M-11 & M-10 (octobre & novembre), mission « arts de la bouche »

Je t’ai déjà expliqué comment nous avions choisi en août la salle où aurait lieu le repas et la soirée de notre mariage, et comment nous étions passé d’une liste de dizaines d’endroits à trois finalistes.

Pour le choix du lieu du vin d’honneur, nous avons fait simple : nous avons repris la longue liste des lieux envisagés, retiré tous ceux sans extérieur, puis ceux ne pouvant pas accueillir 150 personnes dehors comme dedans (en cas de mauvais temps), et nous avons sélectionné les plus beaux d’entre eux. Le temps de terminer ce tri, nous connaissions la date de notre mariage, et ça a également contribué à élaguer la liste.

Le vin d’honneur

Encore une fois, j’ai accordé ma totale confiance à mon fiancé sur ce point-là, car nous avons effectué une pré-réservation en ligne bien avant que je n’ai pu visiter le domaine en question. En effet, ce n’est que moins de trois mois avant le jour J que j’y suis allée pour la première fois, principalement à cause du fait que nous habitions à l’autre bout de la Suisse et qu’ils n’étaient que rarement disponibles pour les visites le weekend.

Ça ne veut cependant pas dire que je n’avais pas écumé leur site web, ni que je n’avais pas une très bonne idée des environs du lieu, et en particulier de la superbe vue sur lac qu’il nous offrirait.

Un vin d'honneur de rêve en extérieur se dessinait

Crédits photo : Photo personnelle

Un vin d’honneur de rêve en extérieur se dessinait

Pour rappel, nos critères pour le lieu du vin d’honneur étaient les suivants :

  • Capacité d’accueil d’au moins 150 personnes debout (idéalement 160), en intérieur (en cas de mauvais temps) comme en extérieur
  • Bel extérieur avec idéalement vue lac
  • Un certain cachet esthétique (et idéalement historique), dedans comme dehors, quel que soit le lieu
  • Des couleurs d’origine qui ne jurent pas avec les teintes de notre mariage (qui étaient a priori blanc, bleu et violet)
  • Absence de mobilier en plastique

Le parc du Centre Général Guisan à Pully pouvait accueillir jusqu’à 250 personnes, avec la possibilité de rapatrier tout le monde en intérieur en cas de météo peu clémente. L’extérieur était sublime et le parc avait beaucoup de cachet, avec notamment l’ancienne maison du Général Guisan (indépendante de la location du parc) qui est un personnage historique suisse.

Malgré ça, le prix était conséquent (la location pour quelques heures seulement était plus élevée que celle de la Maison Pulliérane où auraient lieu le repas et la soirée et où nous passerions trois fois plus de temps). En outre, le traiteur devait être sélectionné parmi leurs propositions, l’ensemble des boissons devait provenir exclusivement de l’assortiment de leur buvette (à moins de payer un droit de bouchon totalement rédhibitoire).

Étant donné qu’il n’était pas possible d’y festoyer au-delà de 2 heures du matin (et encore, il fallait payer un supplément pour toute prolongation après minuit), ce lieu n’avait pas fait long feu dans la liste des endroits envisageables pour la soirée. Mais comme nos critères pour le vin d’honneur étaient mois stricts et que la salle du souper était moins chère que prévu, nous n’avons pas hésité longtemps et avons décidé de nous faire plaisir en organisant notre vin d’honneur dans ce sublime parc.

Pour le choix du traiteur pour le vin d’honneur, j’ai de nouveau décidé de faire confiance à l’avis de personnes de la région, en l’occurrence ma future belle-maman. Sur son conseil, nous avons contacté Vincent traiteur et pris rendez-vous pour découvrir leur offre de pièces apéritives et discuter devis.
Nous avons été reçus dans leur salon de thé à Lutry, aux petits soins de la propriétaire. À vrai dire, nous avons été tellement convaincus par l’excellent contact et les délicieux canapés que nous leur avons aussi demandé un devis pour le cocktail de notre mariage civil la veille, même si nous ne savions pas encore comment (ni où) nous allions l’organiser !

Le banquet

Le traiteur imposé de la salle réservée pour la soirée était l’un des seuls points noirs de ce lieu. Nous aimons la cuisine fine et il était donc vraiment important pour nous de pouvoir choisir un prestataire de table de grande qualité. Et ce même si les invités ne se souviennent en général pas du repas d’un mariage, à moins qu’il soit vraiment mauvais, ou très original (comme les foodtrucks de Madame PrettyBoots ou la raclette de Madame Biche).

J’avais de plus eu un assez mauvais feeling au téléphone avec ce traiteur imposé, qui n’était autre que la cuisine du restaurant annexe, et le plat principal qu’ils m’avaient proposé était constitué d’un classique « filet de bœuf au vin et son gratin dauphinois avec légumes de saison ». En outre, le prix par personne était exorbitant par rapport au manque de raffinement du menu et il y avait un énorme droit de bouchon et des vins peu intéressants dans leur cave.

Cependant, après plusieurs discussions avec l’organisation gérant la Maison Pulliérane, j’ai appris qu’ils n’avaient pas encore renouvelé le contrat d’exclusivité avec le restaurateur du Prieuré en ce qui concernait le service traiteur pour tout événement dans cette salle. Nous avions donc l’opportunité de proposer un prestataire de remplacement pour notre mariage ! À cette nouvelle, je ne me suis pas faite prier et ai immédiatement commencé mes recherches.

Si notre traiteur du vin d’honneur avait aussi eu un service de repas à table, nous n’aurions pas cherché un autre prestataire pour le souper, mais il s’est avéré que ce n’était malheureusement pas le cas.

Notre critères étaient les suivants :

  • Pas de droit de bouchon
  • Plusieurs options de menu (végétarien, poisson, viande, non végétarien avec restrictions religieuses ou dues à une grossesse)
  • Repas assis avec service à table pour 90-120 personnes (presque pas d’enfants), durant 5 heures environ (19h-minuit), avec mise en place par le traiteur
  • Site web à l’allure professionnelle, et présentant des exemples de menus et des photos
  • Réactivité de réponse lors de la prise de contact par email
  • Idéalement cuisine française raffinée, nos influences culinaires étant partagées entre touches méditerranéennes (poissons, légumes du soleil, huile d’olive, etc.) et carnivores (viande de chasse, entrecôte de bœuf, foie de veau, etc.)
  • Composition du repas : entrée + plat principal + dessert/gâteau avec champagne + café
  • Flexibilité vis-à-vis de la présence d’un bar à délices (qu’il s’agisse d’un bar à liqueurs ou d’un candy-bar) dont nous aurions la gestion totale

Encore une fois, il n’est rapidement resté que trois finalistes en lice. C’est accompagnés de notre expert ès arts hôteliers, alias Monsieur Darling le témoin religieux de mon fiancé, que nous avons commencé la tournée des repas de dégustation.

Un des prestataires avait également un restaurant à Genève et nous a proposé de venir y souper à la carte (avec un choix restreint à leur offre événementielle). Monsieur Darling y est arrivé avec des feuilles d’évaluations, et nous nous sommes sentis comme dans « Un Dîner presque parfait », à discuter du croquant des feuilles de salade, de l’équilibre entre les épices et herbes aromatiques de la sauce, et du rosé de la viande. Ses notes nous ont toutefois été très utiles pour comparer les trois traiteurs et nous rappeler des détails des trois dégustations, qui se sont échelonnées sur plus de deux mois.

L’un des deux autres traiteurs n’organisait que des repas de dégustation de mariage groupés, c’est-à-dire que plusieurs futurs mariés intéressés avaient rendez-vous le même jour dans la salle de banquet d’un château pour goûter les deux mêmes menus. Malheureusement pour nous, ça avait lieu en semaine, et nous y avons dépêché Monsieur Darling qui, malgré notre insistance d’y aller accompagné de la personne de son choix, s’est retrouvé un peu seul au milieu d’une demi-douzaine de tourtereaux centrés sur leur propre idylle.

Quant-au dernier prestataire, il nous a accueilli en toute intimité dans sa cuisine-laboratoire dans une zone d’activité de l’ouest lausannois. Nous avons immédiatement été sous le charme de son accent toulousain et de sa personnalité pleine de soleil. Nous n’en avons pas moins jugé sévèrement nos assiettes, équipés encore une fois des feuilles d’évaluation de Monsieur Darling.

Filet de boeuf avec son jus au thym truffé accompagné de sa mousseline de céleri  et ses légumes de saison glacés

Crédits photo : Photo personnelle

Monsieur Darling a goûté le filet de bœuf cuisson lente dans son jus au thym truffé, accompagné de sa mousseline de céleri et ses légumes de saison glacés (ici, légumes d’hiver car nous avons fait la dégustation en décembre, mais nous aurions des légumes estivaux pour notre mariage d’août). Verdict : un délice qui me met encore l’eau à la bouche !

Le choix a été rapide : Le Temps est Venu, le dernier des traiteurs que je t’ai présenté, a fait l’unanimité auprès de nous trois.

Pour le service, il faisait appel à des étudiants de l’École Hôtelière de Lausanne où Monsieur Darling faisait ses études.

Nous étions plus que ravis d’avoir pu trouver un prestataire qui nous parle autant, surtout en prenant en compte que le menu proposé (sans les alcools) était facturé à moins de 70 francs suisse par personne alors que celui du Prieuré revenait à 130 francs suisse par personne (4-5 verres d’alcool inclus). La différence de prix n’était pas anodine, sachant qu’il nous faudrait ajouter plus de temps de service (pour le bar à délices) ainsi que probablement le nettoyage de la salle et l’enlèvement des déchets, et sachant aussi que les vins nous reviendraient peu cher du fait que nous nous procurerions les bouteilles directement auprès des vignerons de la région.

Afin de garantir ma tranquillité d’esprit, juste avant de signer le contrat avec le traiteur, j’ai vérifié auprès des gérants de la Maison Puillérane que notre choix leur convenait également. Et voilà, le tour était joué !

Pour le mettre aussi l’eau à la bouche en cette fin de chronique, voici les menus que nous avons sélectionnés pour notre joli jour :

Menu principal

  • Tartare aux deux saumons au parfum de Provence
    accompagné de sa salade citronné et son craquant de sésame
  • Filet de bœuf cuisson lente avec son jus au thym truffé
    accompagné de sa mousseline de céleri et ses légumes de saison glacés
  • Gâteau « Tentation »
    -mousse passion-croquantine-génoise-mousse framboise-chocolat noir-

Menu intolérance (pour végétariens, allergiques, femmes enceintes, etc.)

  • Gaspacho andalou
  • Tofu mariné avec sa sauce tomate du soleil
    accompagné de sa mousseline de céleri et ses légumes de saison glacés
  • Dessert selon régime alimentaire


2 commentaires sur “M-11 & M-10 (octobre & novembre), mission « arts de la bouche »”

  • Mmmmmm !! Il fait grave envie ton menu, viande avec jus truffé !! ça à l’air canon. Juste un petit véto sur le céleri pour ma part ! lol Et le dessert top aussi !! Hâte de voir tout ça le jour J 🙂

  • Dis donc vous avez pris la dégustation super au sérieux, en même temps avec un pro dans la team des mariés… Ça a l’air super bon en tout cas. L’intitulé du dessert fait saliver.

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