oui, j’aime beaucoup les loutres… — et non je ne conçois pas de faire un enfant parce que je m’ennuie…), et que notre 50 m² commençait vraiment à devenir trop petit, nous avons entamé une recherche de nid.

Une belle opportunité s’est présentée, et nous avons pu acheter notre maison : une vieille grande ferme à rénover. Enfin, nous… Notre système bancaire est ainsi fait que, simulation après simulation, nous avons vite compris que la situation de Monsieur posait problème. Nous nous retrouvions avec une équation étrange : acheter à deux = prêt moins importants + coûts (assurances, taux, etc.) plus élevés.

Après avoir pris le problème dans tous les sens, nous avons choisi d’être pragmatiques : j’ai donc acheté seule. Nous avons déménagé et entamé notre petite vie de “grands” (oui car passer de 50 m² à 130 m², ça fait bizarre, pendant très longtemps j’ai eu la sensation d’être “chez les parents” de X ou Y).

Extrait de notre email interactif de déménagement ©Mymakao

Crédits photo : Mlle Mymakao

Extrait de notre email interactif de déménagement.

… qui en amène un autre !

Mais il n’était pas question de laisser les choses en l’état : cette maison nous l’achetions à deux, elle symbolisait notre couple. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait : une séparation (et on sait tous qu’on peut être idiots, pour ne pas dire autre chose, dans ces moments-là), ou plus grave… Bref, partant du principe qu’il vaut mieux discuter des choses quand on a les idées claires et sereines, il fallait fixer les choses rapidement.

Et là… le mariage a refait surface ! Car oui, actuellement, la seule manière de réellement protéger son conjoint (quand on a pas d’enfant), c’est le mariage — plus éventuellement un acte chez le notaire — tout le reste compte pour des prunes. Il fallait donc y passer ! Et rapidement. Pas que nous prévoyions de nous séparer ou autre, mais bon…

Nous voilà donc à parler mariage. Je pense que c’est le moment de préciser que Monsieur avait un gros gros problème d’angoisse avec l’engagement. Je n’ai jamais douté de « son » engagement envers moi, mais le formaliser était une autre histoire. Autant vous dire que la demande en mariage n’était déjà pas vraiment une possibilité, mais dans cette situation, c’était carrément utopique…

J’ai d’ailleurs une anecdote à ce sujet (c’est véridique) :

©Mymakao

Crédits photo : Mlle Mymakao

Nous avons donc décidé « froidement » de nous marier, dans le genre : « Bon, donc, on se marie ? — Banco. »

Je te vends du rêve là, non ?

Mais nous ne sommes pas des ours non plus, à la base, nous aimons faire la fête, partager de bons repas, passer du temps avec nos familles et amis. Un mariage administratif oui, mais pas sans nos familles, je pense qu’ils auraient été peinés, ni avec des témoins que nous n’aurions pas choisis (oui si tu n’as pas de témoin, l’officier d’état civil peut très bien faire office de témoin). Il fallait donc faire un « demi-mariage ». Mais même en faisant un petit truc, je voulais quand même marquer un peu le coup (et oui, quand même…), mais je ne savais pas par où commencer ni ce que nous voulions ou pas : est-ce qu’on s’habillait un peu « mariage », est-ce qu’on faisait quelque chose avant ou après la mairie, un resto, un repas, un apéro, etc. ?

Et comment fait-on en 2014 quand on veut faire quelque chose qu’on n’a jamais fait ? On regarde sur Internet…

Et là, le drame s’est passé !

Je me suis mise à surfer sur les sites et blogs de mariage en tout genre. Tu vois venir l’angoisse ? Autant dire que j’ai bien vite balayé « on est au-dessus de tout ça » et « on a pas besoin de ça pour être heureux » (je le pense toujours hein, mais, me marier va aussi me rendre heureuse, c’est une sorte de supplément mayo…). D’un coup, je me suis rendu compte que non, un mariage, ça ne voulait pas forcément dire : repas placé interminable avec des gens qu’on ne connaît pas + faites tourner les serviettes + jarretière…

Que faire quelque chose à son image, c’était possible sans être « pourri ». J’ai compris (à presque 30 ans il était temps !) que plein de gens avaient sans doute les mêmes questionnements que nous : un microbudget, un ras-le-bol du conformisme. Mais qu’ils ne s’étaient pas arrêtés à ça, et qu’à force de brainstorming, chacun arrivait à trouver une formule qui lui correspondait. Et que de ça fourmillaient vraiment d’idées par là !!!

De surcroît, j’ai découvert qu’une « nouvelle » tendance prenait une ampleur certaine : la cérémonie laïque, une option très séduisante pour nous deux qui ne nourrissons aucune confession religieuse.

Sans parler de la déco et autre DIY qui a flatté la graphiste bidouilleuse qui sommeille en moi…

Et tout ça a créé une vraie forte envie. Chez moi en premier, mais aussi chez Monsieur ! Tout ça ouvrait de nouvelles perspectives vers un bel évènement made in M & M’s (alias nous deux Mi et My…) entouré des gens que nous chérissons, que nous aimons. Mais la date était déjà calée (2 mois plus tard environ), nous n’avions ni le temps (sans blague ?), ni les moyens d’organiser ça. Et tant qu’à l’organiser « pour de vrai », autant le faire carrément à fond, il nous fallait prendre le temps d’y réfléchir, de le planifier, d’y mettre tout ce qui nous faisait rire, rêver.

Nous sommes donc partis comme prévu à la mairie 2 mois plus tard, en nous disant que, oui, cette fois c’était sur, nous allions nous marier… dans 1 ou 2 ans !

Et pour toi, comment est venue l’envie de te marier ? Avais-tu d’abord d’autres projets ? As-tu découvert de nouveaux aspects que tu ne connaissais pas sur le mariage en fouillant sur Internet ? Dis-moi…


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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10 commentaires sur “Une maison donc un mariage ?”

  • C’est un beau cheminement ! Et cela donne très envie de lire la suite. Au passage, j’adore tes interludes imagés !!!

  • Avec une invitation pareil, ça donne envie de vous aider a déménager !!!
    Je suis pareil que toi, si je n’ai pas un projet, je suis mal. Pas que je m’ennuie mais ça me déprime. Le problème c’est que je veux tout tout de suite en même temps … alors je me force a etaler mes projets. La j’en ai pour 5/6 ans et je me sens très bien !!

      • J’ai plusieurs projets : Mariage dans 6 mois, puis projet bébé 2 des le mariage, en meme temps achat d’une maison puis je reprend mes etudes pour changer completement de voie. Et la j’en aurais pour 2 ans.

  • oh lala, comme je me reconnais !!! la maison, l’achat seule, le “je suis au dessus du mariage, pas besoin de ça”, et la plongée par “obligation” au début, et pour le plaisir ensuite !
    petit Ps : je suis venu voir tes articles car tu m’as mentionné sur ton précédent article, ce qui fait que soudainement j’ai reçu à nouveau des mails pour le jeu du killer… Du coup, par curiosité, je suis venue lire tes articles, et là ça me donne carrèment envie de te suivre !!!

    • Merci beaucoup ! Je suis en train de formaliser tout ça, niveau Killer, franchement la lecture de ton post sur les animation avait vraiment fait TILT… Mais M. Métal n’était pas trop sur, trop galère, trop complexe. Pour se rendre compte, on a fait un test “Killer” en petit comité pour mes 30 ans, version Zombie (oui oui, je sais…), histoire d’initier certain et de tester des trucs, c’était franchement pas mal, même si ça a cafouillé niveau qui doit tuer qui à un certain moment (alcool, quand dru nous tient…) mais c’est resté très drôle. Du coup, jeu approuvé par M. Métal. Faut qu’on peaufine le truc, mais ça va le faire ! Tu auras été notre inspiratrice !

  • Sympa votre “invitation au déménagement”. D’ailleurs je n’avais pas laissé de com’ la dernière fois mais j’aime beaucoup votre STD et surtout votre site (et mon fiancé aussi !). C’est marrant de voir votre cheminement qui vous a amené à vouloir vous marier (et fêter ça à votre façon) !

  • Excellent comme histoire ! Je me penche dès tout-de-suite sur tes autres articles !
    Et bravo pour le STD et le mail interactif, je suis admirative, j’adore !

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