Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Mon élégant mariage technophile : des préparatifs sous le signe de la tension

À la fin de ma chronique précédente, je t’ai laissée alors que nous terminions le cocktail de notre mariage civil.

Vers 18h45, il est temps de passer à la décoration de la salle des fêtes où nous allons passer la soirée de notre mariage religieux. Quelques-uns de nos amis et mes sœurs nous y accompagnent donc. Sur le chemin vers le parking de la gare où les voitures nous attendent, je fais quelques pas de danse, toute euphorique que je suis encore de notre mariage civil. Et j’accroche malheureusement le bas de ma jupe avec le talon de ma chaussure : crac, le tulle est déchiré ! Tant pis, personne ne remarquera rien dans la pénombre de la soirée lors de notre ouverture de bal, où je reporterai cette jupe…

Mise en place de la salle de fêtes

En arrivant sur les lieux de la Maison Pulliérane, c’est le branle-bas de combat. J’avais planifié plusieurs choses à faire en parallèle, mais certains des responsables prévus ne sont pas là. En voyant toutes les autres personnes prêtes à nous prêter main forte et en nous entendant indiquer que nous avions plus d’aide que nécessaire, ils ont finalement décidé de ne pas venir nous encombrer. Ma maman en fait partie : elle rentrée à l’hôtel passer la soirée avec mon oncle et mes tantes.

En arrivant, nous découvrons que seules les tables sont installées, ainsi que le frigo du coin bar. Les chaises ont empilées dans un coin, et les nappes et la vaisselle, livrées un peu plus tôt et récupérées par le concierge, sont rangées dans un autre. Tout le monde commence donc par s’atteler à mettre le bon nombre de chaises autour de chaque table.

Crédits photo : Photo personnelle

Vers 19 heures, le DJ arrive pour installer ses décorations en même temps que les les fleuristes avec les centres de table. Je voulais initialement repasser les nappes, mais nous n’avons pas assez de monde pour tout faire parfaitement en un temps raisonnable, sans compter que les fleuristes attendent après nous.

Monsieur Pragmatique s’en va installer avec deux amis le studio photo, dans la salle annexe, tandis que mes sœurs y préparent le candy-bar, et je coordonne les autres petites mains avec Monsieur Darling pour tout le reste dans la salle principale. C’est ce dernier qui s’aperçoit qu’il n’y a pas de glaçons dans le frigo pour le bar à cocktails de la soirée. Il réquisitionne alors un instant quelques petites mains pour remplir les bacs à glaçons et faire un tour de contrôle en cuisine. J’assigne des invités à chaque table pour la mise en place des assiettes, couverts, serviettes, et des pots de miel et de moutarde de Bénichon que nous voulons offrir à nos invités.

Nous avons plusieurs caisses contenant les pots de miel doux, et d’autres pour les pots de miel fort. Il faut placer pour chaque convive un miel doux et un miel fort, tout en évitant autant que possible de placer deux fois le même miel à la même tablée, afin de permettre aux invités de faire des échanges entre eux. C’est Monsieur Pingouin Vert est chargé de résoudre cette équation avancée de répartition des pots de miel, et il s’en sort comme un chef. D’autres amis installent le vidéoprojecteur, et Monsieur Darling, en charge des animations, fait quelques essais. Ils installent les câbles avec le DJ de façon à ne pas gêner la piste de danse. C’est à ce moment-là que je me souviens que je voulais voir avec mon papa où placer sa caméra, pour filmer l’arrivée des invités et leur découverte de la salle, puis notre arrivée, et enfin notre première danse, mais il n’est pas là. Nous improviserons ça le lendemain.

Comme je ne veux pas dévoiler à nos invités les thèmes des tables ni les placements, je fais appel en dernière minute à Mademoiselle Shenzi pour agencer tous les éléments de décoration que ma famille a imaginé et pour déposer dans chaque assiette les menus qu’elle a conçu et qui servent de marque-place.

Peu à peu, nos aides rentrent chacun chez eux. Mesdemoiselles Ed et Banzaï sont très fatiguées, et mes sœurs décident donc de rentrer à leur tour à leur hôtel. Mademoiselle Shenzi aimerait bien rester pour superviser encore les derniers détails, mais comme elle est arrivée dans la voiture de Mademoiselle Banzaï, elle rentre avec elles.

Un peu plus tard, quand Monsieur Pragmatique revient dans la grande salle après avoir fini d’installer et de paramétrer le studio photo, il remarque plusieurs détails qui lui déplaisent dans les décorations de table. Nous faisons tous les deux plusieurs ajustements de dernière minute, qui ont un peu déçu Mademoiselle Shenzi le lendemain, car nos modifications étaient bien moins parfaites que celles qu’elle aurait pu faire si nous avions eu le temps d’en discuter ensemble.

Pour finir, en faisant un tour de contrôle dans la salle, je m’aperçois aussi qu’il manque des verres à vin et que personne n’a dressé la table pour le DJ, qui mangera à l’écart. En quelques minutes, tout est corrigé.

*** Petit aparté sur notre studio photo ***

J’avais beaucoup aimé l’article de Madame Ophrys sur leur cabine photo fait maison. Tu y trouveras l’essentiel des conseils pour faire de même.

De notre côté, nous voulions utiliser le Fujifilm X-Pro2 de Monsieur Pragmatique. Pour l’occasion, nous avions acheté une batterie secteur, un flash, des réflecteurs et un grand trépied, et un fond blanc. Nous comptons bien les réutiliser un jour pour des portraits de famille par exemple, mais pour l’instant tout ce matériel dort à la cave.

Crédits photo : Photo personnelle

Crédits photo : Photo personnelle

Le studio photo et ses accessoires

Pour la prise de photos, il existe une application Fujifilm pour déclencher la prise de vue depuis une tablette ou un téléphone portable, mais ça nous semblait potentiellement trop compliqué à mettre en place, car il faut avant chaque photo établir de nouveau la connexion avec l’appareil photo. Nous avons aussi réfléchi à connecter un déclencheur manuel filaire à l’appareil photo, mais nous avons finalement préféré configurer un retardateur tout simple.

L’astuce ultime pour ne pas perdre les réglages internes de l’appareil (tels que le retardateur) au cours de la soirée, c’est la batterie secteur ! Sans elle, l’appareil photo se mettra en veille dès qu’il ne sera plus utilisé (pendant le repas ou les animations par exemple), et il faudra tout reconfigurer à chaque fois !

Pour imprimer les photos, nous avons utilisé notre petite imprimante à transfert thermique Canon Selphy. Nous avons aussi acheté une carte SD wifi pour pouvoir envoyer directement les photos de la carte SD à l’imprimante. Mais n’arrivant pas à établir une bonne connexion entre les deux, nous avons finalement mis deux cartes SD à disposition, et nos convives ont tout simplement alterné pour les photos : une dans l’appareil pour prendre une nouvelle photo pendant que l’autre était dans l’imprimante à imprimer la photo précédente. Le jour J, ça a été comme sur des roulettes !

***

Vers 22 heures, il ne reste que nos témoins du mariage religieux, mon mari tout neuf, mes beaux-parents et moi. Nous sommes épuisés, et nous avons faim. Nous commandons une pizza pendant que nous répétons une dernière fois notre première danse. J’ai les pieds en feu, et nous sommes un peu ivres de fatigue et de bonheur à la suite de cette merveille journée forte en émotions. Je me dis que si nous sommes encore capables de réussir notre enchaînement dans ces conditions, et même de rattraper en toute fluidité et en rythme d’éventuels faux pas, nous en mettrons plein les yeux à nos convives le lendemain soir. Mon talon s’accroche une ou deux fois dans une rainure du parquet, et Monsieur Darling décide de la recouvrir de scotch noir épais pour éviter un accident lors de notre ouverture de bal : une idée de génie !

Sitôt la pizza arrivée et engloutie (à même le sol pour ne pas salir les tables), nous quittons les lieux. Les parents de Monsieur Pragmatique nous conduisent jusqu’à notre hôtel et nous souhaitent une bonne nuit. Il est presque minuit.

Je prends encore le temps de rincer mes cheveux comme me l’avaient demandé les coiffeuses, nous mettons les appareils photos à charger, retirons nos alliances pour la nuit, et nous nous effondrons enfin dans un sommeil réparateur avec à peine une heure de retard sur le planning.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Pour notre chambre, nous avions initialement choisi le boutique-hôtel Carlton 4 étoiles, et c’est là également que notre brunch de retour de noces aura lieu. Mais quelques mois après avoir réservé notre chambre, le gérant de l’hôtel nous a appelé pour nous informer que tout leur hôtel avait été privatisé pour un événement sportif dont ils sont sponsors. En contrepartie, il s’était arrangé avec l’hôtel Royal Savoy 5 étoiles juste en face pour notre hébergement les vendredi et samedi soir. Nous avons donc passé notre première nuit de couple marié dans un palace !

Mise en beauté de la mariée

Le samedi matin à 6 heures, mon cerveau se met en marche avec trois-quart d’heure d’avance sur le planning. Je n’arrive plus à dormir, je pré-visualise en boucle le déroulement prévu de la journée, j’observe mon mari tout frais dormir encore un peu, je suis déjà toute excitée par notre grand jour. Je finis par me lever et je traîne sur mon téléphone.

Vers 6h45, Monsieur Pragmatique se réveille à son tour et me force à poser mon téléphone portable en réclamer des câlins. Nous avons le temps de passer un dernier petit moment en amoureux avant que le room service ne sonne à 7 heures pour nous apporter un petit-déjeuner royal. Nous en profitons avec délice, et faisons un dernier point tout en mangeant. Nous rangeons ensuite un peu la chambre, nous habillons pour les préparatifs (un pantalon de pyjama en velours blanc et une chemisier manches courtes blanc pour moi, afin de pouvoir me déshabiller sans abîmer ma coiffure) et nous vérifions par messagerie instantanée que tout roule comme prévu pour nos témoins et invités d’honneur. Réponse positive. Pourtant, à 7h45, heure prévue, nos témoins ne sont toujours pas là. Je devais profiter des 15 minutes entre l’arrivée de nos témoins et celle de l’équipe du salon de coiffure pour briefer Monsieur Darling, le témoin de Monsieur Pragmatique, mais nous n’auront pas le temps quand ils arriveront, donc c’est à mon mari que j’explique les informations qu’il devra transmettre à son témoin, notamment en ce qui concerne le déplacement des bancs d’église.

À 8h05, à l’arrivée des 2 coiffeuses-maquilleuses qui doivent coiffer ma témoin en premier, nous attendons encore nos témoins. J’installe l’équipe, en espérant que l’attente ne sera plus trop longue, et continue de ranger un peu. Les coiffeuses demandent à ce que je sois coiffée avant ma témoin qui n’est toujours pas là, pour ne pas perdre trop de temps, mais je refuse car je tiens à ce qu’une partie de ma préparation soit photographiée, et l’arrivée de la photographe n’est prévue que pour 10 heures.

Le flottement qui s’est installé ne dure heureusement pas trop longtemps car Mademoiselle Pétillante m’informe à ce moment-là que Monsieur Darling et elles sont arrivés au parking. Ouf !

Quand elle entre dans la chambre, je lui demande juste de poser ma robe sur le lit et de s’installer pour être coiffée, je salue rapidement Monsieur Darling, le témoin de mon mari, et embrasse une dernière fois mon chéri, avant de fermer la porte puis de prendre place moi aussi, sur les injonctions de la deuxième coiffeuse qui doit déjà préparer mes boucles. Il me semble que tout s’enchaîne trop vite, mais je prends le temps de me relaxer un peu pendant que mes cheveux se font boucler. J’en profite aussi pour terminer sur mon téléphone de rédiger l’email commencé la veille qui devrait prévenir nos convives des modalités de parking, tout en essayant de relire mes vœux, et je prends aussi des nouvelles de mes sœurs, qui viennent de se lever. J’ai du mal à me concentrer sur une seule chose à la fois.

Monsieur Pragmatique et son témoin sont de retour quelques minutes plus tard avec mon bouquet, les boutonnières et bracelets fleuris. Je leur indique de déposer le tout sur le lit et interromps ma coiffure pour faire rapidement le tri avec mon chéri de ce qui va à qui, ce qu’il doit reprendre et ce qu’il doit me laisser.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Puis ils repartent mettre en place les bancs de l’église, car nous avions vu l’avant-veille avec mon papa que ma robe ne pourra pas passer dans les allées latérales habituelles du temple, et que l’allée centrale que nous avions imaginé aurait pour conséquence un trop grand nombre d’invités dans le champ de la caméra. Je reçois des messages de mon chéri stressé qui indique qu’il n’est pas possible de faire dans le Temple une grande allée latérale aussi large que voulu sans bloquer l’accès aux sièges de l’autre côté. Ces changements de dernière minute au sujet des allées est très sensible et le message me stresse énormément. Je leur en veux de ne pas parvenir à gérer ça tout seuls et trouver une solution sans avoir besoin de me consulter alors que je suis sensée être en plein pomponage relax.

Vers 8h45, alors que commence mon maquillage, et que la coiffure de ma témoin se termine sur le balcon, les garçons me proposent finalement un compromis dans le placement des bancs. Concentrée sur ces problématiques, je mentionne trop tard à la coiffeuse que je voulais garder la raie en zig-zag que la maman m’avait faite la veille. Ayant encore en tête mon troisième essai coiffure de la semaine précédente, les coiffeuses s’affairent avec professionnalisme à une vitesse époustouflante.

À 9h50, ma coiffure est déjà terminée, mon maquillage également (malgré un aller-retour express de l’une des coiffeuses-maquilleuses à leur salon car elles avaient le mauvais blush). Je suis vraiment contente d’avoir réussi à leur partager mon envie de queue-chignon bouclée retombante, et à faire comprendre à la coiffeuse que le volume à l’avant n’était pas une option, même si « c’est pour un mariage tout de même » et que « c’est normal de faire princesse, puisque c’est un mariage ». Monsieur Pragmatique avait vraiment complètement bloqué sur mon deuxième essai : il était raide les lèvres pincées quand il m’a vu, à se demander comment m’informer qu’il trouvait ça hideux !

Et je suis soulagée en découvrant le résultat final : même si mes cheveux ne remontent peut-être pas autant que je l’imaginais à l’arrière de ma tête et que j’ai une raie droite bien marquée au lieu d’être en zig-zag, l’ensemble me plaît car il me ressemble tout en étant très travaillé (et sans volume devant, ouf !). Les coiffeuses-maquilleuses n’ont plus rien à faire et s’en vont. Je suis un peu sonnée et ne parviens pas à réagir sur le fait que ma préparation ne serait pas photographiée. En effet, j’avais prévu que mes cheveux soient préparés de 8h à 9h pendant que Mademoiselle Pétillante était coiffée, puis d’être maquillée de 9h à 10h et enfin coiffée et photographiée de 10h à 11h. Je m’inquiète du retard pris dans les préparatifs des garçons, tandis que les miens vont un peu trop vite.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Voici l’arrière de ma coiffure, avec un petit aperçu au passage de ma robe

Pendant ce temps, Monsieur Pragmatique s’en va installer dans la salle des fêtes l’appareil photo choisi pour le studio photo qui a chargé pendant la nuit, et il m’appelle une fois sur place pour m’informer que les bacs à glaçons remplis la veille contiennent toujours de l’eau liquide, et qu’il faut aller acheter dix litres de glaçons en urgence pour le bar à boissons. Je le rassure en l’informant de mon avance et que ma team peut s’en charger, et lui rappelle de commencer ses propres préparatifs.

Comme prévu, Emma Godfrey, notre photographe, arrive vers 10 heures, et elle commence à photographier ma robe et mes accessoires, puisque ma mise en beauté est déjà terminée. Sur son conseil, nous appelons la femme de chambre pour faire le lit et récupérer notre plateau repas du petit-déjeuner.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Mes sœurs m’apprennent qu’elles ne pourront pas être là pour 10h15 comme prévu, mais pensent plutôt venir vers 11 heures. Je comptais sur leur présence pour mon habillage, avec départ de l’hôtel prévu à 11h45, et je voulais avoir un peu de marge pour leur faire un briefing des points importants de la journée, donc ça me tend encore plus.

Peu après 11 heures arrive Mademoiselle Guimauve, ma dernière demoiselle d’honneur. Elle a fait un détour pour déposer à la Maison Pulliérane les Luxemburgerli, sortes de petits macarons (mais tellement meilleurs !) que nous avions prévu pour accompagner le café, qu’elle venait de récupérer à la boutique Sprüngli près de chez elle à Genève.

Je suis entièrement coiffée et maquillée et Mademoiselle Pétillante termine son maquillage, nous n’avons donc pas grand chose à faire en attendant mes sœurs. Nous nous occupons comme nous pouvons : je débriefe rapidement mes amies, tout en sachant que je me répéterai plus tard à l’arrivée de mes sœurs, leur montre comment assembler les différents éléments de ma robe. Puis Mademoiselle Pétillante fait un point de couture sur le décolleté un peu trop profond de la robe orange de Mademoiselle Guimauve, que celle-ci avait porté la veille à notre mariage civil et qu’elle comptait remettre le lendemain pour le brunch. Pendant ce temps, je relis mes vœux mais suis trop tendue pour parvenir à mieux les mémoriser, et j’essaie quelques vestes commandées sur Zalando comme solution de secours en cas de mauvais temps, et décide de laquelle prendre pour la soirée, même s’il fait pour l’instant un temps magnifique et que la météo s’annonce belle et chaude jusqu’au bout de la nuit. Je commande aussi un club sandwich, seul encas nourrissant disponible au room service avant midi, histoire de ne pas mourir de faim pendant notre cérémonie de 14 heures à 15 heures.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Point de couture improvisé sur la robe du brunch de Mademoiselle Guimauve

À 11 heures mes sœurs arrivent enfin. Elles avaient eu un conflit d’utilisation du fer à lisser/friser et n’avaient par conséquent pas réussi à être prêtes à temps. Soudainement, c’est le branle-bas de combat dans la chambre d’hôtel. En quelques minutes, je leur résume les points les plus importants et leurs responsabilités de la journée : elles devront gérer tous les couacs possibles pour nous permettre à Monsieur Pragmatique et moi de profiter au maximum de cet événement que nous préparons dans les moindres détails depuis presque un an.

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Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Mon conseil de guerre du matin du mariage religieux

Puis nous passons à mon habillage et l’atmosphère se détend immédiatement. Il faut d’abord enfiler le bustier, en prenant soin de ne pas y déposer de traces de maquillage. J’ai la grande classe en bustier-culotte, avec l’une de mes sœurs qui me plaque le bustier sur la poitrine pendant que l’autre ferme le zip dans mon dos. Puis vient le tour de la jupe, sur laquelle il faut accrocher les pressions de la dentelle coulante du bustier selon le bon alignement. Et pour finir, il faut clipser les bretelles dans le bon sens et sur les bons crochets du bustier. Mademoiselle Pétillante a eu le temps de s’entraîner à le faire un peu plus tôt, et elles sont donc mises en deux temps trois mouvements.

Crédit photos : Emma Godfrey Photography

Vient ensuite le temps de mettre mon collier, mes boucles d’oreille et mes chaussures. Mes demoiselles d’honneur tiennent toutes à m’aider, et l’ambiance est délicieusement conviviale : exactement ce que j’avais imaginé pour ces préparatifs.

Crédit photos : Emma Godfrey Photography

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Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Et me voilà fin parée pour cette superbe journée ! Je prends le temps de souffler, et j’admire mon équipe. Elles ont toutes une très jolie tenue fidèle à leur personnalité.

*** Aparté sur les tenues de ma Team ***

Ces tenues m’ont toutefois donné des sueurs froides quelques mois plus tôt. Mes demoiselles d’honneur ayant toutes des goûts et personnalités très distinctes, ainsi que des morphologies bien différentes, j’avais décidé de les laisser libres dans le choix de leurs tenues à quelques conditions, classées ici par ordre d’importance :

  • leur tenue les met en valeur
  • elles se démarquent des autres convives par une touche plus « événement exceptionnel » (robe longue, combinaison, jupe en tulle de couleur etc)
  • leur tenue s’accorde avec une fleur de mon bouquet au poignet (bleu, blanche ou violette, ou un mix de ces couleurs)
  • elles évitent l’uni blanc, l’uni noir et le combo blanc/gris/noir sans touche de couleur
  • leurs looks ne jurent pas entre eux

J’étais assez ouverte, par exemple si elles trouvaient une tenue dans laquelle elles étaient absolument sublimes, que ce soit une robe courte vert mousse ou une combinaison noire ou même une robe de plage, je l’aurais approuvée ! Ceci dit, elles ont eu beaucoup de mal à envisager que je les laisse trop libres de leur choix : pour elles, c’était évident que c’était à moi de leur imposer une tenue à mon mariage. Elles m’ont donc demandé de les accompagner pour certaines de leurs séance shopping, et nous avons également passé de bons moments entre filles à ces occasions.

Le plus difficile a été la robe de Mademoiselle Pétillante, qui a eu par ailleurs beaucoup de peine à trouver une robe bleue en stock dans sa taille qui lui plaise et dont les choix ne faisaient pas à mes yeux trop « invité quelconque ». À moins deux semaines du mariage, elle n’avait toujours pas trouvé ce qu’elle allait porter ! Au final, sa petite robe Sézane lui correspondait parfaitement, avec en bonus un très beau dos en V.

Quant à mes demoiselles d’honneur, Mademoiselle Guimauve a commandé sa robe en ligne sur JjsHouse, Mesdemoiselles Ed et Banzaï ont trouvé leur bonheur (une robe courte tutu pas trop sage pour la première, et une robe longue pour la deuxième) parmi des tenues de demoiselles d’honneur à la boutique Dumas à Lausanne, Mademoiselle Shenzi a écumé les boutiques pour trouver la combinaison bleue de ses rêves (et a fini par faire reprendre le haut d’un modèle par une couturière pour avoir exactement ce qu’elle voulait).

***

Mes préparatifs touchent à leur fin. Je prends le temps de remercier ma team pour leur accompagnement dans cette aventure, et leur offre leurs bracelets fleuris, puis nous prenons quelques photos de groupes improvisées. Le stress commence à faire place à une sorte d’excitation euphorique, et je fais de mon mieux pour garder les pieds sur terre.

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Crédit photo : Emma Godfrey Photography (http://www.emmagodfrey.com/)

Crédit photo : Emma Godfrey Photography

Mise en beauté du marié

Du côté du marié, après s’être occupé des bancs au Temple, il a rejoint la maison de ses parents avec sa team. L’ambiance était détendue, ils ont blagué et passé un très bon moment, même si ses amis ne savaient pas trop à quoi ils étaient sensés servir. Monsieur Pragmatique avait oublié que je voulais quelques photos de ses préparatifs, et il avait laissé notre deuxième appareil photo à l’hôtel. Mais heureusement, Monsieur Foot a pris l’initiative de filmer avec son téléphone portable une partie de ce moment entre hommes.

Crédits photo : Photo personnelle

Les préparatifs du côté des hommes

La prochaine fois, je te parle de notre first-look, et de notre cérémonie protestante.

Et pour toi, les imprévus de dernière minute se sont-ils enchaînés ? Comment as-tu géré ça ? Raconte-moi !

Coucou ! Moi c'est Mademoiselle Rationnelle, développeuse logiciel, 27 ans le jour J, franco-suissesse. Lui, c'est Monsieur Pragmatique, conseiller fiscal, 28 ans le jour J, 100% suisse pur jus. Et nous avons organisé à distance notre mariage pour fin août 2017 dans la région de nos racines et de notre rencontre : en Lavaux (au bord du lac Léman, en Suisse). Pour chaque décision et chaque prestataire, nous voulions être convaincus (la voix de la raison) et idéalement aussi persuadés (la voix du coeur) de notre choix. Nos compromis ont donc été longuement discutés et évalués pour trouver le meilleur équilibre possible, et cela a bien entendu donné lieu à des critères parfois inhabituels ou compliqués mais toujours entièrement assumés. Et notre investissement a payé, car nous avons eu un mariage de rêve et totalement à notre image ! Les maîtres-mots directeurs de ce bel événement ? Élégance classique et modernité technophile. Un compromis des plus simples, n'est-ce pas ?

Commentaires

  • Avatar
    Aurélie
    Répondre
    17 mai 2020

    Les photos de ton habillage sont très chouettes, tu es vraiment bien entourée, et vous êtes toutes resplendissantes !

  • Avatar
    Madame Bulles
    Répondre
    17 mai 2020

    C’est vraiment chouette une team assortie, ça permet vraiment de jolies photos et une belle harmonie.
    J’espère que le stress de la veille vous a quand même permis de profiter !

  • Avatar
    Madame Crapate
    Répondre
    19 mai 2020

    Ton bouquet est magnifique ! Et j’aime toujours autant ton rappel de dentelle dans les cheveux ainsi que ta coiffure. Tu es vraiment très belle dans ta robe ! Et ton équipe toute en teinte de bleue est très belle aussi ça rend super bien sur les photos !

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